Région de Québec - Voirie, Projets d'infrastructure

L’ascenseur du Faubourg fermé pour trois mois

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

10 mars 2025 à 09h46|

Mis à jour le10 mars 2025 à 16h43

Les piétons devront se rabattre sur d’autres alternatives jusqu’en juin, pour se déplacer entre la Basse et la Haute-Ville. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Pour les trois prochains mois, l’ascenseur du Faubourg sera inaccessible au public.


La Ville de Québec procède à des travaux majeurs, qui forceront la fermeture de l’infrastructure à compter du 17 mars et jusqu’au 20 juin.


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Dix mois sans ascenseur entre la Haute et la Basse-Ville

«Les travaux consistent au remplacement complet de l’ascenseur et des marquises d’entrée. Il s’agit de la deuxième et dernière phase des travaux sur cet équipement qui sera ainsi totalement remis à neuf», a indiqué lundi l’administration municipale.



En décembre 2023, la Ville calculait que les interventions nécessiteraient une interruption de service pendant une période totale de 10 mois.

Le bris de service avait alors été dénoncé par des organismes de mobilité active de la région de Québec.

La première phase des travaux, qui visait le nettoyage de la falaise, de même que la réfection de la brique et des fenêtres du bâtiment, s’était déroulée de septembre à décembre 2024. Elle n’avait engendré aucune fermeture des lieux.

En procédant en deux phases, la Ville espérait «limiter le plus possible les impacts pour les citoyens, notamment en maintenant en fonction cet important lien mécanique en période hivernale». Entre 200 et 400 usagers l’utilisent quotidiennement.

L’investissement total pour ce projet se chiffre à 1,47 million, moins que le budget prévu.

D’autres «options»

Québec incite ainsi les utilisateurs quotidiens à se rabattre vers d’autres «options» et à planifier leurs déplacements en conséquence pour les trois mois à venir.



L’ascenseur du Faubourg sera entièrement remplacé. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

L’escalier du Faubourg adjacent demeurera fonctionnel pendant la fermeture du lien mécanique. Ce dernier a d’ailleurs fait l’objet de travaux d’urgence pas plus tard qu’à l’automne dernier.

Autrement, la Ville propose aux marcheurs d’effectuer un détour de 450 mètres et d’emprunter les rues Saint-Réal, la côte Sainte-Geneviève et la côte d’Abraham, sinon d’opter pour l’autobus.

«En raison de la présence d’une grue dans la rue Saint-Réal, la circulation automobile s’y fera en alternance. Le trottoir de la rue Saint-Réal demeurera accessible», précise-t-on.

L’évolution des travaux de l’Espace Riopelle hier. La structure d’acier monte vite et commence à délimiter les volumes imposants de cette aile qui prendra place éventuellement au Musée des Beaux Arts de Québec.

Je demeure à 15 minutes à pied du chantier, je compte bien alors durant mes marches quotidiennes, rendre compte régulièrement de son avancement.


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Avec l’arrivée des beaux jours je prendrai le temps de faire une tournée des chantiers à Québec afin de partager leur avancement. Voici une photo prise en décembre des fouilles archéologiques sur l’ilot Dorchester où on voit d’anciennes fondations et des cuves en bois d’une ancienne tannerie.

Au fond on voit un chantier résidentiel, immeuble de loyers abordables rue Ste-Hélène immédiatement voisin du futur complexe de l’ilot Dorchester.

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Super initiative! Bien hâte de voir tes photos :slight_smile:

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Dans le Budget 2025

Les grands projets d’infrastructures routières et de transports collectifs dans la grande région de Québec sont pour la plupart toujours en planification au gouvernement du Québec. Le projet Tramcité, le 3e lien entre Québec et Lévis et le remplacement du tablier du pont de Québec sont tous inscrits au Plan québécois des infrastructures, mais ils ne sont pas plus détaillés que l’an dernier.

Dans un contexte de ralentissement économique probable en raison de la guerre tarifaire avec les États-Unis, le pont de l’île d’Orléans sera le plus grand chantier de la région à court terme.

Amorcé l’an dernier, le chantier de 2,7 milliards de dollars passera à une vitesse supérieure avec des dépenses prévues de 380 millions de dollars cette année, soit deux fois plus que l’an dernier.

Les travaux à la tête des ponts se poursuivront également avec un investissement de 109 millions en 2025-2026.

