Publisac

Comme je crois que le publisac est un enjeu important qui mérite son propre fil, j’ai ouvert ce fil de discussion en espérant rapatrier tous les commentaires et articles sur le sujet.

Voici un article de La Presse d’aujourd’hui:

Arrêt de la distribution du Publisac Quel sort aux circulaires papier des épiceries ?

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Avec l’arrêt de la distribution du Publisac à Montréal en mai 2023, plusieurs grandes enseignes réfléchissent à l’avenir du cahier publicitaire imprimé.

Les circulaires en papier des épiceries sont-elles en péril ? Avec l’arrêt de la distribution du Publisac à Montréal en mai 2023, annoncé par la mairesse Valérie Plante, les grandes enseignes réfléchissent à l’avenir du cahier publicitaire imprimé. Bien que « vertueuse », la décision de cesser sa distribution est « moralement suspecte », voire « méprisante », soutient un expert en publicité.

Publié à 5h00

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Nathaëlle Morissette

Nathaëlle Morissette La Presse

Les Montréalais qui souhaitent continuer à recevoir les circulaires sur le pas de leur porte pourront en faire la demande en apposant un autocollant sur leur boîte aux lettres. L’incertitude entoure toutefois la fin de la distribution du sachet publicitaire, puisque Transcontinental, qui imprime et distribue le Publisac, souhaite le faire livrer par Postes Canada.

Le climat actuel oblige malgré tout les enseignes à poursuivre une réflexion déjà amorcée, assure-t-on, sur l’avenir du papier. Metro, par exemple, a cessé de distribuer sa circulaire dans certains « quartiers urbains », notamment dans Villeray, à Montréal, où La Presse a constaté que le cahier de la chaîne québécoise ne se trouve plus dans le Publisac depuis quelques semaines. Celui de Jean Coutu, enseigne du groupe Metro, y figure toujours.

« Il y a plusieurs secteurs et magasins où nous avons déjà cessé la distribution de la circulaire papier, particulièrement dans des milieux urbains, explique la porte-parole Geneviève Grégoire. Notre approche est centrée sur le client selon sa consultation numérique ou papier. »

Nous évaluerons toutes les options possibles, qui peuvent aller jusqu’à l’arrêt de distribution de la circulaire papier et son remplacement par d’autres moyens, à évaluer par secteur/marché et par bannière. Notre réflexion s’appliquera pour tous les secteurs du Québec au moment opportun.

Geneviève Grégoire, porte-parole de Metro

Maxi, qui a abandonné sa circulaire papier une première fois en 1996, puis dans une seconde tentative en mai 2020 pour finalement renouer, du moins en partie, avec un cahier publicitaire imprimé, affirme « déployer de nombreux efforts pour rediriger la clientèle » vers sa version numérique « sans avoir totalement abandonné la circulaire papier à ce point-ci ».

« Nous avons amorcé un virage en faveur de la circulaire électronique il y a plusieurs mois », rappelle Johanne Héroux, directrice principale, affaires corporatives et communication, de Loblaw (Maxi, Provigo). « Nous sommes encore à explorer différents scénarios en vue de déterminer quelle sera la façon la plus efficace de rejoindre les consommateurs montréalais suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. »

Du côté d’IGA, il a été plus difficile de savoir si une réflexion sur la pertinence du papier avait été amorcée. « Montréal est un marché important tout comme les autres régions du Québec, et la circulaire papier et numérique reste un outil recherché par nos consommateurs », a indiqué la porte-parole Anne-Hélène Lavoie.

Pari risqué, décision « méprisante »

Ainsi, pour le moment, aucune chaîne de supermarchés ne semble prête à annoncer ses couleurs sur cette épineuse question.

« Dans un monde idéal, vous voudriez que tous les compétiteurs cessent en même temps que vous », souligne Christian Desîlets, professeur de publicité à l’Université Laval, ajoutant dans la foulée que la circulaire représente un outil de visibilité important. « Je les comprends d’être embêtés parce que c’est une opération vertueuse qui va peut-être se faire aux dépens de gens moins fortunés et moins éduqués, qui ne sont pas à l’aise avec la consultation en ligne.

« Si vous êtes de la classe moyenne ou supérieure, vous pouvez applaudir à ça en disant : “voilà, il était temps, on sauve des forêts”. » La réalité est tout autre pour les consommateurs qui ont besoin d’étaler devant eux sur la table de la cuisine les différents cahiers afin de mieux pouvoir comparer les prix, rappelle-t-il.

Selon lui, cette décision de cesser la distribution du Publisac est « presque méprisante » pour une certaine tranche de la population.

De penser que ces gens-là vont naviguer avec grande aise dans les circulaires en ligne, c’est loin d’être évident. On n’a pas l’air d’avoir eu une considération pour ça.

