Les festivals à Montréal

Les Francos et le Jazz en septembre « On met toutes les chances de notre côté »

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

L’Équipe Spectra espère pouvoir présenter des spectacles extérieurs en plus d’une programmation numérique.

Les Francos et le Festival international de jazz de Montréal, deux rendez-vous phares de l’été culturel, se tiendront au seuil de l’automne, a annoncé l’Équipe Spectra. Le premier aura lieu du 9 au 12 septembre, alors que le second fera vrombir les cuivres du 15 au 19 septembre.

Publié le 21 avril 2021 à 7h48 Mis à jour à 21h19

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Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

« Juin et juillet nous semblaient carrément impossibles compte tenu de la situation actuelle, explique Laurent Saulnier, vice-président à la programmation des deux festivals. Mais on se dit qu’en septembre, si la vaccination continue d’aller bon train, ça devient quelque chose d’envisageable. »

Le ciel avait beau déposer un léger tapis blanc sur la place des Festivals, mercredi matin, il était de nouveau permis de rêver à la belle saison, celle qui ramène normalement les foules et le fumet des hot-dogs géants. Laurent Saulnier tempère néanmoins les attentes, notamment en raison de l’incertitude autour des « nombreux variants ».

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Laurent Saulnier lors du tournage de capsules musicales pour les Francos en 2020

On met toutes les chances de notre côté, mais on sait très bien qu’il va y avoir des restrictions. On va jouer dans le cadre de ces restrictions-là du mieux qu’on peut. Pour nous, ce qui est important, c’est de penser que ça se pourrait vraiment, en septembre.

Laurent Saulnier, vice-président principal, programmation, évènements culturels et festivals de l’Équipe Spectra

Il s’agit du mois, répète Ottawa, au terme duquel tous les adultes canadiens qui le désirent auront reçu deux doses de vaccin contre la COVID-19, de quoi nourrir l’espoir d’une certaine « immunité collective ».

« J’évalue qu’il y aura cet été quelques saisons de festivals différentes à l’intérieur de la même, en fonction de la situation épidémiologique, souligne Martin Roy, président-directeur général du Regroupement des évènements majeurs internationaux (REMI). Les évènements qui visent plus tard, au mois d’août ou de septembre, sont plus avantagés que ceux qui ont des dates en mai ou en juin. »

Dehors ou en ligne

Prudentes, les équipes des Francos et du Festival de jazz planchent sur deux avenues : les concerts en plein air et la diffusion numérique. « En extérieur, on risque d’avoir plus de chances de pouvoir présenter des shows devant un public nombreux, explique M. Saulnier. En salle, pour le moment, avec une limitation de 250 personnes, le modèle économique est loin d’être évident. »

En résumé : les concerts initialement prévus sous un toit en 2020 n’apparaîtront pas dans la programmation de 2021.

Il y a plusieurs shows pour lesquels on aura des annonces d’ici la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine maximum. Il y a des shows qu’on reporte, d’autres qu’on est dans l’obligation d’annuler.

Laurent Saulnier, programmateur des Francos et du Festival de jazz

Quant aux captations web, l’Équipe Spectra en a déjà fait l’expérience à l’été 2020. Le Jazz s’est déroulé de manière 100 % numérique, tandis que les Francos avaient privilégié une formule « hybride ». Le festival n’avait pu présenter qu’une poignée de concerts en salle avant que le rideau ne tombe sur les arts vivants. « Le numérique, c’est inévitable, croit Laurent Saulnier. Que ce soit en salle ou à l’extérieur, la capacité d’accueil va être limitée, alors on va essayer d’en faire profiter le plus de monde possible. »

Le monde à portée

L’un des avantages du numérique est bien sûr sa portée internationale, alors que les frontières risquent d’être encore étanches en septembre. « L’an dernier, on a bien vu qu’il y avait du monde d’un peu partout dans le monde qui étaient intéressés et à l’écoute », se réjouit M. Saulnier.

