Politique provinciale

C’est tellement ce que je croyais qui allait arriver. Faut s’offenser d’une chose mais pour l’autre, Oh mon Dieu!!! Nos RACINES!!!

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Pour moi, c’est ici la complexité de séparer complètement la religion de la culture i.e. les traditions qu’on hérite de nos aînés et nos environnements, qu’on l’ait choisi consciemment ou pas, et qu’on porte comme une partie de notre identité individuelle, communautaire ou collective.

Pour certains c’est une croix qui les rendrait à l’aise dans un espace public, pour d’autres, c’est une tenue vestimentaire ou un accessoire, et pour d’autres tous ces symboles peuvent être perçus comme envahissants. Certains en abusent pour provoquer, d’autres amplifient la provocation, et d’autres en usent comme opérations false flag. C’est un cercle vicieux de peur et d’exclusion.

Je trouve que, collectivement, on a beaucoup de chemin à faire en terme de compréhension de ce qui motive les uns ou les autres. Et très malheureusement, notre instinct nous amène à la crainte de ce qu’on ne comprend pas. Je le vois constamment dans les fractures anglo/franco, Québec/ROC, droite /gauche, athée/croyant et bien d’autres. Je rêve d’une société où on est capable d’agir par humanisme plutôt que par peur.

Pour revenir aux lois récentes introduites par la CAQ, et dans les faits, il n’y a pas eu de dialogue de bonne foi initié par le gouvernement pour adresser les fractures sociales qu’on vit. Le gouvernement a choisi plutôt la force de la majorité parlementaire, et malgré sa légitimité abyssale, pour détourner le regard de ses échecs historiques dans beaucoup si ce n’est toutes les sphères de gouvernance.

Et comme le disent déjà plusieurs ici, les communautés sans défense se font ainsi taper dessus par le parti au pouvoir. Pour lesdites communautés, c’est un affront qu’elles subissent constamment.

Dans la méthode, le gouvernement est allé plus loin que les recommandations du comité qu’il avait lui-même désigné. Et même si la majorité de la communauté dominante est d’avis que la laïcité est “sacrée”, il n’y avait aucune urgence de faire cela si mal, par la force du bâillon, de la clause dérogatoire, sans aucun débat de fond, et au détriment de minorités. Les problèmes qui apparaissent dans les espaces publics ont, selon ma lecture, des cause plus culturelles que religieuses, de par la faible intégration de plusieurs communautés immigrantes dans le reste de la population. On pourrait en dire long mais je voudrais justement éviter de déraper dans les généralisations et les slogans.

Mon argument principal est que le processus est inadéquat: le débat a été mis sous silence sous l’excuse de l’accord de la majorité, les causes réelles des débordements ont été évacuées pour mettre en lumière le danger imminent d’un certain islamisme radical et violent qui se faufilerait dans les institutions publiques. Ce n’est pas unique, c’est d’ailleurs la tactique utilisée ailleurs dans le monde, mais ça reste grossier. On a ainsi fait dans les amalgames tendance et les manchettes à usage unique (électoral).

Dans la bonne foi, un gouvernement responsable aurait pu réglé les débordements dans le cadre des procédés et des institutions existants.

Pour beaucoup, moi inclus, la laïcité est un long processus de légifération et on doit maintenir le projet bien vivant. Mais on ne devrait pas ignorer les abus du parti au pouvoir, un parti en plus devenu illégitime, abus qui se font aux dépends de communautés sans défense déjà vulnérables à la marginalisation. Pour moi c’est toute la nuance.

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Une video de Nasser l’ancien president d’Egypte lui même musulman et son opinion sur le port du voile chez les femmes. Il se moquait pas mal des integriste religieux que sont les freres musulmans. Regarder jusqu’a la fin.

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La laïcité les yeux bandés

La CAQ fait aveuglément fausse route en renforçant la laïcité sans données probantes, mais sur la foi de pressentiments.

