Région de Québec - Projets d'infrastructures (voirie, équipements collectifs, etc.)

Si Geneviève Guilbault est nommée ministre des Transports… comme certains analystes politiques le prédisent… ça va être Guilbault contre Guilbeault!

Troisième lien Québec-Lévis |« Incompatible » avec la lutte contre les changements climatiques, dit Guilbeault


PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE
Steven Guilbeault a rappelé que le gouvernement fédéral a toujours l’intention de mener une étude d’impact environnemental lorsque le projet lui sera présenté.

(Montréal) Alors qu’il invite le prochain ministre québécois de l’Environnement à accélérer ses efforts au sujet de la crise climatique, Steven Guilbeault juge le projet de troisième lien Québec-Lévis « incompatible » avec la lutte contre les changements climatiques.

Publié à 11h44
Frédéric Lacroix-Couture
La Presse Canadienne

« On ne peut pas penser qu’on peut lutter contre les changements climatiques en augmentant le réseau routier », a affirmé jeudi matin le ministre fédéral de l’Environnement, quelques heures avant que François Legault procède au dévoilement de la composition de son nouveau conseil des ministres.

Tout porte à croire que Benoit Charette conserverait le portefeuille de l’Environnement, selon des informations de La Presse.

Interrogé sur ses attentes à propos du prochain mandat de son homologue québécois, M. Guilbeault a évoqué que la priorité doit être donnée aux transports collectifs et à la protection du territoire.

À ses yeux, le projet de tunnel autoroutier défendu par la Coalition avenir Québec ne fait ainsi « aucun sens ».

« Clairement, pour moi, c’est un projet qui est incompatible avec la lutte aux changements climatiques, qui va mener à une augmentation de l’étalement urbain. Oui, on se dirige de plus en plus vers une augmentation de véhicules électriques, mais ça ne justifie pas en soi qu’on invite à l’étalement urbain », a-t-il déclaré à La Presse Canadienne.

Il a rappelé que le gouvernement fédéral a toujours l’intention de mener une étude d’impact environnemental lorsque le projet lui sera présenté.

L’élu libéral a fait ces commentaires en marge d’une annonce à Montréal concernant Sentier Transcanadien. Ottawa s’engage à verser 55 millions sur cinq ans pour entretenir, améliorer et développer les 28 000 km qui composent ce réseau de sentiers récréatifs traversant le pays.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-10-20/troisieme-lien-quebec-levis/incompatible-avec-la-lutte-contre-les-changements-climatiques-dit-guilbeault.php

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Si le fédéral maintien sa politique de participation aux infrastructures, conditionnelle aux transports en commun public, ce sera la fin du 3è lien tel que préconisé par la CAQ, car cette dernière ne pourra pas demander aux québécois de financer seuls un ouvrage aussi couteux dont la nécessité est loin d’être prouvé.

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Marchand « pense » pouvoir travailler avec Guilbault


PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Le maire de Québec a félicité jeudi le nouveau ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien.

(Québec) Le maire de Québec a salué jeudi le nouveau conseil des ministres et estime qu’il pourra travailler avec la nouvelle ministre des Transports sur les projets cruciaux de tramway et de troisième lien.

Publié à 17h43
Gabriel Béland
LA PRESSE

« Je pense qu’on est capables de travailler ensemble Mme Guilbault et moi », a lancé Bruno Marchand, présent au Salon rouge de l’Assemblée nationale.

Le maire n’a pas voulu s’étendre sur ses relations avec l’ancienne ministre responsable de la Capitale-Nationale, qui a souvent fait des commentaires ambiguës sur le projet et tramway et a elle-même réclamé de ne plus être ministre responsable de Québec.

« Ce sont deux individus qui doivent travailler à l’intérêt supérieur, ne pas penser à leur job, à leur intérêt personnel », a dit le maire de Québec, en citant l’enjeu supérieur des changements climatiques.

Reste que Bruno Marchand n’a pas été convaincu d’appuyer le troisième lien durant la campagne électorale. Ce dossier sera désormais défendu par Mme Guilbault.

On est à la même place qu’on était. On a besoin de données on a besoin de faits. C’est ce que le premier ministre a dit qu’il ferait. Ils feront les études et nous présenterons les données.

Bruno Marchand, maire de Québec

Dans le dossier du tramway, qu’a défendu la CAQ durant la campagne électorale, le maire dit n’avoir aucune raison de croire que Mme Guilbault ne sera pas une alliée.

