Alcool au volant Le député François Tremblay exclu de la CAQ
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François Tremblay
(Québec) Le député François Tremblay, arrêté cette semaine pour alcool au volant, sera finalement exclu du caucus caquiste. La décision a été prise « d’un commun accord » pour la durée des procédures judiciaires, a confirmé le whip vendredi.
Résumé
« À la suite de discussions avec le député de Dubuc, M. François Tremblay, il a été convenu, d’un commun accord, qu’il se retire du caucus de la Coalition avenir Québec pour la durée des procédures judiciaires. Aucune autre déclaration ne sera faite à ce stade-ci », a fait valoir le whip en chef du gouvernement, François Jacques, dans un communiqué transmis vendredi.
M. Tremblay siégera comme député indépendant.
François Tremblay a été interpellé par les policiers du Service de police de Saguenay vers 1 h 25 dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l’arrondissement La Baie. L’élu de Dubuc, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a échoué à l’alcootest avec « près du double » de la limite permise d’alcool dans le sang. Le taux d’alcool légal pour conduire doit être inférieur à 0,08 g/100 ml de sang.
Un véhicule s’est enfoncé dans un banc de neige après avoir eu un « léger contact » avec un objet sur la voie, a expliqué jeudi le porte-parole Hervé Berghella. Les images diffusées par Radio-Canada montrent que le véhicule a percuté une clôture, près d’une voie ferrée.
Jeudi, M. Jacques qualifiait l’affaire de « situation très sérieuse ». Or, il disait vouloir « prendre le temps de recueillir l’ensemble des faits avant de poser quelque geste que ce soit ».
Radio-Canada Saguenay–Lac-Saint-Jean révélait par ailleurs vendredi que M. Tremblay a déjà été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies par le passé.
Ancien conseiller municipal, François Tremblay a été élu dans Dubuc sous la bannière de la CAQ en 2018, puis en 2022. Il est adjoint parlementaire du ministre responsable des Infrastructures, Benoit Charette.
Lors de sa première course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard voulait se faire connaître. Cette fois-ci, il veut s’imposer. Pour son deuxième essai, l’aspirant chef se révèle plus assumé et incisif.
Diplômé en pharmacie, il gravit les échelons jusqu’à la vice-présidence d’Uniprix, dont il devient le visage public à la télévision. On le voit faire des chroniques sur les médicaments à Deux filles le matin.
Pendant ce temps, il multiplie les engagements sociaux, siège à des conseils d’administration (Festival de Lanaudière, Festival TransAmériques). « J’ai beaucoup d’amis insoupçonnés dans le milieu de l’aménagement urbain et de la lutte contre les changements climatiques. Même dans les milieux syndicaux », signale-t-il aussi au passage.
Après son ascension chez Uniprix, il travaille brièvement à la firme de relations publiques National, avant de prendre la tête de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
À l’époque où il dirige la Fédération, Charles Milliard s’inscrit dans un courant plus soucieux de l’environnement en adhérant à la cause de la lutte contre l’étalement urbain. « Ça prend du courage pour dire “C’est assez ! On remet le compteur à zéro” », avance-t-il en entrevue avec Le Devoir en 2022.
En 2024, il lance sa campagne aux côtés de son conjoint. Advenant son élection, il ne serait pas le premier chef de parti ouvertement homosexuel au Québec, mais ce serait une première au PLQ.
Déjà l’utilisation de l’expression “fardeau fiscal” est profondément orientée et manipulatoire.
Si on avait pas de “fardeau fiscal”, notre santé nous coûteraient collectivement 30% plus chère, comme aux USA, et n’offeiraient des soins qu’aux plus nantis.
Mais je ne suis pas surpris de lire ça dans la presse.
Au lieu de comparer d’un extrême à l’autre, on peut aussi s’inspirer de certains aspects d’autres provinces qui ont un meilleur accès aux soins de santé.
Pour le terme de fardeau fiscal, quel serait le terme de remplacement?
L’état du système de santé ne se réduit pas à un ensemble de statistiques. Ce n’est pas juste qu’une question du nombre de consultations que les médecins font. Je suis assez d’accord avec la médecin interrogée, un suivi de qualité peu prendre du temps et cela affecte le nombre total de patients qu’un médecin peut voir. Malheureusement, on a pas assez de médecins pour offrir ce niveau de service, c’est ça le vrai problème.
