Relations internationales du Canada - Politique et commerce

« Je continue parce que j’y crois » : la croisade d’un opposant russe contre Poutine

En visite à Ottawa, l’ancien prisonnier politique russo-britannique Vladimir Kara-Murza appelle le Canada à renforcer son régime de sanctions visant les auteurs de violations des droits de la personne.

Vladimir Kara-Murza est l’un des dissidents russes les plus honnis par le Kremlin. Ce cinéaste et historien de 44 ans a échappé à deux tentatives d’assassinat par empoisonnement en 2015 et 2017, avant d’être arrêté en avril 2022 pour avoir publiquement critiqué l’invasion russe de l’Ukraine.

Accusé de haute trahison, il a été condamné à 25 ans de prison, l’une des peines les plus lourdes jamais infligées à un opposant russe depuis l’ère soviétique. Placé en isolement dans une colonie pénitentiaire de Sibérie, il a fini par retrouver sa liberté en août 2024, dans le cadre du plus vaste échange de prisonniers entre la Russie et les Occidentaux depuis la guerre froide.

Depuis, ce farouche opposant à Vladimir Poutine poursuit son combat pour une Russie démocratique. À titre de citoyen canadien honoraire − un statut qui lui a été octroyé en 2023 par l’ancien premier ministre Justin Trudeau − M. Kara-Murza se trouvait à Ottawa plus tôt cette semaine.

Il est venu en mission : plaider en faveur d’un projet de loi visant à réformer le régime de sanctions du Canada afin de cibler les proches des auteurs de violations des droits de la personne et de lutter contre la répression transnationale.

Le projet de loi C-219, déposé à l’automne dernier par le député conservateur James Bezan, prévoit également que le gouvernement canadien rende publics, dans un rapport annuel, les noms de tous les prisonniers politiques qu’il “s’emploie activement à faire libérer”, ainsi que les “mesures prises pour faire progresser les droits de la personne” dans le monde.

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Les premiers véhicules fabriqués en Chine sont arrivés au Canada en mai, après que le premier ministre Mark Carney eut autorisé en janvier l’entrée de milliers de ces véhicules à des tarifs réduits. Au même moment, Sécurité publique Canada appelle les Canadiens à être conscients des risques que posent ces véhicules pour la sécurité et la confidentialité.

Plus de 2900 véhicules électriques (VE) fabriqués en Chine sont arrivés au Canada au cours du mois de mai, selon les données d’Affaires mondiales Canada.

Ces données ne précisent pas quelles marques ou quels modèles sont concernés. Or, M. Carney a déclaré la semaine dernière qu’il semblerait que la plupart des voitures seront des Tesla fabriquées en Chine.
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Ils auraient dû exclure la marque de l’entente. Surpris de Carney, encore plus de la Chine que j’aurais cru aurait voulu leurs marques maisons.

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Ce n’est pas la Chine qui décide des modèles exportés. Musk a juste l’avantage de déjà avoir des succursales au Canada, contrairement aux autres fabricants chinois.
Tesla va faire comme lorsque le fond de subventions arrivaient à terme et inondé le marché pour ramasser tout l’espace ouvert.

La Chine peut facilement exclure Tesla de l’entente, son gouvernement est totalitaire et c’est les instances gouvernementales qui décident, pas les compagnies.

Une excellente initiative commune qui irait vraiment dans l’intérêt des deux partenaires.

Nouveaux marchés communs

Ottawa et l’UE entament des discussions

Des semi-conducteurs contre des minéraux critiques ? Ottawa et l’Union européenne ont jeté les bases lundi, à Montréal, de discussions en vue d’unifier certains de leurs marchés afin de se défendre du protectionnisme américain et de la forte concurrence asiatique.

La ministre de l’Industrie du Canada, Mélanie Joly, est apparue lundi au côté du vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, à l’occasion de la Conférence de Montréal.

Mélanie Joly a présenté cette rencontre comme la suite logique du discours très remarqué du premier ministre Mark Carney au sommet de Davos en janvier dernier. Il avait alors plaidé pour l’importance pour les « puissances moyennes » de s’unir face au protectionnisme ambiant dans le monde.

« On doit être capable d’avoir un partenariat qui va au-delà du libre-échange, au-delà de la coopération en matière d’approvisionnement en matière de défense, on doit être capable, vraiment, d’aligner nos politiques industrielles, de créer des marchés communs dans certains secteurs », a expliqué la ministre.

À ses côtés, Stéphane Séjourné a identifié plus précisément les secteurs de l’automobile, les matières premières, de l’aluminium, l’aéronautique et les semi-conducteurs, comme étant de potentiels candidats pour ces marchés communs.

