Nouvelles du service de vélos en libre-service BIXI

Ainsi que la station Place D’armes

Le succès de Bixi crée des frustrations


Photo: Valérian Mazataud — Le Devoir
Des usagers du vélo en libre-service se heurtent régulièrement à des stations vides dans les quartiers centraux.

Jeanne Corriveau
18 h 39

Depuis le printemps, les usagers de Bixi dans plusieurs quartiers centraux se butent à des stations vides, source de bien des frustrations. Bixi Montréal admet que l’achalandage record cette année et la difficulté de recruter de la main-d’oeuvre font en sorte qu’il lui est difficile de regarnir les stations durant la journée.

À pareille date l’an dernier, Bixi comptait 37 725 membres actifs. Ce nombre a grimpé à 64 000 en 2022. Désormais, Bixi dépasse régulièrement les 50 000 déplacements par jour, ce qui correspond à une augmentation de 92 % pour le mois de mai et de 66 % pour juin comparé à l’année précédente, indique Christian Vermette, directeur général de Bixi Montréal. Il croit d’ailleurs que le cap des 60 000 déplacements quotidiens pourrait être atteint sous peu. L’achalandage dépasse même celui de la période pré-pandémique.

« Jusqu’en 2019, on avait une croissance assez stable de 10 % qu’on était capable de prévoir et d’absorber assez facilement », explique M. Vermette. « C’est un beau problème. On s’attendait à un retour à la normale, mais pas de façon aussi brutale. On essaie de s’ajuster. »

Sur le terrain, cet engouement a pour effet de vider les stations en début de journée dans les quartiers centraux tels que le Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie, ce qui force les usagers à partir en quête d’autres stations en espérant y trouver des vélos disponibles. Et dans bien des cas, il ne reste que des vélos électriques qui sont plus coûteux et nécessitent le port d’un casque, ce qui ne convient pas à tous les usagers.

Augmenter la cadence

Selon M. Vermette, le Plateau-Mont-Royal, qui représente 30 % des déplacements, est particulièrement problématique et le déséquilibre est inévitable. « Les gens pensent qu’on ne ramène pas les vélos, mais on a quand même une douzaine de camions qui vident le centre-ville et ramènent les vélos sur le Plateau. Mais, tout de suite après, les stations sont prises d’assaut et il n’y a plus de vélos. C’est comme essayer de vider l’eau de son sous-sol pendant une inondation, mais qu’il en entre autant. »

À l’heure actuelle, Bixi a la capacité de rapporter entre 400 et 500 vélos à l’heure dans les stations dégarnies, mais M. Vermette reconnaît que cette cadence n’est peut-être pas suffisante.

À l’inverse, les stations pleines quand les usagers arrivent à destination — au centre-ville notamment — suscitent aussi la frustration des usagers.

Bixi Montréal se dit aussi confronté à un problème de recrutement de chauffeurs dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre. Christian Vermette précise que l’organisation doit faire appel à des chauffeurs expérimentés capables de manoeuvrer des véhicules munis de remorques dans les rues de la ville.

L’achat de véhicules représente aussi un défi. Depuis quelques années, Bixi a fait l’acquisition de véhicules plus petits, mais ils sont difficiles à trouver et ils sont coûteux. « Acheter des camions en ce moment, c’est un an et demi de délai », soutient M. Vermette.

Celui-ci reconnaît que malgré l’embauche de patrouilleurs pour ramener les vélos aux stations vides et l’ajout de 87 nouvelles stations sur le territoire, les problèmes ne pourront se régler du jour au lendemain. Mais l’organisation y travaille, assure-t-il : « Il ne faut pas se décourager ».

