Nouveau poste Berri à 315‑25 kV - ? étages (2025)

Chronique de Richard Bergeron sur le projet. Il suggère à HQ d’intégrer un musée sur l’énergie au projet

Pour écouter :speaker: :headphones: Urbanisme avec Richard Bergeron : J'aime Hydro… au Quartier latin

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Lettre d’opinion dans Le Devoir signée par plusieurs personnes soit : Lise Bissonnette, Gérard Beaudet, Phyllis Lambert, Yves Gingras, Christine St-Pierre, Carol Couture et Michel Marc Bouchard.

Nous en sommes aux derniers jours de l’année 2024. Sans information, sans débat ni raisonnement connus, le Conseil des ministres du gouvernement du Québec s’apprête à adopter, portes closes, un décret qui autorisera la plus importante institution culturelle d’ici à vendre à la société Hydro-Québec un terrain dont la cession bloquera la croissance de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Sur ce terrain, Hydro-Québec installera un énorme poste de transformation électrique de 315 000 volts, un édifice industriel massif, élevé, dangereux, dont la présence sera le symbole d’une démission collective. La renaissance du Quartier latin deviendra un fantasme. Et la réputation du Québec, comme celle de Montréal, seuls endroits de nos mondes internationaux de référence à s’infliger une plaie pareille en leur centre, affichera une médiocrité.

Comment ce projet de décret a-t-il pu sans bruit se poser si haut ? C’est que, depuis plus de cinq ans, l’opération a profité d’une concertation secrète entre des organismes publics majeurs, tous outillés pour échapper aux mesures d’accès à l’information. Ce sont la société Hydro-Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), le ministère québécois de l’Énergie et celui de la Culture, appuyés tout au long par la Ville de Montréal. N’eût été une primeur parue dans les pages économiques du Journal de Montréal en novembre 2023, leurs tractations seraient demeurées incognito. Des protestataires ont alors commencé à se faire entendre.

Aussi, un article de Jean-François Nadeau

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Legault et aux membres de son conseil des ministres, sept sommités du monde universitaire et de la culture s’insurgent de voir l’État être à la veille de céder, en catimini, toutes « portes closes », les espaces adjacents à la Grande Bibliothèque pour y ériger « un énorme poste de transformation électrique de 315 000 volts, édifice industriel massif, élevé, dangereux, dont la présence sera le symbole d’une démission collective ».

Lise Bissonnette, ancienne directrice de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), l’urbaniste émérite Gérard Beaudet, l’architecte Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d’architecture (CCA), l’ancienne ministre de la Culture Christine St-Pierre, le dramaturge Michel Marc Bouchard, l’historien des sciences Yves Gingras et l’archiviste émérite Carol Couture sont d’avis que ce mastodonte, érigé face à la Gare d’autocars de Montréal, plantera un clou dans un cercueil où menace de basculer le Quartier latin si ce projet se réalise.

Si Montréal va de l’avant avec ce projet sur ce site stratégique, ce sera, écrivent-ils, la seule grande ville au monde « à s’infliger une plaie pareille », ce qui deviendrait le symbole d’une « médiocrité ». Il serait alors impossible de penser requalifier un secteur déjà outragé.

Ce projet, projeté dans les jardins qui jouxtent la Grande Bibliothèque, apparaît aux signataires comme une « absurdité ». Ils réclament que le gouvernement du Québec et Hydro-Québec y renoncent.

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Même si je ne suis pas très chaud à l’idée d’avoir cette installation ici, je trouve vraiment exagéré de dire qu’elle tuerait le Quartier Latin. Le terrain n’est pas du tout au centre du Quartier Latin et de ses institutions principales (UQAM, BANQ, Cinémathèque, Théâtre Saint-Denis) et les futurs projets comme la Maison de la Chanson et l’École de l’Humour sont aussi sur Saint-Denis plus proche de Maisonneuve et ne seront pas affectés par ce projet.

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C’est un peu fort les réactions je trouve, à un moment, si à chaque fois qu’on doit construire quelque chose de plus technique ou qui sort de l’ordinaire on a ce genre de débat sur la place publique, c’est vraiment pas productif en tant que société. Je comprends le traumatisme collectif des années du tout voiture ainsi que de la planification du haut vers le bas des années 1970, mais à un moment il faut avancer et ne pas aller dans la direction totalement inverse pour tout refuser sans même avoir réfléchi deux minutes sur le pourquoi du comment.

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Je crois qu’on veut plutôt dire que ça porterait un coup de grâce à l’artère de la rue Berri, qu’on tente par tous les moyens de réhabiliter depuis la mise en boulevard dans les années 50 avec le viaduc Sherbrooke. Avec l’ilôt voyageur qui languit malgré les promesses de la ville de réhabilitation qui n’arrivent pas, on est loin du compte sur cette artère qui mérite pourtant tellement mieux.

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C’est correct de ne pas toujours saisir tout les enjeux, de ne pas voir toutes les problématiques, de ne pas se sentir concerné par tous les combats.

Mais quand autant de professionnels de haut niveau sonnent l’alarme, parfois ça vaut la peine de prendre un pas de recul et d’avoir l’humilité et la modestie d’accepter qu’il y a peut-être une problématique ici.