Quant au projet Tramcité, sur lequel l’administration Marchand compte pour stimuler l’économie de Québec en temps de crise, il figure toujours au chapitre des projets en planifications.

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Je suis profondément choqué. Il y a des limites à pousser le bouchon, face aux gouffre qui nous attend en matière de remise à niveau de nos infrastructures publiques, on ne laissera certainement pas la CAQ nous enfoncer davantage dans un déficit abyssale avec un troisième lien qui est de la pure hérésie face à la dure réalité des finances publiques.

Or en maintenant à flot le projet de troisième lien, après les astronomiques déficits budgétaires provinciaux annoncés par Girard. La CAQ démontre son énorme incompétence et incohérence. Aussi qu’elle ne s’est jamais élevée au-dessus de la petite politique, en continuant à gaspiller nos taxes durement gagnées, dans une lubie qu’aucun expert n’a appuyé depuis le début de ce projet fictif inutile et auquel personne ne croit plus, ni n’a les moyens de payer.

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Un autre recul majeur et néfaste de la CAQ, mais le troisième lien est toujours dans les plans


La carte du plan CITÉ

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Le gouvernement Legault renonce à livrer son important projet de voies réservées pour desservir les banlieues de Québec. L’initiative devait permettre de réduire les temps de déplacement en périphérie du centre-ville.

L’initiative, évaluée à près de 850 millions de dollars en 2021, devait permettre d’aménager plus de 100 km de voies réservées au transport en commun le long d’artères provinciales et municipales de Québec.

Le plan de la CAQ devait améliorer la desserte du transport en commun dans les banlieue de Québec. (Image d’archives)

Photo : Radio-Canada

AILLEURS SUR INFO : Éclipse partielle du Soleil tôt samedi matin

Les autoroutes Henri-IV, Robert-Bourassa, Laurentienne et Félix-Leclerc étaient notamment visées.

Revirement

Il s’agit d’un revirement important pour la Coalition avenir Québec (CAQ) qui misait sur son réseau de voies réservées pour permettre un rabattage des résidents de la banlieue nord vers le tramway, qui doit circuler d’est en ouest entre les secteurs de Charlesbourg et Legendre.

Or, l’état des finances publiques du Québec forcerait le gouvernement à faire des choix.

Surprise au RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) qui aurait fait circuler ses autobus sur les voies réservées admet avoir été pris de court en apprenant l’abandon du projet.

Le RTC a été surpris de constater cette information au dépôt du budget puisque nous n’avions reçu aucune indication avant le 25 mars (dépôt du budget) quant à un changement pour ce projet , relate par écrit une porte-parole.

La société de transport interpelle le ministère des Transports pour avoir plus de détails.

Une décision inexplicable

Le député solidaire de Taschereau et porte-parole en matière de transports, Étienne Grandmont, estime que le gouvernement Legault doit des explications à la population.

La CAQ abandonne les banlieues de Québec!

Une citation de Étienne Grandmont, porte-parole de Québec solidaire en matière de transports

Selon lui, après deux mandats majoritaires dans la région, le bilan du gouvernement en matière de mobilité est bien mince.

La CAQ abandonne toutes les personnes qui comptaient sur la construction d’un réseau de voies réservées pour faciliter leurs déplacements et réduire un peu leur poste budgétaire en transports. C’est inexplicable, déplore-t-il.

Le ministre responsable des Infrastructures et de la région de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, tempère.

La desserte des banlieues reste une priorité pour améliorer la mobilité. Elle est intégrée dans le projet TramCité, précise-t-il dans une déclaration acheminée à Radio-Canada.

Rappelons que le plan CITÉ complet, proposé par CDPQ Infra en juin dernier, est constitué de trois phases d’un réseau de tramway qui desservira les secteurs Legendre, Charlesbourg, D’Estimauville et Lebourneuf.

Pendant que la CAQ coupe le budget des voies réservées, la Ville de Québec prend la direction opposée.


Résumé

100 millions pour moins de congestion dans la couronne nord

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

27 mars 2025 à 09h28|

Mis à jour le27 mars 2025 à 14h15

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La rue de la Faune sera réaménagée au coût de 22 millions, à compter de 2026. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

Nouvelles voies de circulation, plus de pistes cyclables et de trottoirs: la Ville de Québec promet de faire pleuvoir quelque 100 millions d’ici 10 ans pour remédier à la congestion dans sa couronne nord.