De plus, le Québec est en moyenne plus âgée que l’Ontario, et avec le vieillissement de la population, c’est normal et attendu que notre système de santé nous coûte de plus en plus chère.
Tu trouves sincèrement que l’expression fardeau fiscal n’est pas biaisé ?
Fardeau :
Charge pesante qu’il faut lever ou transporter : Porter un lourd fardeau sur ses épaules.
Ce qui est dur à supporter ; épreuve : Les impôts sont un lourd fardeau.
Les journalistes ont pour mission d’informer, pas de faire de la propagande libérale et anti état. Le terme objectif c’est l’impôt, on peut parler de niveau d’imposition.
Je suis d’accord avec toi que les soins de santé représentent bien plus que des chiffres. Je suis (malheureusement) témoin de la réalité terrain en raison de mon handicap.
Je suis d’accord qu’en raison de la pyramide démographique que les coûts augmentent proportionnellement. Là où j’ai du mal, c’est surtout au niveau des attentes par rapport au niveau de services. Je trouve ça abberrant qu’on accepte collectivvement d’être aussi mal servis. Quand j’étais plus jeune, je me faisais dire que je devais me compter chanceux de pouvoir accéder à certains endroits/services, même en raison de mon fauteuil roulant.
Or, les services ne sont pas “gratuits”. Ultimement, j’ai l’impression que la population est traitée comme si elle ne payait pas pour des services.
Pour le fardeau, c’est surtout un manque d’alternatives. Il y a une obligation de payer pour des services, qu’ils soient bons ou mauvais. C’est là où je perçois cette notion de fardeau.
Je suis d’accord que je trouve que le niveau de service est déplorable. Je fais partie des 78% des québécois avec un médecin de famille, et pourtant, cela fait plus de 3 ans que je n’ai pas été capable de le voir pour un suivi.
Notre système de santé est en déliquescence, et ce n’est pas en réduisant son financement que l’on va s’en sortir. Au contraire, c’est en augmentant le taux d’imposition, notamment des entreprises alors que celui ci est à un plancher historique (J’aime à rappeler que nous vivons dans un paradis fiscal …) que nous allons pouvoir enfin offrir les services dont nous avons besoin.
Pour le financement, on peut aussi se pencher sur l’exécution des décisions. Rien qu’à voir le coût des maisons des aînés par exemple, on peut encore là se douter que les fonds ne sont pas utilisés de façon optimale.
Je ne connais personne qui accepterait de payer aussi cher de leurs poches pour habiter dans de tels logements, mais lorsque c’est l’état qui paie, ça passe comme si c’était normal.
C’est un argument conservateur classique que vous reprenez: l’État serait intrinsèquement un mauvais gestionnaire.
Plutôt, je pense que la gestion des fonds publics doit être scrutée (allô La presse) et améliorée en continu, tandis que les généralisations de nature “bonne nouvelle” de la sorte ne font que miner les projets collectifs et favoriser les politiques de baisse indiscriminée d’impôts. Le système démocratique doit évoluer aussi pour permettre une meilleure gestion des fonds publics.
Perso, je suis convaincu par les études qui associent bonheur et richesse individuelle à la richesse collective. On peut s’étendre longtemps là-dessus, et ce n’est pas pour rien qu’on a des partis politiques divergents sur le sujet. Finalement, ça devient une question d’affinité et de philosophie politique.
Pour revenir au sujet: La presse nous informe, sans nuances, que payer moins d’impôt collectivement est une bonne nouvelle. C’est irresponsable et contredit des articles avec références scientifiques qu’elle a elle-même publiés précédemment.
On peut dire: Bonne nouvelle: les aînés paieront moins d’impôt afin de préserver leur pouvoir d’achat. Bonne nouvelle: le programme des maisons des aînés sera remplacé par un programme en partenariat privé moins coûteux. Bonne nouvelle : les québécois paient moins d’impôts malgré une amélioration des services et des finances publiques.
D’ici là, on se garde une petite gêne d’annoncer une bonne nouvelle quant la gestion des finances et des services publics est à un creux historique.
