Relations internationales du Canada - Politique et commerce

Véhicules électriques chinois « Des machines à espionner sur roues », selon un ex-diplomate canadien

(Ottawa) Un ex-diplomate canadien met le Canada en garde contre les véhicules électriques chinois. Ce sont de véritables « machines à espionner sur roues », affirme Charles Burton, qui a été en poste à Beijing dans les années 1990. Ottawa a accepté d’ouvrir son marché à 49 000 de ces véhicules.

« Leurs caméras, capteurs et systèmes GPS intégrés peuvent facilement camoufler les logiciels espions et malveillants sophistiqués », a-t-il expliqué en comité parlementaire lundi.

Il craint que les véhicules électriques ne deviennent des outils de surveillance sur le sol canadien pour le gouvernement chinois. Ils peuvent fournir des informations détaillées sur le conducteur de l’automobile, la technologie Bluetooth à l’intérieur pourrait permettre d’écouter des conversations et leurs caméras pourraient capter les plaques d’immatriculation des autres véhicules à proximité.

« En d’autres mots, ils pourraient savoir où vous êtes allé, à côté de qui vous vous êtes stationné, a-t-il détaillé. Ils peuvent également recueillir de l’information sur les infrastructures. »

Il pourrait y avoir un risque pour certaines personnes d’intérêt comme les militaires. Il a fait valoir que la Chine ne permet pas aux véhicules du constructeur américain Tesla de pénétrer dans ses espaces gouvernementaux et militaires pour les mêmes raisons.

« Il semble que nous renoncions à nos préoccupations antérieures concernant la sécurité, l’influence étrangère, la répression transnationale et la défense des diasporas dans l’optique de pouvoir obtenir d’importants avantages commerciaux », a-t-il déploré.

Lire la suite

Face à l’incertitude causée par l’administration Trump aux États-Unis, Ottawa veut augmenter ses exportations de 4 % à 6 % en Chine d’ici 2030 pour tirer profit de ce marché de 1,4 milliard d’habitants. Plus des trois quarts des exportations de marchandises canadiennes sont destinées aux États-Unis.

Charles Burton estime que cela ne fera pas une énorme différence et qu’il aurait mieux valu que le Canada continue d’interdire l’entrée des véhicules électriques chinois, comme il avait banni le géant chinois des télécommunications Huawei pour le déploiement du réseau 5G au pays.

L’ex-diplomate a également rappelé que les entreprises de l’empire du Milieu doivent se conformer aux directives du Parti communiste chinois dont l’objectif, sous la gouverne de Xi Jinping, est de devenir une grande puissance mondiale et militaire d’ici 2050. Le régime peut contraindre les constructeurs automobiles à intégrer des logiciels espions dans des véhicules fortement subventionnés pour être vendus à bas prix en Occident. Et comme le code informatique pourrait être modifié à distance, Charles Burton craint que les autorités ne soient pas en mesure de les détecter.

Le Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes a ouvert une étude sur l’impact d’un accord préliminaire conclu par le premier ministre Mark Carney avec le président chinois Xi Jinping lors de sa visite en Chine en janvier.

Ottawa a accepté d’ouvrir son marché à un nombre restreint de véhicules électriques chinois abordables en échange d’une diminution des droits de douane imposés par Beijing sur les graines de canola de 76 % à 15 % et un abandon de ceux sur le homard, le crabe et les pois. Or, cette modification des droits de douane chinois est en vigueur seulement jusqu’à la fin de 2026.

« Nous avons donc pris un engagement permanent pour autoriser l’importation de véhicules électriques chinois en échange d’un engagement très temporaire », a constaté l’ex-diplomate Burton.

Et le petit nombre de 49 000 véhicules importés au Canada est plus important qu’il n’y paraît, a indiqué Brian Kingston, PDG de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, dont font partie Ford, General Motors et Stellantis.

« Cela équivaut à 30 % du nombre total de véhicules électriques vendus au Canada l’an dernier », a-t-il signalé.

Les véhicules électriques chinois importés ici ne seront pas issus de constructeurs chinois, s’attend le PDG de Mobilité électrique Canada, Daniel Breton. « Ça va être des véhicules Volvo, Tesla, Ford, GM, Polestar », a-t-il indiqué.