Le maire Bruno Marchand a dévoilé son plan pour la couronne nord, jeudi, au Centre de foires de Québec, presque deux ans après avoir mis sur pied un comité de travail responsable de se pencher sur la mobilité dans les périphéries.

Là où l’automobile demeure le mode de transport «dominant» et où l’offre de mobilité durable est jugée «insuffisante et perfectible», note la Ville de Québec.



Les quartiers ciblés par le plan de mobilité pour la couronne nord touchent 80% du territoire de Québec. (Ville de Québec)

«Il y a de la congestion, on la voit augmenter. Elle va encore augmenter davantage si on n’agit pas», s’est exprimé M. Marchand devant les journalistes.

L’administration Marchand a donc l’intention de revoir la mobilité. Toute la mobilité, insiste le maire. De l’auto au vélo, en passant par la marche, les autobus et les autres services partagés.

Et comme la couronne nord est le secteur de la ville qui a connu la plus forte croissance au cours des 15 dernières années, elle est ciblée au premier chef.

«Il y a beaucoup de gens qui ont à se déplacer aux heures de pointe, ce qui provoque de la congestion. On doit améliorer la fluidité en ajoutant entre autres des voies de circulation et des infrastructures pour les cyclistes et les piétons», s’engage Jean-François Gosselin, conseiller municipal membre du comité sur la mobilité dans la couronne nord.

«Refonte majeure» des boulevards

Le plan d’action élaboré par l’administration Marchand repose notamment sur une «refonte majeure» des grands axes qui structurent les quartiers situés au nord de l’autoroute Félix-Leclerc et à l’ouest de l’autoroute Henri-IV.

L’ensemble des boulevards seront revus «pour les faire passer en boulevards 2.0», illustre le maire.

«Il faut que les gens de la couronne nord soient capables d’avoir accès à des façons fluides de se déplacer.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Sur 10 ans, une vingtaine d’axes seront réaménagés, dans une séquence qui reste à être déterminée.



Les boulevards Saint-Jacques, Louis-XIV, Pierre-Bertrand, Raymond, Henri-Bourassa, de la Colline, Robert-Bourassa, Bastien, Sainte-Anne, Pie-XI nord, Saint-Claude, l’Ormière, Chauveau, de même que la route de l’Aéroport et la rue Seigneuriale sont du lot des axes ciblés.

«Ces boulevards ne sont plus adaptés à la réalité du jour et on se prépare à ce que la ville grandisse», expose Bruno Marchand.

Tous ne seront pas élargis et certains pourraient à terme accueillir des voies réservées au transport collectif.

La Ville de Québec prévoit cibler chaque année jusqu’à deux projets d’aménagement de mobilité dans les quartiers du Nord.

La Faune en premier

À commencer par la rue de la Faune, en 2026, pour faciliter les déplacements entre Saint-Émile et les quartiers d’Orsainville et de Notre-Dame des-Laurentides.



Présentement, «ce n’est pas d’une autre époque, c’est du temps de Joseph-Arthur et de la colonie», compare M. Marchand.

Une image actuelle de la rue de la Faune et une maquette après son réaménagement (Ville de Québec)

Le réaménagement inclura donc l’ajout d’une voie de circulation dans chacune des directions, en plus d’infrastructures cyclables et piétonnes. Un chantier estimé à 22 millions de dollars, sur deux ans.


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Taxe de 90 $ aux automobilistes de Québec: voici ce que le RTC propose en échange

Ce dernier ne sera pas financé avec l’argent de la taxe sur l’immatriculation récolté depuis cette année, insiste le maire, alors que les sommes servent déjà à optimiser la desserte en transport en commun dans les quartiers du Nord.

Le plan d’action pour la couronne nord touche 18 des 35 quartiers de la ville et bénéficiera, à terme, à 50 % de la population, calcule la Ville.

«Électoraliste», critique Smith

La cheffe de Transition Québec voit dans cette nouvelle promesse de l’administration Marchand des airs «électoralistes», à huit mois du prochain scrutin municipal.

La cheffe de Transition Québec, Jackie Smith (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

«C’est vraiment un bel exemple du maire Marchand qui se plie devant le lobby des automobilistes, [alors qu’]il se fait critiquer beaucoup pour ses investissement dans la mobilité active et qu’il se fait accuser de faire la guerre à l’automobile», a critiqué Jackie Smith.

