Oratoire Saint-Joseph

Désolant de voir les travaux à l’Oratoire à l’arrêt depuis le début de la pandémie. Je regarde temps en temps pour voir si les travaux vont reprendre mais cette semaine, ils sont venus chercher la dernière roulotte de chantier qui restait. En sachant (avec la saga du Children Hospital) que les murs de soutènement ont une date d’expiration, j’espère qu’ils pourront trouver moyen de repartir le projet prochainement…

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La réponse à ta question

Aussi, quelqu’un pourrait peut-être m’éclairer là dessus, mais les ossements ont-ils été rapatrié à Kahnawake car la nation Mohawk est la nation représentante des autochtones de la région? Puisque historiquement, c’était plutôt des Iroquoiens du Saint-Laurent ou des Hurons-Wendate qui fréquentaient le territoire. En tous cas, c’est très intéressant cette histoire.

Les rénovations de l’oratoire Saint-Joseph sont mises en veilleuse

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Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les travaux de rénovation de l’oratoire Saint-Joseph ont été entamés en novembre 2018.

Ulysse Bergeron

10 mai 2021

L’oratoire Saint-Joseph a arrêté ses travaux de rénovation à cause de retards qui découlent de découvertes d’ossements humains autochtones, ce qui a entraîné une augmentation des coûts du chantier. Des entreprises qui n’ont pas été payées ont, dans les derniers mois, inscrit des hypothèques légales sur ce lieu historique, menaçant de « vendre sous contrôle de la justice » l’immeuble pour se faire payer.

« Effectivement, on a trouvé des ossements humains » lors des travaux de rénovation, confirme au Devoir Louis Prévost, directeur des ressources matérielles de l’Oratoire. Ces ossements humains vieux de « plusieurs centaines d’années » — bien avant l’arrivée des Européens — ont été découverts en septembre 2019, près d’un an après le début de l’immense chantier évalué à 180 millions de dollars.

« Pour le moment, on sait qu’il s’agit d’ossements autochtones. Pour ce qui est de leur âge précis, ça reste à confirmer », indique-t-il.

Le ministère de la Culture et des Communications ainsi que le Conseil de Kahnawake ont été impliqués dans les étapes qui ont suivi les découvertes. Des travaux archéologiques ont été effectués pour assurer une analyse adéquate de celles-ci. Un rapport final devrait être publié d’ici quelques mois, note Louis Prévost.

À la demande du Conseil de bande de Kahnawake, une cérémonie discrète s’est déroulée sur le site avant que les ossements soient rapatriés sur le territoire de la réserve. Il a été convenu de ne pas fouiller davantage le terrain de l’Oratoire en vue d’autres découvertes, dit Louis Prévost : « Il pourrait y en avoir d’autres, mais c’est aussi dans la volonté des Autochtones de déranger le moins possible leur repos. »

8,6 millions

C’est la somme que n’a pas payée l’oratoire Saint-Joseph à l’entreprise Décarel, selon cette dernière.

Or, ces fouilles ont entraîné d’importants retards. À l’automne 2020, il y avait « un retard de plusieurs mois sur l’échéancier », explique pour sa part Céline Barbeau, directrice des communications de l’oratoire Saint-Joseph. Il a été convenu que ce « n’était peut-être pas économiquement rentable de poursuivre les travaux pendant l’hiver », explique-t-elle. Les travaux sont depuis en veilleuse.

Dès lors, des différends sont apparus avec l’entreprise responsable du chantier, le Groupe Décarel, quant à un nouvel échéancier des travaux et aux coûts associés aux retards cumulés. Décarel n’a pas voulu commenter le dossier. « Nous avons comme politique de ne pas infirmer ou confirmer d’informations en lien avec nos contrats », s’est contenté de dire au Devoir Yvan Genest, chef d’entreprise et vice-président de l’entreprise.

Toutefois, l’entreprise a inscrit une hypothèque légale sur l’oratoire Saint-Joseph. Selon le préavis consulté par Le Devoir, Décarel indique que l’oratoire Saint-Joseph ne lui a pas payé une somme de plus de 8,6 millions de dollars. L’entreprise somme l’organisation religieuse de délaisser l’immeuble afin qu’elle « procède à sa vente sous contrôle de la justice ».

Comme les documents l’indiquent, l’immeuble regroupe le terrain et les bâtiments qui se trouvent sur le lieu de pèlerinage considéré comme historique par le Canada depuis 2004. Selon les dernières évaluations de la Ville de Montréal, leurs valeurs représentent 66,7 millions de dollars.