« On doit trouver des solutions sobres en carbone comme le tramway. Si un ministre des Transports est contre le tramway, on a un ministre des transports des années 80. »

Jonatan Julien à la Capitale-Nationale

Le maire s’est par ailleurs réjoui de la nomination de Jonatan Julien comme ministre responsable de la Capitale-Nationale. L’ancien bras droit du maire Régis Labeaume a une fine connaissance des affaires municipales.

« C’est un allié du tramway dont on avait besoin comme ministre de la Capitale-Nationale et c’est ce qu’il m’a dit qu’il serait », a lancé M. Marchand, qui voit d’un bon œil le passé de M. Julien à la Ville de Québec.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-10-20/marchand-pense-pouvoir-travailler-avec-guilbault.php

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Aéroport international Jean-Lesage 21 millions pour rajeunir une piste à Québec


PHOTO D’ARCHIVES FOURNIE PAR L’AÉROPORT INTERNATIONAL JEAN-LESAGE DE QUÉBEC | C’est la piste 29 qui fera l’objet d’une réfection. D’une superficie de 1737 mètres (5700 pieds), elle a été aménagée dans les années 1960.

L’Aéroport international Jean-Lesage de Québec consacrera environ 21 millions pour offrir une cure de rajeunissement à l’une de ses deux pistes principales ainsi que pour améliorer la circulation avec son terminal.

19 novembre 2022 | Publié à 12h00 | JULIEN ARSENAULT | LA PRESSE

Le gouvernement Trudeau finance environ la moitié du projet. La contribution fédérale de 10 millions provient du Programme des infrastructures essentielles des aéroports de Transports Canada.

« Alors que les Canadiens […] sont de plus en plus nombreux à s’envoler de l’aéroport [de Québec], il est primordial que nous puissions leur offrir des infrastructures et des services de qualité, efficaces et sécuritaires », souligne Stéphane Poirier, président et chef de la direction de l’aéroport Jean-Lesage.

C’est la piste 29 qui fera l’objet d’une réfection. D’une superficie de 1737 mètres (5700 pieds), elle a été aménagée dans les années 1960. Les travaux s’échelonneront pendant les étés 2023 et 2024.

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2022-11-19/aeroport-international-jean-lesage/21-millions-pour-rajeunir-une-piste-a-quebec.php

Un projet immobilier sur Laurier qui suscite l’intérêt

L’emplacement du tramway pourrait y jouer un rôle


ILLUSTRATION FOURNIE PAR LE GROUPE ACERO | Sur ce rendu du projet immobilier du groupe ACERO, on remarque la piscine sur le toît de l’immeuble de 23 étages, édifice situé sur le boulevard Laurier.

Journal de Québec | Jean-François Racine | Dimanche, 4 décembre 2022 00:00

Deux ans avant la livraison finale, le groupe ACERO affirme avoir déjà vendu plus de la moitié des unités haut de gamme de son projet immobilier de 23 étages et 90 M$ sur le boulevard Laurier.

La construction n’est même pas commencée, mais les futurs résidents semblent plutôt confiants envers la transformation de cette artère importante de Québec.

Est-ce l’emplacement stratégique du futur tramway ou la revitalisation complète du boulevard qui attirera les propriétaires en zone urbaine ? Peu importe puisque la vente sur plan va bon train, selon le promoteur.

Un intérêt élevé

« On fait du marketing pour créer un engouement et on a eu près de 500 inscriptions. À notre soirée privée de lancement, on a vendu près de 70 unités. C’est un produit d’habitation qu’on ne retrouve pas à Québec », a confié Benoît Raymond, président d’ACERO Groupe Immobilier. Depuis ce jour, quelques unités supplémentaires ont été vendues, ce qui totalise 50 % des unités de la tour à construire.

Reprenant les initiales de Sir Wilfrid Laurier, le SWL sera situé à l’intersection de l’avenue de Germain-des-Prés et du boulevard Laurier.

Dès janvier 2023, date prévue pour le début des travaux, l’édifice du SWL pourrait devenir la plus haute tour exclusivement résidentielle à Québec avec 156 unités haut de gamme. Plus réaliste que le défunt projet Le Phare, il faudra excaver pendant quelques semaines avant d’élever la tour.

La confiance perdure

« Nous avons des unités à 300 000 $ et d’autres jusqu’à 2 M$. Il y a de tout », ajoute M. Raymond.