Le défi des vélos électriques

Le manque de vélos aux stations est symbolique de l’engouement pour le vélo et de son utilité comme outil de mobilité, estime le p.-d.g. de Vélo Québec, Jean-François Rheault. Il craint cependant qu’à moyen terme, ces problèmes affectent l’enthousiasme des usagers. « On l’a vu à Paris, après le changement d’opérateur, ils ont eu deux ans de misère. Ils n’ont pas réussi à retrouver l’achalandage d’avant », relate-t-il. « C’est vraiment une situation qu’il faut suivre de près. »

Il souligne que le déploiement des vélos électriques entraîne des défis d’opérations supplémentaires pour Bixi. « Il faut s’assurer que l’électrification ne se fait pas aux dépens de la qualité de service. » Selon lui, Bixi pourra remédier aux problèmes en y mettant les ressources nécessaires. Il reconnaît toutefois qu’avec la reprise des activités, Bixi se retrouve dans la même situation que bien d’autres organisations qui ont ralenti leurs activités pendant les deux dernières années.

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Une entrevue radiophonique avec Pierre-Luc Marier, directeur marketing de Bixi à propos du manque de bixis à certaines stations en période de pointe.

BIXI, victime de sa popularité : Entrevue avec Pierre-Luc Marier Rattrapage du lundi 25 juill. 2022 : Autopartage entre voisins, et bétail nourri aux larves de mouches

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Créateur du Bixi, André Lavallée est décédé

Violette Cantin

Photo: Capture d’écran Facebook André Lavallée André Lavallée est connu pour ses contributions à la création du Bixi, étant celui qui a implanté le concept de vélopartage à Montréal, ainsi qu’au réaménagement des anciennes usines Angus dans Rosemont.

L’ancien maire de Rosemont-La Petite-Patrie, André Lavallée, est décédé dimanche à l’âge de 70 ans, a annoncé sa conjointe, Chantale Bertrand, sur Facebook.

« C’est avec une grande tristesse que je vous annonce que mon amoureux André est décédé ce matin. Plusieurs d’entre vous avez manifesté un grand soutien au cours des derniers mois. Je tiens à vous en remercier et vous dire à quel point cet appui a été précieux pour André, pour moi, ses filles Amélie et Catherine et notre belle Samuelle », a écrit Mme Bertrand.

En plus d’avoir été maire d’arrondissement de 2005 à 2009 sous la bannière d’Union Montréal, M. Lavallée a siégé au conseil exécutif de la Ville de Montréal sous le règne du maire Jean Doré, du Rassemblement des citoyens de Montréal. Il est connu pour ses contributions à la création du Bixi, étant celui qui a implanté le concept de vélopartage à Montréal, ainsi qu’au réaménagement des anciennes usines Angus dans Rosemont. En 1992, il a également fait adopter le premier plan d’urbanisme de la Ville, qui comprenait plusieurs mesures destinées à favoriser le transport en commun et les modes de transport alternatifs.

Au cours de sa longue carrière, M. Lavallée a occupé différents postes comme celui de haut fonctionnaire ou encore de directeur de cabinet dans le milieu politique.

« André a été un mari aimant, un père et un grand-père attentionné, ajoute sa conjointe dans sa publication Facebook. Il laisse un héritage marquant dans sa communauté montréalaise, et plus particulièrement l’est de Montréal et son quartier chéri Rosemont, tant à travers ses implications militantes que ses fonctions publiques qu’il a occupées. »

Une exposition de photographies de M. Lavallée est par ailleurs présentée jusqu’au 5 septembre sur l’avenue du Mont-Royal, entre les rues Resther et Rivard. « Montréal : figures et fragments » rassemble une dizaine de photographies grand format prises par l’ex-politicien. « J’ai toujours eu la conviction que pour être un acteur dans sa ville, il fallait d’abord être le témoin de son quotidien », avait déclaré M. Lavallée au sujet de son oeuvre.

Réactions sur les réseaux sociaux

Plusieurs membres ou ex-membres de la classe politique ont réagi publiquement au décès d’André Lavallée, à commencer par la mairesse de Montréal, Valérie Plante. « C’est avec tristesse que j’ai appris le décès d’André Lavallée, un grand Montréalais qui a tant donné à notre ville. Nous poursuivrons son oeuvre afin de construire un Montréal qui nous ressemble. Toutes mes sympathies à la famille et aux proches de M. Lavallée », a-t-elle écrit.