L’accord préliminaire entre les deux pays prévoit des investissements au Canada dans des coentreprises « avec des partenaires de confiance » pour développer la chaîne d’approvisionnement canadienne de véhicules électriques.

Il a également fait valoir que les automobiles électriques ne sont pas les seules à être connectées. Les véhicules à essence aussi.

« Le vrai sujet, est-ce que c’est ça ou c’est de mettre à jour nos politiques en matière de protection des données et de protection des consommateurs pour faire en sorte que les gens aient une vraie protection ? a-t-il demandé. Moi, je pense que ce sont nos lois qui sont désuètes par rapport aux innovations technologiques et aux communications et ça va bien au-delà des véhicules électriques chinois. »

« Ce n’est pas comme si un véhicule branché au réseau électrique allait permettre à la Chine d’y avoir accès. Certaines choses que nous entendions sont presque risibles », s’est moqué Moe Kabbara, directeur du groupe de réflexion albertain L’Accélérateur de transition.

Il estime qu’il y a des solutions pour éviter que la Chine n’insère des technologies permettant d’espionner les gens, comme le fait d’exiger l’usage de logiciels canadiens dans les véhicules. Ottawa a l’intention d’exiger que la technologie chinoise soit remplacée par celle de QNX qui appartient à BlackBerry.

Avec Joël-Denis Bellavance, La Presse

Les véhicules avec des ordinateurs qui se connecte à un réseau à l’insu des conducteurs passagers est un énorme problème de confidentialité. Le gouvernement pourrait légiférer pour protéger les Canadiens. Oh, qu’est-ce que j’entends? Le gouvernement ne légifére pas sur la sécurité informatique et pas davantage sur la sécurité automobile parce qu’il écoute seulement les lobbyistes dans ces dossiers :person_shrugging:. Pas besoin d’écorcher la Chine pour l’incompétence de nos propres politiciens.

4 Likes

et il n’y a pas un ex-diplomate pour s’inquiéter des données que ramassent Tesla?
Qui sait ce que Musk va faire avec tout ça?

2 Likes

Pas juste Tesla. La quantité de télémétrie dans les véhicules neufs est sidérante.

Je crois que c’est Nissan qui disait carrément pouvoir enregistrer les ébats sexuels dans un de leur véhicule…

Que ce soit la Chine ou un autre, c’est inacceptable. L’ironie pour un objet que le marketing associe à la liberté. C’est probablement devenu le type de déplacement le plus suivi et documenté.

4 Likes

C’est ce qui est le plus absurde… S’inquiéter que la Chine t’espionne alors qu’on a pratiquement tous un cellulaire qui enregistre tous nos mouvements, achats, conversations et qu’on partage tout sur les réseaux sociaux…

6 Likes

Cellulaire probablement fait en Chine!

En gros, c’est un problème, mais qui est difficile, voir impossible à mitiger sans sacrifice socio-économique significatif.

Comme quoi? J’imagine que tu fais allusion à complètement larguer les téléphones venant de la Chine. Ça serait la solution nucléaire. Le gouvernement a le pouvoir de légiférer sur la sécurité de nos données personnelles. Les compagnies de téléphonies espionne déjà pas mal ce qui se passe sur nos réseaux :sweat_smile: Il a moyen qu’ils empêchent la communication avec certains serveurs. Les compagnies vont dire que faire la mise à jour de leurs appareils ça coûte trop cher, mais après que le brouhaha est passé, on pourrait garder le même écosystème numérique, mais avec moins d’espionnage involontaire.

C’était un euphémisme. La seule solution de s’assurer de nos produits électroniques ne communiquent pas avec des états tierces est de produire nous-même nos produits électroniques. Jusqu’au niveau des puces.

C’est pratiquement impossible pour même les États-Unis, encore moins l’union européenne, alors imaginez le Canada.

Une règle papier ne vaut que le papier sur lequel c’est écrit.

Ces serveurs sont connus, rien n’empêche la communication avec d’autres serveurs, eux inconnus.

Une entité qui espionne ne va pas l’annoncer, ça va de soit. C’est un vrai jeu de chat et de souris pour garantir la sécurité. En termes de ressources -humaines, économique, et technologique-, ils nous battent à pleine couture. Il faut choisir ses combats.