Malgré la hausse des taux d’intérêt, l’immobilier se porte toujours relativement bien, même si un ralentissement économique est annoncé. Il faut préciser que les unités ne seront pas habitées avant 2025, ce qui pourrait modifier le portrait hypothécaire. De plus, selon Statistique Canada, le taux de chômage s’est établi à un nouveau creux record de 3,8 % en novembre au Québec.

« Actuellement, à Québec, des condos neufs à vendre sur le marché, il n’y en a pas. On a un super projet exclusif et pour les résidents, ça va être exceptionnel », conclut M. Raymond.

Le promoteur ACERO Groupe Immobilier planche sur deux autres projets à Sainte-Foy.

https://www.journaldequebec.com/2022/12/04/un-projet-sur-laurier-qui-suscite-linteret

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Perspectives 2023: les grands chantiers à surveiller dans la région de Québec

Paul-Robert Raymond

Le Soleil

Le Soleil a relevé six chantiers majeurs à surveiller en 2023 dans la région de Québec.

Nouveau complexe hospitalier CHU de Québec–Université Laval

Annoncé en 2013 et amorcé en 2017, le chantier du Nouveau complexe hospitalier CHU de Québec–Université Laval est sans contredit l’un des plus grands chantiers de la région de la capitale.

Le CHU de Québec le présente comme «le plus important projet clinique et immobilier présentement en cours de réalisation au Québec». L’établissement qui regroupe L’Hôtel-Dieu de Québec et l’Hôpital de L’Enfant-Jésus compte sur un budget global de 2,24 milliards $, répartis de 2017 à 2026.

Bien qu’il soit difficile de chiffrer le budget qui sera attribué en 2023, l’année marquera notamment la livraison d’un cyclotron à l’automne. Celui-ci permettra au CHU d’être autonome dans la production et l’approvisionnement en radioisotopes utilisés dans ses installations.

En septembre dernier, le nouveau centre de recherche en cancérologie a été livré. Le CHU procède à son aménagement pour une ouverture au printemps. Parmi les prochains développements, la pièce centrale du Nouveau complexe hospitalier, le bâtiment des soins critiques sera livré en 2026. La nouvelle aile D qui reliera l’Hôpital de L’Enfant-Jésus aux nouveaux édifices sera quant à elle livrée en juin 2024.

Modernisation du chantier de la Davie

Selon les informations ayant déjà été rendues publiques, l’annonce officielle du fédéral de l’inclusion de la Davie dans la Stratégie nationale de construction navale entraînera un investissement de 500 millions $ pour l’amélioration et la modernisation du chantier maritime. Ce chantier débuterait immédiatement après l’annonce.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

S’il y a un chantier qui peut retenir l’attention en 2023, c’est celui de la modernisation du chantier de la Davie, à Lévis.

Le 9 novembre dernier, le ministre fédéral de la Santé et député de Québec, Jean-Yves Duclos, avait annoncé que la Davie serait le troisième partenaire d’Ottawa dans la Stratégie nationale de construction navale (SNCN) «avant Noël». Or, l’annonce officielle de la part du gouvernement fédéral se fait toujours attendre. M. Duclos s’exprimait alors durant le premier Rendez-vous annuel de la chaîne d’approvisionnement de la construction navale du Québec.

Les deux autres partenaires d’Ottawa dans la SNCN sont Irving, à Halifax, et Seaspan, à Vancouver.

Si la Davie fait partie de la SNCN, elle devra entre autres produire un brise-glace polaire et six autres de programme pour la Garde côtière canadienne, ainsi que deux traversiers pour Transports Canada qui seront utilisés dans l’est du pays.

Selon les informations ayant déjà été rendues publiques, l’annonce officielle du fédéral de l’inclusion de la Davie dans la SNCN entraînera un investissement de 500 millions $ pour l’amélioration et la modernisation du chantier maritime. Ces travaux débuteraient immédiatement après l’annonce.

Travaux sur le tramway

En 2023, le projet de tramway de la Ville de Québec se verra attribuer un budget de 439,1 millions $, compris dans l’enveloppe de 3,491 milliards $, prévue dans le Plan décennal des immobilisations. Sur la photo, une projection de ce qu’aura l’air le projet sur le boulevard Laurier.

FOURNIE PAR LA VILLE DE QUÉBEC

En 2023, le projet de tramway de la Ville de Québec se verra attribuer un budget de 439,1 millions $, compris dans l’enveloppe de 3,491 milliards $, prévue dans le Plan décennal des immobilisations (PDI).