L’ancienne candidate à la mairie de Montréal Louise Harel s’est, quant à elle, remémoré ses derniers souvenirs en compagnie de l’ex-politicien : « Ce fut extrêmement inspirant d’avoir pu le rencontrer sur son balcon pendant la maladie et au centre de soins palliatifs. Ces moments me seront précieux pour toujours. »

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Un montréalais, non, plutôt un Montréalais, un vrai ! Relativement discret et humble mais présent depuis des lustres dans l’appareil municipal. On ne connait pas assez ces personnages qui sont souvent dans l’ombre des Maires.

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Plusieurs personnes ici ont les réalisations de cette personne solidement ancrées dans leur vie, leur quotidien, et pour le mieux. C’est la marque d’un grand politicien.

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Le concept du BIXI vendu pour 215 millions


PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
PBSC Solutions Urbaines avait initialement été créée à Montréal en 2008 sous le nom de Société de vélo en libre-service pour exploiter BIXI.

Racheté pour 4 millions après la débâcle de BIXI en 2014, l’exploitant international de la technologie de ce concept de vélopartage a finalement été vendu à Lyft pour 215 millions de dollars canadiens sept ans plus tard.

Publié à 6h45
Richard Dufour, LA PRESSE
Julien Arsenault, LA PRESSE

L’acquisition de l’entreprise de Longueuil PBSC Solutions Urbaines par la californienne avait été annoncée en avril dernier, mais sa valeur était jusqu’ici demeurée confidentielle. Lyft vient de révéler le prix d’achat de 163,5 millions US en publiant cet été ses plus récents résultats trimestriels.

La valeur de la transaction est considérée comme « immatérielle » pour Lyft et a ainsi été traitée dans les dépenses générales et administratives de ses états financiers du deuxième trimestre.

PBSC Solutions Urbaines avait initialement été créée à Montréal en 2008 sous le nom de Société de vélo en libre-service pour exploiter BIXI. Le lancement du système de vélopartage s’était concrétisé l’année suivante à Montréal avec 3000 vélos et 300 stations.

Des ennuis financiers avaient toutefois amené l’entreprise à se restructurer en 2014 avant de changer de nom pour PBSC. Rappelons que BIXI Montréal, un organisme sans but lucratif, demeure une entité distincte de PBSC. BIXI Montréal a l’unique mandat de gérer le système de vélopartage dans la métropole.

« Toute une affaire »

Le grand patron de PBSC Solutions Urbaines, Luc Sabbatini, n’a pas souhaité formuler de commentaires lundi. Luc Sabbatini est devenu PDG en 2015 après avoir racheté une participation majoritaire à l’homme d’affaires Bruno Rodi. Ce dernier avait précédemment acquis les actifs de l’entreprise auprès d’un syndic de faillite pour 4 millions.

À la lecture des états financiers de Lyft, Louis Hébert, professeur de stratégie à HEC Montréal, estime que Luc Sabbatini a fait « toute une affaire ». Celui-ci a vendu au bon moment, selon l’expert.

Il a étendu la formule dans plusieurs pays et cela a créé de la valeur. Ça expliquerait, en partie, le prix. Il y avait aussi une question de timing. Au moment de la vente, les marchés pour ce type d’actifs [la mobilité urbaine] étaient exubérants. On a été capables de vendre à un prix très élevé.

— Louis Hébert, professeur de stratégie à HEC Montréal

Considéré comme une pionnière de l’industrie de la micromobilité, PBSC Solutions Urbaines offre quatre modèles de vélos à ses utilisateurs, dont un électrique. Outre qu’à Montréal, les services de l’entreprise ont notamment été déployés à Barcelone, à São Paulo, ainsi que dans la Principauté de Monaco.

Ses activités sont soutenues par plus de 95 000 vélos et 7500 stations dans une cinquantaine de villes réparties dans 15 pays. La direction affirme que ses utilisateurs ont jusqu’ici réalisé plus de 500 millions de déplacements urbains depuis le début de ses activités il y a 13 ans. PBSC comptait une centaine d’employés lors de l’annonce de la transaction au printemps.

PBSC Solutions Urbaines n’est pas la première acquisition de Lyft dans le secteur de la mobilité sur demande. En 2018, Lyft avait acheté la société Motivate dans le cadre d’une transaction évaluée à 250 millions US.

