Sur CBC : B.C. premier says Alberta separatists seeking assistance from U.S. is ‘treason’
Et dans un média indépendant américain :
Sur CBC : B.C. premier says Alberta separatists seeking assistance from U.S. is ‘treason’
Et dans un média indépendant américain :
C’est sûr que l’impérialiste Trump ne restera pas indifférent face au possible éclatement du Canada. Il a toutes les raisons de l’encourager et ensuite ramasser les morceaux de choix dans un premier temps: la riche Alberta pour son pétrole et le gaz et le riche Québec pour son électricité et ses énormes ressources naturelles.
Comment dans les circonstances pourrions-nous espérer après coup l’aide du ROC, que nous aurions nous-mêmes affaibli en nous retirant volontairement? Réalisons que plus rien n’est normal dans cette ère de grande instabilité internationale, où la force brute a pris le dessus sur un monde encore civilisé il y a peu et qui respectait les règles internationales qui protégeaient justement les pays les plus faibles de l’appétit des plus forts.
L’équilibre est rompu et chaque super-puissance a dorénavant comme objectif de dominer sa zone d’influence sans partage. Voilà où nous en sommes rendu après un an de présidence Trump. Le chaos, l’imprévisibilité politique et économique, le chacun pour soi et la fin de la solidarité vis à vis des grands enjeux mondiaux. Même l’urgence climatique est devenue obsolète ou en voie de l’être pour une majorité de pays, tandis que la course aux armements est maintenant généralisée.
Tout cela parce que la démocratie ne joue plus son rôle essentiel de modération nationale, comme internationale.
Il ne faut pas tout donner à Trump le mérite de ce qui arrive en ce moment. Les grandes compagnies américaines (et internationales) ont corrompu leur gouvernement avec leur PACs et leur SuperPacs (Politial Action Comitee) qui permet aux gens riches de dépenser sans compter pour supporter le candidat qu’ils préfèrent. Ce n’est pas pour rien que Google et Amazon n’ont pas été poursuivis pour véritablement briser leurs monopoles. Pendant des années, les grandes compagnies ont bénéficié soit d’un régime qui leur est favorable ou un autre qui stagne parce qu’il y a un déséquilibre dans les chambres et personne ne peut passer de lois. Le bipartisme est aussi une partie du problème. Les deux partis politiques se ressemblent trop à vouloir voler l’électorat de l’autre.
Pour revenir aux grosses compagnies, leur pouvoir mondial est assis sur la dominance des États-Unis et plusieurs ententes de commerce trafficotées pour empêcher tout questionnement de l’autorité américaine, et empêcher la litigation contre eux. Les grandes compagnies amércaines exercent également une grande influence sur les gouvernements internationaux. Il faut juste regarder le nombre de groupes d’alliance d’industries inscrit dans le registre des lobbyistes du gouvernement du Canada pour le constater (ou les recherches universitaires sur l’IEDM). Ils sont souvent soutenus par les mêmes personnes qui essaient de corrompre le gouvernement américain. Sans compter le nombre infini de think tanks qui essaie de manipuler les élections et l’opinion publique à l’avantage des compagnies qui les finance.
On assiste aujourd’hui à une victoire de la corruption qui a assis son pouvoir en mettant les clowns les plus ridicules à la tête des États-Unis.
Tout ça pour dire que la rencontre avec les membres du gouvernement Trump, c’est une mise en scène parce que l’Alberta reçoit beaucoup d’influence de compagnies pétrolières et les désirs de séparation, selon moi, sont pas mal payés par ces compagnies pour forcer le gouvernement à négocier avec eux pour les pipelines et faire peur aux Canadiens. Les cerveaux de ce genre d’opérations, sont fort probablement aux É.-U. et sont fort probablement déjà assis dur des milliards qu’ils peuvent donner au régime Trump pour qu’il le redonne à l’Alberta.
Pour pas voir tout noir, je pense qu’on est encore à l’étape de la guerre d’idées, même si notre voisin du sud essaie de mettre son pouce dans la balance.
(Calgary) Après avoir durement fait le procès du gouvernement Carney dans un discours devant ses délégués, le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a remporté un mandat fort de ses troupes. Les membres du parti lui ont dit oui à 87,4 % pour qu’il reste en selle.
Avant le vote, Pierre Poilievre a accusé le premier ministre Mark Carney d’avoir berné les Canadiens durant la dernière campagne en promettant de s’attaquer à la hausse du coût de la vie, de régler la crise du logement et d’obtenir la levée des droits de douane imposés par le président Donald Trump.
