Peut-on gérer la province et arrêter de jouer au spéculateur boursier (ou plutôt entrepreneur/investisseur corporatif de nouvelles technos) avec les fonds publics?
Aussi, ils essaient d’enfuir la nouvelle dans l’événement du jour (témoignage de Legault pour le fiasco SAAQClic).
Les sommes déboursées par le gouvernement du Québec dans le projet sont de 510 millions de dollars, soit un prêt garanti de 240 millions de dollars pour l’achat du terrain et une souscription de 270 millions de dollars dans la maison mère de l’entreprise, en Suède. Les sommes perdues s’élèvent à 270 millions de dollars. Le prêt de 240 millions de dollars bénéficie de garanties pour son remboursement.
Par ailleurs, une analyse devra être réalisée pour l’utilisation des 352 mégawatts d’énergie au profit d’autres projets de développement économique, sur ce terrain ou ailleurs.
Cette aventure s’est avérée infructueuse, et nous en sommes évidemment déçus.
Ils devraient aussi présenter leurs excuses à la population, d’avoir flambé 270 millions pour un projet né et mort en moins de 2 ans. Il existe des risques dans tout investissement, c’est sûr. Mais ils avaient déroulé le tapis rouge à Northvolt en manipulant les seuils de pollutions, vanté leur move comme le meilleur et plus gros investissement de l’histoire du Québec… pour que ça nous pète dans la face avant même l’érection des murs de l’usine. Une vraie honte. Ils en paieront le prix au élections, mais la population sera la grande perdante de ces fonds mal investis.
Effectivement! C’est tellement ridicule comme manière de faire. Moi-même étant investisseur, j’ai des investissements plus risqués, mais je ne mets pas tous mes œufs là-dedans parce que c’est une très mauvaise stratégie. C’est bien que le gouvernement aide des petites compagnies qui n’ont pas encore fait leurs preuves, mais dépenser d’immenses sommes dans du venture capital quand t’es supposé être responsable, ce n’est vraiment pas fort. Ça frise presque la corruption, c’est un acte totalement irresponsable. Northvolt n’avait rien démontré tant à sa capacité de livrer quelque chose.
On ne compte plus les échecs et la mauvaise gestion des finances publiques du Québec. Vraiment la CAQ se coule encore plus profondément dans l’opinion publique et j’en viens finalement à mon tour à souhaiter des élections avant terme, afin que nous puissions congédier le gouvernement Legault au plus sacrant.
Dans un cul-de-sac après avoir vu le gouvernement Legault débrancher le montage financier de son projet, la filiale nord-américaine de Northvolt commence à fermer les livres. Cinquante de ses employés seront licenciés.
Avant même de faire plonger la filiale nord-américaine de Northvolt dans l’insolvabilité, le gouvernement Legault a pu récupérer 200 millions dans le cadre des efforts qu’il devra déployer pour tenter de limiter ses pertes dans cette coûteuse déconfiture.
L’opération est survenue à la veille d’une audience prévue ce vendredi devant la Cour supérieure du Québec au cours de laquelle on demandera au tribunal de placer l’antenne québécoise à l’abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).
« Nous avons des garanties pour récupérer les sommes investies pour l’achat du terrain de Northvolt en Montérégie, a confirmé à La Presse le cabinet de la ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Christine Fréchette, dans une déclaration. Nous avons exercé ces dernières et avons récupéré, dans un premier temps, près de 200 millions sur notre prêt. D’autres sommes viendront s’ajouter à ce montant. »
Essentiellement, l’État québécois a été en mesure de saisir trois des sept comptes en banque de Northvolt Amérique du Nord, où les fonds totalisaient 200 millions en date du 31 juillet dernier. Il reste quelque 21 millions dans les quatre comptes restants de l’entité.
La partie n’est pas gagnée pour le gouvernement Legault. Il lui reste au moins 60 millions à obtenir pour récupérer les 240 millions prêtés à l’ex-jeune pousse suédoise pour lui permettre d’acheter son gigantesque terrain de 170 hectares qui chevauche les municipalités de Saint-Basile-le-Grand et de McMasterville, en Montérégie, et les 20 millions d’intérêts encourus.
Une juge de la Cour supérieure du Québec a déclaré insolvable la filiale nord-américaine du fabricant de batteries Northvolt, tandis que le gouvernement provincial veut récupérer 260 millions auprès de l’entreprise.
