ONU et autres organisations internationales à Montréal

Éditorial de Stéphanie Grammond dans La Presse

Futur siège social de la Banque de la défense | Allez, Montréal, allez !

Si près de la victoire, il ne faudrait surtout pas l’échapper. Allez, Montréal, allez ! On ne parle pas du Tricolore qui est à un match de hockey de remporter la série contre le Lightning. On parle plutôt de la future Banque de la défense dont le Canada vient d’obtenir le siège social international.

Bien joué !

Ce n’est pas tous les jours que le pays attire un grand organisme multilatéral qui pourrait ultimement regrouper une quarantaine de pays européens et asiatiques. Le leadership exercé par le premier ministre Mark Carney a convaincu les pays fondateurs, justement réunis à Montréal, de voter à l’unanimité pour le Canada.

Mais pour Montréal, la partie n’est pas encore gagnée.

Toronto, Vancouver et Ottawa convoitent aussi le siège social qui pourrait créer 500 à 1000 emplois, selon la présidente de la Banque de développement du Canada, Isabelle Hudon, qui a mené les négociations1.

Sans contredit, Montréal est la mieux placée pour accueillir la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (Banque DSR), car elle est la seule ville à combiner trois atouts essentiels.
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Wow I’m seeing a lot of posts touting Montreal as a bilingual city (for Business) which I agree 100% I just wish the politicians would sell it that way….

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Dans la Presse

Banque de la défense | Vers une pénurie de bureaux de prestige au centre-ville

La Banque de la défense trouverait-elle chaussure à son pied si elle devait se poser à Montréal, comme beaucoup l’espèrent ? Une pénurie de bureaux se dessine au centre-ville dans la catégorie des locaux de grande qualité susceptibles d’être recherchés par la future organisation.

C’est ce qui se dégage d’une analyse de la firme de courtage Avison Young qui a de quoi surprendre étant donné que l’inoccupation reste élevée dans les gratte-ciel du centre-ville.
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à la fin de l’article :wink:

Banque de la défense : Montréal International vise la coupe


IMAGE TIRÉE DU COMPTE LINKEDIN DE MONTRÉAL INTERNATIONAL

Montréal International n’en manque pas une pour positionner la métropole comme le lieu idéal pour accueillir la future Banque de la défense : dans une publication diffusée sur LinkedIn, l’organisation profite du succès du Canadien de Montréal pour mousser le message. « Hey M. le ministre, on va vous simplifier le choix », dit Montréal International, qui vante ensuite les experts en défense, le travail d’équipe et la cohabitation de plusieurs langues au sein d’une équipe de hockey qui fait la fierté de la ville. « On sait que le choix est difficile… alors autant choisir la ville qui performe déjà, suggère Montréal International. Les Canadiens veulent gagner la coupe. Le Canada veut une Banque DSR [Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience] gagnante. Montréal est prête », conclut le message.

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Toujours dans La Presse

Future Banque de la défense | Ottawa veut rallier davantage de pays avant le sommet de l’OTAN

Après avoir obtenu le siège social de la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience, le gouvernement Carney s’emploie maintenant à convaincre d’autres pays de participer à la création de cette nouvelle institution avant la tenue du Sommet de l’OTAN qui doit avoir lieu à Ankara, en Turquie, en juillet.

Selon des informations obtenues par La Presse, le gouvernement Carney juge impératif d’assurer le concours du plus grand nombre possible de pays afin de garantir le succès de cette institution d’envergure internationale. D’où son intention de multiplier les pressions auprès notamment des pays du G7 comme la France et la Grande-Bretagne pour qu’ils participent à cette aventure.

Montréal est l’une des quatre villes canadiennes qui sont en lice pour obtenir ce nouvel outil financier que veut mettre sur pied un groupe de pays qui comptent augmenter leurs dépenses militaires. Les autres villes sont Toronto, Ottawa-Gatineau et Vancouver. Le choix de la ville canadienne qui accueillera le siège social de la banque revient au gouvernement Carney.
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Quand même curieux que dans les articles précédents on mentionnait qu’il y avait une vingtaine de pays ayant choisi le Canada pour héberger cette banque alors que dans cet article il n’y aurait que six pays (incluant le Luxembourg mais aucun autre pays du G7) ayant confirmé leur intérêt… j’espère que M. Carney réussira à en convaincre beaucoup plus.

Dans la Presse

Siège social de la future Banque de la défense | Toronto joue la carte du référendum pour coiffer Montréal au fil d’arrivée

La bataille pour obtenir le siège social de la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience s’annonce déjà rude entre Montréal et Toronto, deux des quatre villes canadiennes en lice pour remporter la mise.

