C’est plus facile de gérer la concurrence avec des individus que des grosses compagnies qui peuvent contrôler le prix des loyers en gérant une grosse partie du marché. Bien que les compagnies puissent grande influence sur un quartier, je n’ai pas d’information qui me permet de voir que ça arrive à Montréal comme dans d’autres grandes villes. Techniquement, il y a des lois sur la concurrence qui nous protège de ce phénomène. Le TAL qui dicte les conditions d’un loyer nous aide aussi à maintenir un minimum de bonnes conditions.
Là où je suis plus d’accord, c’est que présentement les propriétaires délinquants n’ont pas assez de conséquences lorsqu’ils abusent des droits de leurs locataires.
Bien d’accord avec tout ça.
J’ai juste l’impression qu’avoir les mêmes règles pour tout le monde réduit la possibilité d’avoir des loopholes qui pourraient être abusés par les plus gros joueurs.
Je crois que c’est déjà le cas avec des compagnies qui essaient de reprendre des logements pour y placer un membre de leur famille (oui c’est lunaire et c’est de cette façon que mon propriétaire qui a acheté le plex via son Inc. a essayé de me mettre dehors)…
Ces histoires viennent toujours de petits investisseurs
T’entends pas MonDev ou les compagnies de Luc Poirier faire ça, c’est une affaire d’individus…
Les petits investisseurs ont parfois une compagnie, mais plus souvent qu’autrement non de ma compréhension.
Quebec housing rights groups urge government action on high rents
Several housing rights organizations gathered on Wednesday to denounce the province’s expensive rental market. On moving day, over 2,000 households across Quebec were still looking for housing.
Crise du logement | La situation se détériore à travers le Québec, dénonce le FRAPRU
Encore plus de Québécois sont à la recherche d’un logement qu’à la même période l’an dernier, dénonce le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).
L’organisme souligne que 2039 locataires sont accompagnés activement à travers la province afin de trouver un logement, citant les données de la Société d’habitation du Québec (SHQ), lors d’une conférence de presse à Montréal, vendredi.
Leur nombre est plus élevé que les 1899 ménages aidés l’an dernier.
Ces chiffres ne représenteraient que la pointe de l’iceberg, tandis que d’autres locataires en difficulté ne sont pas accompagnés. De plus, des locataires sont contraints de louer un logement trop cher ou qui ne correspond pas à leur besoin.
Le FRAPRU estime que la hausse des coûts du loyer explique l’augmentation du nombre de Québécois qui se trouvent dans une situation précaire.
[…]
Je ne sais pas si c’est le bon fil, mais j’ai une connaissance qui vient de partager qu’elle perd son logement car son propriétaire a décidé de convertir le triplex en duplex pour faire une maison de ville. Il est même allé au conseil d’arrondissement aujourd’hui où il a appris la décision en “live”. Tout ça pour dire que personnellement, je trouve ça aberrant qu’on puisse enlever du logement du marché dans un contexte de crise du logement - il y a je n’en doute pas des dizaines d’exemples comme celui-ci, et un seul peut paraître comme une goutte d’eau dans l’océan, mais il y a des vraies vies derrière chamboulées.
J’ai cru lire que certains arrondissements interdisaient ce type de conversion… Cela sous-entend que d’autres le permettent malheureusement.
Aussi malgré le moratoire toujours en vigueur, un propriétaire a légalement le droit de procéder à l’éviction de ses locataires dans le cas d’une démolition/reconstruction d’un bâtiment.
Le reprise de logement pour fins de fusions sont probablement l’une des cause les plus marginales de perte de logement, tout en étant à la fois l’une des seules sur lesquelles les pouvoirs publiques ont le plus de poigne. En comparaison aux rénovictions et aux propriétaires verreux, la fusion est vraiment un phénomène moins important. C’est sur que pour les gens affectés, c’est du pareil au même.
Du côté légal, le propriétaire est dans son droit de reprendre un logement pour se loger, c’est l’une des rares exceptions au droit de maintien dans les lieux des locataires. Par contre, si c’est pour des fins de fusions, le proprio doit aussi passer par un processus municipale car cela mène à la perte d’un logement ce qui pour la municipalité est essentiellement un permis de transformation et c’est là que le pouvoir municipal peut s’exercer et s’objecter.
Dans les faits, c’est difficile d’interdire complétement ce type de transformation, parce que ce serait venir contraindre trop fortement les droits de propriété. Par contre certains arrondissements PM ont adopté des réglementations dans les dernières années qui restreigne les paramètres qui mènent à une fusion, souvent en renvoyant la balle au CCU afin d’avoir l’air bien neutre. Le CA avalisant par la suite les recommandations du CCU.
Dans un arrondissement comme VSP, où le sujet avait fait grand bruit, c’est passé d’environ 40 fusions/année pré-réglementation, à moins de 20/année. Le balises sont aussi très restrictives: bâtiments de 20 pieds de façade ou moins, la fusion ne peut mener à de l’unifamiliale, le logement résultant ne peut avoir 2000 pieds de surface totale (brut), si des alternatives viables existent (un sous-sol aménageable existant où bien un bâtiment hors-cuvette avec potentiel de sous-sol facilement aménageable, la possibilité de construire une mezzanine, etc). Après le CCU peu quand même dire non de toute façon. L’effet c’est que les fusions étaient juste permise pour des familles de 2 enfants et plus ayant achetés des triplex où plus grand.
tl;dr c’est bien moche pour ta connaissance @louisleonardo
Il habite justement dans VSP ![]()
Dans le Sud-Ouest, la fusion de logements nécessite un vote du conseil d’arrondissement. Avant de donner un avis favorable ou non, la Direction de l’aménagement urbain vérifie toujours s’il y a encore des locataires dans les logements visés et depuis combien de temps qu’ils sont vides. Je ne me souviens pas d’avis favorables quand les logements étaient encore habités.
