Politique provinciale

Ouais. La civilisation change constamment, je suppose. Ouais, les années 80-90 étaient remplies de tension entre le gouvernment canadien féderal et les citoyens québécois. Je dirais que les parties de l’opinion public n’ont pas changé nécessairement, mais leurs habitudes de vote sont plus fluides en matière des partis qu’ils soutinennent/cautionnent. Un contraste aux États-Unis, les partis sont spontanés, et, comme résultat, plus vulnérables. Je regarde le gouvernement canadien chaque journée en utilisant les émissions de Radio-Canada (je soupçonne que tu le fasses aussi), et les opinions du Parti Libéral sont fragiles. Pourquoi est-ce qu’il y a beaucoup de changement (ironiquement la phrase utilisée par M. Carney quand il a fait sa campagne) ? La pression imposée par les tarifs est grandiose. Le Canada possède une forte dépendance vers Trump, qui a l’avantage; le pays est le Grand Exportateur. Et les fractures linguistiques exposent une instabilité au centre du Canada–l’unification des Canadiens et Canadiennes.

En ce qui concerne l’intersection entre l’identité (plus clair que l’indépendance) et les positions sur les enjeux, je suis totalement convaincu que le Québec se voit comme différent, qui galvanise les manifestations/mécontents en géneral. Les relations internationales sont plus concentrées vers la France au Québec; le Canada anglo a des relations fragiles avec la France, parce que leur gouvernement avait soutenu l’indépendance il y a quelques années (un catastrophe, si tu me le demandes.)

Les relations diplomatiques sont fragilisées par l’incompétence de M. Trump avec ces negotiations, qui sont difficiles à gérer quand l’aggresion est la tactique la plus utilisée à Washington.

La complexité… avec les sentiments séparatistes de l’Alberta en ce moment, il serait difficile de les plaisir avec ces nouvelles. Il faudrait augmenter la répresentation des provinces conservatrices et soutenir leur “démi-autonomie” sous la loi. Je crois que le Canada se rend plus centralisé, plus ontarien, plus d’incertitude en général pendant ces moments critiques.

Le jugement porte sur la carte provinciale. Abitibi versus Rive-Sud de Montréal par exemple.

Pourquoi le Québec vend-il des terrains publics en pleine crise du logement?

Après la vente de l’Institut des Sourdes-Muettes à un promoteur pour que ce bâtiment historique soit préservé, des organismes communautaires se demandent pourquoi la province a laissé cette situation se reproduire.
[…]
Au Québec, la SQI détient et achète la plupart des propriétés publiques (comme l’Institut des Sourdes-Muettes) et décide de leur avenir, sans que la ville de Montréal ait voix au chapitre. Selon Nathan McDonnell et Paul Bode, membres du Comité des citoyen·ne·s de Milton Parc (CCMP), même si la Ville n’a pas les moyens financiers d’acheter et de développer les sites, elle possède tout de même un levier important.

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ironiquement, elle est une des personnalités de l’année du magazine l’Actualité

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Ce gouvernement me fait honte…

Le chapitre québécois de la Commission internationale de juristes Canada (CIJ) appelle ainsi dix rapporteurs spéciaux de l’ONU à se pencher sur le projet de loi 1 (Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec).

Plusieurs chefs autochtones, dont Jean-Charles Piétacho, de la communauté d’Ekuanitshit, et Sipi Flamand, de la communauté de Manawan, Michèle Audette, sénatrice innue, et plusieurs groupes de défense des droits de la personne, tels qu’Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés, appuient l’initiative.

Les professeurs de droit de l’Université de Montréal Stéphane Beaulac, Karine Millaire et Miriam Cohen ont expliqué les motifs de la procédure lors d’une conférence de presse, mardi, à l’Université de Montréal. Errol Mendes, président de la CIJ Canada, et Slava Balan, qui en est le directeur général, étaient également présents par visioconférence.

Il comprend, selon ces juristes, plusieurs dispositions qui portent atteinte aux droits et aux principes universels garantis par toute une série d’instruments, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention relative aux droits de l’enfant, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et la Déclaration des Nations unies sur les minorités, auxquels le Canada et le Québec sont liés.

[…]

Outre le rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, neuf rapporteurs spéciaux ont été interpellés :

sur les questions relatives aux minorités;
dans le domaine des droits culturels;
sur la liberté de religion ou de conviction;
sur le droit à l’éducation;
sur les droits de l’homme des migrants;
sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance;
sur l’indépendance des juges et des avocats;
sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme;
sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition.