Urgence d’agir

Les deux dirigeants ont insisté sur l’urgence d’agir alors que les États-Unis tournent le dos aux économies étrangères et que des acteurs asiatiques (sans nommer la Chine) inondent les marchés de produits largement subventionnés par l’État. Deux facteurs qui menacent le Canada et l’UE de « désindustrialisation », selon Mélanie Joly.

Au moment où on se parle, on a des entreprises qui souffrent des tarifs des deux côtés de l’Atlantique.

La ministre de l’Industrie du Canada, Mélanie Joly,

Du côté canadien, on s’intéresse particulièrement à la capacité de production de l’UE en matière de semi-conducteurs. Certes, l’usine d’IBM à Bromont détient des capacités de conditionnement de ce produit critique pour le développement de l’intelligence, mais le Canada n’en produit pas actuellement.

« C’est un enjeu », estime Mélanie Joly. « On doit être capable de travailler avec l’UE pour, justement, créer cette production, parce que c’est trop clé dans nos industries. »

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La Russie traite le Canada de « belliciste »

(Ottawa) Moscou qualifie le Canada de « belliciste » pour avoir conclu un accord de production de drones avec l’Ukraine et menace de publier l’adresse d’une entreprise canadienne qui travaille avec Kyiv.

Le ministre de la Défense, David McGuinty, a mentionné que le Canada ne se laisserait pas intimider.

Il y a deux semaines, Ottawa a annoncé un partenariat entre des fabricants de drones canadiens et ukrainiens qui pourrait permettre le déploiement de drones fabriqués au Canada sur la ligne de front en Ukraine.

L’accord implique la société ukrainienne Airlogix et le fabricant canadien de drones Sentinel R & D, établi à Hamilton, en Ontario.

Mercredi matin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, a déclaré lors d’une conférence de presse que le monde devait connaître l’adresse de cette usine de drones.

Elle a affirmé que cet accord permet à l’Ukraine de dissimuler des équipements militaires essentiels dans un pays tiers et que le Canada ne se montre pas à la hauteur de son discours de pacificateur lorsqu’il se comporte comme « un belliciste ».

L’ambassadeur de Russie à Ottawa a avancé que cet accord sur les drones signifiait que le Canada cherchait à tirer profit du conflit en cours, que la Russie insiste pour ne pas qualifier de guerre.

Lui et Mme Zakharova ont tous deux déclaré que Moscou tenait compte de l’accord sur les drones conclu par le Canada dans sa planification militaire et politique.

M. McGuinty a affirmé que les responsables militaires œuvraient pour assurer la sécurité du Canada et qu’Ottawa continuerait à soutenir l’Ukraine.

« Nous nous attendions à ce que les Russes se montrent critiques, car ils n’aiment pas que l’OTAN se mobilise pour venir en aide à un pays dans le besoin », a-t-il précisé aux journalistes sur la colline du Parlement.

« Nous allons continuer à suivre la situation, mais nous maintiendrons notre soutien indéfectible à nos collègues ukrainiens », a-t-il ajouté.

La Russie a envahi l’Ukraine en 2014 et son invasion à grande échelle en 2022 a entraîné une évolution rapide de la technologie des drones, qui causent désormais la plupart des pertes humaines dans le conflit en cours.

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Comme disent les enfants : « Celui qui le dit, c’est celui qui l’est !" »

La Russie n’a certainement pas de leçon à donner au Canada, ses ententes et supports de la Chine, de la Corée du Nord et de la Biélorussie sont directement de nature offensives.

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Rencontre avec Emmanuel Macron

Carney annonce un accord de coopération en matière de renseignement avec la France

(Paris) Le Canada et la France vont renforcer leur coopération en matière de défense et dans le domaine industriel grâce à un nouvel accord général sur la sécurité de l’information, a déclaré vendredi le premier ministre Mark Carney lors de son séjour à Paris.

M. Carney a fait cette annonce dans une déclaration commune avec le président français Emmanuel Macron, avant leur rencontre bilatérale au Palais de l’Élysée.

M. Carney a souligné que les entreprises des deux pays collaborent davantage, dans les domaines de l’énergie, de la défense, des minéraux critiques et désormais de l’intelligence artificielle (IA).

Il a déclaré que cet accord signifie que les deux pays pourront échanger des informations classifiées entre leurs secteurs de la défense, de l’espace, de l’IA et de l’aérospatiale.

Le bureau de M. Carney a indiqué que cet accord élargira l’accès aux marchés publics français dans le domaine de la défense et rendra l’industrie canadienne plus compétitive lorsqu’elle cherchera à remporter des contrats en France.

