Refonte tarifaire de l'ARTM pour la région de Montréal

Pour le moment, les titres locaux sont conservés (on peut accéder à la grille tarifaire complète dans l’article, en bas). On peut d’ailleurs remarquer que la réforme du moment ne concerne que les zones C et D. À terme, il ne devrait y avoir toutefois que des titres A/B/C/D tous modes, ainsi que des titres autobus seulement.

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Extrait de la grille tarifaire 2021:

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Ce sera quand même frappant le choc tarifaire du REM pour certains. Je regarde les usagers de La Prairie qui prennent l’autobus direct jusqu’au centre-ville pour 119$ par mois en ce moment, ceux-ci vont devoir prendre la passe “tous modes ABC” l’an prochain pour 180$ par mois. 60$ de plus par mois!

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Je pense avoir vu quelque part l’automne dernier que les titres “TOUT MODES A” seraient aux même prix que la STM présentement et je remarque que c’est beaucoup moins cher comparé aux TRAM 1-3 ou aux augmentations en zones B et C. Les utilisateurs de la zone A, particulièrement hors du quadrilatère Decarie—A40—Pie-IX semblent être les grands gagnants de la refonte. Des plaintes à prévoir du côté de Brossard, Longueuil et Laval :thinking:

Le communiqué semble indiquer qu’il y aura une phase d’atténuation sur 3 ans pour éviter ce choc:

La mise en place de titres « REM transitoires » et l’atténuation des hausses tarifaires plus importantes liées au retrait des titres existants se feront du 1er juillet 2022 au 1er juillet 2025.

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Il vaut mieux, parce que disons que ça aide pas à faire passer le projet du REM auprès de tous ces navetteurs qui n’y voient pas trop d’intérêt au départ!

C’est une crainte que j’ai, les utilisateurs du bus sont déjà très peu nombreux et de ce que j’entends dans mon coin, personne n’est content. Dans Laprairie - Candiac - Saint-Philippe, ça chialait déjà à cause du transfert nécéssaire (même si c’est accompagné d’une augmentation de fiabilité et rapidité), mais là, avec 80$ d’augmentation, je pense qu’on va en voir plusieurs utiliser l’auto, surtout que rare sont les personnes qui n’en ont pas dans ce secteur.

En fait sur la Rive-Sud il y avait une incohérence au niveau des tarifs… l’est de la Rive-Sud devait obligatoirement passer par le métro et donc avoir une TRAM 3, tandis que l’ouest pouvait accéder au centre-ville avec une simple passe mensuelle RTL.

On a décidé d’uniformer le tout… pour le meilleur et pour le pire :slight_smile: Dans un monde idéal, on aurait tarifé à la distance. Ainsi les gens près des stations Panama ou Longueuil auraient pu utiliser une passe zone A. Mais c’était trop compliqué à mettre en place apparemment.

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Mise en œuvre de la refonte tarifaire : les nouveaux titres « Tous modes » en vente dès ce dimanche 20 juin 2021

Communiqués | 17 juin 2021

La mise en œuvre de la refonte tarifaire des transports collectifs de la région métropolitaine de Montréal débute le 1er juillet prochain avec une première phase de déploiement des nouveaux titres « Tous modes » dans les couronnes nord et sud (zone C) et les municipalités hors territoire (zone D). En vue de leur utilisation à compter du 1er juillet prochain, les usagers pourront se procurer les nouveaux titres « Tous modes » zone C et zone D ainsi que les titres multizones ABC et ABCD à compter de ce dimanche 20 juin 2021.

Ces nouveaux titres s’ajouteront aux titres locaux qui demeurent moins dispendieux en offrant un accès limité aux services de transport collectif. En plus de donner accès à tous les modes et services, leur introduction dans les couronnes permettra de retirer 153 titres plus dispendieux. Voici quelques exemples :

« Les usagers du transport collectif vont enfin commencer à voir les bénéfices concrets de la simplification tarifaire. Les mesures mises en place à compter du 1er juillet 2021 sont avantageuses pour les usagers, y compris ceux des couronnes, puisque seuls les titres plus dispendieux sont retirés cette année », a déclaré M. Benoît Gendron, directeur général de l’ARTM.