Ces promesses sans lendemain, a-t-il plaidé dans un discours prononcé devant quelque 2500 délégués durant le congrès de son parti à Calgary, attisent le mouvement souverainiste au Québec et en Alberta, menaçant la survie même du pays.
Dans son discours de près d’une heure, M. Poilievre a longuement fait le procès du gouvernement Carney, lancé un appel à l’unité du pays, défendu les politiques proposées durant la dernière campagne et énoncé celles qu’il entend défendre au cours des prochains mois.
« M. Carney a promis du changement. Bien sûr, le ton est un peu plus sérieux. Et les mots ont changé. Mais depuis qu’il est premier ministre, est-ce que les choses ont vraiment changé dans votre vie ? Est-ce que la vie vous coûte moins cher ? », a lancé le chef conservateur en sollicitant une réponse de son auditoire pour dénoncer « les illusions » du premier ministre.
« Je sais que M. Carney aime bien faire de grands discours à l’international pendant qu’il force les Canadiens à payer plus ici. M. Carney, c’est un grand parleur ailleurs, mais un petit faiseur chez nous », a-t-il ajouté, en faisant notamment allusion au discours prononcé par le premier ministre à Davos il y a deux semaines, qui a été largement salué au pays et à l’étranger.
Si Mark Carney avait promis de reprendre le contrôle des finances publiques, de favoriser la construction de grands projets comme des pipelines et de s’attaquer à l’inflation, tout le contraire est arrivé. Le déficit est plus élevé que durant la dernière année du gouvernement de Justin Trudeau, les Canadiens démarrent davantage d’entreprises aux États-Unis qu’au Canada et l’inflation alimentaire est plus élevée que dans les autres pays du G7, a-t-il argué.
Ce gouvernement libéral ne se contente pas de laisser les gens de côté. Il rend le logement inabordable et empêche les jeunes d’accéder à la propriété, les familles de faire leurs courses et les travailleurs de trouver un emploi. En clair, la vie est devenue insoutenable sous ce gouvernement libéral.
Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada
Dans son discours qui avait les allures d’un lancement de campagne électorale – des militants se trouvaient derrière lui sur la scène, exhibant des pancartes, et son épouse Anaida Poilievre l’a présenté à la foule –, M. Poilievre a affirmé que l’unité nationale est plus que jamais mise à mal par les années de pouvoir des libéraux.
« Nous devons rester unis. Une maison divisée ne peut pas survivre », a-t-il lancé sur un ton grave.
« Quand les libéraux sont au pouvoir, ça profite toujours aux souverainistes qui avaient disparu pendant les années Harper. Quand les conservateurs sont au pouvoir, l’autonomie du Québec est respectée, la contribution de l’Alberta est reconnue et notre pays est fier, uni, abordable et rempli d’espoir », a-t-il lancé.
« Ce soir, j’ai un message d’espoir pour les jeunes Québécois : le nationalisme québécois fait partie du patriotisme canadien. Le Canada sera fier de son histoire et de son identité, on va redevenir fiers de notre pays. Le Canada va vous permettre de réaliser vos ambitions, vos rêves et votre avenir », a-t-il aussi insisté.
Malgré les nombreuses flèches qu’il a lancées envers les libéraux, M. Poilievre a réaffirmé que son parti est prêt à collaborer avec le gouvernement Carney afin d’obtenir l’abolition des droits de douane imposés par l’administration Trump qui frappent l’économie canadienne.
« On doit diversifier nos marchés – et renforcer nos alliances avec nos partenaires de l’OTAN. On doit combattre les tarifs américains et faire tout ce qu’on peut pour avoir une entente sans tarifs avec les États-Unis », a-t-il martelé.
Et, oui, les conservateurs sont prêts à travailler avec M. Carney pour trouver de nouveaux marchés et éliminer les tarifs américains. On ne peut plus dépendre des autres.
Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada
M. Poilievre a terminé son discours, applaudi à plusieurs reprises par ses troupes, en invitant les Canadiens à garder l’espoir de jours meilleurs.
Avant même d’entendre le discours de son chef, Gabriel Lecours-Bouffard se promenait dans les couloirs du Centre BMO en exhibant deux macarons en appui à Pierre Poilievre. À 27 ans, il est le président de l’association du Parti conservateur de la circonscription de Bourassa. « Je l’appuie dans les deux langues officielles, en français et en anglais », lance-t-il d’emblée.
« Ce qui m’a amené au Parti conservateur, c’est vraiment Pierre Poilievre parce qu’il parle plus aux jeunes. Avec le prix des maisons qui monte, j’ai vraiment l’impression qu’il se crée un écart entre les jeunes générations et les plus vieilles générations. […] J’ai l’impression qu’on n’a aucune opportunité, que tout est bloqué, que la seule option que j’ai, c’est de vivre dans un condo de 200 pieds carrés et de juste accepter notre sort », a-t-il exposé.
