Montreal sparks outrage with guide limiting when city workers can speak English
The City of Montreal has come under fire for a newly released internal guide to employees that tells them where – and under what circumstances – they’re allowed to provide services in English.
The rulebook instructs city workers to begin every interaction in French and only switch to English under certain circumstances laid out in Bill 96 – the province’s French language legislation.
Montreal’s English-speaking community are outraged and argue the document is insulting and divisive.
Loto-Québec bénéficie d’une dégoration pour ses machines à sous qui affichent uniquement en anglais, mais aucune dérogation pour des cordes de guitare
Le même argument est utilisé dans les deux cas, c’est-à-dire que les fabricants ne vont pas traduire leurs produits pour un petit marché comme le Québec
En accord avec le ministère de la Langue française, Loto-Québec bénéficie d’une «directive» spéciale qui lui permet de mettre en service des machines à sous en anglais. Les partis d’opposition dénoncent la «contradiction», tandis que l’Office québécois de la langue française (OQLF) reste muet devant la situation.
Dans les casinos et les salons de jeux de Loto-Québec, les sections des machines à sous sont sans contredit éblouissantes: des lumières et des couleurs étincelantes, des animations attrayantes et des sons de toutes sortes stimulent les sens.
Face à autant de stimuli, seuls les plus attentifs auront remarqué que la portion numérique de la grande majorité des machines à sous offertes dans les casinos de Loto-Québec sont exclusivement en anglais.
Questionné à ce sujet par Le Soleil, le ministère de la Langue française souligne que la Charte de la langue française «accorde la faculté aux organismes de l’Administration d’utiliser une autre langue que le français dans des situations exceptionnelles» via la politique linguistique de l’État.
Ces «situations exceptionnelles» doivent être faites «conformément à sa directive» dite «particulière». Cette directive «précise la nature des situations dans lesquelles un organisme entend utiliser une autre langue que le français, incluant en matière d’approvisionnement».
Honnêtement j’ai des gros doutes - en termes de lisibilité et d’éclairage équivalents, on est pas vraiment dans les règles. Je crois qu’ils se magasinent une contravention
Autre chose que j’ai découvert avec le PL96 est que depuis son adoption, les cerfications professionnelles qui ne sont qu’en anglais et dont les exams doivent se faire en personne ne peuvent plus être passées au Québec… Si je veux faire mes certifications en architecture d’entreprise, soit TOGAF et ArchiMate, il faut que j’aille en Ontario ou aux USA…
Les certifications du PMI (pour les gestionnaires de projets) et IIBA (pour les analystes d’affaires) peuvent être passées au Québec, car les exams peuvent se faire en français, ou du moins le matériel de formation officielle est offerte en français
Seulement un quart des résidants de l’île de Montréal parlent uniquement en français avec leurs proches sur une base régulière. N’empêche, au travail et dans les commerces, le français continue d’être la langue employée par une majorité.
C’est ce qui ressort de l’Étude sur la situation des langues parlées au Québec publiée jeudi par l’Institut de la statistique du Québec.
L’enquête, réalisée du 10 janvier au 26 août 2024 auprès de 45 280 personnes âgées de 15 ans et plus, rend compte du multilinguisme de la métropole.
Ainsi, si un Montréalais sur quatre parle régulièrement français avec ses proches, un autre quart dit parler régulièrement le français et l’anglais, tandis qu’un Montréalais sur cinq dit parler régulièrement avec son entourage en français, en anglais et une autre langue.
Véritable pilier de l’identité du Québec, la langue française est toujours la plus utilisée dans les commerces et sur les lieux de travail dans la province. Toutefois, une étude révèle quelques disparités régionales.
Au Québec, 83 % des personnes sondées utilisent le plus fréquemment le français pour s’adresser aux commerçants. Si l’on regarde le tout en fonction des régions, les statistiques varient. Du côté de la région administrative de la Capitale-Nationale, 97 % des habitants utilisent le plus fréquemment le français dans les commerces. Cette proportion chute à 61 % pour l’île de Montréal et à 69 % à Gatineau, ce qui témoigne de la diversité linguistique de leurs populations.
Ce sondage, publié jeudi, fait partie de l’Étude sur la situation des langues parlées au Québec, réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) du 10 janvier au 26 août 2024 auprès de 45 280 personnes âgées de 15 ans et plus.
En ce qui concerne l’anglais, il est utilisé le plus fréquemment par 7 % des répondants dans l’ensemble de la province. Un taux qui grimpe à 16,8 % sur l’île de Montréal et à 12,4 % à Gatineau.