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Je comprends la peur et je veux pas insinuer qu’il n’y a rien là, mais le problème c’est qu’il n’y a pas d’autres endroits où on peut mettre cet infrastructure et il ne vaut pas se voiler la face avec les besoins électriques du centre-ville. Je peux me tromper sur le fait qu’il n’y a pas d’autres emplacements, mais en regardant vite vite je ne vois rien d’autres.

Dans ce cas-ci, au lieu de militer purement et simplement pour l’annulation du projet, les associations pourraient faire pression pour qu’on adopte un design de qualité. Il n’y a aucune chance que Hydro recule et il faut construire quelque chose de nouveau avec leur poste en fin de vie sur Berri, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas faire de concessions pour rendre le tout décent.

Encore une fois, ce que je critique c’est la posture très maximaliste des deux côtés, c’est soit ça va se faire d’une certaine façon aucun changements possibles ou il ne faut pas que ça se fasse même s’il y a une nécessité, il n’y a pas beaucoup d’entre-deux.

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Et c’est là où vous faites une erreur majeure.
Il y a plusieurs autres sites potentiels, qu’Hydro a ouvertement avoué ne pas vraiment avoir étudié.

Si c’était la seule option on se dirait bon, ok… essayons de faire au mieux avec ça.

Mais là ce n’est qu’une paresse, une insouciance. Ce projet est géré comme si on était à Baie-Comeau, alors qu’on est au coeur de la métropole.

Pourquoi toujours l’aplavantrisme?
Pourquoi toujours l’aveuglement volontaire?

C’est à Hydro-Québec de prouver que c’est la meilleure ou la seule solution, pas aux montréalais de subir ça sans rien dire et d’ensuite payer pour les conséquences.

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Quel site? Je suis curieux dites moi, parce que je n’arrive vraiment pas à voir, à moins d’enfouir ce qui coûterait probablement excessivement cher. Après je suis pas un expert, alors je peux toujours passer outre quelque chose.

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Parait-il qu’Hydro-Québec a l’assentiment de la Ville de Montréal pour le développement de ce site en centrale. Ça dépasse l’entendement. Va-t-on nous servir le même argument qu’avec le parc St. Ann à savoir qu’Hydro aurait les pleins pouvoirs sur un site qui ne lui appartient pas?

Que cela implique t’il exactement?

Ça implique que la ville ne sera pas du côté des citoyens qui militent en faveur d’un autre site mais du côté d’Hydro-Québec dans sa démarche d’acquisition du terrain. Vous en êtes bien conscient.

Oui j’en suis conscient, mais je voulais simplement savoir qu’est-ce que vous voulez dire par une centrale? Je pensais que c’était un transformateur et non que ça allait produire du courant.

Encore une fois, il se peut qu’il y ait des alternatives je ne suis pas des experts et je serai heureux de les voir ou de les entendre de votre part, mais il semblait qu’Hydro était assez clair que c’était pas mal le seul site réalistiquement possible. Pour la ville de Montréal, alors il se peut qu’elle soit en tort je ne sais pas, mais il se peut aussi qu’elle ait identifié des besoins urgents et veut que ça soit bâti le plus rapidement possible pour éviter manquer de capacité.

Je ne sais pas je fais juste extrapoler, mais je dit juste laissons la chance au coureur, que ça soit sur ce site ou ailleurs il y aura des enjeux et essayons de concentrer notre attention sur être sûr qu’Hydro ne conçoive pas n’importe quoi.

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La Ville semble ne pas vouloir faire l’effort d’affronter Hydro-Québec dans les circonstances. On s’en tient à ce qu’Hydro-Québec dit. Mais l’histoire nous démontre qu’Hydro a souvent fait ce qui était à son bénéfice, au détriment du bien commun. Et quand les batailles ont été un peu trop ardues, Hydro a soudainement reculé. Tout est un rapport de force, et ici ne fait pas exception. Et oui, ce sera un poste qui transforme et distribuera le courant. Hydro appelle son poste de transformation près du Vieux-Montréal “Central-2” à côté du poste Adélard-Godbout autrefois appellé “Central-1”.

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Oui je comprends et c’est important de ne pas reproduire les erreurs, mais je répète la question, quels sont les alternatives viables?

Viable voulant dire ne vas pas coûter une fortune pour enfouir le tout. Je ne dis pas que c’est impossible une partie, mais complètement hydro va probablement jamais accepter et avec raison vu les coûts!

Investir dans des projets durables, dont l’esthétisme rime avec praticité devrait être privilégié, au détriment des solutions faciles qui permettent sur le moyen-long terme des économies de bouts de chandelle.

Oui, mais quelle site en particulier? Il faut au moins un début d’alternative pour faire tout ce que vous dites.

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Alors qu’on dise cela plutôt que de parler du Quartier Latin.

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Tranquillement pas vite, les vieux postes a 120 ou 200, 220, 230 kV sont en train de disparaître du paysage Québécois. Ça me donne l’impression que c’est moins une question de besoin réels dans le secteur et plus une question de modernisation et de standardisation de l’équipement. Disons que coté relation publiques, ça passe mieux de dire que ça répond à un besoin. Je me rappel avoir lu qu’ils voulait construire une ligne 345 vers la Gaspésie.

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