J’ai vraiment aimé ce documentaire et je vais suivre la série. D’abord pour toutes les informations qui sont diffusées sur la complexité des installations portuaires. Aussi pour le côté humain fort sympathique que les auteurs font ressortir dans les opérations au quotidien. Donc un regard détaillé sur une industrie souvent méconnue, mais dont l’importance est considérable dans l’économie de Montréal, sans oublier son histoire qui a fait de la métropole ce qu’elle est aujourd’hui.
le 2e épisode est sur YouTube
Au cœur du port - épisode 2 | Contre-la-montre
En pleine nuit, un navire chargé de plus de 1 500 conteneurs accoste à Montréal. S’enclenche alors un ballet millimétré où débardeurs et agents frontaliers travaillent contre la montre pour décharger et recharger le navire le plus vite possible.
Plus de séries documentaires: Séries documentaires d'ici - Télé-QuébecÀ PROPOS
Le port de Montréal est à la fois un lieu mythique et méconnu. Opérationnel 24 heures sur 24, 365 jours par année, il représente un géant silencieux de notre économie, par lequel transitent chaque jour près de 400 millions de dollars en marchandises. Le port de Montréal fait partie du quotidien de tous les Québécois… sans qu’ils s’en rendent vraiment compte. Mais le port, c’est aussi un milieu de vie où évoluent des travailleuses et travailleurs passionnés, aux horaires atypiques et aux métiers souvent méconnus. C’est une grande organisation tissée serrée, où chacun se connaît et où le travail de tous est intimement interrelié. Cet écosystème complexe permet à des produits venus des quatre coins du monde de voyager jusqu’aux communautés côtières les plus reculées du Québec.À travers nos personnages clés, nous découvrons un univers en constante effervescence, où l’efficacité et la sécurité se livrent une bataille de tous les instants. Face aux grands défis des échanges commerciaux internationaux, le Port de Montréal doit se montrer toujours plus performant et agile, tout en poursuivant son expansion. Le flux incessant de conteneurs rend d’autant plus difficile la détection des cargaisons illicites, qu’il s’agisse d’importation de drogue ou d’exportation de véhicules volés. Le port se trouve également aux premières loges des fluctuations économiques mondiales, particulièrement marquées par la guerre tarifaire initiée par les voisins américains en 2025.
Les épisodes 3 et 4 sont sur YouTube
Au cœur du port - épisode 3 | Explosions festives
Rituel estival montréalais, les feux d’artifice de La Ronde mobilisent les équipes du port de Montréal. Du transport des explosifs à l’évacuation des quais, une vaste opération de sécurité se déploie pour permettre des festivités sécuritaires.
Au cœur du port - épisode 4 | Maintenir le cap
Le jour où le Port de Montréal mène des consultations publiques avec les citoyens de Contrecoeur et de Verchères, un navire s’échoue… à Verchères. En parallèle, le navire Voyageur 2 de CTMA quitte Montréal pour ravitailler les Îles-de-la-Madeleine.
Encore un excellent documentaire où on apprend toute la logistique reliée aux feux d’artifice au Port de Montréal. Une opération complexe surprenante qui montre en même temps le côté social du port et ses efforts en vue du bien-être et de la sécurité de la population lors de ces événements ultra populaires.
Épisode 6
Au cœur du port - épisode 6 | Avant les glaces
Les travaux d’agrandissement à Contrecoeur débutent doucement. À Bécancour, nous embarquons sur un navire de NEAS en route vers l’Arctique, suivons le déchargement à Kuujjuaq, puis revenons à Montréal pour la dernière opération de dragage de l’année.
Dans les annonces inattendues d’un vendredi PM
Dans la Presse
La PDG du Port de Montréal congédiée
Les vagues sont de plus en plus fortes au Port de Montréal. Après avoir vu l’architecte du projet d’expansion à Contrecœur – qui en est à ses balbutiements – quitter le navire le mois dernier, la présidente-directrice générale Julie Gascon vient d’être écartée de ses fonctions.
Les raisons du départ de la capitaine de l’Administration portuaire de Montréal (APM) n’ont pas été précisées, vendredi, en fin de journée, mais cette dernière n’est déjà plus en poste. Selon nos informations, c’est le conseil d’administration de l’agence fédérale qui a opté pour un changement aux commandes. Il ne s’agit donc pas de la décision de Mme Gascon.
« L’organisation se trouve dans d’excellentes conditions pour réaliser sa mission et contribuer à la compétitivité du Canada sur les marchés mondiaux », a indiqué la présidente du conseil d’administration de l’APM, Nathalie Pilon, dans un communiqué.
