PL 96, débat sur les langues et discussions connexes

Quand, au secondaire, à mon premier cours d’espagnol, la professeur n’a parlé qu’en espagnol, je me rappelle avoir été un peu choqué et avoir pensé que ce n’était pas la bonne manière d’initier des débutants à une langue, mais avec du recul, c’est exactement ce qu’il faut faire, ça force l’immersion totale, ça enlève les petites roues.

Puis dans les cours de francisation aussi, il y a beaucoup d’accent qui est mis non pas que sur l’apprentissage, mais sur l’attachement à la langue et à la culture. Évidemment, ça ne fonctionne pas pour tout le monde et on ne pourra jamais les forcer et peut-être qu’il y a effectivement un important travail à faire au niveau du message et de la présentation de la langue et de la culture, mais je pense aussi qu’à l’opposé, il y a un travail à découdre certain stéréotypes par rapport à la culture québécoise (là je parle plutôt de façon anecdotique, dans mon expérience cependant).

Mais au final, on partage pas mal la même opinion sur le sujet.

Ça c’est correct, mais le point est plus que l’inscription elle-même est en français…

J’ai pris un cours de mandarin au Y l’an dernier. Tout le processus d’inscription s’est fait en français, mais le cours lui même non. Si la façon de s’inscrire avait été en mandarin, je n’aurais même pas trouvé l’horaire.

Je n’ai jamais dit qu’il fallait privilégier l’anglais. En fait, bon nombre des langues parlées à la maison au Québec, et particulièrement à Montréal, ne sont même pas l’anglais, mais plutôt diverses autres langues.

Il n’y a rien de mal à promouvoir le français. Mais en fin de compte, notre survie économique dépend fortement de l’immigration. Si ces personnes apprennent le français et peuvent communiquer dans cette langue, mais qu’elles ne s’y intéressent pas et ne la parlent pas à la maison, nous ne pouvons tout simplement rien y faire. La vérité, c’est que je connais beaucoup de gens comme ça, et leur culture est leur culture - on ne peut pas forcer quelqu’un à abandonner ses origines de manière à ce que tout le monde parle français à la maison, à moins de vouloir mettre en place des politiques d’assimilation extrêmement discutables (ce qui est ironique vu le contexte).

Je veux dire que ce gouvernement a littéralement diffusé des publicités traitant le français comme une espèce animale en voie de disparition, et cela n’a suscité que des moqueries - c’est un exemple de promotion soutenue. Au-delà d’un financement sérieux des médias (ce que nous commençons à faire), il n’y a pas grand-chose d’autre que nous puissions faire.

Et nous ne parlons même pas du fait qu’une culture ne se résume pas à une langue, mais comprend de nombreux éléments différents. Or, de plus en plus, la culture québécoise est devenue, sur le plan politique, UNIQUEMENT le fait que nous parlons français. Comment pouvons-nous espérer que les gens veuillent apprendre une langue pour interagir avec une culture alors qu’ils peuvent à peine définir cette culture ou que, selon le récent rapport du commissaire, de nombreux immigrants en ont une image négative ? Nous avons un travail sérieux, TRÈS sérieux à faire sur ce front avant même de pouvoir penser à ce que les gens parlent à la maison.

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Aucune loi ou politique de protection du français ne s’est intéressée à ce que les gens parlent à la maison.

L’idée de base est de promouvoir la langue française comme linga franca parlée en public incluant au travail et dans les commerces. C’est sur ces points qu’il y a place à l’amélioration

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Les partis nationalistes se sont presque exclusivement concentrés sur la diminution du nombre de locuteurs natifs et de locuteurs à la maison comme étant le déclin du français, car le nombre de personnes parlant français dans la sphère publique a en fait augmenté. Si je vais dans un magasin et que les employés parlent une autre langue, puis qu’ils me servent en français, je ne sais pas exactement comment nous sommes censés les forcer à ne parler que le français. C’est la même chose dans tous les emplois. Même si toutes les communications se font en français, ou si les réunions se déroulent en français, cela n’empêchera pas les employés de parler la langue de leur choix. Et beaucoup de tâches ne sont tout simplement PAS effectuées en français, comme dans les domaines de la finance, du commerce, de la technologie, etc., en raison du rôle très important joué par d’autres pays anglophones. Dans ces cas-là, ce n’est pas un groupe de francophones qui s’adapte à quelques anglophones en parlant anglais, mais tout un secteur d’anglophones qui s’adapte à quelques francophones.