À plus forte raison, a-t-elle ajouté, que deux des conseillers de l’équipe du maire, élus dans les périphéries nord (Steeve Verret dans Lac-Saint-Charles—Saint-Émile et Jean-François Gosselin dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux) ont annoncé qu’ils quitteraient la politique au terme de leur mandat.

«C’est une manoeuvre politique pour gagner les banlieues.»

— Jackie Smith, cheffe de Transition Québec

Pour Mme Smith, il ne fait «pas de sens» d’ajouter de la capacité routière, d’avis que les aménagements ayant pour effet d’«alléger le réseau routier» devraient plutôt être préconisés.



Dans une déclaration écrite, le chef de l’opposition officielle, Claude Villeneuve, y est allé dans le même sens, en reprochant une «inaction» à l’administration Marchand.

«Le maire n’a rien fait en quatre ans pour améliorer la fluidité dans le nord. Il n’y a que les pistes cyclables qui l’intéressent. Maintenant, les élections approchent, il a peur de ses adversaires et il pense qu’il suffit d’offrir des bonbons électoraux aux gens de Québec pour faire oublier son inaction», a-t-il réagi.

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Les critiques continuent de fuser envers le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, à la suite de l’abandon du projet gouvernemental de voies réservées.

En entrevue avec Radio-Canada, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et de mobilité durable, Monsef Derraji, et le chef de l’opposition officielle au conseil municipal de la Ville de Québec, Claude Villeneuve, ont tous deux exigé qu’il “cède sa place” samedi.

“C’est un ministre incompétent, incapable d’être à la hauteur de ses fonctions. Il a démontré une absence de connaissances d’un dossier majeur pour la banlieue de Québec”, lance sans retenue le leader parlementaire libéral.

Mardi, en marge du dévoilement du nouveau budget québécois, Jonatan Julien a vanté la part de 14 % du Plan québécois des infrastructures (PQI) réservée à la Capitale-Nationale.

Il a alors omis de mentionner le désistement du gouvernement de son initiative de 100 km de voies réservées, dont le coût est estimé à près de 850 M$, un investissement majeur censé accélérer les déplacements en périphérie de la Ville et de s’intégrer à une future ligne de tramway.

Le ministre Julien a ainsi tenté de tempérer la grogne jeudi en soutenant, dans une déclaration écrite, que la desserte des banlieues est intégrée dans le projet TramCité et qu’elle demeure une priorité.

Or, contrairement à ce qu’a avancé le ministre, l’essentiel de la banlieue nord n’est pas visé par le plan de mobilité de CDPQ Infra, qui prévoit plutôt des voies réservées s’étalant sur 30 km principalement dans l’axe est-ouest. Elles devaient ainsi s’agencer à celles promises par le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

Monsef Derraji accuse Jonatan Julien d’avoir menti aux journalistes.
C’est un incompétent, maintenant, qui est à la tête de la Capitale-Nationale.
Une citation de Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et de mobilité durable

“Au lieu de rajouter des projets pour la Capitale-Nationale, il a appuyé qu’on enlève un projet de voies réservées extrêmement important”, ajoute-t-il.

Guilbault dans le tordeur

Hormis Jonatan Julien, la vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, passe elle aussi dans le tordeur de Monsef Derraji.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Mme Guilbault ne gère plus sa fougère en matière de mobilité durable et, malheureusement, ce sont les citoyens de Québec qui en payent le prix, déplore-t-il en l’accusant, elle-même ainsi que le ministre Julien, d’avoir « saboté » la mobilité durable dans la région de Québec.

Le porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale, Pascal Paradis, fait le même constat. Il dénonce un manque de vision et de planification de la part du gouvernement Legault.

C’est la comédie caquiste en transports et en mobilité durable dans la Capitale-Nationale et dans tout le Québec qui se continue.
Pascal Paradis, porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) avait déjà fait l’acquisition de terrains en vue d’implanter les futures voies de son réseau et de créer des stationnements incitatifs au coût de 8,7 M$. Des études préalables avaient aussi nécessité un débours de 1,6 M$.

Pour Monsef Derraji, l’abandon du projet est donc synonyme de pertes financières à la fois pour la société et pour les contribuables de la ville de Québec.

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Abandon du projet de pont à étagement Robert-Bourassa–Lebourgneuf

Plus de 70 000 véhicules par jour circulent à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf. (Photo d’archives)

Photo : Autre banques d’images / Frédéric Vigeant

Publié hier à 19 h 38 HAEMis à jour hier à 22 h 37 HAE

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable confirme avoir relégué aux oubliettes le projet de pont à étagement à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf. Cet abandon survient alors que cinq soumissionnaires avaient répondu à l’appel d’offres publié au mois d’octobre.