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La Commission de la représentation électorale (CRÉ), présidée par le directeur général des élections du Québec (DGEQ), n’a pas perdu de temps : 24 heures après avoir reçu l’aval de la Cour d’appel, l’organisme a déposé un nouveau rapport mardi à l’Assemblée nationale afin de modifier la carte électorale à temps pour le scrutin de 2026.

La CRÉ maintient son intention de supprimer deux circonscriptions à Montréal et en Gaspésie pour en créer deux nouvelles : Bellefeuille, dans les Laurentides, et Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, dans le Centre-du-Québec.

Une telle proposition s’apparente donc à celle que la CRÉ avait présentée en septembre 2023 et qui avait soulevé un tollé, notamment dans l’Est-du-Québec.

Ce premier rapport avait poussé les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale – la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) – à adopter la loi 59, l’an dernier, pour annuler le processus.

Or, celle-ci a été déclarée « inconstitutionnelle » par la Cour d’appel, lundi.

La nouvelle proposition, toutefois, comporte quelques changements par rapport à celle de 2023, notamment dans l’est de la métropole.

Plutôt que de supprimer Anjou–Louis-Riel et de redistribuer ses électeurs aux circonscriptions voisines, la Commission propose de démanteler LaFontaine, actuellement représentée par le député libéral Marc Tanguay à l’Assemblée nationale.

Cette opération, si elle se confirme, se répercuterait par effet domino sur huit circonscriptions de l’est de Montréal, dont Pointe-aux-Trembles, qui serait rebaptisée Pointe-aux-Prairies. Anjou–Louis-Riel, pour sa part, deviendrait Anjou-LaFontaine.

Le secteur de Louis-Riel serait cédé à Camille-Laurin – le comté du chef péquiste Paul St-Pierre-Plamondon – qui, en contrepartie, céderait une portion de son territoire à Hochelaga-Maisonneuve. Les contours de Rosemont et de sa voisine Gouin, que le rapport préliminaire de la CRÉ proposait de redessiner, seraient toutefois épargnés.

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Sondage Léger/Québecor La confiance des électeurs libéraux envers Pablo Rodriguez s’effrite

Moins d’un électeur libéral sur deux a confiance en Pablo Rodriguez, le chef libéral, dans le conflit qui l’oppose à la députée Marwah Rizqy, selon les résultats préliminaires d’un sondage Léger/Québecor.

Mis à jour à 0 h 20

Chloé Bourquin La Presse
À peine 43 % des sympathisants libéraux font davantage confiance à Pablo Rodriguez qu’à Marwah Rizqy dans le bras de fer qui les oppose et qui déchire le Parti libéral du Québec depuis plusieurs jours.

Marwah Rizqy, elle, n’a la confiance que de 12 % des sympathisants libéraux ; 17 % disent n’avoir confiance en aucun des deux, et 28 % refusent de se prononcer.

Ces premiers résultats d’un sondage Léger/Québecor ont été dévoilés mardi par Le Journal de Québec.

Les intentions de vote pour le Parti libéral ont chuté de 6 points, à 21 %, en trois semaines, selon d’autres détails du sondage Léger publiés tard mardi soir par les médias de Québecor. Le Parti québécois (39 %, en hausse de 7 points de pourcentage) en profite, tandis que la Coalition avenir Québec fait du surplace (18 %, +1 point).

Rappelons que mardi, deux semaines après l’avoir suspendue, Pablo Rodriguez a expulsé Marwah Rizqy de son caucus pour « manque de loyauté ». Il a l’intention de réintégrer sa fidèle collaboratrice Geneviève Hinse dans son poste de directrice de cabinet, celle-là même que Mme Rizqy, alors cheffe parlementaire, avait congédiée le 17 novembre dernier pour « faute grave ».

Interrogé par Le Journal de Québec à ce sujet, Jean-Marc Léger a souligné que la crise avait mis trop de temps à se régler, ce qui a contribué à effriter la confiance des électeurs libéraux envers Pablo Rodriguez.

