Le Balt - 15 étages (2026)

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L’arrière:

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Travaux en arrière:

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Est-ce qu’on sait ce qui s’est passé avec les balcons latéraux, qui sont maintenant très standards? Le pari architectural semble avoir été modifié à cet égard, et à mon sens, fortement diminué. Les balcons étaient, selon les rendus, encadrés par la structure même de l’immeuble, formant un tout homogène, ce qui n’est plus le cas.

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Ils sont bel et bien là, juste la dispositions changer entre le rendu et ce qui est sur les plans, peut être dû au fait que c’est passé de condo à appartement et que les étages ont pu être revu

c’est passé de très beau à très laid.

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Je trouve le “très beau” initial excessivement généreux, mais le constat final est juste.

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Moins esthétique, certes, mais je comprends ce choix. La version construite offre un meilleur confort aux résidents: ils bénéficient d’une meilleure luminosité et d’une vue dégagée, sans colonne obstruant la vue.

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Sans mettre de colonnes au coin, le fascias des balcons, voire le bas des garde-corps, aurait pu être réfléchi pour s’intégrer au reste du langage de la façade. Ici, aucun n’effort n’a été fait. Niet. Zéro. Juste de la paresse.

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C’est le deuxième immeuble récent d’Omnia converti de condos à location; dans les deux cas (Le Balt et le SUMA), les finitions et le rendu général font cheap.

Quand même surprenant que dès qu’on passe de condo à locatif, le pari qualitatif diminue “soudainement”, et cette diminution est de surcroît approuvée par la ville. Qu’est-ce qui peut expliquer qu’on ne respecte pas, au final, le pari original?

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Vendre en condo réduit le risque financier pour un constructeur parce qu’il récupère rapidement son capital à la livraison. Louer, au contraire, l’oblige à financer l’immeuble plus longtemps et à dépendre de revenus mensuels incertains (vacance, loyers, entretien, taxes), ce qui augmente l’exposition aux taux d’intérêt et aux fluctuations du marché. Dans ce contexte, il a donc un incitatif plus fort à réduire les coûts de construction afin d’améliorer la rentabilité et de limiter le risque.

Donc la ville permet une diminution qualitative du projet en regard du “risque financier” du promoteur? Ça me semble plutôt surprenant, comme fonctionnement.

Je ne suis pas expert des règles municipales, mais selon ma compréhension, à ce stade du projet, la Ville n’a pas le gros bout de la négociation. Quelqu’un sur le forum pourra peut-être confirmer ou préciser.

Techniquement, les critères qualitatifs n’ont cure des considérations financières d’un projet. Autrement dit, la ville peut se foutre absolument complètement du budget d’un promoteur en matière d’appréciation discrétionnaire. Et devrait s’en foutre. Car en effet, ce n’est pas parce qu’un projet a moins d’argent qu’on devrait être plus “lousse” sur la qualité, d’autant plus que la qualité ne vient pas nécessairement avec le budget. Ça aide, mais on peut tout à fait réaliser de l’architecture de grande qualité, présenter de bonnes idées, sans nécessairement faire faillite.

Dans les faits, ça pèse dans la balance. Mais sur le plan strictement réglementaire, ça ne devrait pas. Ya aucun objectif de PIIA ou de PPCMOI qui dit de s’intéresser à la faisabilité économique d’un projet.

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Que veut dire “permet” une diminution ?

La ville reçoit des plans, et elle les autorise ou non. Un rendu publicitaire, ou un projet précédent plus intéressant, ne vont pas créer une obligation pour le promoteur. Ce qui compte, c’est le projet soumis, celui que veut faire le promoteur.

Si le promoteur n’a pas construit selon les plans, ce n’est pas “autorisé”, peu importe la raison, une modification devra être approuvée (ou pas). Sinon, c’est simplement le projet déposé qui a été accepté que l’on voit.

Ce n’est pas surprenant que la ville étudie le projet que le promoteur veut bien, qu’il soit intéressant ou non. Je dirais que c’est la base de notre système. C’est un projet privé, sur un terrain privé, pour lequel le propriétaire a droit de jouir, de changer d’idée sur ce qu’il veut construire, de construire ou non…

Le CCU pourrait bloquer plus systématiquement des projets moins intéressants, avec ses conditions et ses avis, mais ce n’est pas l’approche que l’on voit. La ville travaille avec le développeur et le projet qui est déposé. Et si un refus sur des critères esthétiques survient, le promoteur serait d’ailleurs parfaitement dans son droit de poursuivre l’arrondissement, s’il considère le refus excessif, et il peut gagner. Ça s’est vu. Ce n’est pas parce que la ville peut utiliser ces outils de contrôle que ceux-ci font force de loi.

J’espère que ce n’est pas trop surprenant d’une façon négative, cependant. Je doute que le réflexe de “penser comme un promoteur” de la nouvelle administration ira dans le sens de travailler plus souvent contre la volonté des promoteurs, imposer des refus et des contraints plus grands sur les projets qu’ils déposent à la ville. Je ne crois pas que le CCU va devenir plus rigide.

Et je ne crois pas cela si surprenant qu’il y a une approche qui prend en compte la viabilité financière de monter un projet, alors qu’on reproche le manque de construction et que les couts explosent. C’est au CCU de bien orienter le projet pour effectuer des corrections, pas de revoir le projet ou faire la job de l’architecte engagé par le promoteur.

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