Éditorial du Devoir ce matin.

https://archive.ph/uu3CV

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Ceci. En fait, c’est même de la manipulation qu’est en train de faire le PQ et la CAQ. Ils se sont mis en défenseur de la “laïcité” alors que je ne connais pas de partis politiques qui sont contre la laïcité…
Presque la totalité des Québécois, qu’ils soient francophones, anglophones, autochtones ou autres sont pour la laïcité, soit la séparation du religieux et de l’état. Et pourtant, la CAQ est contre la fin du financement public des écoles privées religieuses… Cherchez l’erreur…

La laïcité, c’est pas l’état qui dit à ses citoyens comment ils peuvent s’habiller. La laïcité, c’est ce qui est sensé garantir la possible émancipation de chacun au sein d’une société, sans que cette personne ne soit persécutée par l’etat pour sa croyance ou non croyance.
La laïcité, dans son esprit original, c’est en fait l’exact opposé de ce que propose le PQ et la CAQ.

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Cette phrase dit tout, il faut insister sur son sens profond et surtout comprendre qu’en ne se fiant qu’à l’opinion de la majorité, ont exclut par défaut la minorité. En démocratie il faut protéger tout le monde et surtout éviter de diviser la société sur des sujets qui ne feront jamais l’unanimité, parce que ce serait renier le droit à la différence.

L’exemple qui m’apparait le plus patent, la lutte historique de la communauté LGBT pour ses droits, le respect et la reconnaissance. Si on avait suivi la pseudo règle de la majorité, jamais cette communauté n’aurait pu s’émanciper naturellement.

Quant à la CAQ avec ses 13% d’appuis dans les derniers sondages, comment peut-elle affirmer qu’elle parle au nom de la majorité? D’ailleurs son insistance à détailler sans nécessité la loi sur la laïcité, n’est rien d’autre que de l’acharnement pour essayer bassement de gagner des votes.

Personnellement je serai toujours contre toute forme de populisme, parce que c’est la meilleure façon de diviser la société par des raccourcis dangereux, en évitant opportunément ( bien sûr) d’aller au fond des choses et que plusieurs affirment à tort comme le gros bons sens.

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Les carottes sont cuites pour la CAQ, elle l’aura cherché avec ses lois improvisées en rafale, en se mettant la population à dos durablement.


Manifestation intersyndicale Des dizaines de milliers de personnes contre le gouvernement Legault

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, COLLABORATION SPÉCIALE

Les manifestants ont répondu à l’appel de neuf organisations syndicales.

« La CAQ vire à droite, on vire la CAQ ! » Des dizaines de milliers de personnes ont fait entendre leur grogne contre le « virage à droite » du gouvernement Legault et sa réforme du régime syndical, samedi au centre-ville de Montréal.

Publié à 8 h 42 Mis à jour à 16 h 58

Fannie Arcand La Presse

Tambours, slogans et trompettes ont résonné le long du boulevard René-Lévesque, devant la place du Canada, où débutait la marche. L’artère était bondée de milliers de manifestants brandissant affiches et drapeaux.

Ils étaient plus de 50 000, selon la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui organisait le rassemblement aux côtés d’autres syndicats et de groupes communautaires.

L’ambiance était festive, mais le mécontentement était aussi palpable. « La CAQ, j’y mets une sale claque », pouvait-on lire sur l’affiche d’un des manifestants.

La foule dénonçait notamment les compressions dans les services publics et le sous-financement des programmes sociaux. Selon Geneviève Lamarche, coordonnatrice de l’organisme Coalition solidarité santé, la CAQ gouverne à partir d’une « tour d’ivoire » et « ne comprend pas ce qui se passe sur le terrain ».

« Sur le terrain, les gens sont de plus en plus pauvres, ils n’arrivent plus à payer leur loyer, ils n’ont pas accès à des services, et les organismes communautaires sont de plus en plus étouffés », a-t-elle déploré, en marge de la marche.

« Virage à droite »

Les regroupements syndicaux reprochent au gouvernement de François Legault de « s’engager dans un virage à droite qui met en péril le Québec que des générations ont bâti ensemble ».

Les centrales syndicales dénoncent notamment le projet de loi 3, cette réforme proposée par le ministre du Travail, Jean Boulet, qui veut rendre une partie des cotisations syndicales facultatives et imposer des états financiers vérifiés, même aux petits syndicats, amputant ainsi leur budget de fonctionnement de plusieurs milliers de dollars.

Les cotisations facultatives serviraient à financer à l’avenir d’autres activités que la défense des travailleurs, par exemple l’organisation de manifestations ou la contestation judiciaire de lois. Le projet de loi prévoit aussi que les syndicats devront tenir un vote sur une période de 24 heures quand viendra le temps d’autoriser une grève ou de signer une convention collective.

