Tout à fait, je pense aussi que cela a forcé le gouvernement à agir. Il y a d’ailleurs eu la 4e contre-manifestation hier si je ne me trompe pas.
Coûts et retards de SAAQclic « Très dur à croire » que François Legault n’ait pas été informé, selon Pablo Rodriguez
L’ex-PDG de la SAAQ Denis Marsolais aurait-il menti à la commission Gallant ? La question se pose à la lumière du témoignage de l’ex-bras droit de François Legault, qui a descendu en flammes la version du haut fonctionnaire, livrée au printemps dernier.
Le premier ministre François Legault s’en est assez bien tiré lors de sa comparution devant la commission Gallant. Un sans-faute par un politicien d’expérience, qui a même fini son témoignage avec un couplet bien senti sur la nécessité de poser des questions et sur l’incontournable « imputabilité », soit la reddition de comptes.
Mais les citoyens qui ont pris le temps d’écouter ce témoignage auront tout de même le droit d’avoir désormais pas mal moins confiance envers la façon dont l’État s’occupe de ses responsabilités.
M. Legault avait bien raison de dire qu’il y avait un problème avec l’imputabilité des sociétés d’État et que les ministres ne posaient pas assez de questions.
Mais force est de constater que, très souvent, quand on crée une société d’État, c’est pour essayer d’éloigner les ministres de leurs responsabilités. Bref, les sociétés d’État sont trop souvent créées pour éviter les ennuis politiques.
Même s’il y a toujours un ministre qui est théoriquement responsable, le fait d’avoir une société d’État ajoute une distance et un filtre entre le ministre et son dossier.
Par ailleurs, il reste très anormal que le premier ministre soit mis au courant de dépassements de coûts majeurs par le rapport de la vérificatrice, plutôt que de la bouche de l’un de ses ministres. « J’aurais dû le savoir », disait M. Legault.
C’est d’autant plus vrai que les dépassements de coûts liés à SAAQclic avaient fait l’objet de plusieurs mentions dans les médias. S’il y avait un point faible dans l’argumentaire du premier ministre, c’était bien que sa revue de presse ne contenait que les informations provenant de la presse écrite. À l’ère de l’internet et des médias sociaux, c’est une bien piètre excuse.
Il risque d’avoir bien d’autres départs car la CAQ est dans les bas-fonds politiques avec toute la mauvaise presse qui s’accumule à un an (et quelque) des élections.
(Québec) Des caquistes appréhendent le départ de la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, qui s’apprête à faire une annonce importante. Une candidature à la mairie de Saguenay est évoquée.
Le ministre des Finances, Eric Girard, est responsable de ce dossier. Et il n’a pas l’air d’un gars en mode solution. «Le jugement rendu par le TAQ soulève des questions d’ordre juridique, notamment en ce qui a trait à la prise en compte des éléments de preuves pertinents. Nous ne commenterons pas davantage considérant que le processus judiciaire est en cours», m’a-t-il répondu par l’entremise de son attachée de presse.
Résumé
Les invalides remontent au front
4 septembre 2025 à 04h09
(Infographie Le Soleil, source 123rf)
CHRONIQUE / Le gouvernement du Québec est en train de s’engager dans un insensé bras de fer juridique pour contester un jugement qui l’a reconnu coupable d’avoir bafoué pendant presque 20 ans les droits des invalides.
Il pourrait se rendre jusqu’en Cour suprême.
Et dire que toute cette saga aurait pu être terminée il y a deux ans quand le tribunal administratif du Québec (TAQ) a tranché que les pénalités imposées aux invalides de plus de 65 ans contrevenaient à la Charte des droits et libertés du Canada. En gros, cette pénalité était une forme de discrimination basée sur le handicap.
Mais non, le gouvernement a décidé de faire appel.
Les audiences commencent dans trois semaines, pendant trois jours. Les invalides réclameront alors une correction rétroactive de l’injustice qu’ils ont subie de 1997 à 2024, le gouvernement s’y opposera, comme il s’était opposé pendant des années à abolir cette pénalité. Le jugement du TAQ rendu en juillet 2023 lui a forcé la main, il l’a enlevée en janvier.
Pour la CAQ, ça suffit. Le gouvernement veut faire l’impasse sur le passé, comme si le fait de mettre fin à l’injustice effaçait les dommages infligés avant.