Les avocats de Décarel écrivent dans un document que l’entreprise aurait fourni « à la demande expresse » de l’Oratoire « des matériaux, de la main-d’œuvre, des équipements et des services pour la rénovation de l’immeuble ». Les sommes non payées à Décarel ont créé un effet domino chez ses propres fournisseurs qui, à leur tour, n’ont pas été payés. Quatre d’entre eux ont maintenant des hypothèques légales.

Les représentants de l’Oratoire affirment que leurs avocats travaillent sur ces dossiers. « Je ne croirais pas voir une pancarte Remax devant l’Oratoire à court terme », déclare Louis Prévost. Il admet par ailleurs que d’importantes sommes n’ont pas été versées à Décarel compte tenu du fait « qu’il y a des différends » au sujet de la facturation. « C’est ça qu’il faut régler », dit-il.

Les deux parties sont actuellement en discussion, assure Céline Barbeau, ajoutant que l’Oratoire ne souhaite pas commenter davantage les démarches en cours : « On espère que les travaux vont pouvoir reprendre dans les semaines ou les mois à venir. Mais c’est sûr et certain que ça va reprendre. »

Ces travaux de rénovation de l’oratoire Saint-Joseph ont été entamés en novembre 2018. Le coût estimé du chantier était alors de 180 millions de dollars. Les trois ordres de gouvernements y ont injecté d’importantes sommes : 30,8 millions proviennent du provincial alors que le fédéral et la Ville de Montréal y injectent respectivement 22 millions et 10 millions.

Aucune démarche n’a été entreprise auprès des gouvernements pour qu’ils assument en partie ou en totalité les coûts des retards, affirme Mme Barbeau. Au début des travaux, il était convenu que l’Oratoire allait devoir essuyer la facture en cas de dépassements de coûts.

En parallèle de ces événements, l’Oratoire doit aujourd’hui relever un défi de taille : la baisse des revenus provenant d’une baisse des visites en raison de la pandémie. En temps normal, plus ou moins deux millions de personnes visitent annuellement ce sanctuaire. « Nous avons des donateurs importants qui nous appuient », assure Céline Barbeau, convenant par ailleurs que l’absence des pèlerins étrangers influe sur les rentrées d’argent.

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Le bras de fer se poursuit entre l’Oratoire Saint-Joseph et des entrepreneurs

Ulysse Bergeron

25 juin 2021

Après une suspension de huit mois, le chantier d’aménagement à l’oratoire Saint-Joseph reprendra la semaine prochaine. Or, le bras de fer se poursuit entre l’oratoire et des entreprises impayées pour les travaux effectués jusqu’à présent, qui ont entamé des procédures judiciaires pour obtenir les sommes qui leur sont dues.

Depuis janvier, six entreprises ont inscrit des hypothèques légales, menaçant de « vendre sous contrôle de la justice » l’immeuble. Dans les documents légaux, toutes soutiennent ne pas avoir été payées dans le cadre des rénovations majeures entamées à l’automne 2018 par l’oratoire Saint-Joseph.

La dernière en date, l’entreprise de Saint-Eustache Côté électrique, réclame 497 863 $, somme à laquelle doivent s’ajouter des intérêts.

« Il y a certaines hypothèques légales qui ont été levées à la suite de différentes conversations », assure Céline Barbeau, directrice des communications à l’oratoire Saint-Joseph. « Pour ce qui est des autres, ça va se poursuivre au fil du temps, à mesure que les démarches judiciaires vont se poursuivre. »

Mme Barbeau n’a pas voulu nommer les entreprises avec lesquelles l’Oratoire s’est entendu ni en indiquer le nombre.

Le responsable du chantier, le Groupe Décarel, n’a pas encore été payé. En janvier, l’entreprise de Westmount avait entamé des démarches pour obtenir le paiement de plus de 8,6 millions de dollars. L’entreprise soutient dans les documents avoir fourni « à la demande expresse » de l’Oratoire « des matériaux, de la main-d’œuvre, des équipements et des services pour la rénovation de l’immeuble » pour lesquels elle n’aurait pas été payée.

« En ce qui nous concerne, Décarel, on a toujours notre hypothèque [légale] en bonne et due forme », indique Yvan Genest, chef d’entreprise et vice-président de l’entreprise.

