Place Ville Marie et son esplanade

En fait, la moitié de l’espace de la verrière est occupée par des escaliers. Cela laisse très peu d’espace pour les tables. Cet espace est de plus séparé des comptoirs par un mur laissant pénétrer peu de lumière. La majorité des places sont donc dans la grande noirceur. On s’y sent étouffés. Pour la verrière elle-même, elle n’est tout simplement pas assez grande et on doit se casser le cou pour apercevoir PVM, ce qui se traduit par cette étrange sensation d’être dans le fond d’un puits. Pour certains, c’est peut-être une expérience visuelle intéressante au dépend de la vaste majorité qui reste dans l’ombre.

L’expérience qu’on en retire à la toute fin est très variable d’une personne à l’autre mais nous sommes loin de l’effet ‘wow’ que l’on voulait créer en détruisant un aménagement qui n’avait besoin que de peu pour le mettre à niveau.

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Le SOUK, 100% présentiel, à la Place Ville-Marie | Journal Métro (journalmetro.com)

Quelques photos en plus pour illustrer l’expérience client autour du Cathcart. La dernière photo illustrant ce qui est censé déclencher un sentiment de curiosité et d’envie d’aller voir ce que pourrait bien être ce distant point lumineux. Ne vous en faites pas, vous serez arrêté gentiment avant même de pouvoir vous en approcher: seuls les clients payants vont pouvoir avoir le droit d’avoir cette vue inédite de PVM. Dans l’ancienne configuration, beaucoup plus dégagée et vivante, la lumière naturelle transpirait aux quatre coins de l’aire de restauration et de plus le terrazzo la reflétait à merveille. Aujourd’hui, on essaie de compenser avec un éclairage médiocre et des couloirs sans saveurs particulières qui n’attirent personne.

Ce projet est tout simplement un échec lamentable autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. En tant que simple résident du centre-ville, c’est tout simplement un endroit à éviter. Si on détruisait ces murs affreux le long des couloirs, on aurait peut-être l’impression d’avoir un début de sentiment de curiosité et le goût de s’y aventuré. Malheureusement, ce n’est pas le cas en bâtissant toutes ces barricades autour pour empêcher de voir ce qui devrait être vu par tout le monde. C’est le prix citron de l’architecture à Montréal. L’Occulus a NYC , n’écrase personne, il donne plutôt un élan vers l’espace et la luminosité dans un lieu où transite des milliers de personnes a l’heure.

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Dommage que ‘‘L’arbre de Noel’’ n’ait pas fait son apparition dans l’axe de McGill College. Le phare fait toujours un peu weird. De plus, on aurait pu en mettre un vrai, comparativement à l’ancien fait en lumière au-dessus de la fontaine.

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L’éclairage sur la première photo est l’un des mieux réussi à Montréal. Très élégant, il souligne à merveille la forme particulière de l’immeuble mais en évitant de tomber dans les types d’éclairage trop voyant. J’ai peu de bon propos pour leur rénovation de l’esplanade et du centre d’achats souterrain mais cet éclairage me permet de renouer avec cette icône montréalaise.

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Publié dans le journaldemontreal.com

«La Grande Dame de Montréal»

Vers 1964


PHOTO COURTOISIE, ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL | 1087-1075 rue de la Cathédrale

MEM - CENTRE DES MÉMOIRES MONTRÉALAISES | Dimanche, 21 novembre 2021 00:00

À LA PLACE VILLE MARIE

S’élevant vers un ciel sans nuages à l’hiver 1964, l’iconique Place Ville Marie porte bien son surnom de « Grande Dame de Montréal ». Sa conception innovante, l’ampleur du projet ainsi que sa complexité impressionnent toujours aujourd’hui. Débuté en 1958, le chantier titanesque est actif l’été comme l’hiver, de jour comme de nuit. À son apogée, il occupe jusqu’à 2500 travailleurs issus de plus de 50 cohortes de métiers. À l’été 1961, l’équipe de monteurs élève la charpente d’acier au rythme d’un niveau et demi par semaine. La construction de la tour cruciforme de 188 mètres requiert les technologies les plus avancées. Pour la première fois, un ordinateur est utilisé pour calculer la robustesse des contrevents : un dispositif crucial, car la forme en croix rend le gratte-ciel vulnérable aux pressions éoliennes. Véritable chef-d’œuvre d’ingénierie au décor digne de la série Mad Men, la Place Ville Marie est inaugurée le 13 septembre 1962.