Christian Desilets, professeur de publicité à l’Université Laval

« Surtout en ce moment, où les prix des aliments flambent, la capacité des consommateurs de pouvoir comparer et de pouvoir établir leur menu en fonction des spéciaux va clairement être handicapée. Socialement, c’est très douteux. »

Myriam Brouard, professeure de marketing à l’Université d’Ottawa, croit elle aussi qu’il y a un risque à courir en cessant l’impression de la circulaire. Non seulement parce que nombre de consommateurs seront bousculés dans leurs habitudes, mais également parce que les enseignes perdront de la visibilité pouvant ensuite se traduire par une baisse des ventes.

Consultation papier vs numérique

Par ailleurs, M. Desîlets soutient de son côté que si la version papier existe toujours, c’est que le jeu en vaut la chandelle pour les détaillants en alimentation. « Si les bannières n’ont pas supprimé les circulaires par elles-mêmes, c’est parce qu’elles estiment que c’est rentable pour elles. Donc que c’est très consulté et très utilisé. Ça leur coûte très cher, les circulaires. Elles investissent de grosses sommes là-dedans. »

Or, selon Metro, à la lumière des données obtenues par l’enseigne cette année, la consultation de la circulaire sur des plateformes numériques surpasse celle du papier.

« La circulaire papier demeure la plus consultée, mais l’écart se rétrécit, que quelques points ne séparant les deux formats selon nos études, précise pour sa part Johanne Héroux, de Loblaw. Les résultats varient en fonction de données démographiques. Par exemple, les 18-34 ans privilégient la version en ligne, de même que les gens de la région de Montréal. »

Chose certaine, à la lumière des données fournies, l’entreprise reebee qui permet de consulter en ligne ou en téléchargeant une application la majorité des circulaires des épiceries, des quincailleries et des pharmacies gagne en popularité au Québec. Le nombre d’utilisateurs enregistrés chaque mois a augmenté de 16 % pour les périodes allant de janvier à septembre 2022 par rapport aux mêmes mois en 2021. En moyenne, reeebee attire près de 865 000 utilisateurs québécois chaque mois. D’ici la fin de l’année, l’entreprise prévoit atteindre le million, notamment en raison du Vendredi fou et du Cyberlundi.

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Texte intégral

La mort annoncée de la presse locale

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

« La presse locale est et doit demeurer un élément central d’une saine démocratie », écrit Andrew Mulé.

Alors que, depuis plusieurs jours, tous se renvoient la balle à propos de l’abolition du Publisac, on oublie souvent que ce ne sont pas uniquement des circulaires qui sont distribuées de cette manière, mais aussi les journaux locaux. Or, sans un mode de distribution abordable et sans aide publique concrète, nous risquons d’assister à la disparition prochaine et définitive de la presse locale.

Publié le 29 septembre

Andrew Mulé

ANDREW MULÉPRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MÉTRO MÉDIA, ÉDITEUR DU JOURNAL MÉTRO ET DE 22 JOURNAUX LOCAUX À MONTRÉAL ET À QUÉBEC

Souvent considérés comme la principale source d’information pour des millions de Québécoises et de Québécois, les hebdos locaux tels que les journaux de quartier fournissent une vitrine indispensable aux évènements, commerçants et organismes de leur communauté, petits et grands. Sans eux, bien des communautés dans lesquelles nous vivons perdraient leur dynamisme et leur attrait.

Bien que l’abolition du Publisac soit prévue pour mai 2023, l’annonce de la Ville a eu un effet immédiat qui a pris tout le monde par surprise.

Le Publisac a été tellement démonisé au cours des derniers mois que par association, certains clients ne désirent plus annoncer chez nous, entraînant ainsi une importante baisse de revenus aussi subite qu’imprévue.

Comme la très grande majorité de nos journaux sont distribués par le Publisac, on peut aisément imaginer l’impact.

Pour remédier à cette situation, nous pourrions nous tourner vers Postes Canada, et c’est d’ailleurs ce que nous faisons dans le secteur Verdun–L’Île-des-Sœurs dans le cadre d’un projet pilote. Cette option est toutefois beaucoup plus coûteuse que le Publisac et nous estimons qu’un passage complet vers Postes Canada occasionnerait des coûts supplémentaires de près de 2,5 millions de dollars par année, ce qui est énorme pour une petite entreprise comme la nôtre.

Coûteuse migration vers le numérique

Une autre solution réside dans une transformation complète vers le numérique, et c’est ce que Métro Média envisage de faire à plus ou moins brève échéance. Toutefois, un tel projet est extrêmement coûteux et rempli d’embûches. La disparition de notre principal mode de distribution actuel arrive donc trop tôt. La baisse de revenus qui découle directement d’une décision sur laquelle nous n’avons aucun contrôle nous empêchera de réaliser cette transformation qui représente l’avenir de nos publications.