Près de six mois plus tard, aucun contrat n’avait toutefois été signé. Le statut du projet est d’ailleurs toujours inscrit comme étant en attente de conclusion du contrat, sur le répertoire du Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO).

Un porte-parole du cabinet de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, explique que la construction du pont à étagement fait les frais de l’abandon de l’ambitieux plan de voies réservées de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la banlieue nord.

Comme la tête des ponts

Les mauvaises nouvelles continuent à s’accumuler en matière de mobilité à Québec dans la foulée du dépôt du budget Girard.

Mardi matin, le ministère des Transports confirmait aussi le report de la seconde phase du réaménagement de la tête des ponts, que le premier ministre Legault présentait pourtant comme l’une de ses grandes priorités au lendemain de son élection en 2018.

L’avenue des Hôtels, dans le secteur des ponts, a fait l’objet d’un vaste chantier tout l’été dernier.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Vigeant

L’abandon du projet de pont à étagement ne manquera pas de susciter des protestations dans la banlieue de Québec, puisque l’intersection entre l’autoroute Robert-Bourassa et le boulevard Lebourgneuf est l’une des plus fréquentées de la région. Plus de 70 000 voitures y circulent quotidiennement.

Le maire Marchand s’est dit déçu de voir tomber les projets qui touchent la mobilité à Québec.

En apprenant également le retrait du pont à étagement, son cabinet y voit une confirmation de ses craintes et de l’impression de manque de planification. Le gouvernement devra expliquer comment il prévoit faire face à l’accroissement de la circulation dans le secteur sans voie réservée ni viaduc, soutient-il dans une déclaration écrite.

Résumé

Abandon du projet de pont à étagement Robert-Bourassa–Lebourgneuf

Plus de 70 000 véhicules par jour circulent à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf. (Photo d’archives)

Photo : Autre banques d’images / Frédéric Vigeant

Publié hier à 19 h 38 HAEMis à jour hier à 22 h 37 HAE

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable confirme avoir relégué aux oubliettes le projet de pont à étagement à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf. Cet abandon survient alors que cinq soumissionnaires avaient répondu à l’appel d’offres publié au mois d’octobre.

Près de six mois plus tard, aucun contrat n’avait toutefois été signé. Le statut du projet est d’ailleurs toujours inscrit comme étant en attente de conclusion du contrat, sur le répertoire du Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO).

Un porte-parole du cabinet de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, explique que la construction du pont à étagement fait les frais de l’abandon de l’ambitieux plan de voies réservées de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la banlieue nord.

Comme la tête des ponts

Les mauvaises nouvelles continuent à s’accumuler en matière de mobilité à Québec dans la foulée du dépôt du budget Girard.

Mardi matin, le ministère des Transports confirmait aussi le report de la seconde phase du réaménagement de la tête des ponts, que le premier ministre Legault présentait pourtant comme l’une de ses grandes priorités au lendemain de son élection en 2018.

L’avenue des Hôtels, dans le secteur des ponts, a fait l’objet d’un vaste chantier tout l’été dernier.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Vigeant

L’abandon du projet de pont à étagement ne manquera pas de susciter des protestations dans la banlieue de Québec, puisque l’intersection entre l’autoroute Robert-Bourassa et le boulevard Lebourgneuf est l’une des plus fréquentées de la région. Plus de 70 000 voitures y circulent quotidiennement.

Le maire Marchand s’est dit déçu de voir tomber les projets qui touchent la mobilité à Québec.

En apprenant également le retrait du pont à étagement, son cabinet y voit une confirmation de ses craintes et de l’impression de manque de planification. Le gouvernement devra expliquer comment il prévoit faire face à l’accroissement de la circulation dans le secteur sans voie réservée ni viaduc, soutient-il dans une déclaration écrite.

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La CAQ continue son projet de démolition du transport en commun à Québec avec l’abandon des voies réservées, les travaux à la tête des ponts et maintenant le garage pour les autobus électriques de la RTC.


Selon nos sources, le directeur du RTC, Nicolas Girard, aurait eu une rencontre avec des membres du cabinet de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, mardi matin, où il aurait été informé de leur décision de ne pas financer le projet de garage.

