Ménage du printemps à Montréal

Nettoyage des rues Montréal entame sa corvée printanière

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Afin de faire disparaître toutes traces de l’hiver, des balais mécaniques et des camions-arrosoirs s’activeront sur « 4100 km de rues et 6500 km de trottoirs », a précisé la Ville de Montréal.

Chaussée, pistes cyclables, trottoirs et parcs : chaque recoin de Montréal sera nettoyé lors du ménage printanier, a affirmé la Ville. La corvée de nettoyage débute ce vendredi et s’échelonnera sur près de six semaines.

Publié à 18h03

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Florence Morin-Martel

Florence Morin-Martel La Presse

Afin de faire disparaître toutes traces de l’hiver, des balais mécaniques et des camions-arrosoirs s’activeront sur « 4100 km de rues et 6500 km de trottoirs », a précisé la Ville de Montréal, dans un communiqué. De plus, les membres de la brigade de la propreté seront présents dans 19 arrondissements. Ceux-ci aideront à nettoyer les secteurs plus achalandés ou difficiles d’accès pour les différents appareils.

Dans le cadre de ce ménage du printemps, les Montréalais peuvent faire leur part, a indiqué la Ville. Parmi les gestes à poser, il est notamment question de respecter « l’interdiction de stationner lors des opérations de nettoyage » et « les horaires de collecte ».

« J’invite les gens à faire preuve de civisme et d’écoresponsabilité en jetant à la poubelle leurs déchets et en nettoyant l’extérieur de leur lieu de résidence, a dit Valérie Plante, mairesse de Montréal, dans un communiqué. C’est un petit geste, mais qui fait la différence pour la qualité de nos milieux de vie et pour l’environnement. »

Un million et demi de plus pour la propreté du centre-ville

Afin d’entretenir et « de préserver la beauté de notre centre-ville »,1,5 million de dollars de plus sera alloué à la propreté de l’arrondissement de Ville-Marie. Parmi les mesures, on compte notamment l’installation de 50 % de paniers de recyclage et de déchets de plus. Davantage d’employés seront aussi dédiés à nettoyer et à inspecter le centre-ville.

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Enfin !
C’est dur pour la morale de voir toute cette saleté.
Pourquoi il était impossible pour la ville de commencer le nettoyage deux semaines plus tôt ?

Les interdictions de stationnement « saisonnières » sont du 1er avril au 1er décembre.
Les véhicules stationnés causeraient trop d’entraves si les cols bleus commençaient avant.
Pourquoi le 1er avril, il y a toujours le risque de tempête de neige printanière

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  1. Même après le 1er avril il y a encore le risque de tempête de neige.
  2. On peut, par exemple, commencer à nettoyer là où c’est possible.
    Je crois que la bureaucratie municipale est trop rigide, pas intéressé à gérer les choses de manière flexible.
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Bon enfin, c’est une bonne nouvelle car je commençais à désespérer. La fin de l’hiver et les premiers jours de printemps ne sont pas une belle période tant au niveau climat qu’au niveau esthétique pour la ville. Alors lorsque cette dernière est extrêmement sale, en plus des nombreux chantiers de constructions qui sont très négligents et qui laissent trainer des débris partout, on ne peut que se désoler de la situation et de trouver la ville laide !

Oui, on aurait pu commencer plus tôt, dans les parcs et les places publiques par exemple. Mais bon, j’ai eu peur que l’on attende en mai pour faire le grand nettoyage. J’ai aussi l’Impression que la ville va se forcer pour faire une meilleure job à l’avenir au niveau de la propreté et cela ne peut qu’être positif.

Maintenant, une campagne de propreté sera approprié afin de sensibiliser la population, car nous avons aussi notre part de responsabilité, mais aussi les compagnies de constructions, les commerçants et surtout les propriétaires de chiens. Oui, surtout les propriétaires de chiens car c’est incroyable le nombre de chien, de parc à chien et évidemment des nombreuses crottes de chien un peu partout. Quelques amendes feraient du bien. C’est une question de civisme ici.

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Vous oubliez la loi universelle du karma: si la ville de Montréal décidait de commencer le gros nettoyage 2 semaines plus tôt, c’est certain qu’il y aurait une tempête de neige imprévue dans les 2 prochaines semaines :stuck_out_tongue: .

Sinon il y a quand même un certain défi logistique à commencer le nettoyage avec les balais mécaniques avant le premier avril. Faut bouger les véhicules et communiquer l’information à tous les citoyens. On sait que même pour une opération de déneigement ce n’est pas facile de sortir tous les véhicules de la rue, alors pour le balais ce serait sûrement plus difficile.

Cependant, je pense que la ville de Montréal devrait avoir des équipes à pied de propreté en permanence, été comme hiver. Ces équipes pourraient facilement nettoyer nos artères et rues commerciales, ainsi que répondre aux signalements du 311 pour les endroits plus problématiques. Le fait que ça n’existe que pendant la belle saison ne correspond pas à la réalité à mon avis. Il y a trop de dégel et de périodes où l’on accumule les déchets, sans compter le printemps parfois hâtif.

D’accord avec @SteveQ pour les chantiers aussi, on devrait avoir des exigences de propreté. Pas juste les chantiers routiers; un simple échafaudage en ville peut ramasser la saleté en dessous pendant des mois et avoir l’air d’un dépotoir. Il y a les toiles déchirées qui font des déchets, les barrières qui ramassent tout ce qui passe comme des poubelles, etc… Les entrepreneurs devraient avoir une obligation d’entretenir les chantiers, s’assurer de ne pas polluer l’environnement immédiat et de ramasser les déchets s’accumulant sur le chantier.

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La propreté est l’affaire de tous, si chacun faisait sa part, les dépenses seraient moins importantes et on pourrait utiliser cet argent à l’amélioration durable du territoire. Mais bon il semble qu’il faille à chaque année sensibiliser la population sur les bienfaits d’une ville propre et agréable à vivre. Comme si l’amnésie s’installait dans les esprits durant la période froide et que pour plusieurs ce qu’on ne voit pas ne nous dérange pas. Pourtant la propreté est indéniablement un geste de solidarité collective, qui devrait conduire naturellement à plus de fierté vis à vis de son propre quartier et de surcroit de la ville toute entière.

On n’a pas le choix il faut composer avec le climat froid du Québec, qui met sévèrement à l’épreuve l’ensemble de nos infrastructures pour un bon tiers de l’année. Ce qui engendre des dépenses considérables d’entretien, de déneigement, de déglaçage et de nettoyage des voies publiques. À cela s’ajoute les dommages environnementaux causés notamment par le sel qui se retrouve dans les sols et les voies d’eau, les polluant à différents degrés d’une année à l’autre.

Heureusement on tente maintenant d’en limiter davantage l’usage pour des raisons écologiques, en remplaçant une partie de ce fondant par différents gravats qui à leur tour s’accumulent le long des rues, des trottoirs, des fausses d’arbres etc. Un compromis qui demande assurément plus de nettoyage au printemps et qui est nettement plus visible une fois la neige et la glace disparus, comme on l’a constaté sur certaines photos la semaine dernière. On n’en sort pas, particulièrement en hiver il faut assurer la sécurité de nos voies publiques autant pour les véhicules que pour les piétons. Une difficile réalité et un défi permanent que Montréal partage avec très peu de grandes métropoles dans le monde.

Raison de plus de mettre la population dans le coup par une campagne permanente de sensibilisation à la propreté générale de la ville, qui à elle seule ferait davantage pour l’image de marque de Montréal que bien des publicités touristiques ponctuelles. En effet les visiteurs sont très sensibles à l’esthétisme des villes et la propreté des rues figure parmi les éléments les plus appréciés. De ce point de vue on peut alors affirmer que la propreté n’est pas une dépense, mais plutôt un judicieux investissement.

Pareil pour les chantiers de construction qui devraient être sanctionnés pour malpropreté le cas échéant, puisque c’est la responsabilité de tous les citoyens, corporatifs inclus. En fait quand on regarde tout le tableau, on constate que c’est d’abord une question de culture qu’il faut inculquer aux gens comme aux entreprises, sans oublier les municipalités elles-mêmes. Car la propreté est un facteur de richesse qui profite à tout le monde, qui coute relativement peu, mais qui peut rapporter beaucoup.

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Il y a aussi certains camions/équipements de la Ville qui sont utilisés pour le déneigement et pour le nettoyage des rues. Les pelles doivent être enlevées. J’imagine que le 1er avril doit être la date à laquelle les probababilités de tempêtes de neige sont assez bases pour prendre le risque d’enlever les pelles à neige

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Les rues défoncés, nids-de-poule, ça donne aussi l’impression que la ville est sale, mal aimé et pauvre.

Si l’administration municipale n’est pas capable de résoudre ces problèmes (et c’est une évidence), elle devrait aller dans les pays scandinave (à Helsinki par exemple, où les rues sont dans un état impeccable) pour apprendre comment gérer tous ces choses.

Malheureusement on sait pourquoi c’est mal fait ici…

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Enfin! J’attendais le 1er avril avec impatience.
Autant que je trouve Montréal magnifique en été avec ses nombreux arbres, ses plantations de saillies et ses grands parcs verts, je trouve que la ville au printemps est d’une laideur extrême. Je trouve ça limite gênant et je penses souvent aux touristes qui sont de passage dans la métropole. Je dis toujours à mes amis d’éviter Montréal avant fin avril-début mai.

Les déchets sont partout, le pire est sur le REV St-Denis, entre St-Joseph et Mont-Royal. Comment ça se fait que la SDC ou les commerçants ne prennent même pas le temps de ramasser les déchets devant leur propre commerce?

Je suis aussi d’avis qu’une certaine partie des tâches pourraient être effectuées avant le 1er avril. Juste ramasser les déchets avec des pinces aiderait grandement sur les rues commerçantes.

Pour ma part, je compte faire ma part pour mon tronçon de rue. Ça m’irrite tellement de voir tout ces déchets trainer partout.

Par chance ce n’est pas aussi pire que quand ils ont reporté le nettoyage au 1er mai en raison de la COVID.

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J’adore ces personnes qui prennent les choses en main au lieu de chialer sur Faceboook comme certaines autres personnes du même quartier :wink:

Une marche, un sac


PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Doris Schultz, Fabienne Challita, Renaud Dupin, Eliana Charlebois Gomez, Ophélie Queffurus et Richard Crête, résidants de l’arrondissement du Sud-Ouest, profitent d’une marche de santé pour nettoyer les abords du canal de Lachine.

Les initiatives vertes pour améliorer l’environnement se multiplient à petite et grande échelle, partout dans la province. Deux fois par mois, nos journalistes vous présentent des idées pour vous inspirer.

Publié à 19h00
Valérie Simard, La Presse

L’aventure a commencé par une marche entre amis, classique de la pandémie. Une marche, un sac, puis 900 autres, remplis de déchets amassés sur les berges du canal de Lachine à l’été 2020. Deux ans plus tard, le projet se poursuit et rallie plusieurs voisins, devenus amis.

Comme dans plusieurs quartiers de Montréal, la neige qui fond dans Griffintown, La Petite-Bourgogne et sur les berges du canal de Lachine révèle au grand jour les déchets de l’hiver. Bientôt, la petite brigade citoyenne mise sur pied par Eliana Charlebois Gomez et Renaud Dupin, deux résidants du quartier, sortira de son hibernation pour faire la guerre à ces détritus indésirables qui marquent chaque année l’arrivée du printemps.

Cette réalité les a saisis en avril 2020. « On s’est dit : si on fait une marche tous les jours et qu’on apporte un sac avec nous, on peut ramasser quelques trucs », raconte Eliana Charlebois Gomez. Cet été-là fut particulièrement favorable aux déchets aux abords du canal. Rappelez-vous la popularité des parcs et des pique-niques. Le bas niveau d’eau du canal, causé par des travaux sur les écluses, a aussi entraîné la prolifération d’algues dans lesquelles les détritus se sont empêtrés. « Le canal de Lachine a mauvaise mise », avions-nous titré en juillet 2020.

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900 sacs de poubelle

Eliana, Renaud et plusieurs bénévoles joints au moyen d’une page Facebook sont sortis chaque jour pour une collecte. « Cet été-là, on a fait 90 jours de ramassage, se souvient Eliana. On a ramassé autour de 900 sacs de poubelle. On était entre quatre et six par jour. On a créé une petite équipe du quartier. À ce jour, on est amis maintenant. »

L’an dernier, la situation s’étant améliorée, le groupe a fait moins de sorties – entre 30 et 40 au total –, principalement aux abords du canal, mais aussi dans les rues de Griffintown. « C’est vraiment désolant, la quantité de déchets qui existe dans les rues de Griffintown », déplore Eliana.


PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Eliana Charlebois Gomez, instigatrice avec Renaud Dupin du projet Une marche – Un sac

On a essayé de parler avec des entrepreneurs parce qu’on se rend compte en ramassant les déchets, surtout sur les berges, que beaucoup viennent des chantiers de construction.

Eliana Charlebois Gomez

« On essaie de les mettre au courant de comment ça affecte l’eau, les gens autour, l’esthétique du quartier aussi », ajoute-t-elle.

Ce printemps, avec le retour au bureau, la réalité et la flexibilité des participants ont changé. Mobiliser les bénévoles demeure un défi, comme le montre la dissolution du collectif Canal Bleu l’été dernier. Pendant 13 ans, ce regroupement de citoyens a nettoyé les berges du canal de Lachine ainsi que les parcs et les ruelles du Sud-Ouest.

Mais les instigateurs d’Une marche – Un sac ne prévoient pas d’accrocher leurs gants. Bien que les sorties soient difficiles à organiser sur une base quotidienne cette année, ils se promettent de sortir les fins de semaine pour des corvées ponctuelles.

Organiser une corvée de nettoyage

Vous souhaitez organiser une corvée de nettoyage dans votre quartier ? Certaines villes du Québec appuient de telles initiatives en fournissant du matériel aux citoyens. C’est le cas notamment de Montréal, par l’entremise du programme Éco-quartier, de Terrebonne (VERTerrebonne), de Carignan et de Trois-Rivières. Consultez le site internet de votre municipalité.

Consultez la page Facebook d’Une marche – Un sac

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C’est une habitude que j’ai prise spontanément dans mon patelin il y a déjà plusieurs années. En effet au lieu de critiquer et blâmer les autorités, je traine toujours un sac plastique sur moi durant mes promenades urbaines et dépose le tout dans un bac approprié (privé ou public) sur mon passage. Un geste civique dont je suis le premier bénéficiaire en tant que citoyen. Une contribution pour briser ce cercle vicieux qui fait que plus il y a de déchets au sol, plus les gens deviennent négligents et portés à abandonner leurs détritus n’importe où. C’est tout le monde qui en profite et avant tout notre environnement un peu trop malmené par notre civilisation hyper-consommatrice.

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Bon, hier vers 14h j’ai fait quelque chose pour la première fois, j’ai contacté le 311 pour dénoncer de la saleté sur le trottoir. Car sur mon chemin en allant au boulot, rue Bishop et de Maisonneuve, à 2 portes du Musée des Beaux-Arts et en face de l’université Concordia, il y a une situation qui dure depuis des mois et qui est intolérable. Mais en plus de la saleté habituelles accumulés depuis longtemps, hier il y avait des meubles sur le trottoir, donc j’ai fait un appel. Je vais repasser par là aujourd’hui vers 14 h en espérant que la situation sera réglé ou à tout le moins amélioré.

Voici l’état de la situation hier:

C’est comme les tas roches que j’avais parlé la semaine passé, sur Robert-Bourrassa, dans le les carrés d’arbres et le trottoir, c’était encore là hier…

Ça c’est quand même surprenant. D’habitude en appelant au 311 pour des saletés ils sont assez rapide.

J’ai fait la demande cet après-midi et je viens de recevoir ça. Je vais aller vérifier demain pour voir si c’est vrai :blush:

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Wow, bravo pour ton efficacité à trouver ma demande d’intervention. Moi-même je n’ai pas réussi à la trouver sur le site de la ville surtout que le numéro de la demande n’est pas celui que le téléphoniste m’avait demandé. Je trouve cela très pratique de pouvoir suivre l’évolution du dossier. Alors pour cela je t’en remercie bien.

Cela étant dit, je suis passé devant cet après-midi, soit 24 heures après ma demande. Et effectivement, les meubles sur le trottoir avaient disparu, bravo. Par contre, les déchets se trouvant devant le commerce ainsi que ceux en bas des marches étaient toujours là. Est-ce à dire que la ville ne peut intervenir sur l’espace qui est privé ?

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La ville ne touchera pas à ce qui se trouve sur le domaine privé en général. Il faut dire qu’à la base, ce serait la ville qui fait le jugement qu’un bien privé, sur un terrain privé, est un déchet, et prend la responsabilité de s’en départir arbitrairement.

J’ai l’impression que d’avoir des règlements plus sévères sur la propreté et la gestion des déchets en général serait plus facile à implémenter. Par exemple, exiger que les déchets doivent être dans un contenant fermé, etc… Et distribuer des amendes lorsque ce n’est pas respecté.

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Qu’on impose des bacs fermés, car le nombre de déchets à cause des gens qui ouvrent les sacs pour cannettes est épouvantable. Ils les ouvrent, quand ils ne les déchirent pas et les laisses ouverts et après faut pas se demander pourquoi la ville est si sale

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