Le programmateur a peu d’espoir de voir des artistes faire tamponner leur passeport à l’aéroport Montréal-Trudeau. « Si, à la dernière minute, il nous reste de la place, que les frontières s’ouvrent et qu’il n’y a plus de restrictions de quarantaine, on va essayer de faire rentrer des artistes internationaux, mais je ne vois pas comment on pourrait leur demander de venir dans les conditions actuelles. »

Ce qui est vrai pour l’Équipe Spectra l’est-il aussi pour un autre promoteur du Groupe CH, evenko ? L’annulation complète du festival Osheaga, prévu du 30 août au 1er juillet, pourrait être annoncée ce jeudi, selon des informations de CityNews confirmées par The Montreal Gazette. Cardi B, Foo Fighters et Post Malone en étaient les têtes d’affiche.

Le destin du rendez-vous électro îleSoniq et de Lasso Montréal, nouveau festival country d’evenko qui doit être lancé les 13 et 14 août, fera aussi l’objet d’annonces imminentes.

Martin Roy, du REMI, remarque que le report d’évènements d’envergure vient avec son lot de défis : approbation des villes, permis d’occupation du territoire, sécurisation des espaces publics et des rues, sans compter la location des salles. « Est-ce qu’il y aura une suroffre à l’automne ? se demande-t-il. Bonne chance pour louer une salle de spectacle un vendredi ou un samedi. »

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Martin Roy, PDG du Regroupement des évènements majeurs internationaux

Difficile de savoir si la décision de l’Équipe Spectra aura un effet d’entraînement. M. Roy note que des membres du REMI tiennent beaucoup à leurs dates, porteuses d’une « certaine tradition ». « C’est possible que ceux-là fassent une petite édition hybride en juin ou en juillet et que, plus tard en septembre, ils fassent une sorte de spin-off, une activité présentée par le festival. » Des « collaborations interfestivals » pourraient aussi voir le jour, croit-il.

Martin Roy et Laurent Saulnier sont d’avis que les enjeux sanitaires restent la priorité. L’évolution de la pandémie dictera de nombreuses modalités quant aux capacités, aux déplacements, aux concessions alimentaires ou encore à la vente d’alcool. « On a fait au moins 20 plans différents pour trouver la meilleure façon d’accueillir le plus de monde possible, explique M. Saulnier. Tous ces plans-là sont sur la table à l’heure actuelle, et on verra en temps et lieu ce qu’on va vraiment pouvoir faire. Ce qui est important, c’est surtout de retrouver l’esprit du festival. »

Le festival Osheaga reporté en 2022

L’été montréalais vient de perdre une trame sonore importante : Cardi B, Foo Fighters et Post Malone ne fouleront pas la grande scène du parc Jean-Drapeau du 30 juillet au 1er août. Le festival Osheaga est de nouveau reporté, a annoncé le promoteur evenko jeudi matin.

Publié le 22 avril 2021 à 9h07 Mis à jour à 9h35

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Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

« En raison de l’évolution constante de la situation entourant la COVID-19 et de notre engagement envers la sécurité et la santé des festivaliers, c’est avec le cœur lourd que nous devons reporter la célébration officielle du 15e anniversaire d’Osheaga afin que cet évènement d’envergure puisse être célébré en toute sécurité et en style au parc Jean-Drapeau en 2022 », indique le festival sur Facebook et Twitter. Le rendez-vous électro îleSoniq et Lasso Montréal, nouveau festival country qui devait être lancé les 13 et 14 août, sont aussi reportés.

Les passes de 2020 — édition elle aussi reportée — et de 2021 d’Osheaga seront honorées l’an prochain, mais evenko offrira aux détenteurs de billet la possibilité de se faire rembourser.

Déjà en décembre 2020, les organisateurs avaient annoncé les trois têtes d’affiche du 15e rendez-vous de musique et d’arts malgré l’incertitude sanitaire. « Nous continuerons de mettre à jour le statut du festival, mais c’est avec espoir et optimisme que nous nous tournons vers l’avenir, car il y a bel et bien une lumière au bout du tunnel ! », écrivait alors evenko.

La lumière, décidément, scintille plus loin qu’espéré. Le Groupe CH, dont evenko fait partie, avait annoncé la veille le report de deux festivals de sa filiale Spectra, les Francos et le Festival de Jazz de Montréal, au mois de septembre. Le programmateur Laurent Saulnier a indiqué à La Presse qu’il jugeait peu probable la présence d’artistes internationaux lors de ces deux rendez-vous musicaux.