UN LUNCH À LA POPINA


PHOTO COURTOISIE, ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL | Le restaurant La Popina

Vêtu d’une immanquable veste bleue, ce serveur pressé passe sa commande au jeune cuisinier. Située au 5, Place Ville Marie en 1969, la terrasse du restaurant La Popina est très appréciée par les travailleurs et résidents du centre-ville. L’évocation romaine est flagrante à la vue des auvents vert-blanc-rouge, mais aussi au nom : La Popina désigne une auberge populaire en italien. Diffusées par Le Reine Elizabeth, les publicités moussant l’ouverture prochaine de La Popina, en mars 1967, clament qu’« un des plus grands chefs de cuisine de Rome veillera aux menus qui comprendront des plats ainsi que des boissons d’Italie, de Provence et d’Espagne ». Sortant pour le lunch, les travailleurs y trouvent leur compte avec un menu abordable, sans prétention et un service rapide. En soirée, cuisine méditerranéenne, danse, musique et cocktails sont au rendez-vous. Le restaurant ayant fermé au milieu des années 1990, les locaux de La Popina sont aujourd’hui occupés par la populaire chaîne The Keg Steakhouse.

AU SOLEIL SUR L’ESPLANADE


PHOTO COURTOISIE, ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL | La terrasse en plein air, 1969

Le 11 juin 1971, tous profitent des premières chaleurs de l’été après les longues froidures hivernales. Assises dans les marches, les deux jeunes femmes attirent le regard d’un des hommes en complet montant l’escalier. Aujourd’hui disparues, les quatre entrées de l’esplanade, dont celle-ci, donnaient accès à la galerie marchande. Au pied de la tour cruciforme, la place publique offre un espace de répit à l’abri de l’agitation du centre-ville, bien qu’elle soit aussi dédiée à accueillir des rassemblements populaires. À l’inauguration, en 1962, trois mille personnes s’y réunissent. Imaginant l’espace comme la place Saint-Marc à Venise ou le Rockefeller Center à New York, les curieux veulent voir « la place » qui consacrera Montréal comme une « vraie » grande ville. Accueillant des spectacles variés, elle reçoit 100 000 personnes en pleine « trudeaumanie », en 1968. Mais les forts vents qui l’agitent et le peu de verdure ne plaisent pas à tous. Elle fut réaménagée au fil du temps, les derniers travaux datent de 2018.

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En tout cas, c’est vraiment un endroit populaire pour les 5@7. C’est toujours bondé!!!

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Tant mieux en quelque part mais il faudrait ouvrir plus grand car un espace de 6m x 12m, ça se remplit facilement et donc ça parait bondé mais malheureusement vide autour. Il faudrait donner un accès plus facile encore pour créer une plus grande dynamique autour au lieu de tout cloisonner.

Mais si ca marche, c’est ce qui compte au bout pour les divers commerces. Il faut avouer que son ouverture a été très affectée par la situation sanitaire désastreuse en 2020 et que ca prendrait des efforts supplémentaires en décoration/ reconfiguration pour rendre le tout plus convivial.

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Juste avant la pandémie tout le monde voulait y aller, puis il y a eu la pandémie. Depuis septembre c’est revenu comme avant presque. C’est quand même plus grand qu’il n’y parait. Même pour diner c’est intéressant (mis à part le prix).

Il faudra voir ce qui arrivera avec le REM de l’Est. si la station est souterraine il y aura surement un accès depuis la PVM non?

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Ça serait certainement un plus ! D’ailleurs, on se demande qu’est-ce qui se cache derrière les cloisons du côté de Cathcart?

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