À Toronto, les promoteurs de la candidature de la Ville Reine vont jusqu’à évoquer, auprès des autorités fédérales, la promesse du Parti québécois de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec, s’il est porté au pouvoir aux élections prévues en octobre, comme motif pour écarter Montréal de la course, a appris La Presse de plusieurs sources.

« Tout le monde à Montréal et à Québec qui a travaillé sur ce dossier est au courant que les promoteurs de la ville de Toronto utilisent la question du référendum pour miner la candidature de Montréal », a affirmé une source proche du dossier qui a demandé l’anonymat afin de parler plus librement du jeu de coude qui se déroule dans les coulisses entre les deux métropoles.

« Tout le monde le sait, et cela comprend la mairesse de Montréal et la première ministre du Québec », a ajouté cette source, qui cache mal son irritation devant l’offensive torontoise.

L’idée que Toronto offre davantage de « stabilité politique » que toute autre ville est d’ailleurs soulignée noir sur blanc dans un document de 110 pages vantant la candidature de la Ville Reine.
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Ça c’est du Toronto tout craché ! Cette ville a toujours eu et aura toujours un complexe face à Montréal. C’est comme deux sœurs, une studieuse sans personnalité et l’autre bohème avec une personnalité forte et populaire. Toronto n’aura jamais cette personnalité forte . Toronto a joué la carte référendaire pour se bâtir depuis des années . C’est pas nouveau.

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Cependant c’est le Québec qui lui fournit ses arguments en remettant constamment un référendum sur l’agenda politique. Comme on dit on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Je prends pour exemple le Royaume-Uni qui a rêvé d’indépendance vis à vis de l’Union Européenne avec le référendum du Brexit.

Bien mal lui a pris puisqu’il a perdu son accès direct à un marché colossale qu’il tente aujourd’hui de reconquérir, mais cette fois-ci il n’a plus droit au chapitre des décisions et a perdu une grande part de son ascendant sur l’économie du continent, avec au passage des pertes financières qui se comptent en milliards de livres sterling et des occasions d’affaires perdues sur le long terme.

Pourtant aujourd’hui la majorité des pays tentent de négocier des ententes conditionnelles pour participer directement à de plus grands marchés. Le Canada le fait actuellement pour renforcer ses liens avec l’Europe et ainsi se protéger un peu plus du géant américain.

Ainsi à mesure que les économies se lieraient économiquement, elles n’auront d’autres choix que de s’aligner aussi politiquement. Or le Québec n’échappera pas à ce passage obligé. Ou bien on renforce nos liens à l’intérieur de notre marché national ou on renégocie le tout avec le risque d’y perdre au change comme l’a vécu le R-U.

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Tout à fait. Si on perd ça à cause d’un référendum, ce sera bien mérité. C’est une organisation internationale qui doit s’occuper de problèmes futurs à échelle mondiale… le dernier endroit où je mettrais ça, c’est une région qui se perd dans ses propres crises d’identité nationale provinciale etc. Combien de temps passe t-on à discuter et à résoudre ce genre de problématiques dans notre discours politique et notre vie publique? Très peu, par rapport au temps qu’on passe à se battre parce qu’un employé a dit “Hi-bonjour” au lieu de “Bonjour” ou même “Bonjour-Hi”. Le monde s’en fout, et c’est normal… si on agit en adolescents, on sera traités comme des adolescents…

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On peut chialer comme on veut, mais c’est un fait. Les capitaux ont horreur de l’instabilité et du manque de certitude – ce n’est pas une conspiration anti-Québec, c’est une règle élémentaire de la finance que le PQ et ses adeptes ont toujours échoué à comprendre. Cette règle s’applique bien évidemment dans le cas d’investissements privés, mais encore plus dans le context où cette institution sera celle de l’OTAN. Si nous sommes incapables de garantir que Montréal sera encore en territoire de l’OTAN d’ici une décennie, pourquoi viendrait-elle s’implanter ici? J’espère vraiment qu’elle sera implanté à Montréal – mais si ce n’est pas le cas, ça sera entièrement la faute de ceux qui poussent pour ce projet référendaire fondamentalement déstabilisateur.

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Et pourtant Montréal compte plus de 70 sièges d’organisations internationales dont OACi SITA etc C’est la ville canadienne qui en a accueilli le plus . Ça n’a pas empêché après deux referendums de choisir Montréal. Je ne voterais pas PQ mais je crois que l’argument torontois est dépassés et en plus Mirabel vient d’obtenir son plus gros contrat avec Asia airlines cette semaine , on n’a pas sorti la carte référendaire pour les construire ailleurs.