Le rapport note également que les individus nés à l’étranger qui ne sont pas des locuteurs du français à domicile sont légèrement plus susceptibles d’utiliser fréquemment le français (28 %) dans les commerces que les individus nés au Canada qui ne sont pas des locuteurs du français à domicile (24 %).
Marc Miller commence bien son mandat de ministe des Langues officielles
Tout juste nommé ministre fédéral des Langues officielles, Marc Miller se dit « tanné » du débat sur le déclin du français, qu’il considère comme étant trop politisé.
« Comme Québécois, je suis assez tanné de ce débat qui est généralement identitaire et électoraliste », a lâché le ministre montréalais mardi matin, à son arrivée à la réunion du cabinet fédéral.
Le nouveau ministre a refusé de parler d’un déclin global du français au Québec, évoquant plutôt un déclin « à certains égards ». « Ce que je refuse, c’est ce catéchisme que veulent certains partis politiques pour dire que le français est en recul total. La réalité, c’est qu’il y a des bonnes nouvelles depuis plusieurs décennies grâce à la loi 101 et grâce à l’Entente Canada-Québec, qui a donné la main à l’immigration francophone au Québec », a-t-il avancé à son deuxième jour en poste.
Ce n’est pas la première fois que le ministre Miller évite de dire que le français est en recul au Québec. Lorsqu’il occupait le poste de ministre fédéral de l’Immigration, il avait plutôt insisté pour le qualifier comme étant « menacé ».
Je crois que le point du ministre est qu’on utilise toujours le déclin du français comme étant une raison de limiter l’immigration et de taper sur la tête des anglophones.
À mon sens, on abuse des politiques répressives qui forcent le monde à opérer en français. C’était correct pour la Loi 101, parce que celle-ci a jeté des bases de fonctionnement, mais je pense qu’on a ici affaire à la loi des rendements décroissants. Il est temps de changer d’approche.
Rendons le français attrayant. Donnons envie aux gens d’apprendre le français. Investissons plus en francisation qu’en répression. Offrons des subventions aux entreprises qui mettent en place des programmes de formation en français pour leurs employés.
La loi 101 établit le français comme langue de fonctionnement au Québec, les lois subséquentes ne devraient pas attaquer les autres langues, elles devraient permettre le renforcement du français.
C’est ce que j’ai toujours préconisé, une langue ça s’utilise parce qu’on la considère comme désirable, pratique, unificatrice, rassembleuse et comme moyen d’étendre ses liens sociaux avec autrui.
C’est déjà le cas. 1200 classes de francisation ont été créés ces dernières années. L’OLF n’a pas reçu autant de ressources. Ce n’est pas parce qu’on légifère qu’on ne fait pas de promotion du français pour autant.
Les lois sur la langue existent depuis les années soixantes et les gouvernements unionistes (Loi 63), libéraux (loi 22, 178 et 86), péquistes (Loi 101) et caquistes (Loi 96) ont toujours dû légiféré pour s’ajuster à l’évolution et aux besoins de protéger le français au Québec.
Si on y regarde objectivement la Loi 101 en 1977 est la plus répressive aux niveaux des droits individuels: interdire aux parents francophones et allophones de choisir la langue d’enseignement de leurs enfants et aux propriétaires de commerce d’affficher dans leurs commerces dans la langue de leurs choix. À l’époque, le gouvernement Levesque se faisait traité de nazi pour avoir mis en place une loi qui est aujourd’hui généralement acceptée.
C’est justement ça mon point. La Loi 101 a apporté certaines répressions qui ont été bénéfiques pour la protection de la langue. Ça ne veut pas dire qu’on doit absolument continuer dans cette lancée.
C’est justement la loi des rendements décroissants, et je crois que dans ce cas ci on a plus à gagner avec le renforcement positif qu’avec la répression.
Si vous lisez les articles, ce n’est pas qu’il y a moins d’argent qu’avant en francisation mais que la demande de cours dépasse tout ce qui avait été imaginé et inscrit au budget.
Le point que je souhaite faire est que ce n’est pas parce qu’on souligne certaines choses dans les médias qu’il y a moins de promotion du français que de répression. Un énorme travail demandant d’immenses ressources se fait à tous les jours sur le terrain mais c’est moins populaire comme sujet d’article.
Good dans ce cas, ça règle une partie de problème! Si le déclin du français continue qu’est-ce qu’on va faire? Je vois mal ce qu’on peut restreindre de plus?
Les partis nationalistes ne craignent pas réellement le déclin du français. Ils craignent le déclin démographique de ceux qui adhèrent à leur message politique. Legault ne peut pratiquement plus passer une journée sans mentionner le français, c’est presque devenu une obsession, car il doit continuer à essayer d’obtenir le soutien d’un groupe de plus en plus restreint qui adhère à son message.