Rappelons enfin que les titres « Tous modes » correspondant aux zones A et B couvrant les agglomérations de Montréal et de Longueuil ainsi que la Ville de Laval seront, quant à eux, déployés lors de la 2e phase qui débutera en juillet 2022.

FAITS SAILLANTS DE LA PHASE 1

  • Déploiement dans les zones C et D (ajout des titres mensuels et unitaires « Tous modes » des zones C et D et des titres multizones ABC et ABCD) tout en maintenant les titres existants dont les tarifs sont inférieurs aux nouveaux titres.
  • Retrait instantané de 153 titres (zones C et D) dont les tarifs sont supérieurs aux nouveaux titres.
  • Harmonisation des rabais de 40 % aux étudiants à temps plein âgés de 18 ans et plus.
  • Gratuité aux enfants de 11 ans et moins accompagnés d’une personne âgée de 14 ans et plus qui en assume la surveillance et qui a acquitté son droit de passage (maximum 5 enfants).
  • Basculement de la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville de la zone 5 à la zone 3 actuelle en préparation de la mise en œuvre de la refonte tarifaire dans la nouvelle zone B en juillet 2022.
  • Indexation annuelle des titres de 2 % en moyenne, comme les années précédentes. Cette indexation ne touche toutefois pas les titres unitaires RTL, STL et STM qui demeurent à 3,50 $.
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Un nouveau titre « télétravailleur » dans les cartons de l’ARTM


PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Les quatre sociétés de transports collectifs du territoire métropolitain jugent qu’un titre adapté au télétravail est nécessaire pour assurer la fidélité des usagers.

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui finance tous les services de transports collectifs dans la grande région de Montréal, va proposer « dès que possible » un nouveau titre de transport « pour les travailleurs qui devront se déplacer de deux à trois jours par semaine », au lieu des cinq jours habituels.

Publié le 13 septembre 2021 à 5h00
BRUNO BISSON
LA PRESSE

Bien que sa forme, sa durée de validité ou son coût restent à définir à ce stade, ce nouveau titre « télétravailleur » est réclamé unanimement par les quatre sociétés de transports collectifs du territoire métropolitain (STM, STL, RTL et exo), au moment où des travailleurs commencent à revenir au bureau.

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Dans l’intervalle, précise un porte-parole de l’ARTM, Matthieu Rouy, « différents titres existants procurent une alternative au titre mensuel et donnent de la flexibilité aux usagers, comme le carnet multipassages, les titres illimités ou un forfait BIXI-OPUS ».

M. Rouy ajoute qu’en raison de la refonte tarifaire en cours, l’ARTM mènera une campagne d’information dont le message principal sera : « Nous avons le titre qu’il vous faut ; que vous soyez de retour physiquement à l’école ou au travail, à temps complet ou partiel, de nombreux titres existants conviennent à des besoins irréguliers. »

Les quatre transporteurs de la région de Montréal estiment quand même qu’avec la montée du télétravail, leurs usagers doivent pouvoir compter sur un titre adapté à leurs nouvelles habitudes de déplacement, et ce, à un prix suffisamment avantageux pour fidéliser la clientèle. Même si ce n’est désormais que pour deux ou trois jours par semaine, au lieu de cinq.

Pour la majorité de ces travailleurs, les titres de transport mensuels actuels, qui étaient de loin les plus utilisés partout dans la région métropolitaine avant la pandémie, n’ont plus l’attrait d’antan. Des usagers font déjà le calcul et remettent en question la pertinence des titres mensuels. Et les ventes sont en chute libre.

Tarifs inadaptés

Pour la directrice principale à la planification et au développement à la Société de transport de Laval (STL), Christine Gauvreau, « c’est clair qu’il faut qu’on réfléchisse à un titre qui inciterait les gens à continuer à se déplacer en transports collectifs malgré le télétravail. La structure tarifaire actuelle n’est pas adaptée au fait qu’on se déplace seulement deux ou trois fois par semaine pour le travail ».


PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Le nouveau titre pourrait convenir aux usagers qui utilisent le transport en commun deux ou trois jours par semaine.

« La réalité a simplement changé, note Luc Tremblay, directeur général de la Société de transport de Montréal (STM). Quand la Carte Autobus Métro [CAM] a été implantée dans les années 1980, ça a été un grand succès parce qu’en calculant le nombre de passages par rapport au coût mensuel, c’était très rentable. Maintenant, ça ne l’est plus. »

« Ce qu’il faut développer, ajoute-t-il, c’est un titre de transport qui va tenir compte des changements d’habitudes. »

Jusqu’à maintenant, dans les transports en commun, on faisait beaucoup de déplacements pendulaires, matin et soir. Il faut développer quelque chose qui va être mieux adapté à une réalité différente, qui risque de perdurer bien au-delà de la pandémie.

Luc Tremblay, directeur général de la Société de transport de Montréal

« On parle d’une perte de clientèle à long terme qui pourrait aller jusqu’à 15 % de l’achalandage habituel. À mon avis, ça va être plus que ça », croit son homologue du Réseau de transport de Longueuil (RTL), Michel Veilleux.

« Ça va peut-être nous prendre des années pour récupérer cet achalandage-là », déplore-t-il.

Une « urgence » pour exo

Personne peut-être n’est plus conscient de cet enjeu de tarification que Sylvain Yelle, directeur général d’exo. C’est ce réseau qui a été le plus durement frappé par la désertion en masse des tours de bureaux du centre-ville et la généralisation forcée du télétravail depuis mars 2020.


PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Les gens qui vont et reviennent du travail en transport collectif représentent plus de 70 % de la clientèle des trains d’exo.

La fréquentation des trains de banlieue s’est effondrée dès le début de la pandémie. Forcément : les cinq lignes du réseau sont entièrement orientées vers Montréal et son centre-ville. Encore aujourd’hui, la fréquentation reprend à peine, à 15 % de son niveau prépandémique.

Au moment où les travailleurs commencent à revenir au bureau, croit M. Yelle, la mise en circulation d’un nouveau titre de transport métropolitain plus compatible avec le télétravail et les nouvelles habitudes des usagers devient une urgence « pour [qu’on puisse] espérer avoir un impact significatif sur le retour des usagers dans nos trains et nos autobus ».

La pandémie a changé leurs besoins [des travailleurs]. Dans cette situation, si on n’a rien de mieux à offrir sur le plan tarifaire que la carte mensuelle actuelle, ça va devenir un frein à l’utilisation des transports collectifs.

Sylvain Yelle, directeur général d’exo

Les travailleurs, et en particulier les navetteurs qui vont et reviennent du travail en transports collectifs, représentent 70 % ou plus de la clientèle sur toutes les lignes de train d’exo. Cela monte à 81 % sur la ligne de Saint-Jérôme, et 94 % sur le train de Mont-Saint-Hilaire.

Ce sont aussi des travailleurs, navetteurs du matin et du soir, qui composent plus de 50 % de la clientèle sur la plupart des circuits d’autobus d’exo dans les couronnes.

Des ventes en chute libre

Les ventes de titres mensuels ou annuels ont longtemps été considérées comme l’unité de mesure de la fidélité des usagers envers leur service de transports collectifs. Or, si on se fie aux données des deux derniers mois, et même si les ventes d’été ne sont pas représentatives des périodes de pointe, elles sont en chute libre.

En juillet 2021, l’ARTM a enregistré des ventes de 183 150 titres mensuels, tous réseaux métropolitains confondus. C’est 54 % de moins que les ventes enregistrées à la même période, avant la pandémie, en 2019.

Le déclin est encore plus évident pour le mois d’août. On a enregistré seulement 145 408 ventes de titres mensuels. Une baisse de 64 % par rapport aux achats de titres équivalents, il y a deux ans.

Des dizaines de milliers d’utilisateurs réguliers des transports collectifs remettent ainsi en question la pertinence d’acheter un tel titre, étant donné l’incertitude entourant leur retour, ou non, dans les tours de bureaux et les édifices gouvernementaux de la métropole.