Et Pierre Poilievre, malgré la défaite aux dernières élections, continue de lui donner de l’espoir. « C’est quelqu’un qui écoute les militants, qui va nous rencontrer, qui fait le dur travail et qui nous respecte », a-t-il ajouté.
Un mandat fort avec 87,4% ? C’est loin de PSPP avec son 98,5% et Legault et son 98,6% en 2023 ! Landry avait démissionné avec 75% en 2005.
C’est plate de même, mais quand 12,6% de ta base la plus fervente, celle qui prend la peine de se déplacer en congrès, ne t’appuie pas, c’est autant, sinon plus, qui risque d’aller voir ailleurs aux élections suivantes.
Petite remarque: Legault avait peut-être 98,6% de votes en 2023, mais 2 ans et demi plus tard, en janvier 2026, il doit démissioner… ![]()
Bref, morale de l’histoire: les chiffres restent des chiffres, il vaut mieux toujours regarder les faits et les effets tangibles, car les chiffres ne sont peut-être pas toujours représentatifs de la réalité, surtout lorsqu’on parle de politique…
Il faut noter que le vote devait se faire en personne.
Plusieurs personnes n’ont pas fait le voyage jusqu’à Calgary. Par exemple, il y avait 1000 places pour la délégation du Québec, seulement 200 personnes ont fait le voyage. Pourquoi payer l’avion et l’hôtel pour voter contre quelqu’un ? ![]()
Harper avait eu 84% en 2005 après une défaite aux élections. Donc le résultats de Poilievre n’est pas tant surprenant.
Et Harper a été élu avec 6% d’avance sur le PLC malgré la commission Gomery et l’enquête de la GRC. Aussi bien dire par la peau des fesses ! Mais bon, les prochaines élections sont loin, Poilievre a encore le temps de se faire aimer un peu plus !
Le scrutin fédéral dans la circonscription de Terrebonne devra être repris
L’élection fédérale du printemps dernier dans la circonscription de Terrebonne, dans la couronne nord de Montréal, doit être annulée, juge la Cour suprême du Canada. La candidate bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné avait été défaite par une seule voix aux mains de la libérale Tatiana Auguste, mais une irrégularité affectant l’issue du vote avait été soulevée.
Au cœur du litige se trouvaient les notions d’irrégularité au sens de la Loi électorale du Canada, la question de ses conséquences sur le résultat de l’élection et la confiance du public dans l’intégrité du processus électoral, et des responsabilités imposées aux électeurs qui votent par la poste.
La candidate défaite avait contesté le résultat et réclamé la reprise de l’élection après qu’une électrice bloquiste eut révélé que son bulletin de vote spécial lui avait été retourné en raison d’une erreur d’adresse sur l’enveloppe fournie par Élections Canada. Elle soutenait que l’erreur constituait une irrégularité ayant influencé le résultat serré.
[…]
Bien d’accord avec la décision de la cour suprême.
Mais en lisant l’article de Radio-Canada je me suis attardé à lire les commentaires, ce que je ne fais jamais habituellement. Certains ne volent vraiment pas haut, je suis surpris de lire cela sur un site sérieux.
Bien content que même s’il y a des désaccords entre membres sur ce forum, nous sommes capables de débattre en restant civilisés.
« Nous sommes prêts comme gouvernement à appuyer des efforts d’aide humanitaire » à Cuba, a déclaré le ministre responsable des relations Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, en entrevue à l’émission Midi info, vendredi.
“Nous serons là dans un contexte de partenariat avec le Mexique pour des raisons d’efficacité”, a précisé M. LeBlanc, qui s’envole dès demain pour le Mexique avec près de 230 organisations afin de préparer le terrain à l’approche de la renégociation de l’ACÉUM. Il s’agit de la plus grande mission commerciale à l’étranger organisée par Ottawa.
Le ministre a assuré qu’il discuterait de la situation humanitaire à Cuba avec ses homologues mexicains la semaine prochaine, tout en soulignant que ses collègues étaient “foncièrement engagés” dans le dossier.
“L’idée que nous ne serons pas là pour appuyer les besoins humanitaires de la population cubaine n’est pas vraie”, a-t-il fait savoir. “Mes collègues auront des choses plus précises à avancer au cours des prochaines heures ou prochains jours.”
Le Canada et le Mexique sont les deux seuls pays américains ayant conservé des relations diplomatiques sans interruption avec Cuba depuis la révolution de 1959.