Le projet, évalué à 3,965 milliards $ en janvier 2022, amorcera cette année certains travaux de réalisation. Les travaux préparatoires, ainsi que le processus d’approvisionnement devaient se conclure en 2023, selon l’échéancier prévu.

Nouvelle centrale de police

Estimée à environ 114,3 millions $, la nouvelle centrale de police est censée être livrée en novembre à la Ville. Sur la photo, le chantier en mai 2022.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

La nouvelle centrale de police, sise à l’angle de l’autoroute Laurentienne et du boulevard Louis-XIV, se voit attribuer un peu plus de 35 millions $ pour 2023.

Estimé à environ 114,3 millions $, le bâtiment est censé être livré en novembre à la Ville. Le projet de réorganisation des services policiers, qui inclut le réaménagement de l’édifice F.-X.-Drolet, en poste de police de quartier et en cour municipale, coûtera en tout 143,3 millions $.

La Ville souhaitait ainsi optimiser son service de police en le plaçant dans une position géographique stratégique. Le futur quartier général de la police de Québec doit être livré en novembre 2023. Il mettra un point final à la longue réorganisation des services policiers, qui impliquait aussi le réaménagement de l’édifice F.-X.-Drolet, en poste de police de quartier et en cour municipale, dans Saint-Roch.

Réaménagement du boulevard Guillaume-Couture

En plus du projet de réaménagement du boulevard Guillaume-Couture à Lévis, celui de la transformation des routes 116 et 132 en boulevard urbain entre le chemin Olivier et le pont de Québec devrait connaître un nouveau développement cette année.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Encore du côté de Lévis, le réaménagement du boulevard Guillaume-Couture sur une distance de 2,9 kilomètres devrait commencer cette année. La Ville de Lévis compte lancer les appels d’offres dans le courant de l’hiver.

D’une valeur totale de 112,4 millions $, le projet inclut la reconfiguration de l’artère entre les intersections de la rue Mercure et du chemin du Sault, ainsi qu’entre la route du Président-Kennedy et la rue Saint-Omer.

De plus, l’année marquera aussi les développements dans le projet de réaménagement des routes 116 et 132 en boulevard urbain entre le chemin Olivier et le pont de Québec. Le printemps dernier, François Bonnardel, alors ministre des Transports, avait annoncé que le MTQ commanderait une étude environnementale qui devrait être livrée au plus tard à l’automne 2023.

Logements sociaux

La Ville de Québec prévoit en 2023 une enveloppe budgétaire de 50,43 millions $ pour l’ajout de 2600 unités de logements abordables d’ici 2025, prévus dans sa Vision de l’habitation 2020-2030. Ce montant représente la moitié des sommes qui seront investies d’ici 2025.

En vertu de la Loi 170, la Ville se doit de cotiser à un fonds afin de favoriser le développement du logement social sur son territoire. Et depuis 2020, les montants investis par la municipalité sont bonifiés par Société d’habitation du Québec (SHQ). Cette dernière injecte 3 $ pour chaque dollar avancé par la Ville.
https://www.lesoleil.com/2023/01/03/perspectives-2023-les-grands-chantiers-a-surveiller-dans-la-region-de-quebec-741fdaf8f5ff01d07ffd86ed38124dab?utm_source=omerlo&utm_medium=mailer&utm_campaign=Aujourd’hui+%3A+faire+le+choix+de+partir

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Au delà de 80% des gens se déplacent en automobile entre les deux rives, alors ça c’est sur que cette tendance là ne se modifiera pas tant que ça au cours des prochaines années.
-Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

C’est presque comme si l’absence d’offre de transport alternatifs efficaces entre les deux rives pourrait être à blâmer.

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Sommes-nous surpris que le 6,5 milliards prévus par le gouvernement Legault pour son 3e lien ne tient pas la route… :thinking: :roll_eyes: :money_mouth_face: :unamused:

Projet de tunnel Québec-Lévis Julien fait planer une hausse de la facture


PHOTO ÉRICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL | Jonatan Julien

(Québec) Le ministre des Infrastructures, Jonatan Julien, laisse entendre que le coût du projet de tunnel Québec-Lévis serait revu à la hausse.

22 février 2023 | Publié à 13h05 | TOMMY CHOUINARD | LA PRESSE

La Presse a révélé mercredi que la reconstruction du pont de l’Île-aux-Tourtes, dans l’ouest de la métropole, est en voie de coûter beaucoup plus cher que prévu. La facture avoisinerait maintenant les 2 milliards de dollars, en hausse d’environ 45 %.