Qu’est-ce qui prouve qu’on peut faire ça, économiquement parlant?

Oui, ils savent très clairement communiquer sur des cas médiatisés, mais dans la réalité ils se plient à plus de 90% des demandes du gouvernement américain.

4 Likes

J’ai jamais prétendu le contraire. Je rebondissait sur l’affirmation qui soutenait que les entreprises américaines ne partageaient pas d’informations avec le gouvernement et qui est incorrecte.

Acier et aluminium Ottawa tend la main à l’Europe face au protectionnisme américain

(Ottawa) Un marché commun de l’acier et de l’aluminium entre le Canada et l’Union européenne ? La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, estime que c’est la voie logique à suivre pour éviter que le vent de protectionnisme qui balaie les États-Unis ne se propage à d’autres blocs économiques importants.

La ministre Joly a livré ce plaidoyer durant une récente visite à Hanovre, en Allemagne, en invitant les décideurs européens à répondre à l’appel du premier ministre Mark Carney, lancé durant son discours en janvier à Davos, en faveur d’une concertation des puissances moyennes pour contrer l’hégémonie de certains pays comme les États-Unis.

Mme Joly a porté ce message alors qu’Ottawa a annoncé des mesures de soutien d’un montant de 1,5 milliard de dollars en réponse à l’élargissement, le mois dernier, de droits de douane américains qui frappent les exportations de produits contenant de l’acier, de l’aluminium et du cuivre.

Entre autres choses, le gouvernement Carney annonce la création d’un nouveau programme doté d’une enveloppe de 1 milliard de dollars sous l’égide de la Banque de développement du Canada, afin de soutenir le secteur manufacturier, ainsi qu’une injection de 500 millions dans l’Initiative régionale de réponse tarifaire.

Le nouveau programme vise à soutenir les entreprises durement frappées par les droits de douane américains qui touchent les exportations de produits contenant de l’acier, de l’aluminium et du cuivre. Les entreprises dont le revenu a été réduit de 20 % ou plus à cause de la guerre commerciale pourront bénéficier de prêts pouvant atteindre 50 millions de dollars, sans remboursement avant trois ans. Aucun intérêt ne sera exigé la première année.

Durant son récent périple en Allemagne, Mme Joly a évoqué l’idée de conclure un accord sur l’acier et l’aluminium avec Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne à la prospérité et à la stratégie industrielle. Le mois dernier, l’Union européenne (UE) a dévoilé un train de mesures visant à protéger les secteurs stratégiques comme les technologies d’énergie propre et l’industrie lourde de la concurrence déloyale des pays tiers, notamment de la Chine, en limitant l’accès aux subventions et aux marchés publics dans ces domaines aux entreprises qui sont situées dans l’UE.

S’imposer

Plus de détails

Mais les entreprises installées dans les pays avec lesquels Bruxelles a conclu des accords commerciaux pourraient être épargnées par ces mesures à condition que les entreprises de l’UE obtiennent un accès réciproque aux contrats publics sur ces marchés.

Le Canada et l’UE ont conclu un accord de libre-échange en 2016. Devant les assauts tarifaires du président américain, Donald Trump, le gouvernement Carney a adopté, en décembre dernier, la politique « Acheter canadien », qui donne une préférence aux entreprises canadiennes pour les contrats publics dans des secteurs stratégiques tels que la défense, la santé et les infrastructures. Toutefois, Ottawa s’est engagé à y inclure une formule de réciprocité d’ici le printemps 2026 afin de ne pas s’attirer les foudres de partenaires commerciaux fiables qui respectent les règles.

S’imposer

En entrevue avec La Presse, la ministre Joly a soutenu que le rapprochement que préconise le Canada s’impose non seulement sur le plan de la défense et de la sécurité, mais tout autant sur le plan économique et dans des secteurs clés comme l’acier et l’aluminium pour faire face à un monde plus incertain et dangereux.

« Présentement, ce que l’on voit à travers le monde, c’est que peu à peu, toutes les économies se referment face au protectionnisme américain. […] Il faut s’assurer que les accords de libre-échange que l’on signe soient respectés et qu’il n’y ait pas de politique industrielle de protectionnisme qui soit mise en place. Et c’est ce qui se passe présentement », a indiqué la ministre de l’Industrie.