Depuis l’opération américaine au Venezuela, Cuba, qui s’y approvisionnait en pétrole à prix réduit, subit un blocus américain partiel visant à mettre son économie à genoux. Le pays traversait déjà une grave crise économique qui a fait bondir le coût de la vie de ses habitants depuis six ans.
Les pannes d’électricité sont désormais monnaie courante et plusieurs vols internationaux ont été annulés en raison de la pénurie de carburant. L’industrie touristique, l’un des principaux moteurs économiques de cet État insulaire de 9,6 millions d’habitants, est au point mort.
Le navire Papaloapan de la marine mexicaine arrive dans la baie de La Havane chargé d’aide humanitaire, à La Havane, le 12 février 2026.
Photo : Getty Images / YAMIL LAGE / AFP
Jeudi, le Mexique a envoyé à La Havane 800 tonnes d’aide humanitaire, tandis que la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, tente de négocier une livraison de pétrole sans que Washington concrétise sa menace d’imposer des tarifs douaniers à tout pays acheminant des hydrocarbures à Cuba.
La Russie et le Chili se sont également engagés à appuyer le gouvernement communiste de La Havane. La Russie lui a promis un envoi de pétrole à titre humanitaire, et le Chili s’est engagé à lui verser une aide financière par l’entremise du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
La Havane accuse le président américain Donald Trump d’asphyxier son pays. Des experts de l’ONU ne s’exprimant pas au nom de l’organisation ont indiqué jeudi que ce blocus pourrait provoquer une grave crise humanitaire avec des effets en chaîne sur les services essentiels.
En résumé, avec cette décision de la Cour Suprême, le gouvernement fédéral libéral retourne à 2 députés d’un gouvernement majoritaire lieu d’un seul député avant Noël…

PHOTO JAMES MACDONALD, ARCHIVES BLOOMBERG
La stratégie du gouvernement de 6,6 milliards vise à aider les petites et moyennes entreprises canadiennes à percer dans l’industrie militaire et à réorienter les décisions en matière de dépenses afin de donner la priorité aux équipements fabriqués au Canada.
(Ottawa) Le gouvernement fédéral compte apporter des changements radicaux à sa manière d’appuyer l’industrie militaire au Canada afin de réduire sa dépendance excessive envers les États-Unis.
« Dans ce monde incertain, il est plus important que jamais que le Canada ait la capacité de soutenir sa propre défense et de sauvegarder sa propre souveraineté, peut-on lire dans la stratégie industrielle de défense qu’Ottawa s’apprête à publier la semaine prochaine. Cela est particulièrement important lorsqu’il s’agit de protéger la souveraineté du Canada dans l’Arctique et de promouvoir un Nord sûr »
Le gouvernement devait annoncer cette semaine sa stratégie, mais il a repoussé l’annonce à la semaine prochaine en raison de la tuerie de Tumbler Ridge en Colombie-Britannique, même si les médias en ont déjà publié certains éléments.
Cette stratégie de 6,6 milliards vise à aider les petites et moyennes entreprises canadiennes à percer dans l’industrie militaire et à réorienter les décisions en matière de dépenses afin de donner la priorité aux équipements fabriqués au Canada.
Le document avance qu’elle permettra de créer 125 000 emplois et promet de restructurer la politique d’avantages technologiques industriels d’Ottawa, qui détermine la manière dont le gouvernement évalue les entreprises lorsqu’elles soumissionnent pour des contrats en fonction de leur contribution à l’économie canadienne. Selon un communiqué de presse du gouvernement publié en décembre dernier, l’industrie canadienne de la défense « soutient » actuellement plus de 81 000 emplois.
Tout cela intervient alors que le gouvernement fédéral s’apprête à augmenter rapidement ses dépenses de défense afin de respecter ses engagements envers l’OTAN, un objectif auquel travaille l’ensemble de l’alliance après des années de menaces belliqueuses de la part du président américain Donald Trump.
La stratégie promet de restructurer la manière dont Ottawa prend en considération les avantages pour l’économie canadienne lorsqu’il attribue des contrats, ce que l’on appelle une politique d’avantages technologiques industriels.
Le Canada a l’intention de s’associer à des « champions nationaux » qui respectent les budgets et les délais fixés, en échange d’avantages tels que le financement de la recherche, la promotion des exportations, le financement et l’accès à des infrastructures d’essai.
« On s’attendra à ce qu’ils livrent leurs capacités dans le respect des délais et du budget et soutiennent la souveraineté nationale par l’entremise de leurs chaînes d’approvisionnement canadiennes, tout en assurant l’optimisation continue des ressources », indique le document.