Questionné sur le sujet mercredi, Jonatan Julien a répondu que le coût de tous les projets majeurs d’infrastructures est en augmentation.

Lorsqu’on lui a demandé s’il y a fort à parier que le projet de tunnel Québec-Lévis coûtera lui aussi plus cher comme on le voit avec le pont de l’Île-aux-Tourtes, il a répondu : « Les infrastructures majeures, il y a de la surchauffe dans les coûts. Dans tous les projets majeurs, dont les deux que vous mentionnez ». Il a aussitôt tourné les talons pour se rendre à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres. Il n’a pas voulu donner de précisions.

Le gouvernement Legault a chiffré à 6,5 milliards son projet de tunnel Québec-Lévis, dont la nouvelle mouture a été présentée en avril 2022. Cette estimation est un « maximum », disait le premier ministre en campagne électorale.

Les études commandées par le gouvernement sur son projet devaient être dévoilées en début d’année, mais elles se font toujours attendre.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2023-02-22/projet-de-tunnel-quebec-levis/julien-fait-planer-une-hausse-de-la-facture.php

Je vois ce projet et le PSE inter-reliés: aucun budget fortement défini et les dates de tombées qui glissent.

Au moindre hoquet économique, ils vont passer par la fenêtre, ou être réalisés ultérieurement.

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Tramway Québec et Alstom à un cheveu d’une entente

PHOTO PHILIPPE LOPEZ, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Un tramway Citadis XO5 de la compagnie Alstom lors d’un essai en France.

(Québec) La Ville de Québec et l’entreprise française Alstom sont à un cheveu de signer une entente pour les voitures du futur tramway.

Publié à 11h58

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Gabriel Béland
Gabriel Béland La Presse

Le choix d’Alstom n’est pas une surprise, puisque l’entreprise était la seule intéressée à fournir le matériel roulant du tramway de Québec. L’allemande Siemens s’était retirée de la course à la fin de 2022.

« Les parties ont substantiellement convenu d’une entente et peuvent procéder aux adaptations mineures au contrat et finaliser la documentation juridique menant à sa signature », indique la Ville de Québec dans un communiqué envoyé jeudi.

La conclusion d’une entente pour les voitures du tramway sera une étape importante. Mais le matériel roulant ne représente que 20 % du projet estimé à quelque 4 milliards de dollars.

Les travaux d’ingénierie civile représentent la part du lion. Rappelons que le tramway doit emprunter un tunnel de 1,8 km pour relier St-Roch, en Basse-Ville, et le quartier Montcalm, en Haute-Ville. La Ville n’a pas encore dévoilé l’entreprise qui aura ce contrat.

« Le partenaire privé responsable du matériel roulant devra concevoir et fournir les rames de tramway qui seront utilisées dans le cadre du projet du tramway de Québec. Il devra également procéder à leur entretien pendant une période de 30 ans, sous l’encadrement du RTC », précise la Ville.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2023-02-23/tramway/quebec-et-alstom-a-un-cheveu-d-une-entente.php

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Il n’existe pas de fil “Inusité” pour la Ville de Québec sur Agora, mais cet article en ferait certainement partie. :joy:

J’adore cette réplique: :rofl:

L’usager Caribou-nordique-710 a bien résumé le tout avec la phrase suivante: «Une excellente mauvaise idée de gars chaud depuis 1972!»

UNE PUB DE BIÈRE DE 1972 RÉCLAME UN TUNNEL QUÉBEC-LÉVIS

Le Sac de Chips | PHILIPPE MELBOURNE DUFOUR | 27 février 2023 15H42

Si vous trouvez que le débat du troisième lien occupe trop de place dernièrement, vous serez surpris d’apprendre qu’il ne date pas d’hier…

Sur Reddit, l’usager EAK47 a partagé une trouvaille cocasse. Il s’agit d’une publicité imprimée de la bière Laurentide, datant de 1972.

«Y’a du nouveau dans l’air!» peut-on lire sur une image où on peut voir l’entrée d’un tunnel très moderne, avec la silhouette du Château Frontenac en arrière-plan.

«Un tunnel sous le Saint-Laurent! Pour relier Québec et Lévis! Non? Et pourquoi pas! Fini les embouteillages! À Québec, on veut aller de l’avant! Et vite! Un projet? Bien sûr! Car c’est à partir du projet qu’on obtient une réalisation. À Québec, tout bouge! Tout change! Et à Québec, toujours, ya d’la Laurentide dans l’air!»