Pour l’anecdote, je n’ai pas pu être servi en français exactement deux fois dans ma vie à Montréal. Une fois dans le quartier littéralement le plus anglophone de l’ouest de l’île, et une fois dans un restaurant tenu par un immigrant chinois très récent qui avait autant de mal en anglais, sinon plus, qu’en français.

La moitié du temps, je suis convaincu que lorsque les gens disent qu’ils n’ont pas pu être servis en français, c’est simplement parce qu’ils n’ont pas aimé la qualité du français. Être servi dans un mauvais français, c’est toujours être servi en français.

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En effet, les partis nationalistes et les chroniqueurs jouent très souvent avec les différentes statistiques (langue parlée au travail/en public vs langue parlée à la maison vs langue maternelle) pour que ça corresponde à leur message. Mais comme tu dis, dans les faits, c’est surtout la langue parlée à la maison qui a reculé - quelque chose qui n’est pas contrôlable par l’État.

On se prend de la mauvaise facons pour preserver le francais.

Le fait de se retourner sur nous même en oubliant qu’il y a d’autres francophones ailleurs au canada.

L’univers francophone c’est comme dans une moindre mesure comparable au monde hispanique et au monde arabe. On parle l’une des langues pas tres nombreuses qui dépasse les frontieres d’un seul pays

On ne tisse pas assez de lien avec les autre endroits dans le monde ou l’on parle francais.

La pérenité du francais passe aussi par lá.

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Dans la Presse

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-12-03/vu-lu-verifie/les-francophones-sont-ils-minoritaires-a-montreal.php

« Depuis deux ans, de 2022 à 2024, le pourcentage de francophones à Montréal est passé de 48 % à 43 %. Pis là, Marc Miller, le nouveau ministre fédéral de la Culture, vient dire qu’il est tanné du débat sur le déclin du français. Quelle honte ! », a déclaré François Legault, mardi. Le nombre de personnes qui parlent français à Montréal est-il réellement sous la barre des 50 %, comme le suggère le premier ministre ?

Tout dépend de la façon de définir un « francophone ». S’il s’agit d’une personne qui parle seulement le français à la maison, et aucune autre langue, le premier ministre a raison de souligner que 42,7 % des habitants de l’île de Montréal entrent dans cette catégorie, selon les plus récentes données du Tableau de bord de la situation linguistique au Québec pour l’année 2024.

Un constat qui ne tient pas compte d’une nouvelle réalité, soit le plurilinguisme, souligne cependant Richard Marcoux, professeur au département de sociologie de l’Université Laval.

De nombreux Montréalais parlent en effet plus d’une langue à la maison, dont le français. Par exemple, 8,3 % disent parler français et une autre langue, tandis que 6,1 % indiquent parler français et anglais. Donc, six Montréalais sur dix (60,4 %) parlent notamment français à la maison, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

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Mark Miller stated, “As a Quebecer, I’m pretty fed up with this debate that is generally identity-based.” The question is whether he has a valid point. It’s possible that he is expressing what many politicians are already thinking, but he is simply the one willing to say it openly.

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It raises what I believe to be a fair question. What is Québec? Is it a nation filled with people who live and work in a place that is defined by predominantly French ancestry and the customs associated with it, notably with the daily use of the language? Or is it that the members of it are francophone and not only live in French, but also think in it?

The former is one that I believe to be true, where effort is needed to maintain itself but broadly speaking, is doing fine as knowledge of the language is quite high and the culture (while needing more funding) is still prevalent. The latter is one that no matter what I do in life, despite knowing no other place in my life, am a threat to Québec’s very existence because I check a different box when filling out the census.

The latter, I find to be very exclusionary and based on demographics, I suspect we don’t have a solution to the problem.

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Je suis un quebecois francophone et je suis tanné de la rethorique de Legault avec le francais.

Il se sert de cela pour se rallier les votes d’une certaine partie des electeurs.