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Psychologiquement en affaires les perceptions et les émotions jouent souvent un rôle plus décisif que les faits. Ainsi la peur pèse parfois plus lourd dans ce genre de situation, surtout que les investisseurs chercheront toujours à minimiser les risques sur le long terme, en priorisant la stabilité avant tout.

Ici c’est Montréal qui a le fardeau de démontrer que le risque est moins important que les avantages. Ce que je crois personnellement. Donc je continue d’espérer que le milieu reconnaitra la valeur réelle et gagnante de la candidature montréalaise, notamment avec sa masse critique très importante d’institutions internationales sur son sol depuis de longues décennies.

Le choix final de la ville hôte revient au gouvernement canadien (et non à l’ONU, qui a choisi le pays), en fonction de critères tels que la capacité financière et l’industrie de la défense. Montréal offre toutes les conditions nécessaires au succès de la Banque : un secteur financier sophistiqué, une industrie de la défense bien établie et une capacité éprouvée à accueillir des organisations internationales.

La Charte de la langue française et la perspective d’un référendum ne compromettent pas nécessairement la candidature de Montréal. Premièrement, bien que les organisations internationales soient visées par l’esprit de la loi (promouvoir le français), leur statut juridique particulier permet parfois des exceptions ou une application adaptée, négociée au cas par cas avec le gouvernement québecois. Deuxièmement, le gouvernement canadien ne souhaite pas donner de prétexte aux indépendantistes en faisant un choix qu’il ne pourrait défendre.

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Très bien dit . Et le PQ n’est pas encore la . Dans une élection tout peut basculer. Et comme vous le dites si bien la peur d’un référendum peut tout changer dans la boîte électorale

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Comparaision des atouts de chaque ville

Alors que le Canada a été choisi pour accueillir la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (BDSR) pour l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et ses alliés, Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver tentent de tirer leur épingle du jeu pour être l’hôte de cette future institution.

C’est au gouvernement fédéral que reviendra le choix de la ville qui accueillera la BDSR. L’attaché de presse du cabinet du ministre des Finances souligne qu’il reste encore beaucoup à faire. Il ajoute que le gouvernement n’est pas disposé à s’avancer sur les détails ni sur la composition des membres.

La négociatrice canadienne pour la BDSR, Isabelle Hudon, n’a pas donné de chiffre précis, mais parle de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de nouveaux emplois.

Chaque ville a peu de temps pour se démarquer. La négociatrice canadienne pour la BDSR, Isabelle Hudon, a rappelé que le calendrier est assez serré. « On a plus le temps d’attendre », disait-elle au micro d’Alex Castonguay.

Elle ajoute que le Canada souhaite voir cette banque, dans sa première forme, naître d’ici la fin de l’année 2026.
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Dans la Presse

Banque de la défense | « Idéalement » un dirigeant qui parle français, dit Québec

Si le siège social de la future Banque de la défense devait atterrir à Montréal, son dirigeant devrait « idéalement » parler français, selon le gouvernement Fréchette. Face à Toronto, qui brandit son unilinguisme, les pro-Montréal vantent le multilinguisme de la métropole québécoise.

Il s’agit même d’une « grande force » de la candidature de Montréal, a souligné vendredi le nouveau ministre de l’Économie, Bernard Drainville, à l’occasion d’une autre démonstration de forces de plusieurs acteurs pour attirer l’institution.

Il reviendra au gouvernement Carney de trancher quelle ville canadienne obtiendra cette nouvelle institution internationale et, à la clé, la création de jusqu’à 3500 emplois. Un gros lot à l’origine d’une chaude lutte entre les concurrentes pour tenter de convaincre Ottawa.
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Ça commence.

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Il a tellement pas rapport, seigneur il nous nuit plus que d’autre chose la.

En réalité, je ne suis pas forcément en désaccord avec lui sur ce point. Au sein de l’OTAN et de l’UE, il est pratiquement de règle que les hauts responsables parlent au moins deux langues. Je m’attendrais à ce que le directeur d’une banque de l’OTAN ne soit pas monolingue. Ursula von der Leyen parle par exemple l’anglais, le français et l’allemand.

Cela dit, le dirigeant devrait être capable de parler l’anglais, le français et, idéalement, une autre langue utile, car cela présente un avantage sur le plan international. Pas pour des raisons de nationalisme québécois. Il s’agit d’une organisation internationale, et aucune forme de nationalisme ne devrait y avoir sa place.

Je suis d’accord, je suis pour une rare fois en accord avec Drainville. Le bilinguisme, voire parler 3 ou même 4 langues, c’est un énorme atout.

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