L’article parle du fardeau fiscal, dont la grande partie vient du taux d’impôt moyen.
Le problème au Québec avec l’Ontario est que le salaire moyen est plus bas ici que chez nos voisins. Ça veut dire que pour un fardeau (taux d’impôt et taxes) égal, l’Ontario reçoit beaucoup d’argent per capita qu’ils peuvent réinvestir dans les services publics et infrastructures.
La péréquation est en place pour réduire cette différence jusqu’à un certain point. Il faut aussi prendre en compte les revenus des entreprises ressources naturelles et les services reçus.
Merci du complément. Cette différence rend les comparaisons à la pièce encore plus mal avisée. Alors que les études sur les tendances mondiales peuvent être plus intéressants car elles diluent les spécificités locales.
Le nombre de députés indépendants a explosé à Québec. Le contingent compte 10 élus. C’est plus que le Parti québécois. Il faut profiter de ce moment « inusité » pour revoir les règles de l’Assemblée nationale et leur accorder plus de moyens, selon cinq d’entre eux.
Mario Roy refuse de laisser le champ libre à Charles Milliard. L’agriculteur a confirmé mardi, dans son fief de Saint-Jules, en Beauce, qu’à moins qu’il en soit empêché, il sera bel et bien sur les rangs pour succéder à Pablo Rodriguez à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), malgré le faible score qu’il a obtenu au terme de la course précédente.
« Si j’avais été convaincu que Milliard était l’homme de la situation, je ne serais pas ici », a-t-il déclaré, devant les journalistes locaux et nationaux qui s’étaient déplacés au centre multifonctionnel de la paroisse de 552 âmes, en début d’après-midi.
M. Roy, dont les intentions étaient déjà connues, avait surtout convoqué la presse mardi afin de lancer un appel aux contributions pour lui permettre, comme l’a exigé le PLQ, de déposer 15 000 $ en dons d’ici le 13 février, mais aussi pour l’aider à rembourser la dette de campagne de 18 000 $ qu’il traîne depuis l’an dernier.
Malgré ses dettes et le scepticisme entourant ses chances de succès, le Beauceron Mario Roy a confirmé mardi qu’il tentait de nouveau sa chance pour devenir chef du Parti libéral du Québec (PLQ), entre autres parce que Charles Milliard n’est pas assez fédéraliste à ses yeux.
Le candidat beauceron trouve « dérangeant » que Charles Milliard se dise nationaliste. Le PLQ, dit-il, a besoin d’un « fédéraliste convaincu » pour « protéger la souveraineté canadienne ».
Devant un petit groupe de journalistes réunis dans la salle paroissiale de la petite municipalité de Saint-Jules, il a dit avoir tiré ses conclusions après avoir consulté la définition du nationalisme dans le dictionnaire.
« Dans le dictionnaire, c’est clairement défini comme un mouvement qui prône la création d’une nation et c’est inscrit “souverainiste”, “séparatisme”. »
Lors de la dernière course à la chefferie, M. Roy avait récolté 0,8 % des votes. Charles Milliard s’était quant à lui valu la seconde place derrière Pablo Rodriguez.
Le redécoupage est acté en vue du scrutin de l’automne prochain. Les nouvelles délimitations de circonscriptions ont été publiées dans la Gazette officielle de mercredi. Et elles confirment que la Gaspésie et l’île de Montréal perdront toutes deux un comté au profit des Laurentides et du Centre-du-Québec.
La nouvelle carte a été établie par la Commission de la représentation électorale (CRÉ) malgré que le gouvernement Legault ait déposé, fin décembre, une demande d’autorisation à la Cour suprême du Canada dans le but de conserver les circonscriptions actuelles en vue du prochain scrutin.
Le résultat, au final, est conforme, à quelques exceptions près, à la proposition qui figurait dans le second rapport de la CRÉ, déposé le 2 décembre dernier à l’Assemblée nationale.
À Montréal, le redécoupage confirme aussi la disparition d’une circonscription dans l’est de l’île. Anjou–Louis-Riel, LaFontaine et Pointe-aux-Trembles deviennent Anjou-LaFontaine et Pointe-aux-Prairies.