Le soir même, lors de la séance du conseil municipal, la présidente du RTC, Maude Mercier Larouche, s’est dite inquiète pour l’avenir du transport collectif à la suite de cette discussion, sans donner plus de détails.

Cette nouvelle information survient alors que d’autres projets de transport sont abandonnés à Québec par la CAQ, comme les voies réservées dans la banlieue nord de Québec et la phase 2 du réaménagement de la tête des ponts.

Le RTC devrait rencontrer la presse, jeudi, pour faire le point.

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Les dirigeants du Réseau de transport de la Capitale (RTC) sont tombés en bas de leur chaise en apprenant, mardi, l’abandon du projet de garage électrifié Newton alors que le chantier est en cours et que 94 millions de dollars ont déjà été engagés.

Je suis renversée par cette volte-face du gouvernement, preuve de l’incohérence et de l’improvisation du gouvernement du Québec, dénonce la présidente du RTC, Maude Mercier Larouche, jeudi après-midi.

Si le gouvernement arrive à maintenir sa décision de mettre fin au chantier, ce serait un gaspillage éhonté de fonds publics. On parle de 94 millions jetés par les fenêtres.

Une citation de Maude Mercier Larouche, présidente du RTC

Le garage Newton devait permettre d’abriter, d’entretenir et de recharger 180 autobus électriques à partir de 2027.

La ministre soutient que son gouvernement investit des sommes records en infrastructures à Québec, citant le nouveau pont de l’île d’Orléans, le tramway et le projet de troisième lien.

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Garage du RTC pour l’électrification : Duclos demande où se trouve les 203 M$ d’Ottawa

Cette annonce nous inquiète parce qu’il y a une contribution de 203 millions de dollars du gouvernement canadien qui avait été offerte au gouvernement du Québec. Elle était d’ailleurs confirmée en décembre dernier par le gouvernement du Québec à la Ville de Québec, affirme l’ancien ministre du gouvernement Trudeau.

En décembre 2024, le gouvernement provincial confirmait l’octroi d’une subvention fédérale au RTC.

On est dans l’incertitude. Ce 203 millions de dollars du gouvernement canadien, où est-ce qu’il va? Il est là pour le centre Newton.

Une citation de Jean-Yves Duclos, candidat libéral dans Québec-Centre

Le candidat libéral comprend que le projet, évalué à plus de 647 millions de dollars, est coûteux, mais important pour la Ville de Québec.

Pas d’argent d’Ottawa?

La déclaration de l’ex-ministre survient la même semaine que celle du ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, qui accusait Ottawa de sous-financer la province en matière d’infrastructures, laissant peu de marge de manœuvre au gouvernement du Québec.

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Résumé

Tir groupé de maires de la Capitale-Nationale contre la CAQ

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

8 avril 2025 à 04h00

L’autoroute Laurentienne (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

La pilule de l’abandon décrété par le gouvernement du Québec du projet de voies réservées au transport collectif passe de travers dans la couronne nord. «Ça va avoir un impact, et pas juste à Québec».


«On se pose des questions sur la réelle planification de la mobilité, on se demande quelle est la vision, parce qu’il est clair que le retrait de ces différents projets ont une incidence sur nous qui sommes plus au Nord», dénonce en entrevue au Soleil le maire de Stoneham-et-Tewksbury, Sébastien Couture.


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Quel est le plan de la CAQ en transports à Québec? demande Marchand

Avant lui, son homologue de Québec, Bruno Marchand, avait lui aussi regretté de voir passer à la trappe le réseau de 104 kilomètres de voies réservées prévu sur différents axes routiers de la région de Québec, dont des autoroutes stratégiques (Henri-IV, Robert-Bourassa, Laurentienne et Félix-Leclerc), afin d’améliorer la desserte en transport collectif et relier plus rapidement les périphéries au centre-ville.



Le gouvernement Legault a confirmé dans son plus récent budget, dévoilé à la fin mars, l’abandon de cette composante du défunt Réseau express de la Capitale (REC), évaluée à 844 millions au printemps 2021.

Le ministère des Transports dit maintenant vouloir «recentrer ses investissements principalement sur le maintien en bon état des infrastructures de transport».

Assez pour plonger l’ensemble de la grande région de Québec dans l’inconnu.

Parce qu’au-delà de la ville de Québec elle-même, cette décision ne passe pas non plus comme une lettre à la porte dans les banlieues. Là où de tels aménagements, jugés «fondamentaux», étaient attendus.