On ne précise pas comment Ottawa veillera à ce que les entreprises ne prennent pas l’habitude de dépasser les coûts.
Le document préconise d’augmenter la part des contrats d’approvisionnement en matière de défense attribués à des entreprises canadiennes, qui passerait d’environ la moitié à 70 % des acquisitions, dans le but de soutenir les secteurs manufacturiers canadiens durement touchés par les droits de douane américains.
La stratégie vise à « augmenter de 50 % les exportations de défense du Canada [et à] augmenter de plus de 240 % les recettes totales de l’industrie canadienne de la défense ».
Cette annonce intervient alors que le gouvernement fédéral s’apprête à augmenter rapidement les dépenses de défense afin de respecter ses engagements envers l’OTAN, un objectif auquel travaille l’ensemble de l’alliance après des années de menaces belliqueuses de la part du président américain Donald Trump.
Le document souligne que le Canada a besoin d’une « infrastructure essentielle » dans le nord et d’une autonomie suffisante. Il rappelle que « les hypothèses de longue date ont été bouleversées – sur la fin de la conquête impériale, la durabilité de la paix en Europe et la résilience des anciennes alliances ». Il précise toutefois que le Canada demeure attaché à une relation de défense forte avec les États-Unis.
La stratégie ne mentionne pas la Chine et fait une seule fois référence à la Russie, qui sape l’ordre mondial par son invasion de l’Ukraine. Elle indique que le Canada souhaite renforcer sa coopération dans le domaine de l’industrie de la défense avec l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud.
À cette fin, le Canada déploiera davantage de délégués commerciaux, participera à des salons professionnels militaro-industriels et s’efforcera de renforcer la chaîne d’approvisionnement nationale dans des domaines tels que l’aérospatiale, les drones, les munitions et les capteurs.
La stratégie préconise de fabriquer les équipements au pays dans la mesure du possible, puis de les produire avec des alliés, et enfin de les acheter à l’étranger.
La montée de nouvelles puissances, le protectionnisme croissant et l’évolution de la dynamique dans les relations internationales ont également souligné la nécessité de penser différemment à l’intersection de la souveraineté canadienne, des besoins en matière de défense et du développement économique, soutient le document.
La stratégie devait initialement être publiée au début de l’automne dernier, puis Ottawa s’était engagé publiquement à la rendre publique avant Noël, mais le gouvernement a finalement dépassé son propre délai de plus d’un mois.
Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, au sommet Canada-Union européenne qui s’est déroulé à Bruxelles, en Belgique, le 23 juin 2025. (Sean Kilpatrick/La Presse canadienne)
Le ministre de la Défense, David McGuinty, a annoncé samedi, lors de la conférence sur la sécurité de Munich, qu’Ottawa avait adhéré au programme de 150 milliards d’euros de l’Union européenne intitulé «Action pour la sécurité en Europe» (SAFE).
Ce programme permet aux pays de l’UE d’accéder à des prêts à faible taux d’intérêt pour acheter du matériel militaire et des armes, dans le cadre des efforts visant à affranchir le continent de sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.
Le Canada étant le premier pays non européen à participer au programme SAFE, les entreprises d’ici peuvent s’associer à leurs homologues européennes pour soumissionner à des projets communs et bénéficier de conditions de financement avantageuses.
L’entrée du Canada dans cet accord avait été pratiquement confirmée en juin dernier, lorsque le premier ministre Mark Carney a signé un partenariat en matière de sécurité et de défense avec l’Union européenne lors d’une visite à Bruxelles.
En décembre, l’Union européenne a révélé que les frais que le Canada devrait payer pour adhérer à ce programme s’élevaient à 10 millions d’euros (16 millions $ CAN), ce qui amène les observateurs à s’interroger sur le montant des investissements que cet accord générera.
Les frais sont proportionnels à l’ampleur des contrats que l’Union européenne s’attend à ce qu’un pays génère pour son industrie nationale, et les frais évalués pour le Royaume-Uni sont plusieurs fois supérieurs à ceux du Canada.
«Cet accord continue de renforcer la sécurité collective, de consolider la coopération avec les alliés et les partenaires, et d’appuyer le développement de capacités de défense essentielles qui améliorent la sécurité internationale», peut-on lire dans le communiqué publié dimanche par le ministère de la Défense nationale.
Le premier ministre Mark Carney devait se rendre à Munich, mais il a soudainement annulé son voyage à la suite de la tuerie survenue à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique.