Le ministre du Travail, Jean Boulet

Cette réforme n’a « pas de bon sens », selon Stéphane Laporte, représentant syndical de la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ), venu manifester avec des collègues.

Les coupes effectuées par la CAQ affectent d’abord les plus vulnérables, selon Françoise Gauthier, secrétaire à la direction de la CSN. Son conjoint, qui est en perte d’autonomie, s’est cassé un bras récemment, a-t-elle expliqué.

« On devait avoir de l’aide du CLSC, mais il n’y en a pas pour nous. Si on veut que les personnes âgées restent chez elles le plus longtemps possible, il faut financer les services à domicile », s’est-elle exclamée.

Les manifestants ont répondu à l’appel des quatre centrales FTQ, CSN, CSQ et CSD, ainsi que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

Baisser le ton ? Pas question

Le cortège a pris la direction du bureau du premier ministre François Legault situé sur la rue Sherbrooke. Une fois devant l’immeuble, neuf leaders syndicaux se sont succédé au micro, dont la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« À ceux et celles qui n’aiment pas mon ton : mon ton va changer quand les attaques vont cesser », a-t-elle lancé devant l’immense foule qui remplissait l’avenue McGill College. Elle faisait référence aux commentaires du ministre du Travail Jean Boulet, qui lui a reproché dans les médias son ton « belliqueux », cette semaine.

Magali Picard

Magali Picard a accusé le gouvernement Legault de vouloir museler les syndicats, mardi, lors de l’étude du projet de loi 3 en commission parlementaire. Dans un geste rare, elle a même refusé de serrer la main de Jean Boulet.

Mardi, après son passage en commission, Magali Picard a affirmé que la grève sociale pourrait être l’ultime solution des syndicats contre le projet de loi, à l’heure où la CAQ crée un climat relevant « quasiment de la dictature », selon elle.

Jean Boulet, lui, assure que sa réforme est plus démocratique que ce que les syndicats laissent entendre.

« L’objectif n’est pas de museler comme souvent on m’accusait de vouloir le faire, c’est de donner la capacité aux travailleurs qui doivent payer une cotisation syndicale d’influencer et de s’exprimer », a-t-il affirmé mardi.

Avec la collaboration d’Hugo Pilon-Larose, La Presse

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-11-29/manifestation-intersyndicale/des-dizaines-de-milliers-de-personnes-contre-le-gouvernement-legault.php

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Une raison de plus d’éviter les gouvernements majoritaires, qui prennent des tangentes antidémocratiques, car ils ont le pouvoir de museler toute opposition.


Autoritaire et liberticide

Le premier ministre François Legault répondant à l’opposition lors d’une période de questions à l’Assemblée nationale

Michel C. Auger Collaboration spéciale

C’est le truc des vieux chanteurs qui font un retour sur scène. On fait un spectacle avec toutes les chansons qui ont déjà marché et que le public aime réentendre.

Publié à 6 h 00

C’est l’essence du projet de loi 9 sur « le renforcement de la laïcité au Québec ». Le gouvernement prend les aspects les plus populaires de la Loi sur la laïcité de l’État et donne un autre quart de tour à chacun des boulons.

Ce gouvernement a de l’expérience dans ce genre d’opération. Ses lois linguistiques ont, pour l’essentiel, été élaborées exactement comme ça : on n’a rien inventé ni même adapté, on a tout simplement un peu resserré chacun des articles de la loi 101.

Sur le plan législatif, ce n’est pas utile. Mais politiquement, cela sert à rappeler aux électeurs que ce gouvernement a déjà fait adopter des lois populaires. Peu probable qu’on fasse remonter la popularité du gouvernement, mais, habituons-nous, les élus de la CAQ vont tout essayer en cette dernière année de mandat.

Y compris faire fi de certaines libertés fondamentales reconnues dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et la Charte canadienne des droits et libertés.

Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, déposant le projet de loi 9 au Salon rouge, jeudi matin

Le projet de loi 9 interdit donc les lieux de prière dans les établissements d’enseignement. « Parce qu’au Québec, c’est comme ça qu’on vit », a dit le ministre Jean-François Roberge. Ça ne semble pourtant pas être comme ça qu’on vit dans nos universités, en tout cas.

Des lieux de prière, il y en a dans presque toutes les grandes universités québécoises : Montréal, McGill, Concordia, Laval, Sherbrooke, Bishop’s. Des lieux de prière de confession catholique, protestante, juive, musulmane ou multiconfessionnels. Parfois, comme à l’UQAM, on utilise une salle de réunion.