En aucun cas ils ne me represente quand il dit que Miller fait honte aux quebecois.

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J’ai écrit au journaliste de la Presse pour tenter d’apporter une autre dimension à son analyse. Voici mon courriel :

Bonjour Monsieur Champagne,

Merci d’utiliser les statistiques pour éclairer le dossier de la langue. La situation du français à Montréal mérite en effet qu’on aille au-delà du verdict simpliste de François Legault.

Ceci dit, il me semble qu’il manque une donnée cruciale à votre analyse.

Dans un contexte d’une ville "normale " comme Toronto ou Paris, tous ces chiffres sur la langue parlée à la maison ou la langue parlée au travail ne font que refléter des états transitoires qui varient en fonction du “flux” des immigrants. Ces données n’ont aucune influence sur la situation à long terme. Par exemple, à Toronto, avoir 40 % des habitants qui parlent une autre langue que l’anglais à la maison (c’est un chiffre en l’air, pour la discussion, je n’ai pas cherché la statistique), serait un bon indicateur de la force de l’immigration récente dans la ville, mais ça n’indiquerait rien sur l’avenir linguistique de la ville. En effet, ces 40 % vont tous finir sur le long terme à s’intégrer à l’anglais. Tous. De la même manière, on pourrait ajouter 1 000 000 d’immigrants à Paris, ça ne menacerait en rien la primauté du français à long terme.

À Montréal, la situation est différente parce qu’il y a une compétition entre 2 langues. Ainsi, dans le débat sur la situation du français à Montréal, il importe peu de savoir combien il y a d’allophones (c’est pourtant là-dessus que tout le monde met l’emphase), mais quelle langue les allophones choisissent-ils pour s’intégrer. C’est de loin la donnée la plus intéressante à avoir. C’est ça l’enjeu crucial. Et c’est la donnée dont personne ne parle.

Comme vous le dites dans votre article, un francophone ne se limite pas à une personne qui parle le français à la maison. Mais si un allophone de naissance parle le français à la maison, ça nous donne un bon indice que lui et ses enfants sont en voie de s’assimiler à la communauté francophone. L’inverse est aussi vrai pour l’anglais. La langue parlée à la maison est un indicateur du transfert linguistique en cours.

Ainsi, quand on compare les données sur les langues maternelle et les données sur les langues parlées à la maison (recensement 2021), on a une bonne idée de la force d’attraction comparée du français et de l’anglais.

En incluant les réponses multiples dans tous les cas, il y a 1 088 600 personnes qui parlent français à la maison, soit 112 100 de plus que ceux qui ont le français comme langue maternelle. Pour l’anglais, c’est 594 500 personnes qui le parlent à la maison ; 181 500 de plus que les anglophones de langue maternelle.

Ce sont là, à mon sens, les chiffres les plus révélateurs de la situation du français à Montréal. 50 ans après l’adoption de la loi 101, l’anglais continue d’être la langue d’intégration d’une majorité d’immigrants allophones.

Au lieu de considérer les immigrants comme une menace, les politiciens devraient les considérer comme un renfort potentiel en faisant tout en leur pouvoir pour agir sur cet indicateur : la part des allophones qui adoptent le français à la maison vs ceux qui adoptent l’anglais. En ce moment, le ratio est 38/62 en faveur de l’anglais (pour 100 allophones qui adopte une langue officielle à la maison, 38 choisissent le français et 62 l’anglais). On devrait viser le 80/20 en faveur du français. La seule question c’est : comment y arriver ? Comment faire pour que le français soit plus attirant ?

Et comme ce n’est pas en diminuant les seuils d’immigration qu’on va changer ce ratio, on passe complètement à côté de l’essentiel.

Ce serait très intéressant si vous abordiez cette question dans un prochain article. Merci.

P.S. Un autre angle super intéressant dont personne ne parle jamais : quel rôle notre système d’éducation à 3 vitesses joue-t-il dans cette faible performance du français comme langue d’adoption à Montréal ? Est-ce que le fait que les francophones fuient le système public pour se réfugier “entre nous” dans le système privé n’handicape pas la capacité du système public à intégrer les immigrant au français ? Quand on regarde la proportion d’élèves issus de l’immigration dans les polyvalentes publiques sur l’île de Montréal (jusqu’à 95%) on peut se poser la question.