C’est étonnant. Ce bref paragraphe dans une publicité de bière remontant à plus de 50 ans est plus détaillé que les études de la CAQ sur le sujet.

L’usager Caribou-nordique-710 a bien résumé le tout avec la phrase suivante: «Une excellente mauvaise idée de gars chaud depuis 1972!»

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lesoleil.com

L’attente tire à sa fin pour la promenade Samuel-De Champlain

Le Soleil


La promenade Samuel-De Champlain sera livrée dans les délais et budgets révisés en 2020, mais avec quelques ajustements aux plans initiaux.

1 mars 2023 3h00 Mis à jour à 7h47

Contrairement à plusieurs projets publics qui subissent les contrecoups d’un marché en surchauffe, la promenade Samuel-De Champlain, elle, s’en sort indemne. Ou presque. Elle sera livrée dans les délais et budgets révisés en 2020, mais avec quelques ajustements aux plans initiaux.

L’été 2023 marquera, comme prévu, la fin du chantier sur le boulevard Champlain, destiné à l’inauguration de la phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain, confirme la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) au Soleil.

D’ici là, il reste encore à finaliser les travaux de stabilisation de la falaise déjà entamés, tout comme la construction du bassin de baignade et du miroir d’eau, entre autres. Les équipes devront encore terminer «quelques travaux d’aménagement» à la fonte des neiges, tandis que le Canadien National (CN) vise le printemps pour terminer le déplacement de la voie ferrée dans le secteur.

Certaines portions de cette nouvelle section de la promenade urbaine, qui s’étire sur 2,5 km entre la côte de Sillery et la côte Gilmour, sont accessibles depuis l’an dernier. Toutes le seront pour la saison estivale à venir. Plage urbaine, bassin de baignade, miroir d’eau avec jets, trois stations thématiques et pavillons de services, accès au fleuve, piste cyclable, sentiers piétonniers et aires de détente : toutes les installations verront le jour, assure la CCNQ.

Besoins «revus»

Avec une contribution du gouvernement du Québec à la hauteur de 179,5 millions $ et les 13,8 millions $ restants assumés par la Ville, l’enveloppe budgétaire de 193,3 millions $ de la phase 3 sera respectée, jure la Commission de la capitale nationale.

Aucune composante prévue aux plans initiaux du projet n’a été abandonnée en cours de route, a d’abord expliqué par courriel le porte-parole Jean-Philippe Guay.

Questionné de nouveau par Le Soleil dans un second échange, ce dernier a finalement admis que certains éléments de la promenade Samuel-De Champlain ont dû être réduits pour respecter le budget alloué.

Si «aucun compromis n’a été fait sur la qualité des matériaux utilisés dans l’ensemble du projet», il reste que «certains besoins spécifiques ont été revus en cours de route», précise M. Guay.

La taille du pavillon de services au pied de la côte de Sillery a notamment été réduite, car l’ajout d’une salle multifonctionnelle à cet endroit «n’était plus justifié» en raison de deux autres à proximité. La superficie du miroir d’eau est également moindre, mais celle de la plage de sable est augmentée, «permettant d’accueillir une plus grande quantité de visiteurs», insiste M. Guay.

Le porte-parole explique le respect «à la lettre» du budget non par ces sacrifices, mais plutôt par la «stratégie» déployée dans les appels d’offres.

La qualité pas impactée, jure Julien

Ce respect strict du budget peut surprendre dans un contexte où le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, affirmait il y a quelques jours à peine que de manière générale, les coûts des projets «majeurs» d’infrastructures subissent la «surchauffe» du marché.

Invité à commenter du cas de la promenade Samuel-De Champlain, le ministre Julien a d’abord décliné toute demande d’entrevue, se contentant d’exprimer brièvement par écrit sa satisfaction à l’égard de l’avancée des travaux.

Attrapé en marge d’une présentation mardi, il a finalement assuré au Soleil qu’il «ne pense pas que les gens vont dire que c’est un projet qui est rapetissé».

Le ministre régional a obtenu un avant-goût du résultat final lors d’une récente visite privée des installations. Il estime que la qualité du projet n’a pas été affectée par le respect du budget.

«Ça va être un joyau pour la Capitale-Nationale, ça va être fantastique! a dit M. Julien. Pour ce qui est du respect des coûts, quand on mène des projets majeurs, on part avec des objectifs et des besoins. Puis, on optimise la réalisation des besoins avec une perspective budgétaire qui vient toujours nous contraindre. C’est ça la gestion de projets majeurs.»