Avec la loi déposée par Jean-François Roberge, on va fermer tout ça et tant pis pour les étudiants qui les fréquentaient, même si ce sont des adultes qui vont là de leur plein gré, exerçant ainsi un droit constitutionnel.

En lieu et place, on va imposer la laïcité à la sauce caquiste. Parce que c’est populaire et qu’on est dans une année électorale.

Le plus grave, c’est que le gouvernement n’essaie même pas – même si c’est son devoir – de concilier les droits contenus dans les chartes avec ses objectifs comme législateur. La liberté de conscience et la liberté de religion sont inscrites dans les chartes canadienne et québécoise, mais on voudrait qu’une simple loi – dont le caractère électoraliste est plutôt difficile à cacher – ait le dernier mot sur la question.

En toute logique, on ne peut pas, simultanément, avoir une charte québécoise qui place la liberté religieuse dans la catégorie des droits fondamentaux et agir comme si toute manifestation religieuse qui ne serait pas derrière des portes closes était un comportement répréhensible.

Ce n’est qu’accessoirement une question de religion. Ce qui est en cause est le pouvoir de l’État d’imposer ce qui fait son affaire à moins d’un an des élections, sans qu’on puisse le contester devant les tribunaux, puisqu’on utilise encore une fois la clause de dérogation de façon préventive.

Mais ce n’est malheureusement pas le seul élément liberticide dont on discute à Québec.

Le projet de Constitution québécoise, au lieu de devenir la « loi des lois » rassembleuse qu’il aurait dû être, est devenu une arme pour empêcher toute contestation de certaines décisions du gouvernement.

Le gouvernement veut interdire à quiconque a accès aux fonds publics de contester devant les tribunaux la constitutionnalité d’une loi. Cela touche les municipalités, les centres de services scolaires et à peu près tous les organismes publics.

Selon le Barreau du Québec, c’est une « dérive autoritaire » qui aura pour effet de neutraliser les contre-pouvoirs1. Le gouvernement veut avoir, dans les faits, le premier et le dernier mot.

À peu près tout ce que le Québec compte de constitutionnalistes a aussi émis ces derniers jours de sévères mises en garde sur l’érosion de l’état de droit au Québec2. Sans que cela inquiète de quelque façon le gouvernement.

Cette dérive se manifeste aussi dans le projet de loi sur la transparence des organisations syndicales qui établit, entre autres, des cotisations facultatives.

C’est une façon de s’assurer que les syndicats ne pourront contester une loi ou une décision gouvernementale devant les tribunaux, faire une campagne de publicité ou, de façon générale, soutenir un mouvement social, à moins que les fonds proviennent exclusivement de ces cotisations facultatives.

C’est obliger les syndicats à ne s’occuper d’emblée que des négociations de conventions collectives, alors que dans toutes les démocraties, le mouvement syndical est partie prenante des grands débats sociaux.

Il est évident, dans les faits, qu’on essaie de mettre au pas les syndicats, ce qui sera populaire dans certains milieux. Mais surtout, c’est une façon transparente de limiter leur droit de contester une décision du gouvernement.

C’est une dérive autoritaire et liberticide d’un gouvernement qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de museler tous ceux qui voudraient s’opposer à lui.

1. Lisez la déclaration du Barreau du Québec 2. Lisez notre chronique « Des brèches dans notre état de droit »

https://www.lapresse.ca/contexte/chroniques/2025-11-30/autoritaire-et-liberticide.php

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Depuis le début de ce gouvernement, c’est pas mal ce qu’il fait tout le temps. Les médecins: même chose, il y aurait pu avoir un débat public/avec les médecins et le gouvernement aurait pu monter une réforme qui fait moins de vague et qui dure plus longtemps que lui. Le REM de L’Est: il dit qu’il n’a pas d’accessibilité sociale, après une manifestation de 30 personnes dans Tétraultville alors qu’il y a pleins d’autres choses qui s’est passé, mais le gouvernement ne veut pas de débats, et il ne veut surtout pas que la population sache qu’il fait beaucoup de cafouillages. C’est un peu la même chose pour le transport en commun. Apparemment que les Québécois ne veulent pas payer pour ça, sans qu’il ait demandé à personne…

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Est-ce que la séparation de l’état est aussi facile ? Une manière d’en penser, c’est le fait que le gouvernement doit financer les écoles privées réligieuses–les écoles publics sont favorables en ce qui concerne la sécularism, qui se rend vers le Darwinisme ou l’anti-réligion.