Notre système d’éducation public/privé est-il la manifestation la plus dommageable du racisme systémique pour le Québec ? Je n’ai pas la réponse mais il me semble qu’il y a là une réflexion qu’on devrait faire.

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Christine Frechette l’ancien ministre de l’immigration l’avait dit auparavant ca prend des immigrants francotrope qui auront plus tendance a aller vers le francais.

Que ce soit des africains du congo, mali , cameroune , senegale, ou encore d’afrique du nord comme le maroc , algerie, tunisie, les libanais meme les egyptiens de confessions chretienne comme les coptes qui souvent ont des affinités avec le francais , étonnament les afghans sont terriblement doué pour apprendre le francais. On peut aussi ajouter les locuteurs de langues latines comme les roumains, espagnols, sud americains, italiens , portuguais.

Je frequente beaucoup d’indiens et pakistanais dans mon travail et avec eux disont que ce serai tres difficile a leur faire adopter le francais. Par contre leurs enfants parlent tres bien francais car ils vont a l’école en francais.

Pour ce qui est de l’école public versus école privé , les immigrants envoie aussi beaucoup leurs enfants dans le privé, l’education est tres importante pour eux. Le fait que beaucoup d’écoles a montreal compte une majorité d’enfants issus de l’immigration est surtout dut au fait que les quebecois francophones sortent de l’ile et vont vivre en banlieue.

Pour terminer . Si on fait sentir aux immigrants qu’ils sont une menace disont que ce n’est pas trop attirant pour eux de se rapprocher de ta langue et ta culture.

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Je suis d’accord avec tout ce que vous dites.

Pour le système d’éducation, il est évident que le système privé attire aussi beaucoup d’immigrants, mais je serais quand même curieux d’avoir des chiffres. Sur l’île de Montréal, au niveau secondaire, quelle est la proportion des élèves qui vont au privé vs public et comment ça se répartit entre les différents groupes linguistiques ? J’aimerais voir une étude là-dessus.

Quand je suis arrivé à Montréal avec mes ados, il y a 6 ans, on a fait le tour de plusieurs écoles et il me semblait qu’il y avait quand même une bonne différence entre le public et le privé. Dans certaines écoles publiques visitées, mes enfants semblaient littéralement être les seuls francophones de langue maternelle, tandis qu’au privé les effectifs étaient plus équilibrés. Comme je dis, je n’ai pas trouvé nulle part des statistiques à ce sujet, mais je serais curieux d’en voir. J’ai l’impression que dans notre entreprise de “séduction” pour convaincre les immigrants allophones à adopter le français, on ne peut pas se permettre un système éducatif où on concentre tous ces immigrants entre eux dans quelques écoles en espérant qu’ils vont adopter la culture québécoise francophone.

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Il y a des articles décrivant la situation qui sortent de temps en temps:

https://www.lapresse.ca/actualites/education/2024-01-22/ecoles-secondaires-de-montreal/de-plus-en-plus-homogenes.php

https://www.journaldequebec.com/2025/03/14/immigrants-de-1ere-et-2e-generation--plus-dun-eleve-sur-trois-issu-de-limmigration

Sans même parler de la mixité à Montréal et seulement d’un point de vue financier, à l’époque la raison (l’excuse) pour justifier de poursuivre les subventions au privé était qu’il y aurait tellement d’enfants qui retourneraient au public que cela coûterait encore plus cher à l’État que de simplement subventionner les écoles privées. On voit que la situation s’est empirée depuis mais je ne jèterai pas la première pierre à un parent envoyant son enfant au privé.

Personnellement je calculerais le break-even des subventions pour arriver à un coût nul pour la province et je ferais une diminution progressive des subventions sur plusieurs années jusqu’à ce niveau.

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Wow ! Le premier article, celui de La Presse, décrit exactement ce que j’évoquais.

C’est fou quand même de penser que les nationalistes québécois se sont battus pour obliger les enfants d’immigrants à intégrer l’école française (loi 101) et que, par la suite, les francophones de souches se sont empressés de quitter en masse ces écoles publiques qui devraient être notre outil d’intégration privilégié. On se tire dans le pied pas à peu près.