How the biggest private investment in Quebec’s history went bust
In 2023, the provincial government announced a partnership and a $510-billion investment with Swedish startup Northvolt to build an EV battery plant. But only two years later, Quebec pulled the plug on the multibillion-dollar factory. We broke down what went wrong.
In September 2023, Prime Minister Justin Trudeau and Quebec Premier François Legault stood on a Montreal stage alongside Northvolt executives and announced what they called a “historic” partnership: a plan to build a new mega-factory on Montreal’s South Shore.
It was to be called Northvolt Six — a plant that would churn out electric vehicle batteries, create 3,000 jobs and contribute more than $1 billion to the economy.
Both the provincial and federal governments rolled out the red carpet for Northvolt, a Swedish company, to woo them into choosing Quebec for their first major factory outside of Europe.
Canada and Quebec said they would commit billions of dollars — both in direct investments and other incentive programs — to help the project come to fruition, and Quebec changed its own rules on environmental assessments, which expedited the plant’s approval.
Batteries were supposed to be coming off the assembly line in 2026. Instead, the project is dead in the water. Quebec announced this week that it was ceasing further funding for the battery plant.
So, what went wrong? A lot. Let’s start at the beginning.
L’entente, jusqu’ici secrète, entre Northvolt et le gouvernement du Québec, dévoilée dans le cadre de la procédure judiciaire d’insolvabilité de l’entreprise, lève le voile sur un des aspects les plus controversés de la saga de ce mégaprojet avorté de la filière batterie.
On découvre, dans cette entente que le gouvernement Legault refusait de rendre publique, qu’Investissement Québec (IQ) avait laissé le temps nécessaire à Northvolt pour faire réaliser une évaluation complète de son projet par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).
C’était un « choix délibéré » du gouvernement Legault d’injecter 270 millions – une somme partie en fumée – dans la société mère de Northvolt, affirme son cofondateur, Paolo Cerruti. Et la facture de cette déconfiture aurait été plus élevée pour les contribuables si cela n’avait pas été de délais administratifs avec le fédéral.
De sa vision sur les causes de l’effondrement de la jeune pousse suédoise à son amertume sur la manière dont Québec a débranché son financement, celui qui incarnait le visage des ambitions québécoises de l’entreprise a fait le point avec La Presse pendant près d’une heure.
M. Cerruti se dit bien au fait des nombreuses critiques formulées à l’endroit du gouvernement Legault, qui, en moins de deux ans, a déjà perdu 270 millions dans une méga-usine de batteries à 7 milliards qui ne verra jamais le jour.
On s’est fait rouler dans la farine dès le début, pas étonnant que Fitzgibbon ait quitté le navire quand le projet a commencé à devenir hésitant. Ce qui n’a pas empêcher Legault de foncer dans le mur, en éliminant l’aspect environnemental sans véritable justification.
Comme dit l’adage: vite et bien vont rarement ensemble…
La débâcle de Northvolt n’a pas empêché le terrain qui devait accueillir sa méga-usine de 7 milliards en Montérégie de prendre de la valeur. L’endroit, qui pourrait se retrouver entre les mains de l’État québécois, est évalué à au moins 315 millions, a appris La Presse.
Il s’agit d’une augmentation de 75 millions, ou 31 %, par rapport au prix – 240 millions – payé par la jeune pousse suédoise en octobre 2023 avec l’argent d’un prêt gouvernemental. C’est le constat fait par l’agence immobilière CBRE dans une étude effectuée en juillet dernier, que La Presse a pu consulter.
Le constat n’étonne guère le promoteur immobilier Luc Poirier, ancien propriétaire de l’emplacement avec deux de ses partenaires d’affaires. Ce trio n’avait eu qu’à débourser 20 millions il y a près d’une décennie.
Le terrain du défunt projet Northvolt continue de laisser fuir des contaminants industriels vers la rivière Richelieu, a appris Le Devoir. Le gouvernement Legault, qui pourrait reprendre le contrôle du site, n’a pas de plan ni d’évaluation des coûts de la décontamination, qu’il n’avait pas exigée de la part de l’entreprise avant d’autoriser la destruction des milieux naturels.
« Dans le cadre de deux vérifications couvrant la période de mars à juin 2025 inclusivement, des dépassements des normes prévues à l’autorisation ministérielle délivrée le 5 juin 2024 ont été constatés aux mois de mars, d’avril et de mai 2025 à certains exutoires du site », explique le ministère de l’Environnement du Québec, en réponse aux questions du Devoir.