Région de Québec - Voirie, Projets d'infrastructure

C’est de la haute irresponsabilité, pendant que nos hôpitaux, écoles, routes etc, croulent par manque d’entretien. La CAQ lance l’argent par les fenêtres en ajoutant un pont à Québec qui a déjà été démontré inutile par la Caisse de Dépot et trop couteux pour nos moyens actuels.

C’est une décision bassement politique et je doute très fort que le fédéral emboite le pas. Quant à Legault et son gouvernement ils passeront à la trappe au prochaine élections avec un des pires bilans de gestion publique de l’histoire moderne du Québec.

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Au moment où le Québec voit sa cote de crédit abaissée par l’agence Standard and Poor’s, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale dénoncent en bloc l’octroi d’un premier contrat majeur pour la réalisation d’un troisième lien entre Québec et Lévis.

Ce contrat de 46 millions à un consortium de firmes d’ingénierie est carrément jugé indécent par le député libéral Monsef Derraji, alors que la décote du Québec est notamment liée au plan de la province pour les investissements en infrastructures.

Le porte-parole en matière de transports rappelle aussi qu’une série de projets importants pour la ville de Québec sont passés à la trappe pour des raisons budgétaires, dont un réseau de 100 km de voies réservées et un garage pour autobus électriques.

L’arrêt de tous ces projets a un seul but : dégager de l’argent pour pouvoir lancer les études d’ingénierie au niveau du 3e lien, peste Monsef Derraji en accusant la CAQ de vouloir faire une troisième élection sur le thème du troisième lien.

On sait pertinemment qu’il n’y a pas d’argent pour le faire. Encore une fois, ils nous prennent pour des valises.

Une citation de Monsef Derraji, porte-parole libéral en matière de transports

AILLEURS SUR INFO : Une élection qui a tout à voir avec l’environnement

« J’espère que les gens voient l’absurdité »

C’est indécent de continuer pour des raisons purement électoralistes!, renchérit le député péquiste Pascal Paradis.

Selon lui, les résidents de la Capitale-Nationale vont payer le prix des mauvaises décisions de la CAQ en matière de transport.

En fonçant tête baissée dans son projet de troisième lien, le gouvernement Legault négligerait des chantiers beaucoup plus pertinents à court terme.

Pascal Paradis avance notamment que le réaménagement des échangeurs à la tête des ponts, reporté par la CAQ pour des raisons de coûts, aurait assurément amélioré la fluidité interrives.

J'espère que les gens voient l'absurdité de ce qui est en train de se passer. […] C'est du gaspillage de fonds publics pour les intérêts électoralistes de la CAQ parce que ce projet demeure une fabulation.
Une citation de Pascal Paradis, député du Parti québécois dans Jean-Talon

Chez Québec solidaire, Étienne Grandmont abonde dans le même sens, plaidant que l’abandon “de solutions à court terme” déjà identifiées va maintenir les automobilistes de Québec “pris dans le trafic”.

“C’est une manœuvre électorale depuis le début. Ce projet-là n’est qu’une façon d’essayer d’attirer des votes”, dénonce le député de Taschereau.

Avec la collaboration d’Olivier Lemieux

La Ville de Québec va de l’avant avec l’aménagement de nouvelles zones piétons pour aînés. Il est question d’en aménager 43 sur 10 ans, un investissement de 10 millions de dollars.

La première de ces zones sera aménagée dès cette année à l’intersection de l’avenue Holland et de la rue Barrin. L’administration Marchand veut tester le concept avant de poursuivre l’implantation ailleurs sur le territoire.

Les travaux à effectuer consistent à ajouter un feu piéton, du marquage, du mobilier urbain et des panneaux de signalisation. Les travaux se chiffrent à environ 250 000 $ pour ce secteur, selon le maire Bruno Marchand.

La création d’un îlot de refuge pour piétons aux intersections longues consiste à ajouter une zone protégée au milieu du passage où les piétons peuvent s’arrêter en cas de besoin. Ce dispositif a permis de réduire de 25 % les décès de piétons aînés et de 39 % les autres décès à New York.

Photo : New York City Department of Transportation

Il est primordial pour nous de mettre en place des mesures pour protéger cette clientèle et les autres usagers plus vulnérables. À New York où nous avons puisé notre inspiration, ce type d’aménagement a permis de réduire de 25 % les décès des piétons aînés, c’est majeur!, juge le maire de Québec, qui avait annoncé vouloir s’inspirer de la métropole américaine en novembre.

Après analyse, les 43 secteurs ciblés représentent plus du tiers des lieux de résidence de cette clientèle. Un secteur pourrait accueillir plus d’une zone, précise la Ville dans un communiqué.

Dans la carte dévoilée par la Ville, les secteurs de Montcalm, de la Pointe-de-Sainte-Foy, du plateau de Sainte-Foy et des arrondissements des Rivières et Beauport sont particulièrement visés.

La Ville de Québec créera quarante-trois zones pour aînés répartis dans plusieurs quartiers.