Dans tous les pays où il y a de la production d’acier d’aluminium, c’est sûr que le réflexe, c’est de se protéger. On doit être capable, oui, de se protéger, mais on doit aussi être capable de faire affaire avec des pays qui vont avoir des intérêts communs avec nous, comme l’Union européenne. On regarde aussi d’autres pays, notamment le Japon et la Corée. Mais l’Union européenne est une première étape.

Mélanie Joly, ministre de l’Industrie

La ministre a précisé que Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne, participera à la Conférence de Montréal les 7 et 8 juin et que la question de la réciprocité entre le Canada et l’UE sera de nouveau abordée.

« On va avoir un dialogue Canada-Union européenne pour s’assurer justement qu’on puisse aligner nos flûtes pour protéger nos marchés, nos entreprises et nos emplois. […] Le Canada non seulement réduit sa dépendance face aux États-Unis, mais on investit dans une stratégie de diversification des marchés, et on est en train de s’aligner davantage avec l’Union européenne. »

Avec La Presse Canadienne

1 Like

Dans la Presse

La Presse en France | L’Europe voit le Canada dans sa soupe

L’océan qui sépare l’Europe du Canada n’a jamais paru aussi étroit que cette semaine. La participation inusitée de Mark Carney au sommet des dirigeants européens, lundi dernier, a inauguré un élan d’intérêt – et même d’affection – pour cette relation transatlantique.

Le rapprochement des « puissances moyennes » voulu par le premier ministre semble se concrétiser, avec des leaders européens visiblement satisfaits qu’un tiers articule – et valorise – leur place sur l’échiquier mondial.

« Nous ne pensons pas être condamnés à nous soumettre à un monde plus transactionnel, insulaire et brutal », a lancé M. Carney, lundi, depuis l’Arménie, où se tenait le sommet. Il n’a pas directement nommé Donald Trump, l’acteur principal des perturbations auxquelles il fait référence.

« C’est ma conviction personnelle profonde que l’ordre international sera reconstruit, mais qu’il sera reconstruit à partir de l’Europe », a-t-il ajouté. « Des rassemblements comme celui-ci indiquent une meilleure voie à suivre. » Des mots qui sonnent comme une musique aux oreilles de ses homologues européens.
[…]

1 Like

L’étoile du Canada, grâce au pragmatisme, recommence à briller au niveau international.

Mark Carney prend la parole au Sommet mondial sur le progrès

(Toronto) Le premier ministre Mark Carney estime que le Canada doit créer de nouvelles institutions et repenser les anciennes pour apporter une réponse aux inquiétudes auxquelles sont confrontés les citoyens et les gouvernements à l’ère moderne.

M. Carney a tenu ces propos lors d’un discours prononcé en clôture du Sommet mondial sur l’action pour le progrès 2026 à Toronto, auquel ont assisté les ministres Anita Anand, Mélanie Joly et François-Philippe Champagne, ainsi que des personnalités politiques américaines et européennes, en poste ou à la retraite, dont Pete Buttigieg et Magdalena Andersson.

M. Carney affirme que le sentiment de perte de contrôle que ressentent les gens face à la crise du coût de la vie, à l’immigration et à l’intelligence artificielle a alimenté une « politique du ressentiment » qui divise les populations à travers le monde.

Ces nouveaux défis exigent de nouvelles solutions, a argué M. Carney, abordant des thèmes qu’il avait évoqués lors du Forum économique mondial de Davos, où il avait fait valoir que l’ordre international fondé sur des règles ne fonctionnait plus et que les pays de puissance moyenne devaient former de nouvelles coalitions.

Suite du texte

Le premier ministre a cité le philosophe canadien Marshall McLuhan en disant que « l’ère de l’anxiété » actuelle est due au fait que « l’on tente d’accomplir le travail d’aujourd’hui avec les outils d’hier ».

Il précise que le Canada ne prétend pas détenir toutes les réponses, mais que son gouvernement s’est efforcé de promouvoir des solutions modernes, comme la recherche d’accords commerciaux en Europe et au-delà face aux droits de douane américains, et la création de l’agence Maison Canada, qui vise à construire des milliers de logements sur des terrains appartenant à l’État fédéral.