Julie Gascon quitte le port après à peine plus de deux ans en poste. Au cours d’une entrevue avec La Presse, en janvier dernier, la gestionnaire ne donnait pas l’impression de quelqu’un qui songeait à quitter ses fonctions.
Il ne semble pas y avoir de plans pour remplacer Julie Gascon à court terme à l’APM. C’est un comité des membres du C.A. qui doit prendre la relève à court terme.
[…]
Dans la Presse
Hécatombe au Port de Montréal | Le responsable des finances plie bagage
L’hémorragie se poursuit au Port de Montréal, aux balbutiements de son expansion. C’est au tour du responsable des finances – le numéro deux de l’organisation – de plier bagage, une semaine après le congédiement de la PDG, a appris La Presse.
En poste depuis seulement 18 mois, Alban Fournier quitte déjà l’Administration portuaire de Montréal (APM) parce qu’il a accepté un emploi ailleurs. Son départ doit être annoncé à l’interne ce lundi.
« Nous remercions Alban pour sa contribution, notamment pour l’entente qui vient d’être conclue avec la Banque de l’infrastructure du Canada, et lui souhaitons le meilleur dans la suite de sa carrière », a indiqué la porte-parole de l’agence fédérale, Renée Larouche, dans une déclaration transmise à La Presse.
N’empêche, c’est un troisième départ d’envergure à l’APM. En plus d’écarter la présidente Julie Gascon le 3 avril dernier, l’organisation avait perdu l’architecte du projet d’expansion à Contrecœur, Paul Bird, en mars dernier. Ce dernier avait décidé de se joindre à Alto, société fédérale responsable du train à grande vitesse entre Québec et Toronto.
[…]
Exode au Port de Montréal Les ex-dirigeants appelés par un comité fédéral
L’exode des dirigeants au Port de Montréal, qui se prépare à s’endetter à des niveaux inédits pour financer son expansion, fait des vagues jusqu’à Ottawa. Un comité parlementaire veut entendre l’ex-dirigeante Julie Gascon – éjectée de son poste – et deux autres anciens vice-présidents pour faire la lumière sur ce qui a les allures d’une « crise ».
Cette initiative émane du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités, formé d’élus du Parti libéral du Canada, du Parti conservateur, du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique. La motion du député bloquiste Xavier Barsalou-Duval a été adoptée à l’unanimité, lundi.
« J’ai eu la surprise de voir que c’était au tour du responsable des finances de quitter [l’Administration portuaire de Montréal (APM)] et je trouvais que c’était la goutte qui faisait déborder le vase, a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique. Cela est préoccupant. »
Comme La Presse l’a révélé, l’agence fédérale a confirmé la démission de son responsable des finances, Alban Fournier1. En poste depuis seulement 18 mois, il ira occuper les mêmes fonctions chez le producteur montréalais de semi-conducteurs spécialisés et de matériaux de haute performance 5N Plus.
L’annonce survient à peine une semaine après le départ inopiné de la présidente-directrice générale Julie Gascon et celui de Paul Bird, l’architecte du projet d’expansion à Contrecœur, annoncé en mars dernier.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
L’architecte de l’expansion à Contrecœur, Paul Bird, et l’ancienne présidente-directrice générale Julie Gascon ont quitté l’Administration portuaire de Montréal.
« On parle des trois principaux dirigeants de l’organisation, s’inquiète M. Barsalou-Duval. Cela donne l’impression qu’il y a une crise à l’interne. On se pose la question : qui pilote cela ? »
Dans l’immédiat, c’est un groupe d’administrateurs de l’APM, dirigé par la présidente du conseil d’administration, Nathalie Pilon, qui prend la relève. On ignore pour combien de temps.
Drôle de moment
La suite
Tout cela survient à un moment délicat pour le port de Montréal.
Son expansion, un projet de 2,3 milliards qui doit lui permettre d’accroître sa capacité d’environ 60 %, vient de commencer. Malgré des volumes qui stagnent depuis une décennie, l’APM prévoit néanmoins emprunter près de 1,5 milliard pour financer ses ambitions.
De passage sur le chantier à Contrecœur, le premier ministre Mark Carney a confirmé que l’Administration pourrait emprunter 1,16 milliard à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), une société fédérale. Ottawa et Québec prévoient aussi offrir 150 millions et 130 millions, respectivement.