Photo : Radio-Canada

Le SPVQ aura tout le monde à l’œil

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) participera activement au respect de la réglementation routière dans le secteur des zones pour aînés.

En attente de résultats

Les 43 zones annoncées ce matin, sont les bienvenues, a réagi Yvon Lapointe, membre du conseil d’administration de la FADOQ pour la Chaudière-Appalaches Capitale-Nationale et qui a fait partie de l’élaboration de la stratégie routière.

Ma préoccupation, au départ, c’était : est-ce que ce sont de vœux pieux ou si ça va donner vraiment des résultats dans le concret ? C’est ça qui est sur la table et on va suivre ça de près, explique M. Lapointe.

La volonté est là. Entre 2019 et 2023, 15 personnes de 65 ans et plus sont décédées sur le réseau routier municipal, selon la Ville. C’est trois décès sur cinq, alors que le point démographique est d’un résident sur cinq.

Avec la collaboration de Jonathan Lavoie

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Encore 15 millions pour le troisième lien

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

22 avril 2025 à 16h35|

Mis à jour le22 avril 2025 à 17h27

Les quatre corridors en analyse par le ministère des Transports pour un futur troisième lien entre Québec et Lévis (Ministère des Transports du Québec)

Le gouvernement Legault sort une nouvelle fois le chéquier pour son projet de troisième lien, en vue de réaliser des forages qui pourraient lui coûter jusqu’à 15,2 millions de dollars.


Dans un appel d’offres lancé mardi, le ministère des Transports cherche un partenaire privé pour mener des «investigations géotechniques et autres investigations connexes relatives à l’hydrogéologie, à l’environnement et aux propriétés physico-chimiques du roc et des dépôts meubles».

Québec veut réaliser des tests en milieu terrestre et marin en vue de la construction d’un nouveau lien autoroutier entre Québec et Lévis.

Les forages seront menés dans l’un des quatre corridors identifiés par des traits de différentes couleurs sur une carte soumise aux entreprises intéressées. Tous des tracés en analyse par le ministère des Transports.

Le gouvernement du Québec prévoit sélectionner le couloir retenu pour le futur troisième lien au printemps 2025.

En attendant, il se contente de dire que «la zone d’intervention visée par le présent mandat sera limitée à l’est du pont de Québec et la pointe ouest de l’île d’Orléans».

Elle comprend «notamment un tronçon sous le fleuve Saint-Laurent, des investigations en milieu terrestre, zone humide, zone inondable et/ou hydrique, tant sur la rive nord que sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent», peut-on lire dans les documents officiels publiés mardi sur le Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEA0).

Un montant maximal de 15,2 millions de dollars est prévu pour ce contrat à exécution sur demande.

Nouvelle dépense

Cette dépense à venir s’ajoute à celle de 46,25 millions de dollars récemment consentie par Québec dans le cadre d’un contrat octroyé au consortium Parsons-Artelia-Hatch pour le «soutenir» dans l’élaboration de son projet de troisième lien.


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Troisième lien: un contrat de 46 millions pour un projet encore flou

Une décision qui a eu pour effet de rassurer les partisans d’un nouveau lien interrives, mais qui a également été pourfendue par ses opposants, alors que le gouvernement du Québec navigue dans un contexte budgétaire difficile, aux prises avec un déficit historique.



La Coalition avenir Québec (CAQ) n’a jusqu’ici confirmé ni la forme ni le tracé et encore moins le coût du mégaprojet.

La ministre des Transports Geneviève Guilbault martèle néanmoins qu’un tel ouvrage est nécessaire pour assurer la «sécurité économique» de la région et de l’Est de la province.

Le gouvernement Legault promet de doter la grande région de Québec d’un troisième lien depuis 2018.


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Le fond du fleuve sondé en prévision du troisième lien

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des forages seront menés en vue de la construction de ce qui devait jadis être un tunnel.



Le fond du fleuve avait aussi été sondé lors de travaux exploratoires réalisés à l’été 2020 et plus tard, à l’été 2022.

Ces démarches étaient contenues dans un contrat de trois ans, qui devait totaliser au maximum 12 millions de dollars.

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Une mise à jour sur les travaux à la tête des ponts:

Ajouter un péage ne résoudra pas la nécessité de financement du troisième lien et encore moins face à la décote du Québec. Entendu qu’un péage ne peut être mis en place qu’après l’ouverture du dit pont. Donc après s’être largement endetté.

Tandis que la nécessité de ce pont n’a absolument pas été démontrée, au contraire la Caisse a jugé qu’un troisième lien (pont ou autre) n’était pas essentiel pour la mobilité à Québec. Il y a donc bien d’autres priorités face à l’urgence des infrastructures ailleurs au Québec qui pèsent déjà très lourd dans le budget général du Québec.

Une obsession de la CAQ qui lui méritera sa propre disparition au prochain scrutin provincial.

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Je me demande comment ils justifient leur obstination à l’interne. Rendu où ils sont, je ne sais plus si on peut dire que c’est de l’électoralisme pour les gens de Québec.