Cet accord s’ajoute à l’adhésion du Canada à l’instrument SAFE de l’Europe, un programme de prêts d’une valeur de 150 milliards d’euros, destiné à accélérer les marchés publics de défense au sein de l’Union européenne. La participation du Canada lui confère un accès préférentiel aux contrats financés dans le cadre de ce programme.

« Il y a un an, le président Macron et moi avons conclu un partenariat stratégique dans le domaine du renseignement et de la sécurité, a indiqué M. Carney. C’est aussi pourquoi nous nous rencontrons à nouveau aujourd’hui, dans les jours précédant le Sommet du G7 à Évian. »

Priorités du G7

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Mark Carney annonce plusieurs accords entre le Canada et l’Irlande

(Dublin) Le Canada et l’Irlande ont convenu de collaborer sur des questions importantes, telles que l’intelligence artificielle, les produits pharmaceutiques, la biotechnologie et la sécurité alimentaire, a annoncé samedi le premier ministre Mark Carney.

Lors d’une conférence de presse avec son homologue irlandais, Micheál Martin, M. Carney a souligné que sa visite en Irlande visait à renforcer une relation déjà florissante.

Il a ajouté que les deux pays avaient des stratégies complémentaires en matière d’intelligence artificielle. L’Irlande a publié sa stratégie en matière d’IA l’hiver dernier, tandis que le Canada a rendu public son propre plan d’IA au début du mois.

M. Carney a également déclaré que le Canada et l’Irlande allaient étendre leur coopération dans le domaine des sciences de la vie, notamment en matière de développement des compétences des étudiants et d’augmentation des ressources allouées aux chercheurs.

Il a ajouté que le Canada s’efforcerait d’ouvrir un centre de médecine régénérative en Irlande.

La visite de M. Carney en Irlande est la première d’un premier ministre canadien depuis près d’une décennie. Son prédécesseur, Justin Trudeau, s’y était rendu en 2017.

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Guerre des droits de douane

Quatre faits étonnants sur nos échanges commerciaux

Les nouvelles quotidiennes sur la guerre tarifaire avec les États-Unis nous font parfois perdre de vue certains éléments étonnants qui en ressortent.

Voici donc quatre faits plutôt surprenants sur nos échanges commerciaux, un peu plus d’un an après le début des hostilités. Ils sont tirés d’une récente présentation faite lors d’un colloque sur les droits de douane, à la fin mai, par la Chaire en fiscalité et en finances publiques (CFFP)⁠1.

1. Nos exportateurs vendent ailleurs

C’est connu, les exportations canadiennes vers les États-Unis ont reculé en 2025 sous l’effet des droits de douane de Trump. Elles sont même en baisse de 31 milliards de dollars par rapport à 2024, soit de 5,2 %.

Ce qui est moins connu, c’est que cette baisse a été presque entièrement compensée par des exportations vers le Royaume-Uni, les pays de l’Union européenne ou d’autres pays avec qui le Canada n’a pas d’accord de libre-échange.

De fait, les exportations canadiennes vers le Royaume-Uni ont bondi de 17,9 milliards (62 %) en 2025 et celles vers l’Union européenne, de 8,1 milliards (23 %). Avec les pays sans accord de libre-échange, le bond est de 5,3 milliards (9,4 %).

En bout de course, en prenant en compte d’autres petites diminutions ailleurs dans le monde, la baisse nette des exportations canadiennes en 2025 a été de… 0,15 %. Elles ont totalisé 780 milliards de dollars.

Les principaux secteurs qui ont participé à ce revirement sont ceux des produits énergétiques, des produits en métal ou en minéraux non métalliques et des véhicules ou pièces automobiles.

Le Québec a aussi connu une hausse de ses exportations dans le reste du monde, de 3 milliards de dollars, mais cette hausse n’a pas compensé la diminution de 6 milliards vers les États-Unis.

2. Le Québec est moins dépendant

Autre fait étonnant tiré de la présentation : contrairement à la croyance répandue, l’économie du Québec est moins dépendante des exportations vers les États-Unis que celle de sept des neuf autres provinces canadiennes.

Plus précisément, 14 % du PIB du Québec est lié aux exportations américaines, contre 21 % dans le cas de l’Ontario et 34 % dans celui de l’Alberta, portée par le pétrole.

Seules les économies de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse sont moins dépendantes que celle du Québec, avec 8 % de leur PIB lié aux exportations américaines.

Malgré tout, 72 % des exportations du Québec sont destinés aux États-Unis, comme c’est le cas en Ontario. Et les exportateurs du Québec demeurent frappés par la guerre tarifaire, puisqu’en moyenne, les droits de douane américains sur les produits québécois s’élèvent maintenant à 9 %, contre 6,7 % en Ontario et 2,8 % en Colombie-Britannique.

3. Le Canada, parmi les plus dépendants

4. Le Canada fait mieux que prévu

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