Pas étonnant, donc, que la présence des trois têtes d’affiche américaines n’était plus envisageable pour evenko, même si le promoteur diffusait des publicités pour l’évènement jusqu’à tout récemment. Le gouvernement de Justin Trudeau prévoit que tous les adultes canadiens qui le désirent auront reçu deux doses de vaccin contre la COVID-19 d’ici le mois de septembre. D’ici là, un retour à la « normale » pour les évènements d’envergure semble peu probable.

« Si on attendait que tout soit clarifié, on ne serait pas prêts pour l’été », avait dit à La Presse Nick Farkas, vice-président à la programmation des concerts et des évènements d’evenko, en janvier. « Si tu ne confirmes pas les artistes, tu n’en auras pas. Ils vont être en Europe ou en Asie. »

Pour savoir si Cardi B, Foo Fighters et Post Malone se produiront finalement en Europe ou en Asie, il faudra attendre.

Rappelons que le Groupe CH s’était montré « inquiet », la semaine dernière, pour l’avenir de son festival Osheaga au parc Jean-Drapeau. Un nouveau plan directeur de la Ville de Montréal prévoit une réduction du site qui accueille les festivaliers et les artistes.

Bon an mal an, les trois jours de célébrations musicales accueillent quelque 130 000 visiteurs, dont environ 70 % proviennent de l’extérieur du Québec.
https://www.lapresse.ca/arts/musique/2021-04-22/le-festival-osheaga-reporte-en-2022.php

Un nouveau festival d’histoire à Montréal

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Des visites à pied du Vieux-Montréal seront organisées du 14 au 16 mai prochains, dans le cadre du premier Festival d’histoire de Montréal.

Les 14 musées d’histoire de Montréal lancent un nouveau festival qui aura lieu du 14 au 16 mai prochains, pour célébrer le passé de la métropole avec plus de 30 activités gratuites, en ligne et en ville.

Publié le 21 avril 2021 à 10h58

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Simon Chabot Simon Chabot
La Presse

À l’occasion du Festival d’histoire de Montréal, le public sera invité à participer à des visites, des ateliers et des conférences pour mieux connaître l’histoire de la ville. Au menu, notamment : une exploration du patrimoine architectural de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, des discussions avec des représentants de peuples autochtones installés ici avant l’arrivée des Européens, une cartographie des lieux animés par la diaspora africaine montréalaise, une séance d’écoute d’enregistrements musicaux réalisés ici dans les années 40 et 50 ou encore des balades dans différents quartiers.

« Les musées se sont inspirés des Rendez-vous de l’histoire de Blois (en France), fait savoir par écrit André Delisle, directeur du Musée du Château Ramezay et président des Musées d’histoire de Montréal. Nous voulions regrouper les experts, les initiés et le grand public autour d’une fin de semaine à la fois festive et instructive. »

Ce premier Festival d’histoire de Montréal, auquel se joint le 3e Festival international du film d’histoire de Montréal et différents organismes à vocation historique et patrimoniale, se tiendra à quelques jours de l’anniversaire de fondation de la ville, le 17 mai. Plus tôt cette année, la fermeture du Musée Stewart, dans l’île Sainte-Hélène, a secoué le milieu des musées d’histoire de Montréal.

Consultez le site du Festival d’histoire de Montréal
https://www.lapresse.ca/voyage/quebec-et-canada/2021-04-21/un-nouveau-festival-d-histoire-a-montreal.php

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La « business » changeante des méga festivals

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

« Même Osheaga n’échappe pas à la tendance des petits évènements intimistes, alors que l’organisation exprimait cette semaine son désir d’avoir six scènes au total et non un seul gigantissime espace événementiel », souligne l’auteure.

La réaction d’evenko/Groupe CH au dévoilement du Plan directeur du parc Jean-Drapeau était prévisible et illustre en soi plusieurs enjeux liés à l’industrie événementielle. La vaste majorité de ces enjeux étaient présents avant la pandémie et sont de mieux en mieux documentés par des recherches internationales. La pandémie n’a fait que les amplifier et y ajouter une couche d’urgence. Il est important de garder cela en tête pour bien comprendre la situation.