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La CAQ a toujours planifié à l’envers, elle créé des projets ensuite elle cherche les besoins. Chercher l’erreur docteur?

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L’affaire, c’est que selon la théorie de la demande induite, il est fort possible que le nouveau lien crée plus de trafic. Ça risque d’augmenter le nombre de voitures dans la ville de Québec aussi. Je ne peux pas croire qu’ils n’ont pas déjà 30 rapports là-dessus. Leur obstination est bien perplexante

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Tu as parfaitement raison, tout le monde l’a compris sauf Legault et compagnie. La CAQ s’est elle-même peinturée dans le coin avec sa promesse électorale irréfléchie et ne sait plus après 2 mandats comment sortir de ce piège. C’est la pensée magique versus le raisonnement scientifique, une insulte à l’intelligence des québécois.

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Si j’avais à deviner, je dirais qu’il y a des députés caquistes de la région de Québec qui ont menacé de démissionner si ce projet allait pas de l’avant.

pire que ça, je crois que certains députés ont menacé de se joindre au parti conservateur.

Malheureusement, la CAQ estime que c’est de ne pas faire le 3e lien qui mènera à sa disparition.

Legault et compagnie… et le 3/4 de la grande région de Québec…

Le besoin d’un troisième lien routier entre la Rive-Nord et la Rive-Sud permettant le transport lourd et la circulation automobile s’avère évident pour trois citoyens de la grande région de Québec sur quatre, soit 76%.

La base du problème est là.

Résumé

Vers un réaménagement majeur du parc de la Francophonie

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

1er mai 2025 à 04h00|

Mis à jour le1er mai 2025 à 06h02

Des sondages archéologiques ont débuté mardi au parc de la Francophonie. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le réaménagement du parc de la Francophonie est dans les cartons depuis longtemps. Mais le voilà en voie de se concrétiser, alors que des études préliminaires du site sont en cours.


L’espace vert de la Grande Allée Est a été clôturé et des ouvriers s’affairent sur le site, a pu constater Le Soleil.

Une phase de sondages archéologiques s’est amorcée mardi et devrait s’étirer sur une semaine ou deux, confirme la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), gestionnaire des lieux.



La CNNQ gère 14 parcs dans la région, en plus de 18 autres sites.

Des sondages archéologiques ont débuté mardi au parc de la Francophonie. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Ces prochains jours, des tranchées seront ainsi creusées et des échantillons recueillis afin de réaliser des «études préliminaires».

Il est prévu que «le site soit remis en état une fois les sondages complétés», pour le début de la belle saison, informe le porte-parole Jean-Philippe Guay.

D’autres sondages géotechniques s’étaient également tenus l’automne dernier sur le terrain, dont la composition des sols et leur niveau de contamination ont été passés au peigne fin.

Au moins 20 millions

Ces chantiers préliminaires ne sont qu’une première étape en vue d’un chantier plus majeur qui doit se déployer au cours des prochaines années.

Un réaménagement «complet» du parc de la Francophonie est à venir dans les prochaines années.



Une pelle mécanique était en action mercredi, lors du passage du Soleil. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Mais en pleine phase de planification, la Commission de la capitale nationale du Québec refuse d’en dire davantage sur les échéanciers et les budgets qu’elle réservera à ce projet, arguant que les résultats des études en cours pourraient «avoir un impact» sur le prix et le calendrier.

Le projet apparaît toutefois au Tableau de bord des projets d’infrastructure du Secrétariat du Conseil du trésor, lequel liste les chantiers de 20 millions et plus prévus au Plan québécois des infrastructures (PQI).

Il est ainsi permis de croire que la facture associée à sa transformation atteindra au moins 20 millions de dollars.

Aménagé en 1972, le parc de la Francophonie n’a jamais été retouché depuis sa création.

Parterre gazonné, bassin, axe piétonnier, pigeonnier et massif d’arbres: «la majorité de ces structures sont devenues désuètes et exigent des travaux de restructuration importants», indique le gouvernement du Québec dans la fiche descriptive du projet.



«Le réaménagement complet du parc est devenu nécessaire afin d’offrir aux usagers un espace public de qualité dont les aménagements futurs revêtiront la nature capitale de ce lieu au cœur de la colline Parlementaire», expose-t-on.

La majorité des structures au parc de la Francophonie sont «désuètes». (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

Sans savoir quand il s’amorcera précisément, le projet pourrait être en phase de réalisation quelque part en 2026, si l’on se fie aux organisateurs du Festival d’été de Québec (FEQ).

En entrevue au Soleil à la fin février, lors du dévoilement de la programmation, la direction de l’événement révélait avoir choisi de tester l’aménagement de ses scènes à la place George-V plutôt qu’au parc de la Francophonie cet été, en prévision de travaux à venir l’an prochain sur le site.

Douze ans plus tard

Ce n’est pas d’hier que le parc de la Francophonie est promis à une cure de jouvence.