C’est encore plus évident pour les détenteurs de titres annuels. Ces titres, qui sont en fait des abonnements avec paiement préautorisé chaque mois, sont vraiment pour les utilisateurs les plus réguliers des transports collectifs. Ils sont particulièrement nombreux parmi les usagers de trains de banlieue.

En juillet 2019, l’ARTM comptait plus de 111 000 de ces fidèles usagers. En juillet dernier, il en restait un peu plus de 71 000, une baisse de 36 %. Et de ce nombre, ajoute l’ARTM, 44 455 (soit 62 %) sont temporairement inactifs, soit suspendus à la demande des usagers.

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On pourrait commencer par intégrer des titres unitaires qui couvrent la zone A-B (Montréal - Longueuil/Laval). Avec la tarification particulière du métro hors de l’Île, ça pénalise énormément les utilisateurs du RTL et STL qui doivent payer 7$ par aller vers Montréal (soit avec un titre ABC ou en achetant un billet STM et un billet RTL/STL), soit le même prix que les gens qui se trouvent plus loin en zone C. Un billet zones AB à 4-5$ me semblerait déjà plus raisonnable, et les gens pourraient s’en acheter en “lisière” de 10.

Il n’y pas non plus de passes quotidienne ou hebdomadaires pour les titres métropolitains.

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Je ne peux pas dire que je suis surpris vu que la quasi-totalité de l’offre de services d’Exo est concentrée sur l’heure de pointe. La fin de semaine, la ligne Saint-Jérôme n’offre aucun service au sud de la Concorde et la ligne Vaudreuil offre 3 départs par jour.

Pour le reste, je pense que la passe quotidienne devrait devenir un titre métropolitain au même titre que les titres soirée et week-end illimités.

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I still don’t get how they’ll do zone-based fares without exit fare gates (“tap out”). The honour system? ¯_(ツ)_/¯

You select the zones you want your ticket for and tough luck if you need to transfer out of your zone I guess

Yeah that’s what I mean, I guess it’s based on the honour system. If I don’t have the correct fare in my opus card and I hop on the REM at Pierrefonds-Roxboro to go to Du Quartier… it’s a metro; how would an inspector anywhere before Central (or eventually GFT or PSC) know I don’t have the correct fare? Likewise for the return, they can’t know I’m not getting off at Panama. Or will they try to check everybody’s ticket while crossing the bridge? It’s just rather a dumb system compared to using entry and exit gates to calculate fares and deduct accordingly.

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Exact, si tu utilises le REM uniquement. Sauf que si tu as un titre unitaire ou mensuel zone A, il te sera inutile rendu à Brossard pour le retour. Va falloir que tu achètes un billet à l’unité.

Je ne vois pas non plus comment ça va fonctionner autrement.

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Je pense qu’ils se basent sur l’idée que la plupart des utilisateurs voudront faire un transfer dans la “dernière “ zone traversée pendant leurs déplacements. Disons que je part de Montréal et je veux me rendre au carrefour Laval. Je pourrais essayer de frauder le système et just prendre un ticket en zone ‘A’ au lieu du ticket ‘AB’, mais une fois rendu à Montmorency, ce même ticket ne marcherait plus pour le bus en direction du carrefour parce que je suis hors zone. Bref, je pense que ce sera la même chose que pour la passe mensuelle de la STM et les stations de metro hors-île.

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L’ARTM avait dit l’année passée qu’ils installeraient un système Tap out dans les stations de métro hors de l’île de Montréal.

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Donc, avec mon Opus normale de Montréal, si je décide d’aller a Laval, je vais être pris dans la station à moins que j’achète un billet juste pur cette ride là… Ça va être un mess sérieusement, qui va penser de s’acheter un billet juste pour descendre, le tap-out c’est pas dans les habitudes de personnes dans la région de MTL, donc clairement que je vais devoir aller acheter un billet en plus juste pour sortir de la station…

Sérieusement, si on avait voulu enlever ce passe-droit, on mettrait le métro le même prix dans les banlieues…

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Merci

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