La séparation de l’église et l’état est intégrale pour une société. Mais, sa matérialisation avec la CAQ a beaucoup d’erreurs… par exemple, le désir de ne pouvoir pas s’exprimer avec des symboles réligieuses… La CAQ est corrupte. Avec les sondages récentes, je pense que le PQ sera élu dans les éléctions suivantes. Mais, le financement n’est pas incorrect. Si le gouvernment le fait IMPARTIELLEMENT sans favoriser une réligion spécifique, la société s’améliorera. Pourtant, si le gouvernment abuse cette pouvoir et favorise certains institutions clairement, le financement serait un erreur.

La population québécoise est majoritairement séculaire. Mais, en considérant la marginalisation des réligieux, il faut considérer les financements pour leur satisfaction. C’est philosophique mais vrai. Si le gouvernment finance les écoles qui promeuvent la Darwinisme et pas les écoles réligieuses, ce serait técniquement inégale.

Je vous ai suivi mais j’ai du mal à mettre la science et la religion au même niveau de privilège. La science mérite notre attention et notre engagement commun car elle inclut le doute comme principe essentiel, ce qui assure l’évolution de nos connaissances [ajout: incluant la discipline d’enseignement et les matières à enseigner]. La religion ne fait vraiment pas dans le même ordre et, pour moi, l’enseignement scolaire religieux ne devrait absolument pas être comparé à l’enseignement scolaire laïque quant à la nécessité de financement.

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Tu as des points que j’entends, mais il faut considérer que la réligion est une science aussi. Malgré la philosophie qui est intégrale pour entendre la réligion, et la partialité, il y a beaucoup de scientifiques réligieuses.

Les écoles peuvent détester la religion en favorisant la Darwinisme/l’évolution comme solution unilatérale. L’imposition des théories comme impartielles me concerne un peu et peut perpétuer l’alienation des jeunes réligieux.

Le doute, la réjection du ‘status quo,’ ce sont des choses qui sont valeureuses. Mais, il faut aussi penser au fait que la majorité des scientifiques sont réligieux. Pas au Québec (beaucoup de sécularisme) nécessairement, mais la proposition d’être pratiquement aveugle en ce qui concerne la réligion est un erreur grave. Tu peux dire que les écoles enseignent la réligion, mais elles la rejettent parce qu’ils promeuvent la sécularisme, qui est virtuellement une réligion quand nous en pensons.

Je comprends votre argumentaire mais il est floué comme je l’argumentais plus haut. On peut enseigner la spiritualité, l’histoire et les fondements religieux, ainsi que toute matière qu’on juge collectivement nécessaire à la société, mais cela ne ressemblerait aucunement à des écoles religieuses. Pour moi vous comparez l’incomparable la comparaison semble problématique.

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Ah, ouais ? J’entends que tu es scientifique (le nom mathématique) mais je suis allé personellement vers une école privée/réligieuse il y a quelques années. Moi, j’habite en Amérique et suis en lycée public; nous ne favorisons pas la réligion et la rejettons comme pas possible malgré le fait que la majorité d’étudiants dans notre école croient en quelque forme de dieu.

Perpétuer l’ad hominem au lieu de m’argumenter, c’est quelque chose questionable. Si tu penses que t’es trop élevé pour un anglo, c’est bien. (C’est une blague.)

Donner des opportunités aux écoles, quoiqu’ils en soient, réligieuses ou séculaires, c’est le plus important pour moi. La détérioration de l’éducation réligieuse est quelque chose qui me concerne un peu.

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Québec accusé de jouer avec le feu 2 articles

François Legault a beau marteler l’importance de « protéger notre monde », son plan pour économiser ébranle les institutions chargées d’assurer la sécurité des citoyens en allégeant le suivi des criminels. La Sûreté du Québec confirme aussi des coupes de plusieurs dizaines de millions, mais elles seront finalement moins importantes que prévu.

Un dossier d’Ulysse Bergeron et d’Hugo Joncas.
Publié à 5 h 00

Suivi de criminels assoupli Au risque de « se réveiller avec un drame »

Québec a récemment assoupli le suivi des criminels condamnés à porter des bracelets antirapprochements, qui visent à protéger les victimes de violence conjugale.