Fondée en 2012, Lyft se spécialise dans les services de covoiturage, de location de véhicules, de trottinettes électriques, de vélos, et de livraison de repas. Le principal concurrent d’Uber a déclaré des revenus de près de 1 milliard US et une perte nette de 377 millions US à son plus récent trimestre.

Lyft a fait le saut au NASDAQ au printemps 2019. Le titre valait alors près de 90 $ US. L’action a clôturé la première séance de la semaine à 16 $ US. Le cours actuel confère à Lyft une valeur boursière approchant les 6 milliards US.

Lyft n’a pas répondu aux messages laissés par La Presse visant à obtenir des précisions sur la transaction.

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L’hiver dernier, il y avait plusieurs stations laissées sur place, celles en bordure des parcs qui ne dérangent pas les opérations de déneigement

Les BIXI en hiver devront encore attendre


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
Les services de BIXI ne seront plus accessibles aux utilisateurs à partir du 15 novembre à 23 h 59.

Malgré des données d’utilisation pour le moins éloquentes à l’approche de l’hiver, BIXI Montréal fermera de nouveau les livres le 15 novembre cette année. L’idée d’une saison hivernale des vélos en libre-service (VLS) fait son chemin, mais il reste encore trop de « détails importants à ficeler » avec la Ville, selon l’organisme.

Publié à 5h00
Henri Ouellette-Vézina
LA PRESSE

Depuis le début du mois de novembre, les données ouvertes de compteurs automatiques font état de dizaines de milliers de trajets à BIXI chaque jour. Mardi, on en recensait tout près de 30 000, et la veille, plus de 31 000. Au début du mois, des sommets ont même été atteints avec plus de 41 000 vélos en libre-service sur les routes de la métropole. En août, au plus fort de la saison estivale, on comptait approximativement 50 000 déplacements quotidiens, en moyenne, montrent les chiffres officiels de BIXI.

Les chiffres en données ouvertes de novembre se produisent alors que la météo se rafraîchit et, surtout, au moment où la saison touristique est terminée, ce qui fait dire à des observateurs qu’il est maintenant plus qu’urgent de prolonger les VLS durant la saison hivernale, d’autant plus que les axes cyclables comme le Réseau express vélo (REV) sont déneigés tout l’hiver.

« Cette année, BIXI atteint des niveaux d’utilisation en novembre semblables aux niveaux de juin et juillet l’an dernier. Vivement un projet pilote de BIXI toute l’année », a dit cette semaine Chris McCray, spécialiste en science du climat et professeur à l’Université McGill.

Prolonger les services de BIXI au-delà du 15 novembre fait débat depuis déjà plusieurs années à Montréal. En 2020, le directeur général de l’organisme, Christian Vermette, avait affirmé que la saison hivernale 2021-2022 pourrait être la bonne, mais cela ne s’est jamais produit.

D’autres priorités

Jointe par La Presse, la porte-parole de BIXI Montréal, Bérengère Thériault, affirme que « l’électrification du réseau et l’ajout de vélos électriques ont été la priorité des dernières années ». « La possibilité d’offrir le service 12 mois sur 12 fait toutefois partie des dossiers prioritaires, et s’inscrit dans la volonté de la Ville et de BIXI d’offrir un service toujours plus accessible pour les citoyens », énumère-t-elle.

« Malheureusement, cela n’aura pas lieu cet hiver, puisqu’il reste encore des détails importants à ficeler avant de pouvoir aller de l’avant avec ce projet. On travaille toutefois avec la Ville à ce que le projet se concrétise », insiste Mme Thériault.

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on évoque aussi le fait que certains « détails » restent à préciser. « Concernant la possibilité de rendre les BIXI disponibles à l’année, il reste effectivement des détails importants à préciser, mais on y croit », dit la responsable de la mobilité, Sophie Mauzerolle.

On peut penser à l’entretien nécessaire pour assurer des déplacements sécuritaires, le déneigement des stations, le territoire couvert, les coûts impliqués, entre autres. Toutefois, nous travaillons activement avec notre partenaire pour rendre ce projet possible.

