Propagande anti-auto? Faut être motonormatif pour affirmer ceci quand les statistiques montrent que même si le nombre de km de pistes cyclables doublait, l’automobile aurait encore la majorité de l’espace en Ville.
Comme le mentionne Olivier Niquer dans cette chronique, les seules personnes qui parle de guerre à l’auto sont les personnes qui ne veulent pas perdre un seul cm² pour l’auto.
C’est comme si pendant des décennies, les automobilistes avaient tellement affermi leur emprise sur la ville qu’ils ont l’impression que tout leur est permis. Des chroniqueurs et certains ministres qualifient parfois de guerre à l’automobile ce qui menace cette mainmise.
J’aurais aimer que tu me donnes un exemple où PM et Luc Rabouin ont mentionner qu’on faisait une guerre à la voiture…. J’ai beau chercher, je ne trouves rien. Ce qui était mis de l’avant était un meilleur partage de l’espace public qui incluait aussi un repartage de nos rues. Je vois pas enquoi c’est de faire la guerre à la voiture. Et je n’ai jamais dit non plus que le réseau cyclable était une solution miracle. Ce que je dis c’est que je suis tanné que les anti-toutes utilise des exemples assez rigolos de cas bien particulier qui pourrait justifier de ne rien changer en terme de mobilité active OU, au niveau du transport collectif.
Bref…. je dois aussi mentionner que je n’ai pas mentionner de partis politiques bien précis dans ma première réponse…
Or, PM et Luc Rabouin n’ont pas fait campagne sur les pistes cyclables… Bien sur, Projet Montréal aurait continué d’étendre le réseau, mais ils n’ont pas fait campagne avec cette promesse. C’est l’équipe d’Ensemble Montréal qui est allé chercher du gain électoral en puisant chez les opposants aux pistes. PM n’a fait que réagir.
Je ne vois pas comment le vélo est une façon plus privilégiée que la voiture. Pour rappel, il te faut un permis de conduire, des assurances et te payer une auto (l’auto neuve moyenne au canada te revient à 60K). C’est un mode de transport qui n’est simplement pas accessible à tout le monde, notamment les jeunes, les personnes ayant divers handicap, les personnes âgées ou les pauvres.
Ca vient me chercher un peu cette phrase parce que mon horaire régulier c’est des 12h justement et selon ma montre, je fais normalement 23 000 pas par jour et ca peut monter à 30 000 parfois. Ca ne m’empêche pas de faire les 10km qui me sépare de mon travail par choix. Mon auto attend patiement dans ma cours. Je dirais que le corps est une machine à s’adapter. C’était pas facile au début, mais maintenant, je préfère le vélo à mon auto pour aller travailler.
Ca me fascine l’argument des travailleurs de la santé qui sont trop fatigué pour faire du vélo mais c’est correct qu’ils utilisent leur char avec pratiquement l’équivalent des facultés affaiblies. D’ailleurs, je connais plusieurs personnes, médecin et infirmières, qui travaillent dans les hôpitaux de Montréal et utilisent leurs vélos pour travailler (le parking vélo du CHUM est d’ailleurs bondé). Bon je connais aussi des médecins qui font pas 2 kms sans leur X5…
En exemple, mes parents ont vendu leur ancien condo sur le canal à une infirmière du Children qui voulait se rapprocher en vélo de son travail.
Perso, après un long jour sur les pieds, je trouve le vélo plus sympa que la marche + bus. Je peux mettre mes épiceries sur le vélo au lieu de les porter sur le dos ou à main (qui mets plus de pression sur les pieds et les articulations) et ça prends moins de temps, et moins d’effort.
Quand allons-nous regarder la crise climatique en face ? En passant par sa petite histoire de cycliste montréalais, notre collaborateur se demande si nous sommes prêts à encaisser ce choc.
C’était en 1997, je vivais depuis un an à Montréal, où j’étais venu étudier. Un soir de juin, je sortais du boulot au centre-ville et je rentrais chez moi à vélo, en direction nord. Après avoir grimpé la côte Berri, j’ai décidé d’emprunter la rue Saint-Denis. Je me souviens encore de la sensation euphorisante de rouler à toute vitesse, le long des automobiles stationnées, en direction du soleil couchant.