Andrea Charron, directrice du Centre d’études sur la défense et la sécurité de l’Université du Manitoba, juge que le discours de M. Carney à Davos s’est avéré un «point d’inflexion vraiment important».
«Avant ce discours, je pensais peut-être que tous les Européens et les autres acteurs allaient essayer de se surpasser pour flatter Donald Trump afin d’éviter une nouvelle série de droits de douane, commente-t-elle. Le discours de Carney était en quelque sorte un appel à l’action, invitant notamment les puissances moyennes à cesser d’essayer d’apaiser un tyran et à forger leur propre avenir. »
Le président américain Donald Trump a mis à rude épreuve les relations transatlantiques en particulier, en menaçant constamment d’annexer le Groenland, un territoire autonome du Danemark, membre fondateur de l’OTAN.
Roland Paris, qui dirige l’École supérieure des affaires internationales de l’université d’Ottawa, affirme que la menace américaine contre un autre membre de l’OTAN signifie que la conférence de Munich se déroule dans des circonstances extraordinaires.
«Cela a été un signal d’alarme pour beaucoup de gens en Europe qui espéraient peut-être que cette période étrange de la politique américaine passerait, souligne M. Paris. C’est la partie du discours de Carney qui, je pense, a fait réagir les gens, en particulier en Europe, en leur faisant prendre conscience d’un monde fondamentalement changé et de ce que cela signifie pour l’Europe, y compris pour sa sécurité.»
L’Europe et le Canada augmentent tous deux leurs dépenses de défense après que Trump les a accusés de profiter des dépenses de défense américaines. Il a parfois laissé entendre que la Russie devrait envahir les membres de l’OTAN qui ne paient pas leur contribution.
La Conférence de Munich sur la sécurité est «le plus grand rassemblement au monde de personnalités du monde de la sécurité et de la politique étrangère», explique le sénateur Peter Boehm, ancien diplomate qui a occupé le poste d’ambassadeur en Allemagne. Il l’a décrite comme étant similaire à Davos, mais axée sur la sécurité et la politique étrangère.
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis le discours du vice-président américain J. D. Vance à Munich, l’an dernier.
«Après une année passée à essayer de trouver la meilleure façon de satisfaire Trump et de ne pas le contrarier, ils ont maintenant commencé à prendre en compte sa colère et sont prêts à aller de l’avant même si cela agace les États-Unis», dit Stephen Saideman, de l’École Norman-Paterson des Affaires internationales de l’Université Carleton.
Avant que Carney n’annule son voyage, le sénateur Boehm avait prédit que le Canada ferait l’objet de pressions concernant son prochain achat de sous-marins.
Le constructeur allemand de sous-marins TKMS et la société sud-coréenne Hanwha Oceans sont en concurrence pour un contrat lucratif de plusieurs milliards de dollars visant à fournir au Canada jusqu’à 12 nouveaux sous-marins.
Le Canada est également à la recherche d’avions de combat. En 2025, Carney a demandé une révision du projet canadien d’achat d’une flotte d’avions de combat F-35 fabriqués aux États-Unis.

PHOTO TIRÉE DU SITE DE MATT JENEROUX
Matt Jeneroux
(Ottawa) Coup d’éclat dans la capitale fédérale : le député conservateur démissionnaire Matt Jeneroux ne quittera finalement pas la politique. Il se joint plutôt aux libéraux de Mark Carney.
Le premier ministre a annoncé mercredi matin sur les réseaux sociaux que le député albertain se joindra au caucus du gouvernement libéral et qu’il assumera des fonctions de conseiller spécial.
« En tant que nouveau conseiller spécial sur les partenariats économiques et de sécurité, le leadership de Matt contribuera à renforcer les alliances et les partenariats commerciaux du Canada, à faire progresser le rôle du Canada sur le plan international en matière de sécurité et à devenir plus résilient sur plan domestique », a déclaré M. Carney.
M. Jeneroux est le troisième député conservateur après Chris d’Entremont et Michael Ma à se joindre aux libéraux depuis le dépôt du budget au début novembre.
M. Carney doit rencontrer son nouveau député en début d’après-midi à Edmonton.
Sa défection survient deux semaines après la tenue du congrès national du Parti conservateur à Calgary où le chef conservateur Pierre Poilievre espérait avoir tourné la page sur les départs de deux députés l’automne dernier en obtenant l’appui de 87,4 % des délégués lors du vote de confiance sur son leadership.
[details=## Une trahison, dit Poilievre Dans une déclaration sur le réseau X, le chef conservateur a accusé son ancien collègue d’avoir trahi les électeurs d’Edmonton Riverbend.