Kevin McLean ne rêve pas en couleurs, celui qui a repris le flambeau de son père sait très bien qu’il n’est pas réaliste d’aller chercher une rétroaction pour les presque deux décennies où les invalides ont été pénalisés. Ce serait énormément d’argent, même si, dans les faits, il a été engrangé au fil des années sur leur dos. Même si le Régime de retraite du Québec, le RRQ, contient 141 milliards d’actifs nets.
Il y a une marge de manœuvre, disons.
Richard McLean est le premier à s’être levé pour obtenir justice, Kevin a continué pour ceux qui sont encore là. «Le retrait total de la pénalité en 2025 est un gain extraordinaire. Beaucoup de personnes m’écrivaient à la suite de l’annonce, “je vais recevoir 230 $ de plus par mois, je vais en recevoir 180 $». Ils étaient très reconnaissants. Des personnes m’ont dit “les banques alimentaires, c’est peut-être chose du passé pour moi maintenant”, ou “je vais pouvoir m’acheter des lunettes qui sont dues depuis très longtemps”. Ça a eu un impact significatif pour plusieurs personnes.»
On parle des plus vulnérables de notre société.
Richard McLean avec Lugo, son deuxième chien d’assistance, à l’époque où il recevait sa rente d’invalidité. (Kevin McLean)
Au fil des années, des milliers d’invalides pénalisés ont été privés d’argent dont il aurait eu grand besoin, on parle d’entre 1700 $ et 2000 $ par an au cours des cinq dernières années. Retraite Québec calcule qu’ils sont environ 28 000 personnes à avoir écopé, ça fait beaucoup d’ainés qu’on a injustement appauvris.
Mais la CAQ ne veut rien entendre. «Ça fait longtemps qu’on sait que les audiences sont les 24, 25, 26 septembre. J’avais espoir que le gouvernement nous approche pour faire une entente hors cour. […] pour au moins mettre un baume sur la misère humaine. Là, il se dit : “j’ai enlevé la pénalité, j’ai fait mon bout de chemin, puis là, je m’assis là-dessus”.»
Tant pis si ça prend 10 ans, tant pis si ça va jusqu’en cour suprême.
Tant pis si les invalides n’ont pas les moyens de se défendre. Ils ont réussi à ramasser 15 000 $ en faisant une campagne de sociofinancement, mais cette somme est dérisoire par rapport à ce que coûte un avocat, encore plus dérisoire par rapport à ce que dépensera l’État pour ne pas avoir à réparer une injustice qu’il a créée.
L’avocate Sophie Mongeon défend la cause pro bono, gratuitement. «Je ne vous cacherai pas que je suis un peu découragée qu’on arrive [aux audiences] et qu’il n’y a aucune porte de sortie. Il n’y a pas de tentative de négociation, il n’y a rien. […] C’est beaucoup d’entités qui sont appelées à la table. C’est le tribunal administratif du Québec, c’est le procureur général, c’est la cour supérieure. C’est beaucoup de fonds qui sont brassés. Ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de dépenses pour quelque chose qui, selon moi, pourrait être réglée.»
Elle aussi ne vise pas une rétroaction complète, mais un compromis.
Il y a au moins un précédent. «Quand il y a eu les conjoints de même sexe, ça s’était retrouvé à la cour d’appel et le gouvernement avait donné un an de rétroactivité par personne.»
Le ministre des Finances, Eric Girard, est responsable de ce dossier. Et il n’a pas l’air d’un gars en mode solution. «Le jugement rendu par le TAQ soulève des questions d’ordre juridique, notamment en ce qui a trait à la prise en compte des éléments de preuves pertinents. Nous ne commenterons pas davantage considérant que le processus judiciaire est en cours», m’a-t-il répondu par l’entremise de son attachée de presse.
Il fera tout ce qu’il peut pour que ce jugement soit comme ceux dont les droits ont été brimés, invalide.
(Québec) François Legault perd une ministre, Andrée Laforest, qui se lance dans la course à la mairie de Saguenay, et annoncera son remaniement ministériel la semaine prochaine. Il repousse le retour des députés en Chambre au 30 septembre.
Sa démission, à la fois comme ministre et député, force le premier ministre à déclencher une élection partielle dans Chicoutimi, d’ici six mois. Les trois dernières ont été remportées par le Parti québécois (dans Jean-Talon, Terrebonne et Arthabaska). Au plus bas dans les sondages, la Coalition avenir Québec (CAQ) risque de perdre une autre circonscription.