«Laisser tomber ces projets-là, c’est clair que ça ne vient pas nous aider et répondre aux besoins de nos citoyens», déplore Sébastien Couture.

Sur son territoire, la MRC de la Jacques-Cartier développe de nouveaux tracés pour assurer une «meilleure desserte» en transport en commun vers Québec à quelque 50 000 citoyens de neuf municipalités. Mais le service reste «sous-financé», chiffre Sébastien Couture, ce qui n’empêche pas les citoyens d’en redemander, affirme celui qui est aussi préfet.

D’avis que le «nerf de la guerre» réside dans la bonification de l’offre, Stoneham, Lac-Beauport, Sainte-Brigitte-de-Laval et bientôt Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier travaillent toutes à augmenter l’«arrimage» et la «connexion» vers le réseau central.



«Est-ce qu’on est en train de faire des coups d’épée dans l’eau? Le signal devrait être plus positif que celui qu’on reçoit actuellement.»

— Sébastien Couture, maire de Stoneham-et-Tewksbury et préfet de la MRC de la Jacques-Cartier

«On se voit dans l’obligation de développer des projets locaux non subventionnés spécifiques pour lesquels on paie l’ensemble des frais. Pendant ce temps, le gouvernement recule sur des axes fondamentaux. Pour nous, c’est un peu contradictoire», illustre M. Couture.

«Si le signal du gouvernement c’est que ça attendra, on va arrêter de tenter de surpasser notre planification régionale et on va se mettre sur pause en attendant», menace le maire de préfet de la MRC de la Jacques-Cartier, qui en appelle à «travailler tous dans le même sens».

«Si on pense qu’on sauve de l’argent en coupant aujourd’hui dans ces budgets-là, la réalité nous rattrape pas mal à force de tergiverser et de reporter à plus tard des dossiers majeurs comme ceux-là qui aidaient l’ensemble de la population.»

Pas que le tramway

Tandis que le gouvernement du Québec fait des choix budgétaires pour prioriser l’avancement de certains projets, dont le tramway de Québec, le nouveau maire de Lac-Beauport appelle lui aussi à garder de la place pour d’autres investissements structurants.



«Le tramway, je n’ai rien contre, mais il faut arrêter de voir la ville de Québec et les autres. Tout le monde ne peut pas demeurer en ville sur le tracé du tramway. Il faut travailler ensemble pour améliorer la vie de nos citoyens», plaide François Boily.

«Les projets de mobilité durable, c’est l’avenir. Si on veut se sortir un peu de l’automobile, le transport en commun, outre le tramway, a son importance dans la région de Québec.»

— François Boily, maire de Lac-Beauport

Une question cruciale pour faire cesser le recours au tout-à-l’auto et réduire la congestion, estime-t-il. L’appétit des citoyens pour le transport collectif est présent, même s’il demeure «sous-utilisé». «Si on trouve des moyens d’augmenter son utilisation, on va le faire», s’engage M. Boily.

Maires mobilisés

Plus à l’ouest de la région de Québec, où des voies réservées devaient aussi apparaître, les maires sont moins alarmés devant la décision gouvernementale de les larguer.

Même s’il juge qu’il s’agit d’une «bonne idée en soi» de réserver des corridors aux autobus et au covoiturage, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures ne «déchire pas [s]a chemise». «Avant, je vais attendre de voir la suite, parce qu’on n’est pas à la première chose qui change en mobilité dans la région de Québec», pointe Sylvain Juneau.

«Il y a des choix à faire, admet-il. Tout ce qui peut améliorer le déplacement et encourager le transport collectif, on est pour. Mais une fois qu’on a dit ça, dire qu’il faut absolument garder ce projet, si ça prend 10 ans et que ça coûte tant de millions au détriment d’un projet qui pourrait être plus structurant», il n’est pas prêt à le faire.

À L’Ancienne-Lorette, le maire Gaétan Pageau ne craint pas outre mesure d’impacts majeurs sur sa population.

«Mais pourquoi c’est tellement difficile d’investir un dollar public dans la région de Québec, alors que ça semble plus facile de l’investir dans la métropole?» questionne-t-il de manière générale, citant les tergiversations en matière de mobilité dans plusieurs dossiers régionaux.

«Je pense qu’on se doit tous de militer pour améliorer la desserte en transport en commun dans la région de Québec. Branchons-nous et avançons», presse M. Pageau.

Les maires de la Communauté métropolitaine de Québec se réuniront la semaine prochaine pour leur séance régulière et comptent se concerter sur la question des transports.