Assouplissement de la surveillance de criminels violents et de nouveaux condamnés, allégement du suivi des hommes qui portent un bracelet antirapprochement : pour économiser, Québec a discrètement réduit les tâches des agents de probation. Certains craignent qu’un drame « qu’on aurait tellement pu éviter » se produise.

Publié à 5 h 00

La Presse a obtenu des directives que le ministère de la Sécurité publique a envoyées dans les derniers mois aux agents de probation pour soulager leur surcharge de travail sans pour autant ajouter d’effectifs. Celles-ci contiennent une vingtaine de mesures pour alléger leurs tâches.

L’une d’elles abaisse la fréquence des suivis des agents auprès des criminels qualifiés de « cas élevés », soit ceux au risque élevé de récidive. Il s’agit d’individus dont les peines sont aussi bien liées à des actes de violence qu’à des vols ou des crimes financiers.

> Les rencontres qui se déroulaient toutes les deux semaines sont devenues mensuelles. Pour les cas moins lourds, les rendez-vous qui avaient lieu toutes les quatre semaines se tiendront plutôt toutes les six semaines, selon les directives.

Aussi, les agents de probation n’ont plus à faire d’analyses du risque que représentent certains criminels. Jusqu’alors obligatoires pour les peines qui dépassaient six mois, les analyses ne sont maintenant réalisées que pour les peines de plus de neuf mois.

Exhaustives, ces analyses s’appuient sur des rencontres de plusieurs heures avec les criminels, les victimes et les intervenants ainsi que sur des informations récoltées lors des enquêtes policières.

Des craintes chez les agents

Présentée comme temporaire dans la directive, cette mesure représente un enjeu réel pour les risques de récidive, selon des agents de probation avec qui La Presse s’est entretenue. N’étant pas autorisés à parler publiquement, ces derniers ne peuvent être identifiés.

« Dans une cause d’agression sexuelle ou de violence conjugale, par exemple, quelqu’un peut se retrouver avec une peine réduite à moins de neuf mois parce qu’il a été détenu préventivement durant son procès. Aucune analyse ne sera faite pour avoir une idée du risque de récidive qu’il représente », explique l’un d’entre eux.

Même son de cloche de la part d’un autre agent de probation qui estime qu’on joue actuellement avec le feu.

Ça donne des situations où on a l’impression qu’on tourne les coins ronds [et qu’on] devient de moins en moins professionnel.

Un agent de probation

« J’ai l’impression qu’on va se réveiller un matin avec un drame en se disant : “On aurait tellement pu l’éviter”. Mais il va être trop tard », laisse-t-il tomber, précisant que les rencontres rapprochées permettent non seulement d’établir des relations, mais aussi de suivre et de déceler les changements potentiellement problématiques dans le comportement d’un individu.

Dans ces directives, le ministère de la Sécurité publique permet aussi que certaines tâches soient effectuées par des étudiants ou des stagiaires. Également, il assouplit dans une nouvelle directive envoyée en octobre le suivi des criminels condamnés à porter des bracelets antirapprochements, dispositifs de géolocalisation qui visent à tenir éloignés les auteurs de violence conjugale de leur victime.

Depuis le déploiement de ce dispositif en 2022, environ 1300 bracelets ont été ordonnés. Or, les agents de probation ne sont plus obligés de consulter les victimes pour s’assurer du respect des conditions de ceux qui les portent.

Après avoir communiqué avec la victime pour s’assurer que le dispositif fonctionne adéquatement, les contacts se font « uniquement en cas de situations problématiques ou à la demande de la personne victime », lit-on dans la nouvelle directive.

Pourtant, les cas de violence conjugale sont particulièrement complexes et nécessitent un suivi serré, note un agent, arguant qu’être en contact avec les victimes était non seulement éclairant, mais nécessaire : « Dans ces dossiers, souvent, il y a toujours de l’amour ou il y a des craintes. Ce sont souvent les discussions qu’on a avec les victimes qui nous permettent de confirmer ou d’infirmer si les conditions sont respectées. »

Surcharge de travail

Les ordres professionnels des travailleurs sociaux et des criminologues – dont relèvent plusieurs agents de probation – ont été mis au courant, dès l’an dernier, des dangers que représente la baisse de la fréquence des suivis des dossiers, a pu confirmer La Presse. Celle-ci découlait alors de la surcharge de travail plutôt que des mesures du gouvernement.