Pourquoi ce report ? « Afin que les nouveaux ministres puissent prendre connaissance de leurs dossiers et bâtir leurs équipes », explique le Cabinet du premier ministre. Il reste que M. Legault a télégraphié son remaniement il y a plus de deux mois, à la fin juin.
- Moi qui doit modérer mon premier jet parce que ça ne se publie pas*
S’ils voulaient signer leur arrêt de mort, ils ne pouvaient pas faire mieux… J’était certain que le remaniement ministériel voulait dire que cette presonne allait perdre son ministère et démissionner. Je savais que ce gouvernement avait un méprise pour les gens normaux, mais pas à ce point.
L’élu caquiste Pierre Dufour lance un ultimatum à Legault
(Québec) Une autre démission guette le premier ministre François Legault. Le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, fait planer la menace de quitter le navire et de briguer la mairie de Val-d’Or si un élu de la région n’est pas nommé au Conseil des ministres à l’occasion du remaniement la semaine prochaine.
L’absence d’un élu de la région au Conseil des ministres soulève toujours autant la colère là-bas. La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue a fait une sortie récemment pour demander au premier ministre de remédier à la situation.
On sent un vent de panique au sein de la CAQ. Or ce n’est pas un remaniement ministériel qui changera la perception négative dans la population, de ce gouvernement qui entre dans sa dernière année de deuxième mandat.
Comme la plupart des députés et ministres auront déjà satisfait aux conditions de pension que leur garantit la loi Légis Québec Ils pourront plus facilement quitter leur poste de député (avant ou durant la dernière année avant le scrutin), pour envisager une autre carrière avec les indemnités qui accompagnent ce départ.
Je ne serais donc pas étonné que plusieurs décident de quitter le navire avant son potentiel naufrage à l’automne 2026.
Oui c’est un peu sauve qui peut ou chacun pour soi pour les prochaines élections.
Voici un extrait de cet article.
« Les députés sont élus par leur population. Ils doivent porter le message de la population. Pierre Dufour a porté le message des gens de sa région : on veut un ministre. Et parce qu’il ne porte pas le message du gouvernement en place, on l’exclut. Ça me renverse. Ça me renverse », lance-t-il.
« Nous, on ne veut pas des sous-fifres du premier ministre. Sinon, arrêtez les élections, ça ne sert à rien », ajoute-t-il.
M. Bégin estime que Pierre Dufour n’a pas « critiqué ses collègues », et malgré tout, « on le fout dehors, c’est incroyable ».
Le geste de Legault est excessif et prend l’apparence d’une gifle à la population qui s’en rappelera au prochain scrutin. ![]()
J’ai eu cette pensée récemment: la CAQ promettait une troisième voie, en-dehors du débat fédéralisme vs souveraineté lorsque M. Legault avaient fondé son parti dans les années 2010.
Maintenant, on se rend bien compte que la troisième voie promise est comme le troisième lien promis pour Québec et Lévis: ce n’est que du vent dans l’air, pour ne pas dire un pète dans l’air…
Wow, c’est pas de bon instincte du part de M. Dufour.
En particulier, l’Abitibi est déjà sur-réprésenté en termes du nombre d’élus provinciales, avec une écate moyen sur les 3 circonscriptions de -26,5%. Il y a 3 membres pour une région qui pourrait supporter deux sans écart significatif. Avec ce type d’avarice d’un de ces membres, je ne crois pas qu’il serait plus possible de blocquer ce changement dans la carte électorale.
À la veille d’un remaniement ministériel qui la verra changer de rôle, la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, serre la vis aux sociétés de transport collectif, en retirant plusieurs subventions pour des infrastructures ne servant pas directement aux utilisateurs, a appris La Presse.
J’ai vraiment cru, pendant une seconde, qu’elle serait non seulement meilleure que Bonnardel (oui, je sais, la barre était basse), mais qu’elle avait le potentiel d’être la meilleure ministre des transports de l’histoire du Québec ![]()
Excellente chronique de Léa Stréliski sur la politique actuelle au Québec ![]()
La politique est maintenant gangrenée par la culture des médias sociaux et l’infernal rythme des nouvelles en continu. Tout ce qui polarise pogne. Ce qui prime n’est plus ce qui est juste, mais ce qui attire l’attention. Faire peur aux Québécois avec la religion est aussi simple que leur susciter un réflexe du genou.
On a toutes les occasions de faire du Québec un modèle de progressisme social et écologique. Pourquoi toujours s’enfarger dans nos vieilles peurs, nos vieilles colères?