« C’est important de savoir ce qui se passe au Port parce que c’est quand même inquiétant de voir un mégaprojet où les capitaines quittent de la sorte, souligne M. Barsalou-Duval. On ne veut pas d’un autre Northvolt. »
Pour la petite histoire, Northvolt devait incarner le fer de lance de la filière québécoise des batteries. Les promesses ne se sont toutefois jamais concrétisées et le complexe de cellules de batteries de 7 milliards n’est jamais sorti de terre.
L’invitation transmise à Mme Gascon et MM. Bird et Fournier n’est pas contraignante. Les principaux intéressés ont le loisir de la décliner. Compte tenu des sommes en jeu et des nombreuses questions sans réponse, M. Barsalou-Duval estime que l’invitation est une « première étape ». On comprend que d’autres outils sont à la disposition du comité.
Un important test
Le député du Bloc n’est pas le seul à se préoccuper de l’hémorragie à l’APM.
« Perdre une présidente-directrice générale et un chef des finances en même temps, c’est une rude épreuve pour toute organisation », a souligné à La Presse le directeur de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), François Dauphin.
Selon l’expert, un important « test de crédibilité » attend Mme Pilon et le reste du C.A. – le groupe qui avait embauché Julie Gascon.
En comptant le financement de la BIC, des ordres de gouvernement et la contribution du Port lui-même, il manque toujours 660 millions pour boucler le montage financier de l’expansion.
L’APM doit aussi sceller son entente avec DP World – un partenaire de La Caisse, le bas de laine des Québécois –, identifié comme l’exploitant du futur terminal portuaire.
Il s’agit d’un maillon majeur du projet qui tarde à se matérialiser. On ignore toujours combien DP World, qui exploite des installations dans quatre ports en Colombie-Britannique, ainsi qu’à Saint John, au Nouveau-Brunswick, mettra sur la table.
1. Lisez l’article « Le responsable des finances plie bagage »
En savoir plus
- 1,15 million
Nombre de conteneurs « équivalent vingt pieds » qui pourront annuellement être manipulés au terminal de Contrecœur
source : administration portuaire de Montréal
2030
Année prévue de la mise en service du terminal portuaire de Contrecœur
source : ADMINISTRATION PORTUAIRE DE MONTRÉAL
Exode à la direction Surprise, le Port encensé par l’agence de crédit S&P

PHOTO CHRISTOPHER KATSAROV, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
S&P redresse la cote de crédit de l’Administration portuaire de Montréal, si l’on peut dire, en effaçant la perspective négative qui y était accolée depuis janvier 2025 pour la ramener à stable. Le port – société d’État fédérale – a une excellente cote de AA.
Je m’apprêtais à descendre en flammes l’administration du port de Montréal au vu des mauvaises nouvelles entourant cet organe vital de l’économie canadienne.
En plein développement d’un projet majeur – l’expansion du port à Contrecœur –, l’Administration portuaire de Montréal (APM) vient de perdre coup sur coup ses trois principaux cadres supérieurs.
La PDG, Julie Gascon, a été remerciée par le conseil d’administration de la société d’État fédérale. Le vice-président du projet, Paul Bird, part pour rejoindre Alto et son projet de TGV. Et on vient d’apprendre que le chef des finances, Alban Fournier, fera ses valises à la fin d’avril pour se joindre à la firme de semi-conducteurs 5N Plus, inscrite en Bourse.
Ce n’est pas tout. En fouillant, je constate que trois autres des sept premiers cadres de l’APM avaient aussi quitté le bateau entre septembre 2024 et avril 20251. Leur départ est survenu quelque temps après que Le Journal de Montréal eut révélé les dépenses discutables de certains cadres pour des repas au restaurant et des hôtels.
N’est-ce pas préoccupant, surtout dans le contexte où le gouvernement fédéral vient d’accorder un financement de 1,16 milliard de dollars à l’APM pour le projet Contrecœur, par le truchement de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) ?
Des éloges de S&P
Je m’apprêtais à descendre en flammes l’APM, donc, avant de lire le tout nouveau rapport de l’agence de notation de crédit S&P, publié mercredi en matinée.
Le rapport est très positif. D’abord, S&P redresse la cote de crédit de l’APM, si l’on peut dire, en effaçant la perspective négative qui y était accolée depuis janvier 2025 pour la ramener à stable. Le port – société d’État fédérale – a une excellente cote de AA.
L’une des raisons ? L’amélioration notable des liquidités de l’entreprise qu’apporte le nouveau financement de la BIC.