Dans un communiqué diffusé mercredi, l’Oratoire annonçait la reprise des travaux pour le nouveau pavillon d’accueil et la reconfiguration des jardins. Le chantier devrait reprendre la semaine prochaine. L’Oratoire a également annoncé que la responsabilité du chantier était maintenant confiée à l’entreprise Pomerleau. « Puisqu’il n’y a pas eu d’entente [avec l’actuel gestionnaire du projet], l’Oratoire a résilié le contrat avec l’entrepreneur Décarel », peut-on lire.

C’est Le Devoir qui a informé Décarel de la volonté de l’Oratoire de se tourner vers une autre entreprise pour gérer le chantier. « Je n’étais pas au courant. Je leur souhaite bonne chance », a simplement indiqué Yvan Genest, sans plus de commentaires.

Le chantier accusait des retards importants en octobre 2020, avant la suspension des travaux. L’Oratoire soutient que Décarel a interrompu les travaux à la suite de différends liés à leur exécution et aux montants associés.

Le projet d’aménagement, initialement évalué à 110 millions de dollars, a reçu un appui financier de 62,8 millions des trois ordres de gouvernement. Les retards cumulés au cours des dernières années vont nécessairement faire gonfler la facture. Céline Barbeau dit que l’oratoire Saint-Joseph n’est pas encore en mesure d’estimer ce que cela représente.

Ossements autochtones

Dans un précédent article, des représentants de l’oratoire Saint-Joseph expliquaient une partie des retards par la découverte à l’automne 2019 d’ossements humains autochtones datant de « plusieurs centaines d’années ».

À ce sujet, le président du Syndicat national des archéologues du Québec, Maxime Vaillancourt, estime qu’il est inapproprié de faire un parallèle entre les retards sur le chantier et la découverte d’ossements humains.

L’archéologie se trouve « à avoir le dos très large » sur le plan des projets de travaux, dit-il. « On se retrouve souvent avec cette image de ralentir les travaux. Dans 99 % des cas, l’archéologie fait partie de l’exécution des travaux. On fait partie des prévisions des travaux au même titre que la décontamination des sites ou la préparation des terrains », explique Maxime Vaillancourt, lui-même archéologue.

Il explique que les travaux archéologiques étaient concentrés dans une petite zone qui n’empêchait pas les travaux ailleurs sur le site. « C’était une intervention relativement courte. Ce n’était pas en marge des travaux, mais il ne s’agissait pas d’ouvrir l’ensemble du terrain pour faire une fouille fine. Il s’agissait plutôt d’aller sonder pour voir s’il y avait des éléments probants », dit-il.

Le bras de fer se poursuit entre l’Oratoire Saint-Joseph et des entrepreneurs | Le Devoir

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Hypothétiquement, je me demande bien ce qu’on pourrait faire avec un tel édifice vendu par la justice. C’est basiquement pas développable j’imagine, et qui voudrait exploiter acheter et exploiter une église? Est-ce rentable?

Les travaux reprennent à l’Oratoire Saint-Joseph

30 juin 2021

Les travaux reprennent à l’Oratoire Saint-Joseph. Crédit : L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.

Le grand projet d’aménagement de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal a été confié à un nouvel entrepreneur.

L’entrepreneur et gestionnaire de projets de construction Pomerleau poursuivra le chantier de l’Oratoire Saint-Joseph en suspens depuis l’automne 2020. Des différends liés, entre autres, à l’exécution des travaux et aux montants associés avaient mené à la résiliation du contrat avec l’entrepreneur initial.

Les phases 2 et 3 du grand projet d’aménagement de l’Oratoire Saint-Joseph, actuellement en cours, comprennent la construction d’un nouveau pavillon d’accueil, la reconfiguration des jardins et l’aménagement de la place de la Sainte-Famille. Le dôme de la basilique fera également l’objet d’un réaménagement majeur lors de la phase 4 du projet avec la création d’un vaste espace d’exposition et d’interprétation.

Ces travaux estimés à 110 millions de dollars (M$) bénéficient notamment du soutien financier du Gouvernement du Québec (30,8 M$), du Gouvernement du Canada (22 M$), ainsi que de la Ville de Montréal (10 M$). De plus, la communauté des affaires, les communautés religieuses et le public ont contribué à hauteur de 15,8 M$.

L’échéancier prévoit la livraison complète de ce projet LEED en 2024.

Source : L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

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Wow! De l’action sur le site! Enfin… :stuck_out_tongue_winking_eye: