Navette fluviale Pointes-aux-Trembles - Vieux-Port

Retour de la navette fluviale qui fait la liaison entre Pointes-aux-Trembles et le Vieux-Port

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Une navette fluviale pourrait de nouveau relier l’est de Montréal au Vieux-Port en juillet

Photo: MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR De la mi-juin à la fin septembre, ce sont ainsi près de 60 000 personnes qui sont alors montées à bord de la navette fluviale, qui permet de relier le Vieux-Port de Montréal au quartier Pointe-aux-Trembles en moins de 30 minutes, soit plus rapidement qu’en voiture aux heures de pointe.

Zacharie Goudreault

7 mai 2021

La navette fluviale reliant le Vieux-Port de Montréal au quartier Pointe-aux-Trembles, dans l’est de l’île, pourrait faire son retour en juillet, si le contexte sanitaire le permet. Des démarches sont en cours pour permettre aux usagers d’y avoir accès avec les mêmes titres que ceux du métro et des autobus de la métropole, a appris Le Devoir.

Après un projet-pilote tenu pendant quelques jours en 2018, ce service a pris forme de façon plus concrète à l’été 2019. De la mi-juin à la fin septembre, ce sont ainsi près de 60 000 personnes qui sont alors montées à bord de la navette fluviale, qui permet de relier le Vieux-Port de Montréal au quartier Pointe-aux-Trembles en moins de 30 minutes, soit plus rapidement qu’en voiture aux heures de pointe. En transport en commun, il faut compter plus d’une heure pour effectuer ce trajet.

« La beauté de ce type de service là, c’est qu’il n’y a pas de feux rouges, il n’y a pas de trafic ni de nids-de-poule. Le fleuve est là et il est prêt à nous accueillir », illustre en entrevue le directeur des opérations à Croisières Navark, Gilles Tanguay.

L’entreprise avait obtenu un contrat de 7 millions de dollars pour opérer ce service pendant trois ans, mais celui-ci a été résilié après que Québec ait mis sur pause ce projet l’été dernier en raison de la pandémie. Le gouvernement Legault craignait que le respect de la distanciation physique ne soit pas possible sur ces petits bateaux, qui peuvent accueillir jusqu’à 45 personnes.

« Ça a été décevant, mais on ne pouvait pas réaliser la navette fluviale [en 2020]. On ne pouvait pas la mettre en service en raison des conditions pandémiques. Le Québec était sur pause », rappelle au bout du fil la ministre déléguée aux Transports et responsable de la Métropole, Chantal Rouleau.

Les vaccins changent la donne

Un avis d’appel d’offres a toutefois été lancé à la fin du mois dernier pour permettre le retour cet été, entre le 3 juillet et le 6 septembre. À l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), on confirme que des démarches sont en cours pour permettre le retour de ce service cette année, si le contexte sanitaire le permet.

« Cette année, la différence, c’est qu’au moment où ce sera possible de mettre en place la navette, 75 % de la population aura été vaccinée », souligne la ministre, qui a milité pendant plusieurs années pour la création d’une telle navette fluviale quand elle était encore mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

« C’est très attendu. Je suis contente de pouvoir avancer », ajoute Mme Rouleau, qui réitère cependant que la concrétisation de ce projet dépendra de « ce qu’on aura comme contexte sanitaire dans les prochains mois ».

Développement économique

Dans l’est de l’île de Montréal, plusieurs résidents s’impatientent déjà. « Il n’y a pas une semaine qui passe sans que je reçoive des questions de citoyens sur le retour de la navette fluviale », lance la mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois.

Les commerces attendent aussi avec impatience le retour de ce mode de transport collectif au quai Saint-Jean-Baptiste, dans un secteur du quartier Pointe-aux-Trembles en pleine effervescence.

« Ça a un potentiel pour nous de développement économique et de développement touristique », souligne Mme Bourgeois, qui a « bon espoir » que la navette fluviale fera son retour cette année.

L’entreprise Croisières Navark a d’ailleurs confirmé qu’elle entend soumettre sa candidature à ce nouvel appel d’offres. « On travaille fort pour être en bonne position » face à la compétition, indique M. Tanguay.

Ce dernier partage d’ailleurs la vision de Chantal Rouleau quant à la création éventuelle d’un réseau de navettes fluviales pour relier différents secteurs dans la région métropolitaine. Un projet qui tient toujours, assure la ministre.

« On constate depuis toujours que les navettes fluviales, c’est un mode de transport alternatif qui est nécessaire à Montréal. On sait à quel point nos ponts sont tellement bloqués », insiste M. Tanguay.