Encore à ce jour, nous saluons la décision de la Ville de Montréal de vouloir abolir le Publisac – une décision qui fait l’unanimité d’un point de vue environnemental. Or, la mairesse Valérie Plante avait alors aussi annoncé en avril dernier que la Ville de Montréal allait mettre en place une forme de compensation qui aiderait les hebdos locaux à trouver d’autres méthodes de distribution. Cette aide allait permettre aux médias locaux, comme les nôtres, de survivre le temps de migrer vers un nouveau modèle d’affaires davantage orienté vers le numérique. Presque six mois se sont écoulés et la première ébauche de ce à quoi cette aide financière pourrait ressembler se fait encore attendre, alors que le temps presse.

Nous sommes donc aujourd’hui des victimes collatérales d’une décision qui a du sens du point de vue environnemental, mais dont les effets pervers avaient été sous-évalués.

Les dommages sont déjà visibles et nous avons déjà pris des décisions difficiles. D’autres suivront si rien n’est rapidement fait. La situation est à ce point critique que le secteur de la presse locale a besoin d’aide dès maintenant. Que ce soit par les mesures promises par la Ville de Montréal ou par un effort de la part des autres odres de gouvernement, cette aide est absolument nécessaire pour permettre à la presse locale de survivre.

Certains diront que cette situation fait partie d’une inévitable transformation de notre société et que les journaux sont chose du passé. Permettez-moi d’être en désaccord avec eux. La presse locale est et doit demeurer un élément central d’une saine démocratie et doit continuer à être le reflet de nos communautés. Oui, nous devons adapter nos manières de faire et nous le faisons. Mais sans aide, nous n’allons pas y arriver. Je pose donc la question : pouvons-nous courir le risque de voir un large pan de notre précieuse démocratie s’effondrer sous nos yeux ? Personnellement, je ne le crois pas et j’espère ne pas être le seul.

Les journaux locaux sont fragiles. Autant le Publisac est une relique du passé, autant il faut s’assurer de transitionner ces journaux vers un modèle soutenable à long terme. Simplement “passer au web” n’est pas une solution facile quand les GAFAM qui se ramassent la totalité ou quasi-totalité des revenus pour le contenu en ligne, et que ces journaux ont une portée hyperlocale.

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La Ville de Montréal accorde 2 millions pour soutenir les journaux locaux

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

« Nous croyons qu’avec ce soutien financier de deux millions de dollars, nos journaux locaux imprimés auront une bouffée d’oxygène », a affirmé Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal.

La Ville de Montréal a annoncé un programme d’aide ponctuelle pour les journaux imprimés, doté d’un financement de 2 millions de dollars.

Publié à 11h47

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Marc Tison

Marc Tison La Presse

« Dès le 1er décembre 2022, les propriétaires de journaux locaux imprimés pourront déposer une demande de subventions pour chaque journal local produit et qui répond à quelques critères », a indiqué en point de presse Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Chaque journal qui répondra aux critères pourra recevoir une subvention non remboursable de 85 000 $.

« Un éditeur qui aurait plusieurs journaux locaux pourrait faire une demande par journal local », a précisé Luc Rabouin.

Pour être éligible à la subvention, l’éditeur doit être propriétaire ou occupant d’un immeuble situé dans l’agglomération montréalaise. Le journal local subventionné doit être distribué aux portes des résidants du territoire desservi. Il doit avoir un tirage d’au moins 3000 copies, être rédigé par au moins un journaliste de contenu, et être distribué au moins six fois par année « dans le but d’informer la population locale ».

« Nous croyons qu’avec ce soutien financier de deux millions de dollars, nos journaux locaux imprimés auront une bouffée d’oxygène, a affirmé Luc Rabouin. On sait que ça ne règle pas tous les problèmes, mais ça va leur donner de l’oxygène pour démarrer ou d’accélérer leur processus de transition vers des modèles d’affaires qui sont adaptés à la réalité d’aujourd’hui. »

Les problèmes auxquels il fait référence concernent notamment l’enjeu de la distribution au porte-à-porte des journaux locaux dans le Publisac.

Un règlement municipal adopté au printemps dernier stipule qu’à partir de mai 2023, la distribution des circulaires et autres publicités serait restreinte aux citoyens qui en exprimeront le désir. Transcontinental a fait savoir qu’elle ne pourrait poursuivre la distribution de son Publisac dans ces conditions. Postes Canada pourrait prendre la relève, mais à des tarifs plus élevés.