Publié le 25 avril 2021 à 12h00

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Julie Bélanger Julie Bélanger
L’auteure compte plus de 20 années d’expérience professionnelle dans le milieu événementiel et culturel*

Depuis le début des années 2000, les méga évènements ont connu une croissance exponentielle partout sur la planète. Coachella, EDC, Summerfest, Rock in Rio, Glastonbury, Electric Zoo, Burning Man, etc. À Montréal, notre méga évènement est Osheaga. Ils offrent l’avantage du tout en un : des centaines d’artistes regroupés en un seul endroit, une tonne de spectacles en quelques jours avec un seul et unique billet et un branding fort.

Si, de 2000 à 2015, l’industrie a vu une extraordinaire multiplication des évènements d’envergure partout sur la planète, elle s’est depuis consolidée. En 2018, l’Association of Independent Festivals (AIF) sonnait l’alarme en Grande-Bretagne en soulignant que Live Nation était propriétaire de plus de 25 % de tous les grands festivals britanniques. Le Québec a aussi vécu cette vague de consolidations. D’ailleurs, depuis 2019, Live Nation est actionnaire à 49 % de l’entité du Groupe CH qui regroupe les activités d’evenko et de Spectra. Lors de l’annonce, le gouvernement de François Legault s’était dit « préoccupé » par cette transaction.

À Montréal, cette consolidation est aussi extrêmement importante depuis 2016. Par exemple, le Groupe CH, via ses différentes entités, est aujourd’hui propriétaire d’Osheaga, du Festival Juste pour rire, des Francos de Montréal, du Festival international de jazz de Montréal, de Zoofest, d’îleSoniq, de Heavy Mtl, du Mondial des Jeux, de Montréal en lumière, de Lasso et j’en passe, sans oublier le Canadien de Montréal, bien sûr. Tous ces grands évènements au Québec sont regroupés au sein d’une organisation, le Regroupement des évènements majeurs internationaux (RÉMI). Sur les 31 membres du RÉMI, 15 sont des évènements qui se déroulent à Montréal et sur ces 15 membres montréalais, le Groupe CH est propriétaire de cinq évènements/organisations, soit 33 % du membership montréalais. On peut se questionner sur l’impact d’une telle concentration sur le milieu culturel.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Vue d’Espace 67 au parc Jean-Drapeau, destiné à accueillir un grand nombre de festivaliers

À l’échelle internationale, les méga festivals semblent avoir atteint leur apogée et certains sont en déclin depuis 2018, notamment en raison de la croissance importante de leurs coûts et d’uniformisation de leur programmation. On note maintenant une nouvelle tendance événementielle internationale : les petits évènements indépendants qui offrent une expérience plus nichée, une programmation plus spécialisée et qui permettent aux festivaliers d’avoir une certaine intimité avec les artistes. Ces petits évènements intimistes permettent aux festivaliers de vivre une expérience unique dans un lieu inusité, un moment qui ne peut être reproduit à grande échelle. Même Osheaga n’y échappe pas alors que l’organisation exprimait cette semaine son désir d’avoir six scènes au total et non un seul gigantissime espace événementiel.

Bref, trois ans après sa construction, le nouvel « Espace 67 » ne correspond déjà plus aux besoins événementiels d’evenko et du Groupe CH.

Il sera certainement tentant, au cours des prochaines années, de pointer la pandémie ou un nouveau plan directeur au parc Jean-Drapeau pour tenter d’expliquer la baisse de popularité de certains méga évènements mais il sera important de garder en tête que l’industrie événementielle a toujours été et continue d’être en constante évolution, et qu’une expérience plus intime dans des lieux à forte symbolique pourront constituer un avantage indéniable. Il y a 16 ans à peine, Osheaga n’existait pas. Les choses changent, évoluent, tout comme les goûts des festivaliers d’ici et d’ailleurs. C’est d’ailleurs cette évolution et cette volonté des Montréalais de se réapproprier leurs espaces verts, développer des infrastructures durables et accessibles que reflète le très réfléchi plan directeur 2020-2030 du parc Jean-Drapeau.