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La CCNQ veut réaménager les parcs de l’Amérique française et de la Francophonie

Une grande place à l’européenne devant le manège militaire

Dès 2006, une étude interne avait été commandée pour la création de «l’axe Saint-Amable», en vue de redessiner entièrement le quadrilatère des parcs de l’Amérique française et de la Francophonie, de même que des rues autour.

Il y a au moins 12 ans que la Commission de la capitale nationale réfléchit plus sérieusement à un réaménagement de cet espace vert d’une superficie de 5000 mètres carrés.

En 2013, le «rafraîchissement» de la place publique avait été envisagée et des fonds avaient été réservés pour la réalisation de plans et devis, planifiés en 2015-2016.

Or, à l’époque, le projet n’avait jamais été inscrit au PQI, qui dicte les investissements gouvernementaux sur une période de 10 ans.

La transformation du parc avait même été discutée auparavant, dans le cadre de l’élaboration du Plan particulier d’urbanisme de la colline parlementaire par la Ville de Québec.



L’administration Labeaume rêvait alors d’unir l’ancien Pigeonnier et la place George-V en une grande place publique recouverte de pavé, à l’image des grandes villes européennes. Elle avait finalement accepté de ne pas renoncer aux aires gazonnées du parc de la Francophonie.


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Ottawa a finalement inauguré seul la place George-V revampée en octobre 2023.

L’important dénivelé a cependant jusqu’ici rebuté la CCNQ de faire de même au parc de la Francophonie et de remplacer les surfaces verdies par du béton. Reste qu’une réflexion était en cours, en 2023, pour tenter de remédier à un gazon abîmé après la tenue de multiples événements pendant l’année.


LE PARC DE LA FRANCOPHONIE EN BREF

  • Vestige du remembrement immobilier de la colline Parlementaire d’une superficie de 5000 mètres carrés
  • Aménagé en 1972
  • D’abord appelé parc Grande Allée, il fut rebaptisé le 21 mars 1995 parc de la Francophonie pour rappeler le 25e anniversaire de l’Agence de coopération culturelle et technique des pays ayant le français en partage, aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie
  • Propriété de la Commission de la Capitale nationale du Québec depuis 1996

Le problème c’est que la CAQ s’est toujours servi du troisième lien pour séduire les citoyens de Québec par pur électoralisme, mais n’a jamais dit la vérité sur les coûts et les défis techniques du projet.

Pire, elle a en plus fait du troisième lien un projet privé concernant uniquement les gens de Québec, tandis que Legault passerait la facture à toute la province sans que le reste du Québec n’ait un seul mot à dire dans la décision finale.

De la petite politique à la Duplessis, où on promet de réaliser les travaux sans dire que sans le financement fédéral le projet serait impossible à réaliser parce que trop onéreux. De toute façon ce troisième lien est la saga la plus ridicule du gouvernement Legault et le coulera au prochain scrutin provincial en 2026.

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2163546/beauport-maizeret-capitale-etude-credit

Une phase 4 de la promenade Champlain en plusieurs étapes

Le ministre responsable des Infrastructures et de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, affirme que le gouvernement a l’intention de « saucissonner » la phase 4 de la promenade Samuel-De-Champlain pour la réaliser en plusieurs segments distincts.

Le projet doit relier la baie de Beauport et la chute Montmorency en une promenade de 8 km. Les travaux prévoient aussi la conversion de l’autoroute Dufferin-Montmorency en boulevard urbain.

Lors de l’étude des crédits budgétaires, le ministre Julien a avancé que le projet sera réalisé en plusieurs étapes, quelques kilomètres à la fois, en plusieurs segments qui, une fois complétés, seraient autoportants et donc utilisables par la population même si l’ensemble du projet n’est pas complété.

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On peut voir quelques photos du chantier.

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Le réaménagement sera mené conjointement puisque les portions de la route sont gérées par plusieurs juridictions, dont la Ville de Québec, l’Agglomération de Québec, le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec et l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec. La Ville de L’Ancienne-Lorette et la Commission de la Capitale-Nationale seront aussi du projet.

La bande de terrain soumis au changement de zonage est située entre le boulevard Wilfrid-Hamel au sud, la route de l’aéroport à l’est, la route Jean-Gauvin à l’ouest, et l’aéroport Jean-Lesage au nord.

Photo : Crédit : Ville de Québec

Ça va permettre d’améliorer la sécurité, croit de son côté le maire de L’Ancienne-Lorette, Gaétan Pageau. Le secteur nord de la route de l’aéroport est très utilisé par des travailleurs et des citoyens, selon lui.

À terme, le réaménagement permettra aussi de relier le secteur à un réseau de piste cyclable.“Ça va permettre aussi d’améliorer les infrastructures au niveau d’égouts d’aqueduc qui en ont réellement besoin”. Une portion de la route de l’aéroport n’est pas desservie par le réseau actuellement, prévient le maire Pageau.

Québec a toujours été une ville de chars, alors c’est sûr que la population a déjà un préjugé favorable pour le troisième lien. Cela a d’ailleurs été fortement encouragé par les radios-poubelles (depuis des décennies bien avant l’apparition de la promesse de Legault).