Je me souviens aussi d’un projet de rénovation, pas une fusion, où il y avait comme conditions dans le sommaire décisionnel que le propriétaire devait aider le locataire à se trouver un autre appartement comparable dans le secteur et lui verser une compensation monétaire en plus de payer pour le déménagement.
J’écoutais sur youtube la diffusion du conseil d’arrondissement de VSP (pour d’autres raisons) et je suis pas mal sur d’avoir reconnu l’histoire de ta connaissance. Les histoires de fusions de logement c’est toujours complexe et ça fait longtemps que j’en ai vu une aussi complexe que ça.
J’ai rarement vu un conseil d’arrondissement aller contre une recommandation du CCU sur ce type d’usage conditionnel. Mais je dois dire que je ne suis pas en désaccord avec cette décision. Vraiment, le cas est très particulier. J’avais vraiment l’impression que le maire de l’arrondissement allait pleurer. En plus on a vu une scission au sein de l’équipe de PM lors du vote (il y a même eu un vote!). La conseillère Musau Muele a fait une belle tirade à la fin.
J’encourage tout le monde a écouter (timestamp a 2:01:55) :
https://www.youtube.com/live/x-w9dfc1UR0?si=eo9yLNRGJsIdH3YR&t=7315
En effet il y a deux réalités et deux visions qui s’opposent: celle des familles qui cherchent à rester à Montréal, et celles de locataires qui veulent conserver un logement abordable, que les chiffres à eux seuls ne peuvent représenter.
deux visions qui s’opposed […] celle des familles […] et celles de locataires
Pouvez-vous expliquer pourquoi ils sont opposés? Locataires ne sont pas familles?
Très intéressant, merci beaucoup du partage, c’est effectivement complexe comme situation. Si la famille propriétaire résidait à l’étage, un agrandissement par mezzanine aurait surement été la meilleure des solutions, mais dans le contexte actuel, ça fonctionnerait difficilement. D’un côté, même s’il y aura l’ajout d’un logement au sous-sol pour compenser la perte, un logement au sous-sol est tout simplement incomparable à un au 2e, surtout qu’il sera plus petit.
D’un autre côté, je pense être plutôt favorable à la famille, c’est l’une de mes opinions champs gauche du forum, mais je pense que c’est correcte de réduire le nombre de logements pour accommoder des logements plus grands pour les familles, même si je sais qu’on a des logements plus grands que dans d’autres pays. Évidemment, il faut que ce soit très bien encadré, mais les chiffres actuels montre que le phénomène n’est pas très important et n’est pas un facteur important dans la crise du logement.
C’était en tous cas un très bel exemple de démocratie citoyenne, c’était très respectueux et nuancé. Ça me rend jaloux et ça fait changement des séances publiques auxquelles je suis habitué.
Dans ce cas-ci, ce sont deux colocataires qui n’ont pas de famille. Je pense que @louisleonardo fait références aux étudiants, jeunes professionnels qui n’ont pas besoin de grands logements et qui n’ont pas les même enjeux que des familles.
Est-ce qu’il y a un loi qui ne permettent pas, par example, un group d’etudiants ou jeunes professionels, de loué un grand logement (5 1/2 ou plus grand)?
Je comprends et je suis d’accord qu’on a besoins de beaucoup plus de logements de taille pour les familles. Mais je pense que le marché des logements est plus uniforme que “etudients vs familles”. Quand un chambre dans un 6 1/2 est moin cher qu’on studio… un group de travaillants peuvent “outbid” un famille.
Oui exactement, ils ne sont pas mutuellement exclusifs mais ont parfois des besoins différents
Dans La Presse
La SCHL veut des logements plus grands et moins luxueux
Si la lumière apparaît au bout du tunnel de la crise du logement, elle reste vacillante et pourrait s’éteindre bien vite. Pour éviter cela, il faut continuer de bâtir, et surtout des logements moins chers et plus grands, estime la SCHL, qui souhaite orienter les promoteurs dans cette direction.
À première vue, la situation s’améliore dans les grandes villes de la province, avec un taux d’inoccupation des logements de 2,9 % à Montréal – soit essentiellement le point d’équilibre du marché –, révèlent les plus récentes données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). À Québec, on parle plutôt d’un taux de 2,4 %, et à Gatineau, de 3,8 %.
Mais ces données cachent une autre réalité.
Le taux d’inoccupation des logements construits depuis la pandémie, et donc plus neufs et luxueux, est bien plus élevé que celui des logements datant d’avant cette période. Dans ce deuxième segment, la demande dépasse encore l’offre.
« Dans l’abordable, c’est encore extrêmement serré, les options sont rares, les gens ont de la difficulté à trouver », explique l’économiste en chef de la SCHL, Mathieu Laberge.
[…]
Un raisonnement pourtant assez élémentaire. En d’autres mots adapter la construction de nouveaux logements en fonction des vrais besoins de la population. En remplaçant notamment les éléments de luxe par des espaces plus généreux et aux dimensions qui répondent aux attentes et aux budgets des futurs résidents.
Les 5 over 1 ont eu la vie dure depuis la pandémie à Montréal et je ne comprends pas trop pourquoi. C’est le style de construction le moins cher. Je sais bien qu’on a opté pour des plus grosses bâtisses vers le centre de la ville, mais un quartier de 5 over 1 avec des petits reculs de rien, ça peut être très dense et agréable quand ils sont bien conçus.