Sophie Mauzerolle, responsable de la mobilité, Ville de Montréal

Le président et directeur général de Vélo Québec, Jean-François Rheault, est d’avis qu’il faut accélérer les démarches. « L’hiver de l’an prochain, il faut au moins y aller avec un projet pilote, peut-être avec moins de stations ou une couverture plus petite, mais ça vaudrait la peine d’essayer. Ça serait une bonne cible à se donner. L’avantage, avec BIXI, c’est qu’on a les données pour voir quelles stations sont plus utilisées, surtout aux abords du transport collectif », fait-il valoir.

« Sinon, ça serait souhaitable de prolonger la saison au moins un peu. On comprend qu’il y a des défis opérationnels importants, mais il faut miser sur l’idée de s’adapter de façon intelligente. Cette technologie, on le sait, s’utilise aussi l’hiver, comme la ville de Toronto l’a déjà fait, poursuit M. Rheault. On est rendus à un moment où on doit trouver une solution. À un moment donné, il va falloir prendre un risque, entre guillemets. »

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Les BIXI, c’est fini dès mardi


Des vélos dans une station BIXI. / Josie Desmarais / Métro | Photo: Josie Desmarais

Journal Métro | MONTRÉAL | Éric Martel | 11 novembre 2022 à 8h26

Même si plusieurs Montréalais parcourent toujours les rues en BIXI, ces derniers seront retirés dès mardi. Ces vélos en libre-service sont toujours utilisés des dizaines de milliers de fois par jour.

Par exemple, 31 000 déplacements ont été recensés lundi. Au mois de novembre, les déplacements quotidiens se sont fréquemment élevés au-dessus de la barre des 30 000. À titre comparatif, on en comptait environ 50 000 par jour lors du mois d’août, selon les données ouvertes de la Ville de Montréal.

BIXI a connu un fort achalandage cette année. En mai, 1,3 million de déplacements ont été enregistrés, ce qui constitue un sommet pour l’organisme.

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Ça faisait un bout de temps que Paige Saunders n’avait pas piblié de vidéo. Il vient d’en faire une sur Bixi!

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Une bonne année pour Bixi!

Texte intégral

Records d’achalandage et de membres pour BIXI en 2022

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

En 2022, le réseau BIXI comprenait 7270 vélos réguliers et 2395 vélos à assistance électrique.

(Montréal) Le système de vélo-partage BIXI annonce qu’au cours de la saison qui a pris fin le 15 novembre dernier, son achalandage a augmenté de 55 % alors que son nombre de membres a bondi de 30 %, lui permettant d’établir deux records à ces chapitres.

Publié à 9h40

LA PRESSE CANADIENNE

De plus le nombre d’utilisateurs différents s’est établi à 437 140 cette année, en hausse de 52 % en un an, alors que le précédent record de 5,8 millions de déplacements enregistré en 2021 a été battu.

D’autre part, BIXI a noté une forte augmentation de la popularité du vélo électrique, après l’ajout de près de 500 vélos à assistance électrique, d’une trentaine de nouvelles stations électriques et de 765 points d’ancrage supplémentaires. Le système de vélo-partage a observé que les BIXI électriques sont utilisés en moyenne 24 % plus souvent que les réguliers.

En 2022, le réseau BIXI comprenait 7270 vélos réguliers et 2395 vélos à assistance électrique.

L’organisme sans but lucratif a aussi noté que le vélo-partage gagnait en popularité dans les villes qu’il dessert à titre d’opérateur de service, notamment Longueuil, Laval, Montréal-Est, Westmount et Mont-Royal. BIXI dit être présentement en discussion avec une dizaine d’autres villes québécoises dans le but d’y étendre son service et de développer l’offre dans les couronnes sud et nord de l’île de Montréal.

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Étendre BIXI sur la rive-sud, en ce qui me concerne, devrait être une priorité. Connecter la station de métro Longueuil avec Panama pour le REM. Ce serait révolutionnaire pour la région. Même si son réseau cyclable est à des années lumières de Montréal… J’espère que les revenus engendrés cette année aideront à déployer le réseau de vélos encore plus. (et encourager la mairesse Fournier à un plan vélo)

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Ce serait génial s’ils l’apportaient en banlieue, ils pourraient utiliser de plus petits supports en raison de la densité plus faible. Lorsque j’ai fait du vélo cet été sur la rive sud, j’avais presque l’impression de tricher le système, de pouvoir voyager rapidement sans avoir besoin d’une voiture.