«La phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain, ça a très bien été. Je ne sais même pas pourquoi on en parle dans cette perspective», a-t-il conclu.

Long chantier

Le chantier de la phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain est amorcé depuis juin 2019. Des travaux préparatoires avaient même débuté à l’automne précédent, en 2018.

Ensemble, le premier ministre François Legault et la vice-première ministre Geneviève Guilbault, alors ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, accompagnés du maire de Québec de l’époque, Régis Labeaume, avaient donné le coup d’envoi des travaux de ce qui devait représenter la phase la «plus ambitieuse» du projet.

Ils prévoyaient alors un investissement de 171,1 millions $ sur trois ans, pour une fin en 2022.

C’est donc dire que le budget et l’échéancier que la CCNQ se targue aujourd’hui de respecter avaient déjà été mis à jour en 2020.

En novembre, cette année-là, Le Soleil révélait déjà que la construction en cours coûterait 22,2 millions $ plus cher qu’annoncé l’année précédente et que les ambitions avaient été réduites afin de contenir la croissance de la facture. C’est à ce moment qu’on apprenait aussi que la durée des travaux serait étirée jusqu’en 2023.

Vers une phase 4?

Discrète, la Commission de la capitale nationale renvoie au gouvernement du Québec pour discuter de la suite du projet, à savoir si la fin imminente de la phase 3 marquera le début des analyses pour la réalisation d’une phase 4.

Ce dernier ne s’est d’ailleurs jamais commis sur la forme qu’une future portion vers l’est pourrait prendre.

Tant sur la scène politique que dans la population civile, les voix qui souhaitent son prolongement linéaire — et pas seulement des percées visuelles — sont nombreuses.

À commencer par le maire de Québec, Bruno Marchand, qui réclame aussi un boulevard urbain pour remplacer l’autoroute Dufferin-Montmorency.

La phase 1 de la promenade Samuel-De Champlain, un legs du gouvernement québécois à sa capitale dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, avait été inaugurée en juin 2008, au terme de deux ans de travaux.

En 2019, on y calculait plus de 3,5 millions de visites annuellement.

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ici.radio-canada.ca

La Ville de Québec annonce ses chantiers sans évoquer celui du tramway

Louis-Philippe Arsenault

La Ville de Québec a présenté la liste de ses chantiers d’infrastructures pour 2023 sans aborder le chantier du tramway, qui doit normalement ouvrir cet été.

« Je n’ai pas d’information à cet effet de disponible », a martelé Pierre-Luc Lachance, vice-président du comité exécutif et responsable du transport à la Ville de Québec, lorsqu’il a été questionné à maintes reprises sur le chantier du tramway.

« Lorsqu’il y aura des annonces prêtes à faire, les gens du bureau de projet pourront vous revenir avec l’information », a-t-il ajouté. Le nom du partenaire privé chargé des travaux d’infrastructures n’est toujours pas connu.

La Ville annonce toutefois que 73 millions de dollars seront investis en 2023 dans des travaux préparatoires pour le tramway. Les travaux se concentreront dans Maizeret, le Vieux-Limoilou, Saint-Roch, Montcalm et Sainte-Foy sur le boulevard Laurier.

« Ça va bouger beaucoup sur [le boulevard] Laurier dans les prochaines années », a lancé Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité, qui a ajouté qu’il y en a pour cinq ans de travaux sur cette artère.

À la sortie des ponts, des travaux sur les réseaux d’aqueduc et d’égouts ainsi que sur les réseaux techniques urbains, sans oublier des travaux pour mettre en œuvre des mesures d’atténuation, doivent débuter en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

La Ville prévoit aussi planter des arbres cet été en prévision de ceux qui seront retirés pour la construction du tramway.

Investissement record

La Ville investit une somme record de 243 millions de dollars pour ses 284 chantiers d’infrastructures. Au total, la hausse des investissements municipaux est de 5,5 % supérieure à ceux de l’année dernière, mais cette augmentation risque d’être effacée par l’inflation, qui demeure élevée dans le secteur de la construction.

« Les variations budgétaires, on les a vues beaucoup sur les conduites de grand diamètre et sur des projets particuliers qui ont de la mécanique », indique Nathalie Jolicœur, directrice par intérim du Service de l’ingénierie de la Ville de Québec.