Une vidéo qui traite de ce festival, il a l’air très intéressant

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Mon ami m’a dit que quelqu’un qu’il connaît qui travaille pour Fierté Montréal lui a dit que l’évènement se déroulera au Stade Olympique dès l’été prochain. Apparemment qu’il y a trop de plaintes quant au bruit au Parc des Faubourgs.

Personnellement je ne suis pas très chaud à cette idée - on sait ce qui est arrivé à Divers/Cité quand ils ont déménagé dans le Vieux-Port…

Sans être directement dans le Village, le Parc des Faubourgs est au moins accessible à pied rapidement. Le Stade, non…

C’est bein triste! C’est tellement mieux dehors en plus.
Le son dans le Stade est affreux.

C’est curieux… rendu la la Place des Festivals ferait bien l’affaire si c’est problématique aux Faubourgs.

Par contre, ce n’est pas le déménagement au Vieux-Port qui a tué Divers/Cité, c’est justement la compétition qu’ils avaient avec Fierté… Beaucoup de commanditaires préféraient donner à un des deux festivals.

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La Place des Festivals est trop exposée pour ce festival.
Un des critères pour le site de ce festival est que tout le monde puisse se sentir confortable d’y être, peu importe leur niveau d’ouverture (plusieurs assistent au festival avant d’avoir fait leur coming out par exemple).

Le parc Jean-Drapeau a également été étudié pour cette raison.

À mon avis, le Parc des Faubourgs était de loin la meilleure option.
Mais quelques citoyens ont réussi à bloquer cette option.

Je crois que ce sont les espaces extérieurs autour du stade qui sont visés, pas l’intérieur du stade.

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Makes sense! Mais quand même, ça fait un peu loin du Village… Pas certain que les commerçant·e·s de Sainte-Catherine Est sont bien content·e·s de ça… :frowning:

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Honestly, I hope this becomes a yearly thing

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Absolutely, I much prefer permanent things than seasonal ones.

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Deux festivals du promoteur evenko auront finalement lieu cet automne au Parc Jean-Drapeau, en formule allégée. :sunglasses: :notes: :+1: :partying_face:

Un Osheaga allégé en octobre


PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE | Osheaga aura droit à une déclinaison réduite au début du mois d’octobre.

Troquez les couronnes de fleurs contre les feuilles d’automne et les camisoles légères contre des vestes en polar. Le festival Osheaga, dont le report à l’an prochain avait été annoncé à la mi-avril, aura finalement droit à une déclinaison réduite, du 1er au 3 octobre, avec ou sans passeport vaccinal.

Publié le 22 juillet 2021 à 6h00 | CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN | LA PRESSE

Les artistes Charlotte Cardin, Jessie Reyez et Half Moon Run fouleront la grande scène du parc Jean-Drapeau, a annoncé le promoteur evenko ce jeudi matin. « On a toujours voulu mettre l’emphase sur des artistes d’ici et, en cette année étrange, c’était une belle occasion de le faire », explique Nick Farkas, vice-président, programmation, concerts et évènements, chez evenko.

L’évènement distinct, annoncé sous le nom Les retrouvailles Osheaga, mise sur des têtes d’affiche canadiennes, mais d’envergure internationale et d’expression anglaise. La venue d’artistes hors frontières à l’automne demeurait un pari trop risqué, note le programmateur.

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PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE | Nick Farkas

« On est super chanceux d’avoir des artistes de ce calibre qui viennent du Québec. On s’est dit : « Au moins, on est dans une ville qui apprécie ses vedettes locales. » »

Nick Farkas, vice-président, programmation, concerts et évènements, chez evenko

Pour l’instant, evenko se prépare en fonction de la limite de 5000 festivaliers à l’extérieur et de la distanciation physique d’un mètre imposée par Québec. Nick Farkas aimerait bien que ces restrictions soient allégées à la rentrée, même si c’est conditionnel à l’instauration d’un passeport vaccinal.