Il n’y a pas une semaine qui passe sans que je reçoive des questions de citoyens sur le retour de la navette fluviale.

— Caroline Bourgeois, mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Du métro au bateau

À l’été 2019, la navette fluviale entre Pointe-aux-Trembles et le Vieux-Port de Montréal avait offert un départ toutes les 30 minutes en pointe et aux heures le reste de la journée et la fin de semaine. Le tarif pour utiliser ce mode de transport s’élevait alors à 3,50 $ pour les piétons et à 4,50 $ pour les cyclistes. Il était alors possible de payer en argent comptant, de même que par carte de débit et de crédit.

Cette année, l’ARTM, qui est responsable du financement et de la tarification du transport en commun, n’a pas encore déterminé qu’elle sera la grille tarifaire de la navette fluviale. Si le retour de ce mode de transport se concrétise en juillet, l’organisme confirme toutefois qu’il entend permettre à ses clients de monter à bord de la navette fluviale en utilisant leur carte OPUS s’ils détiennent un abonnement hebdomadaire ou mensuel avec la Société de transport de Montréal.

À l’instar du reste du réseau de transport en commun de la métropole, « la gratuité pour enfant âgé de 11 ans et moins s’appliquera également », confirme par ailleurs le porte-parole de l’ARTM, Simon Charbonneau. Les enfants de 11 ans et moins devront toutefois être accompagnés d’une personne de 14 ans et plus qui en assurent la surveillance, note-t-il.

Une navette fluviale pourrait de nouveau relier l’est de Montréal au Vieux-Port en juillet | Le Devoir

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I’ve said it before (perhaps elsewhere) that I’m very pro-ferry. After visiting so many cities with attractive, efficient, and useful ferry (or water shuttle) transport services — from Venice to New York to Vancouver to Sydney to Hong Kong to Bangkok to Dubai — I’d absolutely love to see some form of useful, well-integrated service developed here, even if for but nine months of the year.

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L’un des problème que je vois à la situation montréalaise, c’est la présence de la Voie-Maritime (et sa digue) qui bloque toute possibilité de développement efficace et rentable pour une bonne partie de la Rive-Sud, secteur qui gagnerait le plus à être relié par navette fluviale.

Autrefois, il existait des traversiers qui faisaient la liaison entre Verdun et La Tortue (Sainte-Catherine et Delson), ou encore entre le Vieux-Port et Laprairie.

Je suis persuadé qu’une navette entre mon coin et Montréal serait le moyen de transport le plus rapide pour atteindre le centre-ville. Un quai tout juste en aval du pont SdC, sur l’IDS pourrait permettre une liaison rapide avec le REM et un terminus au Vieux-Port permettrait de lier directement le centre-ville.

Aussi, il n’y a pas de mode de transport lourd ou structurant près du Vieux-Port, ce qui réduit considérablement l’attrait d’une navette dans le cas où la destination n’est pas au Vieux-Montréal.

Et ça, c’est sans parler des rapides, qui empêchent tout trajet entre tout en amont de l’ile au Diable et le centre-ville.

J’ai tout de même très hâte de voir la nouvelle navette qui liera les iles Sainte-Hélène et Notre-Dame à Montréal.

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Et pour ajouter à ta liste… l’hiver.

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Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’on ne peut pas offrir le même type de service toute l’année que dans les villes plus chaudes (ou celles situées sur l’océan), mais tout comme les offres de transports actifs, un système de traversiers bien développé et adapté à notre environnement pourrait toujours attirer un nombre important de conducteurs d’auto-solo hors de leurs véhicules une bonne partie de l’année. Qui sait, peut-être chercheront-ils même des alternatives par d’autres modes de transport en commun pendant les mois surgelés?

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Avec la venue potentiel du grand parc linéaire sur la digue de la voie maritime, je pourrais voir un court traversier entre la digue et La Prairie, Brossard ou Candiac. Ça serait utile pour accéder au parc en question (au lieu d’aller à Ste-Catherine ou St-Lambert pour y accéder), mais aussi possiblement comme point de transfert pour un traversiers vers Montréal!

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En raison du caractère artificiel de la digue, il est interdit de forer, mais j’imagine que des quais flottants seraient suffisants.

Ce ne serait pas fou du tout comme idée, la grande distance entre les deux entrées est une importante raison chez ceux qui ne fréquentent pas la digue, en plus d’être dangereux. Avoir un troisième accès au milieu pourrait être bénéfique. En plus, ça ne prend que quelques minutes pour une barque de pêcheur de traverser le Bassin, jusqu’à Verdun, ce serait rapide !

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