Cependant si on regarde de plus près, la population approuve le troisième lien, mais n’a aucune idée des détails du projet ni de son budget. En d’autres mots on demande aux gens d’approuver une dépense en signant un chèque en blanc, puisque rien de précis n’a transpiré en matière de coût et de faisabilité. C’est ainsi que la CAQ espère faire une troisième élection avec cette promesse qui n’a pas gagné l’appui de l’opposition au gouvernement provincial.


Résumé

SONDAGE | Appui continu au troisième lien, malgré l’inconnu

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

3 juin 2025 à 04h00

5 minutes

Le projet de troisième lien récolte toujours les appuis d’une forte majorité dans la région de Québec. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Même s’ils n’en connaissent ni la forme, ni l’échéancier et encore moins le tracé ou le coût, les gens de la région de Québec sont attachés au troisième lien, montre un sondage SOM-Le Soleil. Mais le corridor retenu, qui doit bientôt être annoncé, pourrait changer la donne… tout comme la facture.


Une forte majorité se range toujours derrière le projet de troisième lien porté par le gouvernement Legault, dans la région de Québec.

À 70 %, les citoyens affichent une opinion positive sur un nouveau lien autoroutier entre Québec et Lévis, révèle le plus récent sondage SOM-Le Soleil, mené auprès de 929 adultes de la région métropolitaine de recensement de Québec (RMR).



Ils sont même presque la moitié à s’y montrer «totalement» favorables.

À l’inverse, un peu plus d’une personne sur quatre (26 %) s’oppose à voir atterrir un troisième lien entre les deux rives. Les 4 % restants ne se prononcent pas sur ce dossier chaud.

La Rive-Sud reste toujours plus mobilisée, avec des appuis allant jusqu’à 83 %, incluant Lévis et les autres municipalités avoisinantes.

Le centre-ville de Québec est moins promoteur du projet, contrairement aux banlieues, où la vaste majorité de citoyens favorables en fait de ferventes défenderesses.

Un «besoin» plus qu’un projet

Ces résultats tombent alors que la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, doit présenter de façon imminente le corridor retenu pour le futur troisième lien, vraisemblablement un pont.

«D’ici la fin du printemps», a réitéré lundi son cabinet au Soleil, sans toutefois s’avancer à dire si un échéancier plus détaillé ou un budget précis feraient partie de ladite annonce.



«Ça se maintient, définitivement, l’appui. C’est l’appui à un besoin plus qu’à un projet. C’est ce qu’on doit lire de ça», analyse Éric Lacroix, vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM.

D’un coup de sonde à l’autre, l’opinion publique sur le mégaprojet fluctue peu.


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SONDAGE | Le tramway remonte, le troisième lien reste fort

Lors du dernier sondage SOM-Le Soleil, en juin 2024, trois citoyens de la grande région de Québec sur quatre, soit 76 %, jugeaient évident le besoin d’un troisième lien entre la Rive-Nord et la Rive-Sud pour permettre le transport lourd et la circulation automobile.

Le rapport sur la mobilité de CDPQ Infra, qui ne recommandait pas la construction d’un tel ouvrage, était alors encore tout chaud. Plaidant la «sécurité économique» régionale, le premier ministre François Legault et sa ministre des Transports s’étaient engagés à le réaliser quand même.



«On a une tendance très généralisée. Le troisième lien a toujours évolué entre 60 % et 70 % d’appuis depuis qu’on mesure le phénomène, en 2018. Ça n’a jamais vraiment baissé en bas de ça», chiffre le sondeur.

Exception faite pour la première mouture à 10 milliards de dollars, qui impliquait la construction d’un des plus gros tunnels au monde, ou encore celle d’un lien sous-fluvial réservé au transport en commun, proposée en avril 2023 par les troupes de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Ces deux versions avaient suscité une adhésion moins forte, la première «parce que les coûts étaient perçus comme étant gigantesques», la deuxième pour l’abandon du volet autoroutier de la promesse, expose Éric Lacroix.

Même si le commun des mortels n’en sait pour l’instant que très peu sur le futur troisième lien, le «besoin ressenti» dans la région suffit à lui seul à préserver l’attachement populaire, aux dires du représentant de la firme SOM.

Alors que le mégaprojet fait face à d’importants vents de face, le sondeur estime que l’argument sur la nécessité d’une redondance des liens interrives pour garantir le transport des biens et des marchandises — notamment en cas de fermeture du pont Pierre-Laporte — tel que prôné par le gouvernement du Québec a «sans doute» percolé dans l’opinion publique.

«Peut-être que l’aspect de sécurité économique se répercute là-dedans et explique la pensée des gens qui sentent qu’on en a besoin.»

«Levée de boucliers» possible

Or, la donnée mesurée ces jours-ci pourrait n’être que passagère, anticipe le vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM.

Les «inconnues» sur le troisième lien qui doivent être précisées dans les prochains jours pourraient encore faire changer la donne sur ce qu’en pense la population.