« On ne bâtit pas un show pour 50 000 personnes cette année, mais on est ouverts à tout pour que les festivaliers soient en sécurité et qu’on soit en mesure de livrer le plus gros show possible, avec la plus grande quantité de spectateurs possible. »

Au total, ce sont une trentaine de musiciens — à raison d’une dizaine par jour — qui joueront sur l’une des deux scènes installées « côte à côte ». L’affiche complète doit être dévoilée vers la fin du mois d’août.

« On va être dans le même créneau que d’habitude, note Nick Farkas. Ça va être éclectique. C’est un peu plus difficile cette année, avec moins de scènes pour programmer des genres différents en simultané. On a quand même essayé d’avoir les meilleurs artistes possible, avec tous les styles qu’on retrouverait normalement à Osheaga. »

Regarder ailleurs

Lundi dernier, la ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx, a annoncé la tenue de deux concerts-tests le 25 septembre. Un sur les plaines d’Abraham avec 20 000 spectateurs, l’autre au Centre des congrès de Québec devant une foule maximale de 5000 personnes.

Selon Nick Farkas, il s’agira d’un outil supplémentaire pour évaluer la sécurité des évènements d’envergure, même si les résultats arriveront un peu tard pour Les retrouvailles Osheaga. « Il y a déjà eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de concerts-tests qui ont eu lieu à travers le monde, note-t-il. D’ici le mois de septembre, on devrait être à 80 % de la population qui aura reçu deux doses [de vaccin]. Je pense que c’est une bonne nouvelle qu’on fasse des tests, mais ça va surtout être utile pour 2022. »


PHOTO JEFF MCINTOSH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE | Des visiteurs au Stampede de Calgary, le 9 juillet dernier.

Le programmateur d’evenko cite par ailleurs des assouplissements en vigueur ailleurs au Canada, qui devraient donner des indices sur les risques sanitaires dans un contexte évènementiel. « L’Alberta vient d’organiser le Stampede de Calgary avec des centaines de milliers de personnes dehors. La Colombie-Britannique ne limite plus le nombre de spectateurs en admission générale [jusqu’à 50 % de la capacité normale]. Toronto permet 15 000 personnes pour les Blue Jays et le Toronto FC. On espère qu’on va se rapprocher des capacités permises dans le reste du Canada, surtout qu’on est autant vaccinés au Québec, voire plus. »

En décembre 2020, les organisateurs du rendez-vous de musique et d’arts voyaient grand : ils avaient annoncé la présence des têtes d’affiche Cardi B, Foo Fighters et Post Malone à l’été 2021. La situation sanitaire au printemps dernier et les restrictions à la frontière américaine ont rendu leur présence impossible.

Le 22 avril dernier, Osheaga a préféré reporter la célébration de son 15e anniversaire à l’an prochain, du 29 au 31 juillet. « On veut que ce soit une année qui se démarque, surtout avec ce qu’on a vécu dans les 16 derniers mois, dit Nick Farkas. 2022, ça va être quelque chose ! »

Entre-temps, Osheaga a annoncé une série d’évènements au Quartier des spectacles du 6 au 21 août prochain. On pourra y voir l’exposition rétrospective de photos et de sérigraphies exclusives Osheaga au fil du temps, des concerts en salle et un défilé en collaboration avec le Festival Mode+Design.

En outre, les organisateurs planchaient depuis plusieurs mois sur la présentation d’un festival Osheaga dans une « formule différente » à l’automne. L’annonce de ce jeudi concrétise ces démarches. « On a tellement hâte, dit Nick Farkas après un long soupir. Quand tu travailles sur des choses qui ne finissent jamais, ça fait du bien d’avoir du concret. On est super contents, super excités d’enfin pouvoir présenter quelque chose. »

Les passes d’Osheaga 2020 et 2021 qui n’ont pas fait l’objet d’un remboursement seront reconduites en 2022. Pour le rendez-vous de l’automne, un laissez-passer « admission générale » d’une journée se vendra 85 $ ; il en coûtera 245 $ pour accéder aux concerts tout au long du week-end. Les billets seront en vente à partir de vendredi midi.