« Mark Carney tente maintenant de former un gouvernement libéral majoritaire coûteux, sans avoir obtenu le mandat des Canadiens pour en former un. Il tente d’y arriver avec des ententes en coulisses. Matt Jeneroux a trahi les citoyens d’Edmonton Riverbend qui ont voté pour rendre le panier d’épicerie et le logement plus abordables, développer nos ressources naturelles et rendre nos rues plus sécuritaires. Les conservateurs vont continuer de se battre pour un Canada plus abordable, autonome et sécuritaire », a-t-il écrit.
Cette défection survient aussi dans la foulée d’un voyage fort médiatisé du député conservateur Jamil Jivani à Washington, où il a rencontré son ancien colocataire, le vice-président américain J.D. Vance. M. Jivani a également transmis aux Canadiens que Donald Trump aime le Canada, puis a finalement déclaré au média de droite Breitbart News que les Canadiens « se tireraient une balle dans le pied s’ils persistaient dans cette crise anti-américaine ».
M. Poilievre a soutenu mardi que M. Jivani parlait en son nom et non pour le Parti conservateur.
« Les Canadiens sont légitimement indignés par les droits de douane injustifiés et les déclarations du président », a rétorqué M. Poilievre.
Le départ de Matt Jeneroux vient ainsi relancer les questions au sujet du leadership de Pierre Poilievre. M. Jeneroux était aussi venu à un cheveu de passer dans le giron libéral l’automne dernier avant de se raviser après avoir subi de vives pressions de la part de certains de ses collègues. Il avait alors annoncé qu’il prévoyait quitter la politique au printemps pour des raisons personnelles.
« Après mûre réflexion en famille et après avoir consulté mes collègues et mes électeurs, j’ai décidé de continuer à siéger au Parlement », a déclaré M. Jeneroux dans une lettre publiée en ligne.
Ce dernier a ainsi brisé son silence qui durait depuis des mois. À Ottawa, les spéculations quant à la date de son départ se multipliaient dans les dernières semaines. Après tout, M. Jeneroux n’a participé à aucun vote d’importance à la Chambre des communes depuis des lunes et n’a pas été vu au congrès du Parti conservateur à Calgary en janvier.
Au cours des dernières semaines, les conservateurs croyaient avoir mis fin à l’épisode des transfuges. Mais aucun ne pouvait affirmer avec certitude que d’autres départs ne surviendraient pas.
Matt Jeneroux a été élu pour la première fois à l’Assemblée législative de l’Alberta en 2012, puis au Parlement du Canada en 2015, remportant quatre mandats consécutifs à la Chambre des communes.
Le monde a changé, et le Canada doit changer avec lui. C’est le moment de nous unir — et ensemble, nous bâtirons un avenir plus solide pour Edmonton, l’Alberta et tous les Canadiens.
Mark Carney, premier ministre du Canada
La décision de Matt Jeneroux de passer dans le camp libéral ne permet toutefois pas aux libéraux de Mark Carney d’obtenir la majorité des sièges aux Communes encore. Car le gouvernement Carney a perdu trois députés au cours des dernières semaines.
D’abord, l’ancienne ministre Chrystia Freeland a tiré sa révérence de la politique en acceptant un poste de conseillère auprès du président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky sur les questions économiques.
Ensuite, le premier ministre a nommé l’ancien ministre Bill Blair au poste de Haut-Commissaire en Grande-Bretagne.
Enfin, la Cour suprême a annulé l’élection de la députée libérale de Terrebonne, Tatiana Auguste, la semaine dernière. Mme Auguste avait remporté la victoire au dernier scrutin par une seule voix. Sa victoire avait été contestée par l’ancienne députée bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné, en raison d’une erreur d’Élections Canada qui avait omis de compter un vote postal favorable à cette dernière.
Le Parti libéral détient donc aujourd’hui 169 sièges alors que le chiffre magique pour détenir une majorité est de 172 sièges. Le Parti conservateur compte 141 sièges, contre 22 sièges au Bloc québécois, sept sièges au NPD et un siège au Parti vert. Il y a maintenant trois sièges vacants.]
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PHOTO CARLOS OSORIO, REUTERS
Des membres du 1er Régiment de l’Artillerie royale canadienne à cheval se tiennent près d’un obusier M777 alors que les Forces armées canadiennes se déploient pour l’« Opération Nanook-Nunalivut », une série d’exercices annuels conçus pour mettre en valeur la capacité de l’armée à défendre l’Arctique canadien, à Cambridge Bay, au Nunavut, le 19 février.