En fin de compte, l’ingénierie sociale ne fonctionne presque jamais. Les gens parleront la langue qu’ils veulent parler. Les séparatistes voudraient vous faire croire que devenir un pays permettra au Québec de protéger sa langue, mais il sera toujours entouré de pays anglophones et restera très dépendant de l’immigration pour sa survie économique en raison de la chute de notre taux de natalité, les immigrants ayant peu d’attachement pour le français même s’ils y sont éduqués ici.
Les partis politiques nationalistes sont particulièrement obsédés par les statistiques sur la langue parlée à la maison et la langue maternelle. En réalité, l’usage du français dans la sphère publique a augmenté. Mais on ne peut pas contrôler la langue que les gens parlent à la maison ou apprennent en grandissant.
Et cela s’ajoute au fait que l’anglais est presque toujours la langue des affaires et de la finance. Nous n’avons tout simplement jamais donné aux gens une raison d’être attachés au français - pour de nombreux immigrants, c’est la langue qu’ils DOIVENT apprendre sous peine de s’exposer à une éventuelle hostilité. Ce qui est drôle, car nous avons tellement d’immigrants originaires d’Afrique du Nord qui connaissent le français précisément parce qu’ils ont été contraints de l’apprendre.
La solution à ce déclin du français est d’accepter que le français restera la langue majoritaire au Québec pendant de nombreuses années, mais que certains endroits, comme Montréal, deviendront plus multilingues. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose pour l’attractivité internationale de Montréal et dans le monde des affaires.
Pour l’ensemble de ton message, je suis plutôt d’accord, mais pas pour cette section. Évidemment que dans un monde idéal, on investirait encore davantage dans les arts et la culture, mais en réalité, la situation au Québec est quand même très favorable à la propagation culturelle. Il y a énormément d’efforts qui sont fait pour mettre en valeur notre langue et notre culture et ces efforts fonctionnent quand même très bien. On a un super environnement artistique et culturel, en plus d’avoir une importante scène médiatique, surtout pour la taille de notre population (mais là encore, je réitère que ce n’est pas une raison pour s’asseoir sur nos lauriers).
Je dirais qu’il n’existe en fait aucune raison rationnelle de ne pas s’attacher, à part peut-être le manque d’intérêt, au français et à la culture québécoise : elles sont facilement accessibles.
Je ne nie pas que la culture québécoise soit très accessible, c’est probablement l’un de ses plus grands avantages. Nous finançons désormais les arts et la culture d’une manière qui fait réellement la différence : mes amis allophones et anglophones interagissent avec la culture québécoise précisément pour cette raison.
Ce que je veux dire, c’est qu’au niveau politique, le gouvernement a souvent présenté l’apprentissage du français non pas comme un avantage, mais comme un élément extrêmement crucial qui définit entièrement votre valeur dans la société québécoise. Je pense qu’un excellent exemple est le fait que les pages web des cours de francisation ne sont disponibles qu’en français. On pourrait penser qu’elles seraient disponibles en plusieurs langues pour diversifier les immigrants. Au lieu de cela, cela donne l’impression d’être une porte exclusive. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux immigrants se sentent plus à l’aise dans d’autres cercles d’immigrants et anglophones, qui ont toujours été ceux qui ont lancé des contestations judiciaires pour protéger les droits des minorités.
Et même dans ce cas, de nombreux immigrants francophones parlent souvent une autre langue à la maison, qui est un élément important de leur propre culture personnelle. De plus, comme vous l’avez dit, beaucoup de gens ne s’y intéressent tout simplement pas. Et on ne peut pas forcer quelqu’un à s’intéresser à une culture.
Les partis nationalistes ne se soucient pas vraiment que les gens apprennent le français. Car plus les gens sont nombreux à ne pas apprendre le français ou à avoir des difficultés à le faire, plus cela alimente leur rhétorique, même si cela se fait au détriment de la langue française au Québec.
C’est votre opinion et elle est partagée par beaucoup de gens qui pensent que cela ne sert à rien d’essayer de nager à contre-courant et c’est bien plus simple de se laisser aller avec le flôt de l’anglais.
Pour avoir connu beaucoup de francophones du nord ontarien et du Nouveau-Brunswick dont leurs petits-enfants ne parlent qu’anglais, je préfère voir le Québec ne pas attendre qu’il soit trop tard pour agir avec une promotion soutenue du fait français partout au Québec incluant Montréal.