Avec une importante facture ou un tracé choisi qui rallie peu de gens, «il peut risquer d’y avoir une levée de boucliers», pense Éric Lacroix.

«Tout dépend de comment ça va se matérialiser et se conclure, laisse-t-il planer. Peut-être que si c’est un besoin qui coûte plusieurs milliards et qu’on se rend compte que c’est un projet pharaonique, là, l’appui va chuter».

Le territoire de la RMR de Québec s’étend de Neuville à Château-Richer et jusqu’à Saint-Gabriel-de-Valcartier sur la rive nord et inclut l’île d’Orléans. Sur la rive sud, il comprend Saint-Antoine-de-Tilly à Beaumont, en passant par Saint-Lambert-de-Lauzon.


Ce sondage a été mené du 27 au 30 mai 2025 auprès de 929 adultes québécois francophones de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. L’échantillon a été tiré du panel or de SOM, lequel est constitué d’individus recrutés de façon aléatoire par téléphone (fixe et cellulaire). Les données ont été pondérées pour refléter au mieux les caractéristiques de la population selon l’âge, le sexe, la taille du ménage, la scolarité, le logement (propriétaire/locataire) et le secteur géographique. La marge d’erreur maximale, pour l’ensemble des répondants, est de +/- 4,9 %, 19 fois sur 20.
Résumé

Guilbault doit prouver qu’un troisième lien ne nuira pas, insiste Marchand

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

2 juin 2025 à 12h54|

Mis à jour le3 juin 2025 à 00h55

Le maire Bruno Marchand (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

À l’heure où les forces vives de la région de Québec se mobilisent pour faire de la capitale un «leader» de la transition climatique, la ministre des Transports aura le fardeau de démontrer que son éventuel troisième lien ne viendra pas contrecarrer les efforts déployés, demande le maire Bruno Marchand.


«On doit tous travailler dans le même sens. En 2025, on ne peut pas faire un projet sans démonstration d’impact environnemental», a plaidé le maire de Québec, lundi, en marge du premier Sommet Québec Capitale Climat.

L’événement réunissait des dizaines d’acteurs institutionnels, communautaires et privés à l’Hôtel Château Laurier.



À Québec, 63 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent des transports, a soutenu le maire Marchand dans son discours d’ouverture.

Un peu moins que l’autre tiers est issu des bâtiments.

L’importance de «diversifier» la mobilité a été soulevée à maintes reprises par les acteurs dans les différentes prises de parole.

Sachant que la ministre des Transports doit dévoiler bientôt le tracé retenu pour son projet de troisième lien, la région verra-t-elle ses efforts annulés par la construction d’une nouvelle autoroute entre Québec et Lévis?

«Je vais attendre la démonstration, mais Mme Guilbault ne peut pas, comme ministre des Transports et de la Mobilité durable, si elle va vers un troisième lien, ne pas faire une démonstration à la fois de son impact écologique et des bénéfices qu’on pourra en tirer, s’il y a des bénéfices», a demandé le maire de Québec, en mêlée de presse.

«Je lui donne carte blanche pour en faire la démonstration.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Bruno Marchand se garde encore de prendre une position ferme sur le mégaprojet, tant et aussi longtemps que cette démonstration, qu’il réclame depuis presque quatre ans, n’aura pas été faite.

Un «défi»

Prouver qu’un troisième lien est compatible avec les efforts déployés en environnement sera un «défi» pour la ministre Geneviève Guilbault, estime-t-il.



La ministre des Transports, Geneviève Guilbault (Edouard Plante-Fréchette/La Presse)

Nombre d’études scientifiques réalisées par le passé tendent à montrer que l’augmentation de la capacité routière conduit à une croissance du parc automobile et de la congestion.

«Elle a un défi devant elle compte tenu de ce qui vient d’être dit, c’est sûr. Le ministère des Transports doit arriver avec des études et faire la démonstration de sa valeur ou de ses effets, a-t-il répété. On ne peut pas statuer sur ce projet-là, en 2025, sans avoir connaissance de la science qui est liée».

La Ville de Québec a elle-même dû répondre aux exigences du gouvernement du Québec pour «démontrer la valeur environnementale» du tramway, a rappelé le maire.

«C’est important de garder la science dans ce dossier-là. […] Le fardeau de faire cette démonstration [sur l’absence de nuisance d’un troisième lien sur la congestion] revient à la ministre», a pour sa part demandé le chef de l’opposition municipale, Claude Villeneuve.



Évitant de commenter la science existante, la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, n’a pour sa part pas pris une position ferme dans le dossier.

Des actions pour affronter la tempête

Des élus aux entreprises, du public au privé en passant par le communautaire, le Port de Québec et la Santé publique: l’événement a été l’occasion pour plusieurs des organisations présentes de prendre respectivement une rafale d’engagements pour faire de Québec «une capitale durable et résiliente».

Dans la région, depuis 2017, les gaz à effet de serre (GES) sont restés stables, alors qu’on vise une réduction de 45 % pour 2030.

Loin du compte, a admis le maire de Québec, soulignant du même souffle que la population a augmenté de 4,1 % au cours de la même période.