Avec cette annonce de subvention, la ville répond à une des trois recommandations du Comité aviseur sur les journaux locaux de la Ville de Montréal, dans son rapport rendu en janvier 2022.

Les deux autres demandaient la publication des avis publics et appels d’offres municipaux dans les journaux locaux et la création d’un cahier municipal d’informations civiques et commerciales qui serait glissé dans les journaux locaux.

« C’est la prochaine étape, c’est ce qui nous reste à faire, et on devrait, d’ici la fin de l’année, préciser nos plans là-dessus », a informé Luc Rabouin.

Andrew Mulé, président-directeur général de Metro Médias, publie 15 journaux locaux sur la vingtaine que la ville pense rejoindre avec ce programme.

« Je pense que c’est une belle première étape, a-t-il commenté. Ça montre vraiment leur bonne volonté de soutenir le journal local. » Cette subvention ne règle cependant pas son problème de distribution.

« Les coûts de Postes Canada restent quatre fois plus élevés que nos coûts actuels, dit-il. L’annonce d’aujourd’hui, c’est bon, mais il faut aussi regarder l’avenir. »

Un programme de publicité municipale dirigé vers les hebdos apporterait un soutien supplémentaire et à long terme, sans toutefois constituer l’unique solution.

« La question des journaux locaux est plus large que juste Montréal, a d’ailleurs reconnu Luc Rabouin. On espère aussi que les autres paliers de gouvernement vont prendre cette question-là sérieusement. »

« On a un nouveau ministre de la Culture et des Communications. On a bien hâte de pouvoir discuter avec lui. On a aussi commencé des représentations avec le gouvernement fédéral. On aimerait que le gouvernement puisse soutenir la distribution des journaux locaux avec un tarif préférentiel par Postes Canada. »

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Avec l’interdiction de distribution des Publi-Sacs, la Ville lance un programme pour aider les journaux locaux

Communiqué de la Ville

Programme d’aide aux journaux locaux imprimés | La Ville de Montréal investit 2 M$ pour soutenir la presse locale

21 octobre 2022

Montréal, le 21 octobre 2022 - Le responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Rabouin, annonce la mise sur pied d’un programme ponctuel d’aide financière pour soutenir les journaux locaux imprimés. Consciente des importants défis auxquels l’industrie fait face dans un contexte où une révision de ses modèles d’affaires s’impose, la Ville de Montréal investira 2 M$ pour accompagner les journaux locaux imprimés dans cette nécessaire transition. L’administration reconnaît et valorise l’apport et la diversité des journaux locaux dans la vie démocratique de la métropole. Par conséquent, chaque journal local qui répond aux critères d’admissibilité recevra une aide financière forfaitaire de 85 000 $.

En amont de l’adoption de la réglementation portant sur la distribution des articles publicitaires, un dialogue a été ouvert avec les différents partenaires de l’industrie des journaux locaux, qui a mené à la création d’un comité aviseur. Cela a permis de jeter les bases du programme dévoilé aujourd’hui.

Critères d’admissibilités

Les propriétaires de journaux locaux imprimés pourront, dès le 1er décembre 2022, déposer une demande de subvention pour chaque journal local qu’ils produisent et qui répond aux critères suivants:

  • être le propriétaire ou l’occupant d’un immeuble situé sur le territoire de l’agglomération;

  • produire un journal local distribué aux portes de résidences sur le territoire de l’agglomération;

  • ayant un tirage d’au moins 3 000 copies par édition;

  • proposant un contenu rédigé par au moins un journaliste;

  • destiné exclusivement à informer la population d’un ou de plusieurs quartiers, arrondissements ou municipalités de l’agglomération de Montréal;

  • dont les éditions sont publiées périodiquement au moins six fois par année.

  • être constituée depuis au moins 12 mois avant l’entrée en vigueur du Règlement.

« Les journaux locaux sont des pierres d’assises de la vie démocratique, communautaire et commerciale à l’échelle des quartiers. Mais il faut aussi reconnaître que le virage numérique a profondément transformé la façon dont on s’informe. Cette transformation force l’industrie à revoir ses opérations et ses modèles d’affaires afin de trouver l’équilibre entre le numérique et l’imprimé. Le règlement sur la distribution d’articles publicitaires, qui est nécessaire d’un point de vue environnemental, a aussi un impact sur le mode de distribution de certains journaux. C’est en réponse à cette situation et aux recommandations du comité aviseur sur les journaux locaux que ce programme de soutien a été développé », a déclaré le responsable du développement économique au comité exécutif, Luc Rabouin.

L’investissement de la Ville de Montréal dans cette mesure économique est réalisé en vertu de l’entente Réflexe Montréal de 150 M$ intervenue avec le gouvernement du Québec.

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