Que feriez-vous avec 12 500 $ de plus à dépenser ? Pour la plupart des gens, la réponse ne se ferait pas attendre longtemps : le toit à refaire, la voiture à changer ou la chaudière à mazout à remplacer sont souvent des dépenses reportées faute d’argent.
Que fait un pays avec 500 milliards à dépenser ? Là encore, les options peuvent se décliner à l’infini : améliorer les soins de santé, construire des logements abordables, réduire la pollution… Les besoins sont immenses.
Le Canada s’apprête à investir 500 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour défendre son territoire des agressions. C’est 12 500 $ par habitant et c’est beaucoup d’argent qui sera dépensé inutilement. Du moins, c’est le but de l’opération. Personne ne souhaite une guerre ou une invasion.
Penser à ce qui pourrait être réalisé au Canada avec tout cet argent donne le vertige. À l’échelle mondiale, c’est encore plus désolant.
Le monde a changé, a dit le Canada pour justifier son changement de cap en matière militaire. C’est vrai, mais ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. L’annexion de la Crimée puis l’invasion de l’Ukraine et les prétentions ouvertes de la Chine sur Hong Kong et Taïwan étaient déjà des preuves que la paix mondiale reste fragile.
Les dépenses militaires sont en hausse dans le monde depuis dix ans, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), qui compile ces données. En 2024, la hausse a été de 9,8 %, la plus forte augmentation annuelle depuis la guerre froide dans les années 1950.

À peu près tous les pays du monde augmentent leurs dépenses militaires, surtout ceux menacés de près par la guerre ou engagés dans un conflit, comme les pays d’Europe, la Russie et Israël. Par exemple, pour la seule année 2024, les dépenses militaires de la Pologne, à l’ombre de la Russie, ont augmenté de 31 % et celles d’Israël, de 68 % à cause de son engagement à Gaza.
Le monde a changé, mais au Canada, c’est très récent. C’est l’administration Trump qui a sonné le réveil. Il n’y a pas si longtemps, le gouvernement du Canada était bien prêt à se bouger un peu pour atteindre l’objectif de consacrer 2 % de son produit intérieur brut au secteur de la défense, conformément aux exigences de l’OTAN.

La vague menace russe dans l’Arctique n’avait pas suffi à ouvrir les coffres pour faire le plein de drones, de brise-glaces et de sous-marins. Mais les menaces d’annexion du président américain et ses prétentions sur le Groenland ont eu l’effet d’un électrochoc sur un patient somnolent.
Voilà que la cible de 2 % du PIB n’est plus suffisante et doit être augmentée à 5 %. Voilà que des voix s’élèvent pour réclamer que le Canada se dote de l’arme nucléaire 1. Voilà que les investisseurs institutionnels comme La Caisse, qui ont toujours voulu éviter le secteur de l’armement, lui trouvent maintenant beaucoup de vertus sous forme de retombées économiques.
Le Canada se précipite pour contracter à gros prix une assurance qui exigera de sacrifier beaucoup d’autres choses. Et si le danger appréhendé ne survit pas à Trump ? Et si la logique économique entre deux pays frères depuis 200 ans finit par reprendre ses droits ? C’est une question qu’on n’a même pas pris le temps de se poser.
Lisez l’article suggérant que le Canada se dote de l’arme nucléaire
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Source : Stockholm International Peace Research Institute
Élections Canada affirme avoir déjà amélioré la façon dont sont produites les trousses de vote par correspondance afin d’éviter une répétition de la fâcheuse erreur qui a provoqué l’annulation de l’élection de Terrebonne par la Cour suprême.
« La grande majorité des recommandations énoncées dans notre examen interne des règles électorales spéciales sont déjà en place », a précisé au Devoir son porte-parole, Matthew McKenna.
Ces changements surviennent avec des mois d’avance sur l’échéancier. Comme l’avait rapporté Le Devoir en décembre, Élections Canada se donnait jusqu’à l’automne pour automatiser l’impression des étiquettes des enveloppes de bulletins spéciaux, parmi d’autres mesures promises, comme un meilleur suivi du taux de retour des votes postaux et davantage de formation pour les employés.
À terme, le dépouillement des votes par la poste, de leur nom exact « bulletins spéciaux », devra être automatisé et effectué à partir de l’administration centrale, et ce, pour toutes les circonscriptions du pays. Seule cette ultime étape doit être parachevée à l’automne, advenant le déclenchement de nouvelles élections anticipées.
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J’adore le premier ministre du Manitoba Wab Kinew.
Toujours souriant et une personne positive et il parle un francais tres acceptable.
Il veut même faire du manitoba une province bilingue.
Le NPD fédéral cherche un nouveau chef. just sayin’…