«Les changements climatiques pèsent sur nous comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Se rouler en boule et abandonner, ce n’est pas la solution», a illustré Bruno Marchand, en ouverture du rassemblement.

L’agglomération de Québec, a-t-il annoncé, se dotera bientôt du Plan climat 2026-2035, pour orienter son action dans la prochaine décennie.

Les villes de Québec, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures s’unissent pour accélérer des actions afin de lutter contre la tempête climatique qui a des «répercussions majeures sur la population et les organismes municipaux».

Sur six fronts, les initiatives — qui restent à être fixées — viseront notamment à réduire «considérablement» les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à renforcer la «résilience» de la région.

En rafale

Le maire Marchand a aussi informé de l’octroi de 700 000 $ en subventions à 10 organisations pour réduire leur empreinte carbone et améliorer l’efficacité énergétique et la résilience de leur immeuble par la Ville de Québec.



Le Port de Québec a annoncé sa volonté de se verdir, avec le déploiement de son premier plan de verdissement. Sa nouvelle PDG, Olga Farman, s’engage à faire passer de 9 % à 30 % la canopée sur son territoire non industriel d’ici 2035, notamment pour contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air. Un engagement qu’elle chiffre à 5 millions de dollars.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale s’engage à réduire de 30 % sa consommation énergétique et de 70 % ses émissions de CO² liées au chauffage de ses bâtiments, en plus d’intensifier ses efforts en valorisant plus de 80 % des matières organiques issues de ses installations.

Le CHU de Québec-Université Laval prend l’engagement de réaliser un bilan carbone complet de ses activités. Il compte aussi faire bondir de 15 % des consultations en télémédecine d’ici 2027 «afin de réduire les déplacements des patients». En 2024-2025, presque 206 500 consultations ont été réalisées en télémédecine.

Beneva, en collaboration avec la Chaire de recherche Relief de l’Université Laval, lancera une recherche sur l’écoanxiété.

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Résumé

Attendez le prix avant d’appuyer le troisième lien, disent les oppositions

Par Émilie Pelletier, Le Soleil et Simon Carmichael, Le Soleil

3 juin 2025 à 16h45|

Mis à jour le3 juin 2025 à 17h56

L’appui des résidents de la région de Québec à un hypothétique troisième lien n’est pas une surprise pour les partis d’opposition à l’Assemblée nationale. Sur la photo, le pont Pierre-Laporte. (Archives Le Soleil)

Si 70 % des résidents de la région de Québec appuient l’idée d’un troisième lien, c’est qu’ils ne connaissent pas encore son prix, estiment les oppositions à l’Assemblée nationale. Le ministre Julien, lui, ne voit pas le lien entre la facture et l’opinion publique.


L’appui des résidents de la région de Québec à un hypothétique troisième lien, comme le confirmait le sondage SOM-Le Soleil dévoilé mardi, n’est pas une surprise pour les partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

Mais celui-ci risque de s’effriter quand le gouvernement Legault précisera son projet, estiment-elles, rappelant que Québec n’a pas encore dévoilé de tracé, de budget ou d’échéancier.

«Combien ça va coûter? Si ça coûte 10, 20, 30 milliards de dollars, combien d’écoles on ne rénovera pas à Québec, au Québec? Combien d’Hôpital Maisonneuve-Rosemont on ne fera pas pour ça?» s’est demandé le député péquiste Pascal Paradis, qualifiant à nouveau le projet de «marotte électoraliste» du gouvernement.




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Son chef, Paul St-Pierre-Plamondon, a invité le public à attendre le prix avant de se dire en faveur ou non du projet autoroutier.

«Quand les gens vont réaliser combien ça coûte et qu’est-ce qu’on peut faire d’autre avec la même somme, là, on aura une discussion», a-t-il promis, ajoutant que «ça lui fera plaisir de considérer l’opinion publique» à ce moment.

Mais d’ici là, toute notion d’appui populaire est futile, estime-t-il.

Paul St-Pierre-Plamondon, chef du Parti québécois. (Yan Doublet/Archives Le Soleil)

Son de cloche similaire chez Québec solidaire. Le porte-parole en matière de transport et député du centre-ville de Québec, Étienne Grandmont, estime que l’idée d’une route de plus est populaire faute de détails et de solutions de remplacement.

«Depuis 2018, la CAQ n’a pas développé d’alternatives. Elle n’a pas abaissé le tablier du pont de Québec, n’a pas entretenu le pont Pierre-Laporte, n’a pas travaillé sur le remplacement des traversiers, n’a pas développé le transport collectif et n’a rien développé du côté de Lévis», a énuméré M. Grandmont.

«Alors, qu’est-ce que ça fait? Plus de congestion. Et tout ce que les gens se font promettre par le gouvernement, c’est un troisième lien», a poursuivi l’élu solidaire pour expliquer le résultat du sondage commandé par Le Soleil.