Daniel Bélanger n’avait pas encore composé la chanson Intouchable et immortel, qui viendrait quelques années plus tard, dans l’extraordinaire album Rêver mieux (2001), mais si elle avait existé, je sais qu’elle aurait résonné dans mes oreilles à ce moment-là : « Je roule à vélo, la tête dans les étoiles et dans le vide, le vent est doux, j’hallucine. Je suis invincible… »
Soudain : bang !
Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Je n’étais plus sur mon vélo, j’étais assis par terre, sonné. Un automobiliste avait ouvert sa portière sans regarder derrière lui, alors que j’arrivais à ce moment précis. Elle avait frappé la roue de mon vélo, avant de s’enfoncer dans mon ventre. Emportiéré.
Trente ans plus tard, je me dis qu’aujourd’hui, un tel accident serait beaucoup moins probable. Rue Saint-Denis, le Réseau express vélo (REV), qui bat des records de fréquentation, évite aux cyclistes la cohabitation avec les voitures. Bien sûr, il y a encore des accidents, des morts aussi[1].
Les cyclistes ne sont pas toujours prudents, j’en suis la preuve vivante. Mais il faut aussi admettre que leur mode de transport les rend vulnérables. L’an dernier, une amie s’est fait heurter par un VUS dans Villeray. Elle avait pourtant fait son stop, mais le conducteur qui la croisait ne l’a pas vue. Elle a été projetée sur la rue, alors que le véhicule n’a rien eu. Elle n’est pas remontée sur un vélo depuis.
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J’ai de la difficulté avec cette phrase là parce que dans le fond, c’est pas mal tout le mode qui ne sont pas dans une voiture qui sont vulnérables, même les bâtisses tant qu’à y être. La vulnérabilité vien de l’équation de la force, soit le poids x vitesse = force. C’est aussi simple que ça. Plus le véhicule est petit et léger, moins il y a de chance qu’il cause la mort lors d’un impact.
J’ai l’impression que l’auteur enlève un peu la responsabilité aux automobilistes de la cohabitation. C’est peut être un manque d’éducation, pourtant, plusieurs conducteurs adoptent une conduite et des comportements securitaires. C’est certain que la ville est un milieu de conduite complexe pour tout le monde.
Dans le secteur Saint-Viateur Est, photos des racks pour les vélos sur le domaine public dans la rue de Gaspé (comprenant un dépôt Bixi), tous bien occupés.
Dimanche matin, 8 h. Le téléphone sonne. Mon petit-fils de 4 ans m’appelle. À cette heure matinale et en visio, ça ne peut être que lui (un peu aidé de ses parents, quand même). « Mamie, voudrais-tu venir avec nous faire une promenade à bicyclette ? On va aller dans un beau parc avec toute la famille ! » Pour lui, c’est la famille ou rien. Il ne manquera que le chien. Comment refuser ? Il fait un temps splendide, je n’ai aucune raison de refuser, sinon que je n’ai pas enfourché mon vélo électrique depuis longtemps.
Je me suis donc rendue rapidement les rejoindre et nous sommes partis de leur maison avec trois vélos : un cargo électrique où sont assis les deux enfants de 1 an et 4 ans, un vélo de route et moi, sur mon gros bolide.
Je me suis placée à la fin du cortège, pour ne pas leur faire honte avec mes hésitations ou ma lenteur. Mais comme on dit, « ça ne se perd pas, le vélo ». Nous avons roulé sur une piste cyclable pour arriver au lieu de promenade prévu et dont m’avait parlé le petit. Je ne connaissais pas, honte à moi, le parc Frédéric-Back. Je ne m’attendais donc à rien de spécial. Quelle erreur !
Ce parc est une splendeur, un immense lieu improbable, construit et réfléchi depuis 30 ans par la Ville de Montréal et situé au-dessus de l’ancienne carrière Miron, qui était jadis un site d’enfouissement de déchets.
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"Je vous souhaite tous et toutes de trouver un vélo pour rouler derrière ceux qui nous survivront et qui feront de cette planète quelque chose de mieux, de vrai, d’humain et de généreux. "