Ceci dit, on ne peut pas blâmer les parents de ça. Les choix individuels se justifient. C’est le système qui est défaillant.

C’est fou aussi que dans le débat sur la langue, les Mathieu Bock-Côté et cie ne parlent que d’immigration et jamais de ces enjeux : si les québécois francophones faisaient collectivement leur job pour intégrer les immigrants, le français ne serait pas menacé à Montréal.

Merci pour le partage.

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Heureusement que les jeunes issu de l’immigration peuvent commencer a s’identifier a certaine personnes dans le milieu culturel , sportif et les medias ecrits , audio et video.

Que ce soit Rachid Badouri, Mariana Mazza, Sugar Sammy, Corneille, K-Maro, Leyla Annie Fernandez, Feliz Auger Aliassime, Hadi Hassin, Yasmine Abdelfadel, Alexandra Szacka , Meidhi Bousaidan, Kim Thuy , Adib Alkhalidey et j’en oublie .

Ils font partie de nous. Ils font partie de la gang. C’est ca que Legault et certains autres semble oublié .

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C’est parce que les nationalistes de l’époque Lévesque (Laurin, Lévesque, etc.) avaient une vision différente de l’immigration. Ils pensaient que si les immigrants étaient scolarisés en français, ils contribueraient à propager la culture québécoise française et finiraient par sympathiser avec le mouvement séparatiste. C’était une idée plus optimiste, mais aussi très naïve : rares sont les immigrants qui voteraient pour la dissolution du pays qui les a accueillis, qui jouit d’une solide réputation internationale et offre une stabilité qu’un Québec indépendant ne pourrait jamais offrir.

Mais même à l’époque, tous les nationalistes n’étaient pas nécessairement d’accord avec cela (Parizeau, Landry, etc.) et tout cela a éclaté au grand jour en 1995.

La raison en est que les partis nationalistes ont, pendant des décennies, restreint de plus en plus la définition de ce qui qualifie une personne de francophone, au point qu’il est devenu évident que, pour de nombreux nationalistes/souverainistes, ce qui constitue un « francophone » repose clairement davantage sur des critères ethniques que sur la langue elle-même. Un excellent exemple est celui des immigrants nord-africains et libanais qui parlent souvent un français impeccable, mais la CAQ et le PQ défendent et ont mis en œuvre des politiques explicitement hostiles à ces groupes. Il est devenu évident qu’aucune maîtrise de la langue française ne convaincra la plupart des nationalistes de considérer ces groupes comme « l’un des nôtres ».

En fin de compte, il est très probable que même si le PQ était au pouvoir, un référendum échouerait, car de plus en plus de Québécois sont des immigrants ou des descendants d’immigrants. Les nationalistes ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes : les divisions politiques sont rarement un bon moyen de mettre en œuvre des changements géopolitiques majeurs.

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Il ne faut pas oublier non plus le facteur économique. Jusqu’aux années 80 le québécois “de souche” était pauvre tout comme l’immigrant.

Avec le temps il s’est mis à avoir un écart. On entend moins parler de la haine envers l’anglophone moyen au Québec qu’envers les immigrants, parce que quelqu’un qui vit le même mode de vie à Pointe-Claire qu’à Blainville, ça rapproche plus que la langue parlée.

La haine des immigrants c’est une haine des pauvres, au même titre qu’on aime pas les itinérants.

Le Québec francophone s’est sorti de la misère économique, et aujourd’hui se fout bien de ceux qui sont pris dans le trou. C’est pareil dans la communauté LGBTQ+: Les LGB ont réussi à obtenir des droits, et maintenant il y en a certain qui ne veulent rien savoir du TQ+.

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Les francais de france qui emigrent ici sont plutot federalistes. Ce n’est meme pas une question de langue.

Quand je vais visiter ma famille en Espagne en blague je dit souvent que je suis un catalan ou un basque canadien. Les espagnols sont tres au courant de ce qui se passe ici. Regulierement on parle du Québec dans les medias espagnol. Chaque pays a ses groupes et partis independantistes.