Julien ne voit pas de lien

Contrairement à ses vis-à-vis, le ministre responsable des Infrastructures et de la Capitale-Nationale a accueilli avec enthousiasme l’appui toujours solide de la population de Québec à un éventuel troisième lien.

«C’est fantastique», a rapidement glissé Jonatan Julien, questionné sur le sondage alors qu’il était en route avec la période de questions. «C’est représentatif des gens que je croise», a-t-il évalué, «heureux» des résultats du coup de sonde.

Mais est-ce que l’appui au projet autoroutier pourrait chuter lorsque le gouvernement Legault dévoilera le prix de l’infrastructure, comme le prédisent les oppositions?

«C’est une bonne question […] Vous en pensez quoi, vous?» a demandé le ministre aux journalistes, sans livrer le fond de sa pensée.



Jonatan Julien a toutefois noté «ne pas voir pourquoi» le prix d’un éventuel troisième lien, souvent évalué à plus de 10 milliards de dollars, pourrait refroidir certains contribuables.

Et avant de penser à la facture, commençons par connaître le tracé, a poursuivi le ministre. «Vous demandez un prix avant d’avoir le corridor. On va prendre les deux étapes une à la fois.»

La ministre des Transports, Geneviève Guilbault, n’est pas passée devant les journalistes, mardi. Sur les réseaux sociaux, elle a toutefois célébré le sondage, promettant que «le projet avance» et qu’elle présenterait bientôt le corridor sélectionné.

En février dernier, elle s’était engagée à préciser le prix de son projet avant les prochaines élections.

Pas au détriment de Beauport, insiste Marchand

Les résultats du sondage ont également rebondi à l’hôtel de ville de Québec, où le maire Bruno Marchand s’est contenté d’affirmer que l’appui au troisième lien pourrait «baisser» lorsque le projet sera plus raffiné et qu’on en connaîtra davantage les impacts.

Bruno Marchand, maire de Québec. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Si le tracé retenu par la ministre Geneviève Guilbault devait passer dans l’est de la ville, le maire de Québec «ne voit pas comment» il pourrait contribuer à améliorer la circulation sur l’autoroute Félix-Leclerc, déjà aux prises avec une importante congestion, plusieurs heures par jour.

«Je ne vois pas comment un maire de Québec ni un conseiller, ni de Beauport ni d’ailleurs, peut dire: je donne un chèque en blanc, mais ce n’est pas grave, les effets sur les citoyens», a-t-il déclaré avant son entrée au conseil municipal.

«Ce n’est pas vrai que les gens de Beauport vont souffrir pour les gens de Lévis. Oubliez ça.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

«Ce projet doit être étoffé de plusieurs éléments qui vont nous permettre de bien saisir quelle est sa valeur. Avant de dire oui, je vais attendre de voir les études de circulation. Si les gens de Beauport y perdent, je ne peux pas être d’accord», a-t-il insisté, maintenant le flou autour de sa position dans le dossier.

Le maire Marchand reproche d’ailleurs à son opposant, le chef d’Équipe Priorité Québec et conseiller municipal de Chute-Montmorency—Seigneurial, de donner «carte blanche» au gouvernement Legault pour son troisième lien.



Avant lui, Stevens Mélançon avait en effet soumis qu’il n’imposerait aucune condition sine qua non pour fournir son appui à un nouveau lien interrives, dans la mesure où les citoyens qu’il représente sont en large majorité favorables à la construction d’une telle infrastructure.

À 78 %, l’arrondissement de Beauport est en effet celui où la population défend le plus le projet à Québec, selon les résultats du sondage SOM-Le Soleil.

«On voit beaucoup plus d’avantages. La population le veut. Ça va peut-être engorger certains endroits, en désengorger d’autres. Pour le côté est, c’est un projet fort attendu», a témoigné l’élu de la deuxième opposition, qui compte s’en remettre à ses électeurs pour prendre une position finale sur le mégaprojet.

Le «fantôme» des «désirs»

La cheffe de Transition Québec estime pour sa part que le troisième lien récolte toujours des appuis de presque 70 % de la population parce qu’il n’est encore qu’un «fantôme».

«Présentement, quand on sonde, on sonde quoi? Un sentiment qu’on est frustrés parce qu’on est pris dans le trafic? L’idée de ce serait plus le fun d’aller voir ma famille dans le Bas-du-Fleuve?» a ironisé Jackie Smith.

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

La conseillère municipale de Limoilou accuse le maire de «gouverner par sondages» et d’hésiter à se positionner par peur d’une «riposte» électorale. «Si on le rejetait d’une voix commune, le gouvernement n’aurait pas une raison légitime de continuer à gaspiller de l’argent public sur des études qui ne mèneront à absolument rien.»

Quant à lui, Claude Villeneuve, chef de l’opposition officielle, presse le gouvernement du Québec de dévoiler son projet pour que les citoyens puissent s’en remettre à autre chose qu’un «désir».

«Il y a un désir que les gens expriment et il faut en prendre acte. Il n’y a pas de projet. Il faut présenter un projet pour qu’on puisse en débattre. Show me the money!» a-t-il réclamé.