Mobilité active

Près de 12 millions de dollars sont investis en mobilité active, « une somme record », assure la Ville. Ce montant sera réparti dans 21 projets de divers quartiers de la Ville. Des travaux pour ajouter ou pour améliorer des liens cyclables et six kilomètres de liens piétonniers sont prévus cette année.

À cela s’ajoutent d’autres projets piétonniers dans le cadre de la Stratégie 2020-2024 en sécurité routière ainsi que l’aménagement de rues conviviales.

Avec la collaboration d’Olivier Lemieux

Je pense que c’est le meilleur thread pour cet article

Je note par ailleurs ce graphique pas mal intéressant, je me demande comment ça se fait que Trois-Rivières figure ainsi au sommet du classement.

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Ça démontre qu’il y a toujours eu un déficit d’autoroute dans la région de Montréal.

Il n’y a pas une tonne d’autoroute qui ont été construites dans les dernières années ou décennies et de ceux qui ont été ce sont surtout des tronçons dans la région de Montréal.

Mais nous sommes maintenant dans une ère ou la construction d’autoroute n’est plus envisageable.

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Ce “déficit” est assez relatif. Nous avons aussi le métro et un bon réseau de TEC, ce qui doit expliquer aussi en partie l’écart.

Il y a aussi le fait que plus une région est vaste, plus tu as besoin de routes pour relier les villes.

Il y a 10-12 ans, j’étais en camping avec un employé du MTQ dans le Bas-du-fleuve. Il me disait à quel point il trouvait ça extraordinaire que sa région ait le même budget que la région de l’île de Montréal… :slight_smile: Ça a très longtemps été comme ça: Proportionnellement, Montréal reçoit moins en budget du MTQ que les autres régions. Par éléctoralisme, mais aussi tout simplement parce que les besoins ne sont pas les mêmes.

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Je trouve particulièrement intéressante la proportion par catégories de routes.

Évidemment, des villes moins populeuses et moins denses se retrouvent avec un nombre de kilomètres de routes par capita plus élevé, ce qui explique les villes au sommet du classement comme Trois-Rivières. Une implantation urbaine de type unifamiliales nécessite pas mal plus de routes que des tours d’appartements ou de condos pour loger 1000 personnes! Ça se reflète notamment sur la proportion de routes locales.

Si l’agglomération de Montréal était subdivisée en ses constituents, les écarts seraient encore plus marqués entre par exemple Boisbriand qui compte énormément d’autoroutes pour une faible population et la ville de Montréal. D’ailleurs, la proportion d’autoroutes de Trois-Rivières est assez importante, surtout parce que le dénominateur est une population de seulement 140 000 habitants.

Je note aussi le nombre de kilomètres de routes artérielles à Ottawa-Gatineau, et c’est vrai que c’est le royaume des “stroads”! Sans surprise, Québec a beaucoup d’autoroutes (seulement devancée par Trois-Rivières). Dans tous les cas, je n’y vois pas un “déficit” montréalais, car je considère les autoroutes comme une bonne façon de se déplacer entre des agglomérations, pas à l’intérieur d’une agglomération.

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Sherbrooke est probablement assez haut dans ce classement. On a presque une autoroute circonférentielle. Il ne manque que 7-8 km pour fermer la boucle.

Gatineau, au gros minimum, a de l’espace avec ses stroad pour construire un tramway. À Sherbrooke, ça va être vraiment difficile de faire quoi que ce soit. D’ailleurs, le réseau d’autobus, c’est une série de serpentin qui prennent 30 minutes pour se rendre à destination. Le problème en est d’autant plus grand parce que Sherbrooke, c’est une ville polycentrique avec des institutions au quatres coins de la ville.

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Ce qui manque à Montréal en termes d’autoroutes nouvelles c’est seulement compléter la ceinture, soit en joignant la 640 et la 30 à l’est et à l’ouest et quelques interventions spécifiques comme la 20 à Dorion, refaire les échangeurs névralgiques déficients (440/15, 440/13), voire la controversée connection de la 440 à la 40, disons au total un 30-40 km max pour permettre à des trajets qui n’ont pas besoin de passer par le coeur de la ville d’y passer tel qu’actuellement.

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Je reste convaincu que les autoroutes de contournement ne fonctionnent pas.

Elles réduisent peut-être légèrement les autoroutes sur l’ile (ça reste à confirmer), mais ça entraine également un développement qui les congestionne, tout en accentuant la pression sur les autoroutes menant vers la ville.

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