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Vidéo intéressante de Wendover Productions sur les systèmes de téléphériques en Amérique du Sud et ailleurs dans le monde. L’exemple de Brest dans la vidéo (environ 13:00) m’a fait penser à ce qui serait possible de faire entre Québec et Lévis, et pour une fraction de coût potentiel du 3e lien.

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Transport en commun

On trouve aussi des téléphériques évoluant en milieu urbain, pour la desserte d’un territoire communal isolé. À New York, par exemple, le double téléphérique monovoie Roosevelt Island Tramway relie Manhattan à Roosevelt Island, surplombant l’East River[30]. Si l’appareil de New York fait partie prenante du réseau de transport de l’agglomération, beaucoup de villes disposent également de téléphérique d’agrément dont la vocation est de desservir de façon ludique un point touristique. À Barcelone, un téléphérique survole le vieux port en reliant la colline de Montjuïc aux plages de Barceloneta. Le Téléphérique de Madrid permet d’atteindre le centre d’un parc isolé. À Grenoble des cabines en forme de bulles desservent le site de la Bastille. À Toulon le téléphérique du mont Faron dessert le quartier de Siblas (Toulon Nord) jusqu’au sommet du Mont Faron. À Huy (Belgique), le téléphérique des Vallées survole la ville et son fort. À Brest un téléphérique permet de relier les deux rives de la rivière Penfeld.

Avec dix lignes de téléphériques, La Paz est la ville comptant la plus forte concentration urbaine de ce type de transport, suivie par Alger et Medellín, qui exploitent six lignes chacune.

L’exploitation commerciale d’un téléphérique comme transport en commun est assurée soit en régie directe par une administration publique, soit en régie par une personne publique sous forme d’un service public industriel et commercial, soit par une entreprise ayant passé à cet effet une convention à durée déterminée avec l’autorité compétente. L’utilisation de l’appareil est généralement assujettie à l’achat d’un titre de transport qui se base fréquemment sur le principe du forfait (aller-retour, journée, semaine, etc.).

Tant que le téléphérique ne soit pas opéré par RCR :sweat_smile:

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Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) écarte pour le moment le prolongement l’autoroute 73 à Saint-Georges en Beauce. Selon les documents budgétaires, le MTMD doit en réviser « la portée, le coût et l’échéancier ».

Après plusieurs années de consultation et d’analyse, le gouvernement compte désormais plutôt apporter des correctifs de sécurité aux artères existantes.

Ces changements de plan arrivent au moment où le ministère des Transports a déjà abandonné plusieurs projets majeurs dans la grande région de Québec suite au dernier budget provincial.

Le projet proposé prévoyait le prolongement de l’autoroute 73 sur 7,5 km, entre le route 204 et la route 173 au sud de la 208e Rue, à Saint-Georges.

En rouge, la zone d’étude pour les tracés de 7 km du prolongement de l’autoroute 73. La zone débute au sud de la route 204 et va jusqu’à la route 173 au sud de la 208e Rue, à Saint-Georges.

Photo : Radio-Canada

Sans dire qu’il s’agit spécifiquement d’un abandon définitif, la plus récente version de la Liste détaillée des projets du Plan québécois des infrastructures laisse peu de doute sur l’avenir du projet tel qu’initialement prévu.

Le [MTMD] procédera à une révision de la portée, du coût et de l’échéancier afin d’apporter des modifications à ce projet et de le traiter à un niveau d’intervention territorial.

Une citation de Extrait du document de la Liste détaillée des projets d’infrastructure du Plan québécois des infrastructures 2025-2035

Il faut ainsi comprendre que l’ampleur du projet sera considérablement réduite. Le niveau d’intervention territorial signifie la mise en place d’interventions qui contribueront à améliorer la sécurité routière ou à augmenter la fluidité de la circulation, et ce, par des solutions qui pourront être réalisées à court et moyen termes pour régler des problématiques sur le réseau routier, détaille un porte-parole du MTMD par courriel.

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16 avril 2025

Le projet de troisième lien du gouvernement Legault n’a pas encore de tracé ni de budget, mais sa facture est bien tangible. Elle vient de gonfler un peu plus avec l’octroi d’un important contrat d’ingénierie de 46 millions de dollars.

Ce contrat est le plus important jamais octroyé par Québec pour préparer la réalisation d’un nouveau lien entre la capitale et Lévis.

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