M. Carney a déclaré que l’approche du gouvernement inclut une volonté d’accepter les dures réalités, comme l’utilisation de toutes les sources d’énergie, « y compris un peu de gaz », tout en œuvrant pour des systèmes énergétiques plus propres et plus abordables.

Il a également mis en avant le fonds souverain récemment annoncé par les libéraux, qui, selon lui, financera des projets de développement du pays tout en offrant aux Canadiens ordinaires qui y investissent une part des bénéfices.

« Nous devons à nouveau prendre des risques, a affirmé M. Carney. Car en temps de crise, la fortune sourit aux audacieux. »

Il a ajouté que les défis de l’heure ont été saisis par des politiciens qui cherchent à détruire et à démanteler, et que les progressistes doivent y répondre en construisant.

« Nous ne pouvons pas les égaler en nous contentant de les imiter timidement. Nous ne pouvons pas leur répondre en regrettant un ordre ancien qui ne reviendra pas », a-t-il déclaré. « On ne peut y répondre que par une action positive, en construisant ce qui viendra après. »

Le Global Progress Action Summit, qui a accueilli vendredi l’ancien président américain Barack Obama lors d’un évènement privé, rassemble des dirigeants et des penseurs progressistes, selon les groupes de réflexion Canada 2020 et le Center for American Progress Action Fund, qui ont organisé l’évènement.

1 Like

Lu dans la chronique d’Yves Boisvert ce matin : « Carney est le plus important leader du monde anglophone. Il a la rare capacité de voir le monde tel qu’il est et de le communiquer. C’est un homme sérieux dans une ère de clowns » - Steve Schmidt, ancien stratège républicain

Texte de la Presse canadienne publié par le Devoir

Selon des responsables européens, l’ingérence de la Russie en mer Baltique donne un avant-goût des tactiques qui pourraient être déployées dans le Grand Nord canadien.

Cet avertissement intervient alors que l’attention mondiale se concentre de plus en plus sur les menaces pesant sur l’Arctique, et à la suite d’une table ronde organisée à l’ambassade de Pologne à Ottawa sur la manière dont les pays nordiques et baltes réagissent aux menaces et aux actes de sabotage russes.

L’ambassadeur de Pologne, Witold Dzielski, a évoqué une explosion survenue en novembre sur une ligne ferroviaire servant au transport de matériel militaire vers l’Ukraine, que son gouvernement soupçonne d’avoir été orchestrée par la Russie.
[…]

Une 2e mission à l’étranger pour Christine Fréchette depuis qu’elle est PM

Après Washington, la première ministre Christine Fréchette ira plaider la cause du Québec en France, du 16 au 20 mai prochain. Une rencontre avec le président Emmanuel Macron pourrait être au programme.

Au gouvernement, cette deuxième mission à l’étranger de Christine Fréchette, la première outre-mer, a d’une part une valeur de symbole. Il est naturel, voire logique, de se rendre à Paris pour y réaffirmer l’importance des liens historiques entre le Québec et la France, explique-t-on.

Mais au-delà de la symbolique, ce voyage doit avant tout être l’occasion de parler d’économie. Dans le domaine de la défense, par exemple, l’Union européenne a annoncé un plan de dépense de plus de 800 milliards d’euros pour son réarmement.
[…]

Mission à Paris pour Christine Fréchette

Après Washington, Christine Fréchette fera une deuxième mission officielle à l’étranger depuis son entrée en fonction comme première ministre il y a un mois, cette fois en France.

Elle s’envolera pour Paris à la fin de la semaine pour une mission du 16 au 20 mai. Notons que l’Assemblée nationale fait relâche la semaine prochaine.

« La première ministre rencontrera de nombreux acteurs majeurs des milieux politiques, économiques et culturels », indique son cabinet, avare de détails. Christine Fréchette rencontrera notamment les patrons de Safran et d’Airbus, des poids lourds de l’aéronautique.
[…]

1 Like

Intéressant, elle continue sur la lignée Carney.

J’espère qu’elle réaffirmera le caractère profondément politique et non seulement économique de la diplomatie québécoise et particulièrement de la relation avec la France.

3 Likes