Consultez le site d’Osheaga

Coup d’œil sur les têtes d’affiche

Charlotte Cardin


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE | Charlotte Cardin

Vendredi 1er octobre, c’est l’autrice-compositrice-interprète Charlotte Cardin, remarquée ici et à l’international grâce à son premier album long, Phoenix, qui défendra son répertoire pop pétri de blues, de soul, de R&B et d’électro. Voilà une bouée de sauvetage pour les fans qui n’ont pas réussi à arracher un billet pour l’un ou l’autre de ses 11 concerts au MTELUS en 2022.

Jessie Reyez


PHOTO PHILIP HARRIS, FOURNIE PAR L’ARTISTE | Jessie Reyez

Jessie Reyez, chanteuse torontoise d’origine colombienne, donnera des couleurs latines à la soirée du samedi. Pop star plébiscitée par les palmarès planétaires grâce à Figures, Feel It Too ou encore Imported, Reyez a entre autres travaillé avec Eminem (Coffin), Calvin Harris (Hard To Love), Sam Smith (Promises) et Dua Lipa (One Kiss). Peu de temps après avoir été couronnée révélation de l’année aux prix Juno 2018, la chanteuse avait charmé la foule du Festival international de jazz de Montréal lors d’un « grand évènement » gratuit. Son passage sur l’île Sainte-Hélène sera l’occasion de (re)découvrir son premier album, Before Love Came to Kill Us, englouti à la fin du mois de mars 2020 par la pandémie de COVID-19.

Half Moon Run


PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE | Half Moon Run

En fin de festival, dimanche, le groupe montréalais Half Moon Run, chouchou local qui cartonne à l’international, ravira les amateurs de pop-rock indépendant. Parions que le trio rapaillé de la Colombie-Britannique et de l’Ontario offrira un amalgame de titres de son récent EP Inwards & Onwards et de classiques comme Full Circle ou Sun Leads Me On. Osheaga 2014, 2016 et bientôt 2021… Les gars sont des habitués du festival.


Au tour d’ÎleSoniq de renaître à l’automne


PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE | Île Soniq en 2019

Après Osheaga la semaine dernière, c’est au tour du festival électro ÎleSoniq d’annoncer un rendez-vous en format réduit à l’automne. Les DJ et producteurs canadiens Deadmau5/Testpilot, Rezz et Loud Luxury font partie de la vingtaine d’artistes qui animeront le parc Jean-Drapeau du 24 au 26 septembre.

Publié le 29 juillet 2021 à 9h43 | CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN | LA PRESSE

Le 22 avril, le promoteur evenko avait annoncé le report en 2022 de ses festivals estivaux : Osheaga, Lasso Montréal et ÎleSoniq. C’est sous le nom de « Redux » que l’évènement voué aux scènes électroniques reprendra vie le temps d’un week-end, une semaine avant la présentation des Retrouvailles Osheaga.

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PHOTO VALERIE MACON, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE | Deadmau5 en concert le 17 juillet en Californie

« On est au septième ciel de pouvoir enfin inviter les gens à danser, indique Evelyne Côté, directrice programmation, concerts et évènements chez evenko, dans un communiqué publié jeudi. Nos fans nous ont vraiment manqué, les artistes et la musique aussi… et surtout, on s’est ennuyé de se réunir et de ressentir ce sentiment de communauté qui est si fort au festival ! Dans l’équipe, c’est un immense bonheur de présenter cette version redux de l’important rassemblement qu’est devenu ÎLESONIQ. »

Les organisateurs expliquent qu’ils préciseront les mesures sanitaires « à une date plus rapprochée de l’évènement ». Pour l’instant, les festivals extérieurs peuvent accueillir un maximum de 5000 spectateurs. Les règles sont toutefois appelées à changer selon l’évolution de la pandémie et de la campagne de vaccination.

En entrevue avec La Presse la semaine dernière, evenko se montrait favorable à un passeport vaccinal s’il assurait une meilleure sécurité des festivaliers et entraînait une augmentation des jauges.

Les billets pour ÎleSoniq, dont la plus récente édition remonte à 2019, seront mis en vente vendredi à midi. Une passe d’une journée se vendra autour de 100 $, tandis qu’un accès illimité pour le week-end coûtera 272 $.

Consultez le site d’ÎleSoniq

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