Ce sondage a été réalisé en ligne, entre le 28 novembre et le 1er décembre, auprès de plus de 1000 Québécois.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-12-02/sondage-leger-quebecor/la-confiance-des-electeurs-liberaux-envers-pablo-rodriguez-s-effrite.php

Transfert du surplus du Fonds vert Le vérificateur général du Québec est « grandement préoccupé »

(Québec) Après les environnementalistes, des experts et universitaires, puis les entreprises privées, une nouvelle voix s’ajoute à ceux qui critiquent le transfert de 1,8 milliard du Fonds vert au Fonds des générations : le Vérificateur général du Québec se dit « grandement préoccupé ».

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-12-02/transfert-du-surplus-du-fonds-vert/le-verificateur-general-du-quebec-est-grandement-preoccupe.php

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Il y a un problème de réprésentation pas mal massive avec la carte proposée aussi. Entre la région d’Abitibi (113311 électeurs) et l’Outaouais (296581 électeurs) on donne 3 circonscriptions au premier et seulment 5 au second. Cela donne une écarte de +15% au moyen à l’Outaouais et -27% à l’Abitibi. Avec 2 et 6 circonscriptions respectivement, ce serait plutôt -4% et +10%. Il n’y a aucun justification sauf un biais illégal vers les endroit rurales pour que ça continue.

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P. 110 du rapport de la CRE.

“L’autre possibilité évaluée visait le retrait d’une circonscription afin de rééquilibrer la population électorale de la région. Présentement, le fait d’établir une délimitation à deux circonscriptions dans cette région entraînerait la création de deux vastes circonscriptions avec des écarts à la moyenne positifs importants.”

C’est très similaire au contexte de la Gaspésie lors du dernier redécoupage. Ce n’est pas un biais illégal, mais plutôt une continuité avec les pratiques de la Commission.

Malheureusement pour l’Abitibi-Témiscamingue, le prochain redécoupage représentera fort probablement une perte de circonscription.

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S’il y avait une façon plus simple de régler ce problème… Comme un mode de scrutin proportionnel ! Anyway, les gens votent pour un parti bien avant de voter pour un candidat.

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C’est une écart de 10% qui s’améliore en temps. La moitié des circonscriptions proposées ont un écart (positif ou négatif) plus important que ça; ça ne qualifie pas comme <>.

D’accord, mais la raison pour ce continuité vient juste d’expirer et non à la prochaine remaniement.

C’est un écart de 13%, mais je comprends votre point.

Ma compréhension du raisonnement c’est que, en région éloignée, on attend vraiment que les chiffres ne justifient plus du tout le maintien de circonscriptions. C’est ce qui est arrivé en Gaspésie.

Aussi en fouillant plus dans le rapport ils ont analysé autre chose, notamment la proximité des électeurs aux centres, la densité de population, le nombre de municipalités, les indicateurs socioéconomiques, etc. En Gaspésie presque 80% des électeurs sont à moins de 2km de la route 132. En Abitibi la population couvre le territoire de façon moins linéaire.

Néanmoins, il y a de moins en moins d’arguments pour le maintien de 3 circonscriptions. Le prochain redécoupage sera forcément problématique pour cette région (et pour la Côte-Nord).

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Je prends les données d’octobre 2025 où l’écarte est diminué à 10%, mais tu as raison qu’au moment du rapport cité ci-dessus, ils se méfiaient de l’écarte de 13%.

La proximité des électeurs aux centres n’est pas une justification valide en soi pour violer le principe d’égalité de pouvoir de vote. La justification utilisée pour justifier les écarts à la Côte-nord et pour Ungava est la présence de barrières naturelles (infrastructure au nord de la 49e parallèle, et la rivière Saguenay) délimitant des frontières des communautés distinctes. Ces raisons n’existent pas à l’intérieur de la région d’Abitibi.

C’est littéralement un facteur de justification pour des exceptions en dehors de la limite légale de 25% avec le quotient électoral… c’est écrit noir sur blanc dans le rapport.

Pour la Côte-Nord c’est plus nuancé que ça. La rivière Saguenay est un facteur uniquement si l’on considère agrandir la circonscription de René-Lévesque. L’autre option serait de fusionner Duplessis et René-Lévesque pour former “Côte-Nord”, et cette option est écartée pour le moment parce que cette nouvelle circonscription aurait 69,000 électeurs, au dela de la limite légale.

En 2033, si la tendance se maintient, cet argument aura moins de poids, et la Côte-Nord sera définitivement candidate pour une seule circonscription, pour des raisons encore plus évidentes que la Gaspésie, la population étant concentrée majoritairement à Sept-Îles et Baie-Comeau et le reste principalement le long de la route 138.