Dans des lettres transmises à leurs ordres dès le printemps 2024, des agents de probation soutiennent ne pas pouvoir assurer un suivi adéquat de leurs dossiers et, du coup, ne pas pouvoir respecter leurs obligations déontologiques dans certaines situations.

Des directions de services professionnels et correctionnels y dénoncent une qualité des services « compromise » qui pourrait engendrer des « conséquences graves », relate une communication. « Si nous passons moins de temps avec la clientèle, nous pouvons échapper le risque que la personne représente pour elle ou pour autrui », lit-on dans une autre.

Certes, les récentes mesures d’allégement de Québec visent à réduire la surcharge dont se plaignent les agents de probation, mais elles ne règlent pas les enjeux liés à la qualité des services offerts, selon Guillaume Bouvrette, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

« Oui, les mesures d’allégement répondent à un manque chronique de ressources humaines. Mais en fin de compte, ces mesures augmentent les risques pour des personnes plus vulnérables », dénonce-t-il. Il cite l’exemple des bracelets antirapprochements. « Les suivis sont importants lorsqu’on déploie un outil comme celui-là. Il faut s’assurer que tout est respecté et qu’il n’y a pas d’erreur qui se glisse dans les suivis », dit-il.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec n’a pas donné suite aux questions et communications de La Presse, la semaine dernière.

Des coupes de dizaines de millions à la SQ

Appelée à réduire son budget, la Sûreté du Québec visera avant tout le personnel administratif.

La Sûreté du Québec (SQ) fait un pas en arrière dans la réduction de son budget. L’organisation devra finalement réduire ses dépenses d’environ 60 millions de dollars sur deux ans, soit deux fois moins que ce qui était envisagé jusqu’en octobre, a appris La Presse.

Publié à 5 h 00

Le projet de restrictions budgétaires précédent prévoyait des coupes de 120 millions à la SQ sur un an, mais le ministre de la Sécurité publique l’avait rapidement désavoué après son dévoilement dans les médias de Québecor.

« Le premier plan m’a mis vraiment en beau joual vert, dit Ian Lafrenière. Là il y a un nouveau plan déposé, je vais laisser la SQ l’expliquer. »

La stratégie de réduction des dépenses doit être présentée ce lundi à l’état-major et aux officiers, puis à l’ensemble de l’organisation. Il prévoit la suppression de plus de 250 postes, mais seulement une trentaine de policiers sur 5800, par attrition et sans mises à pied, selon Dominic Roberge, président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ).

Aucun poste de police ne sera finalement fermé en région, comme l’envisageait l’organisation encore en octobre.

Le message a été bien reçu. Moi, je suis content de voir que, là où les efforts sont faits, ça ne touche pas aux services de première ligne, et ça me convient. Mais on continue de travailler là-dessus, parce qu’il y a encore des dépassements.

Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité publique

De son côté, le syndicat des policiers semble soulagé. « C’est un bon cheminement du Ministère, c’est plus réaliste, dit le président Dominic Roberge. On demandait qu’il n’y ait pas de coupes dans les services à la population, de ne pas couper parmi nos membres. »

Le nouveau plan de réduction visera avant tout le personnel administratif, explique le ministre. « Moi, je veux surtout une structure qui va être moins lourde. »

Gel du recrutement

Avant même le début des coupes de postes à temps plein, la SQ était déjà sous le coup d’un gel du recrutement, depuis novembre 2024.

Le corps policier avait demandé des exemptions pour avoir la permission de pourvoir 2114 postes à caractère « sensible et essentiel », selon des documents obtenus par un citoyen après une demande d’accès à l’information. Mais le gouvernement avait refusé près des trois quarts de ces demandes.

La SQ souhaitait par exemple pouvoir recruter des employés affectés au contrôle des armes à feu et au renseignement sur la violence armée. Elle voulait aussi pouvoir engager du « personnel affecté au déploiement des recommandations “dossier Maureen Breau” ». L’assassinat de cette policière par un homme en crise psychotique à Louiseville en 2023 a donné lieu à 38 recommandations de la coroner Géhane Kamel.

Les documents obtenus ne mentionnent pas quelles demandes d’exemption ont été acceptées et lesquelles ont été refusées.