(…)
Pas de malversations derrière les départs à la direction, assure le Port de Montréal
Malgré les départs surprises de la PDG et de deux hauts dirigeants de l’Administration portuaire de Montréal (APM), « il ne s’agit aucunement de questions de malversation ou de mauvaise gestion des fonds publics », a assuré la présidente du conseil d’administration d’APM, Nathalie Pilon, lors de la présentation des résultats financiers annuels du Port de Montréal.
Impossible d’en savoir plus toutefois sur ce départ inattendu de la PDG, Julie Gascon, ainsi que du chef des Finances et du responsable de l’expansion du port à Contrecœur, APM se retranchant derrière une entente contractuelle entre les parties.
En conférence de presse, Mme Pilon a plutôt souligné que chaque individu prend des décisions en fonction des opportunités qu’il a et a assuré qu’il ne s’agissait aucunement d’une demande venue d’Ottawa ou de DP World Canada, futur exploitant du site de Contrecœur. Le remplacement de l’ancienne PDG pourrait prendre entre quatre et six mois, mais on espère que ce sera plus rapide, souligne la présidente du conseil d’administration.
Le temps presse, car l’année 2026 s’annonce chargée.
En effet, APM doit notamment conclure d’ici la fin de l’année une entente avec son partenaire investisseur (DP World Canada, détenu à 45 % par La Caisse) qui doit aussi exploiter le site de Contrecœur une fois que celui-ci sera agrandi.
Les installations actuelles du terminal de Contrecœur, sur le fleuve Saint-Laurent, à une cinquantaine de kilomètres en aval de Montréal.
Photo : The Canadian Press / Christopher Katsarov
Le projet, actuellement estimé à 2,3 milliards $, fait l’objet de prêts gouvernementaux de plus de 1,4 milliard $, mais on ne connaît toujours pas la part des sommes investies par les partenaires du Port de Montréal.
Le projet fait par ailleurs l’objet d’une certaine opposition de la part des groupes écologistes, qui affirment, étude à l’appui, que l’activité portuaire actuelle à Montréal ne justifie pas de sacrifier le poisson chevalier cuivré en agrandissant le terminal de Contrecœur.Dans l’attente d’une entente finale
De plus gros navires à Montréal?
Plus de détails
Selon le bilan financier de l’année 2025 dévoilé aujourd’hui, 12,3 millions de tonnes de marchandises placées dans des conteneurs sont passées par le Port de Montréal. Il s’agit du moins bon score des dix dernières années. Le vrac liquide (-1,6 %), le vrac solide (-6,4 %) et les croisières (-2 %) sont aussi à la baisse par rapport à 2024.
L’administration portuaire affirme de son côté que la volonté d’Ottawa de trouver de nouveaux partenaires commerciaux, et de rapatrier quelque 600 000 conteneurs de produits canadiens qui transitent actuellement par les ports américains, justifie l’expansion du site de Contrecœur.
À ce sujet, APM a fait le point sur l’état d’avancement des travaux sur le site proche de la ville de Sorel. Depuis l’obtention des dernières autorisations en janvier, les opérations de construction du quai devraient débuter en août. Le dragage du lit du fleuve est prévu pour 2027.
Quant au gros des travaux terrestres pour l’aménagement du terminal, il dépend de la signature de l’entente finale avec DP World Canada. En attendant, les travaux d’ingénierie se poursuivent ainsi que ceux concernant notamment les accès au site.
De plus gros navires à Montréal?
Un porte-conteneurs au Port de Montréal, le 11 septembre 2025. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Par ailleurs, l’Administration portuaire de Montréal a indiqué jeudi qu’elle allait bientôt effectuer un projet pilote pour évaluer les conditions nécessaires qui permettraient au Port de Montréal d’accueillir de plus gros bateaux.
Ceux-ci pourraient faire jusqu’à 310 mètres de long, soit une dizaine de mètres de plus que ceux actuellement autorisés à accoster à Montréal.
Nos fondations sont solides et nos structures sont robustes, affirme APM, qui se félicite du rehaussement de sa cote de crédit par Standard & Poor’s en avril 2026. Selon l’Administration portuaire, cela montre la solidité de notre modèle d’affaires.
Dans la dernière année, elle a dégagé un bénéfice net de 24,2 millions $ et des revenus d’exploitation de 155,4 millions $.
À Zone Économie
Départs de hauts dirigeants : le Port de Montréal tente de se faire rassurant | Zone économie
Le Port de Montréal a connu des mois mouvementés avec le départ de trois figures importantes, notamment la PDG Julie Gascon.
Avec le projet de Contrecœur, « on entre dans un nouveau cycle », dit Julien Baudry, vice-président aux communications à l’Administration portuaire de Montréal à Zone économie.