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Médecins de famille : les négociations sont rompues

Retour à la case départ. Les négociations sont rompues entre Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), moins d’un mois avant l’entrée en vigueur d’une partie de la réforme de leur rémunération.

Le flou persiste à savoir qui a mis fin aux pourparlers.

Le président de la FMOQ assure que Québec a mis fin aux travaux ce matin. «On a appris ça à la table de négociations, de façon tout à fait inattendue de notre part», a déclaré Dr Marc-André Amyot sur les ondes de LCN.

Pourtant, le premier ministre François Legault et la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, se sont tous deux dit surpris de la nouvelle ce matin.

«Je viens d’apprendre ça en même temps que vous», a déclaré François Legault avant d’entrer à la période de questions.

À peu près au même moment, France-Élaine Duranceau assurait qu’elle venait «de prendre connaissance de ça».

Son cabinet a refusé de clarifier le rôle de chaque partie dans cette décision. Les commentaires seront faits «en temps et lieu», assure-t-on.

Des rencontres avaient encore lieu hier.

Impasse

Québec et la FMOQ avaient annoncé la reprise des négociations le 26 novembre dernier. Le gouvernement Legault s’était alors dit ouvert à apporter des modifications à la loi 2, qui crée une grogne importante dans le milieu médical.

Adoptée sous bâillon, la loi 2 lie 10% de l’enveloppe salariale à des cibles de performances, tant pour les médecins de famille que les spécialistes.

Les fédérations médicales dénoncent cette approche, qu’ils qualifient de médecine «fast-food».

«Nous, ce qu’on a amené à la table, ce sont des propositions intéressantes dans un climat de collaboration. La loi 2, elle n’est pas bonne. La loi 2 a commencé à avoir des effets dévastateurs. Et ça, c’est juste la pointe de l’iceberg», a déclaré Dr Amyot sur les ondes de LCN.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l’émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Selon la FMOQ, le gouvernement Legault souhaite maintenir sa loi de façon «intégrale».

La fédération médicale penche plutôt pour des objectifs de performances basés sur des critères qualitatifs, et non pas quantitatifs.

Jeudi matin, François Legault a rappelé l’importance de modifier la prise en charge des patients.

«Il y a des centaines de milliers de Québécois qui n’ont pas accès à un médecin de famille. Donc il faut trouver des solutions ensemble», dit-il.

La présidente du Conseil du trésor, qui pilote les négociations, s’est dite «très déçue» de ce revirement de situation.

«On était à la table pour trouver une solution», a assuré France-Élaine Duranceau, en assurant avoir fait preuve de «beaucoup d’ouverture».

Plus de détails suivront.

https://www.journaldemontreal.com/2025/12/04/medecins-de-famille--les-negociations-sont-rompues-selon-la-fmoq

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Chronique de Patrick Lagacé dans la Presse

Manque de loyauté du milieu culturel | Où est le gain pour Paul St-Pierre Plamondon ?

Le plus bizarre, c’est que le chef péquiste s’inflige cette controverse dans une semaine terrible pour Pablo Rodriguez qui coule dans les sondages, plombé par les brownies et, jeudi, l’expulsion d’une autre députée de son caucus ; terrible pour François Legault et QS qui stagnent aussi dans les sondages.

Là, c’est PSPP qui se lance dans les sables mouvants, pour un gain politique que j’échoue à décrypter. Pour avoir ciblé un milieu… où il a peu d’adversaires.

Je me demande : où est le gain, pour le chef péquiste ?

Paul St-Pierre Plamondon a beau dire, appuyé par le chœur des militants péquistes, que ça lance un débat sur le rôle du fédéral en matière de culture…

Ça lance aussi un débat sur sa capacité à scorer dans son but.

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Quelqu’un peut m’expliquer la logique de cette publication du chef du Parti conservateur du de Québec.

C’est quoi la relation entre la congestion a Montréal, la panne de REM ce matin (Système de signalisation) et le projet de tramway a Québec ?

Un présage de ce qui s’en vient à Québec si le projet de tramway va de l’avant?

Un tramway paralysé en raison de la neige, du verglas ou d’un accident? Des automobilistes de plus en plus pris dans le traffic? Un chantier à ciel ouvert qui congestionne la ville pendant 5-6 ans de travaux?

:thinking: Réalité “augmentée” par Aislin dans Montreal Gazette ?