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La plupart des villes de banlieues devraient avoir Bixi. Il y a des noeuds villageois dans toutes les villes, et des terminus importants. Ce qui fonctionne à Montréal peut aussi très bien fonctionner dans les couronnes, j’en suis persuadé.

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Il faut viser de plus en plus l’intégration de la mobilité dans la métropole. On commence tranquillement, notamment avec l’harmonisation des tarifs et l’abolition des organismes municipaux de transports dans les petites villes, remplacées par exo. Éventuellement, j’envisage que tous les services sur la Rive-Sud et la Rive-Nord pourrait être géré par une seule entité, et éventuellement une seule entité dans l’ensemble de la métropole.

C’est le cas à Londres, avec Transport for London (Tfl) qui gère le métro, les trains et tous les autres modes de transports dans l’ensemble du territoire du Grand Londres. Bon, c’est vrai, le territoire est beaucoup plus petit que la CMM (1600 km2 vs. 4200 km2), mais le principe reste. Une seule marque, un seul site, des abonnements et des tarifs qui facilitent les déplacements longue distance.

C’est la même chose (ou presque) à Paris avec la RATP (la SNCF s’occupant des trains régionaux et RER).

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Une station Bixi à chaque gare de train de banlieue, accompagnée de quelques stations dans un rayon de 2 km autours de la station, c’est un succès garanti. J’espère que le déploiement Bixi autours des stations du REM en banlieue suivra rapidement.

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This doesn’t work because the bikes would be getting essentially 2 rides a day. A bike parked at a train station all day isn’t making any money.

BIXI’s greatest issue in operations is unbalanced loads, mostly from commuters. The reason they can get away with it in Montreal is that the shear volume of bikes makes it feasible to manually move them around when needed.

You can’t just say “succès garanti” without explaining anything. There is some promise in the suburbs for bike share but this isn’t the way to do it. Focus should be on converting passengers on short, high volume, symmetric routes.

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Je pense que c’est la vérité pour la plupart des gares dans la région métropolitaine. Les habitudes pendulaire sont le point mort pour beaucoup d’initiatives dans les banlieues. C’est dead dead sauf durant les heures de pointes. Les seuls où je peux penser qu’il y a assez de va-et-vient seront st-Therese, où il y a le cégep et un terminus de bus, et peut être saint Anne de BV.

À l’émission radio Le 15-18 hier

Saison record pour les vélos BIXI : Entrevue avec Pierre-Luc Marier


Le service de vélos en libre-service BIXI a eu une saison 2022 record, à Montréal.PHOTO : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le 15-18
Publié le 24 novembre 2022

Le service de vélopartage BIXI a enregistré en 2022 une année record, avec neuf millions de déplacements, et un nombre record d’utilisateurs également. « Quand on regarde le nombre de déplacements par jour, ça classe BIXI parmi les plus grands réseaux de transport en commun du Québec. C’est extraordinaire! » se réjouit le directeur du service Marketing intégré, Communications et Affaires publiques de BIXI Montréal, Pierre-Luc Marier. Avec un bilan comme celui-ci, M. Marier avoue que les priorités des prochaines années peuvent changer; il pourrait ainsi être question d’allonger la saison.

« Maintenant, avec neuf millions de déplacements, ça nous aide vraiment à considérer à mettre encore plus en priorité un prolongement de saison, vers une autre saison hivernale. »

— Une citation de Pierre-Luc Marier, directeur, Marketing intégré, Communications et Affaires publiques, BIXI Montréal

Dans cette entrevue, Pierre-Luc Marier explique cependant que le défi de BIXI avec le vélo d’hiver concerne la logistique des stations, et non le parc de vélos.

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St-Jérôme aussi est bien située, près du centre-ville, il y a moyen de rendre les alentours de la gare beaucoup plus vivants. Blainville pourrait devenir une gare beaucoup plus intéressante si on redéveloppait les alentours avec quelque chose de dense. Vaudreuil est en train de faire ça justement.

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