Contactée par La Presse, la SQ n’a pas répondu à nos questions sur les coupes à venir. « Dans la volonté du gouvernement du Québec de réduire les dépenses de ses ministères et organismes, la SQ a mis en place plusieurs mesures depuis 2024 telles que la gestion serrée des heures supplémentaires, et ce, pour assurer une bonne gestion de ses budgets », a-t-elle déclaré dans un courriel non signé.

https://www.lapresse.ca/actualites/reductions-de-services-en-securite-publique/quebec-accuse-de-jouer-avec-le-feu/2025-12-01/des-coupes-de-dizaines-de-millions-a-la-sq.php

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Pour vrai, ce serait intéressant d’évaluer les effets de cette détérioration. Avez-vous de la lecture à me suggérer à ce sujet pour le Québec ou le continent?

Non; je n’ai rien lu sur le sujet, malheureusement, mais son complexité n’est que fascinant et contient beaucoup d’opinions globales, qui accentue la proportion et la différence des institutions culturelles–quelque chose qui affecte beaucoup la situation réligieuse. Ce qui me fascine beaucoup sont les complexités des présidents américains, et je parlais plus philosophiquement dans le commentaire antérieur–ma dédication du temps à ces livres-là des présidents est énorme mais mon attention formel vers la réligion ne l’approche pas.

Je veux changer le sujet de la politique provinciale… Est-ce que tu penses que le mouvement de séparatisme au Québec sera réaliste aux prochaines années, ou est-ce que l’intégration técnologique de la province et la forte dépendance économique au Canada décatalyse ces efforts idéologiques?

La carte électorale du Québec devra être redessinée rapidement d’ici les prochaines élections provinciales en octobre 2026, tranche la Cour d’appel.

Dans sa décision rendue publique lundi, le tribunal conclut que la loi « visant l’interruption du processus de délimitation des circonscriptions électorales » est « inconstitutionnelle ».

Les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale avaient voté en faveur de cette loi en mai 2024. Ils s’opposaient alors au projet de révision présenté en 2023 par la Commission de la représentation électorale (CRE), qui prévoyait de fusionner deux circonscriptions en Gaspésie et d’en faire disparaître une autre dans l’est de Montréal.

En contrepartie, deux autres circonscriptions auraient vu le jour : Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, dans le Centre-du-Québec, et Bellefeuille, dans les Laurentides.

Plusieurs députés, tous partis confondus, disaient s’inquiéter de voir le poids politique de la Gaspésie dilué par ces changements et constataient que la taille de ses circonscriptions devenait démesurée.

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En Amérique, la situation est similaire–les circonscriptions sont des choses délicats et des pétits changements peuvent réduire l’influence de plusieurs communautés. Il y a une possible circulation de mauvaises implications avec cette situation politique–la concentration sur les grandes detailles n’importent plus–et ce changement radicale est quasi abruptement introduit, comme il était invité à la dernière minute.

Pis ben, la constitution est suprème, mais un changement doit être mis en vigueur après les élections, pas avant. C’est un erreur tactique, ça.

Quoiqu’il en soit–une déclaration d’illégalité, une mise en place de nouvelles lois–un changement abrupte apporte, inévitablement, un sens d’instabilité ainsi que quelques détriments pas minimales pour ceux qui prévoient la normalité. TOUTE CETTE instabilité face aux TARIFS? Quel mauvais temps! Le tribunal doit concluire qu’ils on besoin de se concentrer sur les enjeux plus lourds.

@Racines.carrees , qu’est-ce que t’en penses?

Comme vous j’observe et j’apprends. Je n’ai pas vécu les années 80 et 90 au Québec, alors j’ai hâte de voir où on s’en va. Ce que j’ai appris c’est que de grandes parties de l’opinion publique se sont montrées assez influençables et fluides récemment, alors tout est possible selon les circonstances précises lors des prochaines élections. Perso, je suis pro-auto-détermination et partisan de la pleine émancipation du Québec moderne: le Québec de la révolution tranquille qui s’est vu libéré de l’emprise des élites et des religieux. Je suis particulièrement curieux de l’impact de l’indépendance sur la gestion du territoire et de la richesse collective, et sur les industries actuellement de ressort fédéral : transports notamment les chemins de fer, banques et monnaie, relations internationales, etc.

Pour ce qui est du redessinage de circonscriptions, l’effet est tout de même mineur ici contrairement au gerrymandering qui est devenu monnaie courante politique aux ÉU.

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