Infrastructures à Québec

La ville de Lévis sera amenée à devenir le centre économique de la région de Québec. Moins de contrainte de ce coté du fleuve…

Port de Québec Ottawa dit non au projet de terminal portuaire Laurentia

PHOTO PATRICE LAROUCHE, ARCHIVES LE SOLEIL

Le projet d’agrandissement du port de Québec avait déjà échoué, plus tôt ce mois-ci, au test de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada.

Après six années de démarches, le projet de terminal portuaire Laurentia se heurte au refus du gouvernement Trudeau, ce qui contraint l’Administration portuaire de Québec à « regarder vers l’avant » et à trouver d’autres moyens pour « assurer le développement de [ses] activités ».

Publié le 29 juin 2021 à 17h21

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Julien Arsenault

Julien Arsenault La Presse

Ce verdict d’Ottawa est tombé seulement deux semaines après l’avis défavorable livré par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, qui soulevait des risques pour la qualité de l’air dans les quartiers situés à proximité ainsi que pour l’écosystème de la baie de Beauport, où les promoteurs souhaitaient ajouter une ligne de quai de 610 mètres en eau profonde.

L’agence fédérale avait également jugé que les mesures d’atténuation proposées par le Port de Québec étaient insuffisantes. Le rapport avait incité le ministre fédéral de l’Environnement et des Changements climatiques, Jonathan Wilkinson, à remettre le dossier entre les mains du Conseil des ministres.

« Au XXIe siècle, le développement économique doit se faire dans le respect de l’environnement, a souligné le député de Québec et président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos, dans une déclaration. Après un examen approfondi des renseignements pertinents, notre gouvernement a pris la décision de ne pas autoriser le projet. »

La lecture du président-directeur général du Port de Québec Mario Girard – qui n’était pas disponible pour accorder des entrevues – était différente.

Dans un communiqué, il a souligné être convaincu que des solutions existaient pour répondre aux préoccupations de l’Agence et de Pêches et Océans Canada. Une analyse « approfondie des impacts de la décision du gouvernement fédéral » sera menée au cours des prochains mois.

« Le port de Québec est l’un des cinq plus grands ports au pays et demeure déterminé à poursuivre sa mission, a indiqué M. Girard. Nous devons maintenant réfléchir sur les manières de tirer profit de ces forces distinctives […] et cela, dans le contexte de la décision prise par le gouvernement fédéral. »

Pour gros navires

Le modèle d’affaires du projet Laurentia s’appuyait sur sa capacité à accueillir d’immenses navires, dont la capacité dépasse 15 000 conteneurs, qui ne peuvent actuellement se rendre jusqu’à Montréal en raison de leur tirant d’eau trop élevé. Cela ne devait donc pas nuire au port de Montréal, mais certains experts doutaient de ce scénario.

Québec visait une capacité maximale de 700 000 EVP (équivalents vingt pieds) pour son terminal estimé à 775 millions de dollars. Laurentia avait noué des partenariats avec Hutchison Ports, l’un des plus importants gestionnaires de ports du monde, ainsi qu’avec la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.

La mouture initiale du projet tablait sur un quai de vrac liquide. Les promoteurs avaient par la suite opté pour un terminal de conteneurs en 2018.

Le gouvernement Legault a également exprimé sa déception par l’entremise d’une déclaration de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, également ministre responsable de la Capitale-Nationale.

« C’est sûr que c’est décevant, a laissé tomber le président de la Corporation des parcs industriels du Québec (CPI) Pierre Dolbec, qui figurait parmi les partisans du projet. Pour la grande région de Québec, l’Est, la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent, Laurentia était un moyen de survie au chapitre de la compétitivité. »

Pour Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec, qui fait partie de la coalition SOS Port de Québec, la décision du gouvernement Trudeau devrait signaler que la porte est « définitivement » fermée à tout projet d’agrandissement industriel du port de Québec.

« Le port devrait mettre tous ses efforts à moderniser, nettoyer et mettre sous couvert ses installations, qui sont parmi les plus vieilles du pays », a-t-elle fait valoir.

Pour sa part, le professeur émérite à l’Université Concordia et spécialiste du transport maritime Brian Slack, ne s’est pas montré surpris du dénouement. Si Ottawa a évoqué des raisons environnementales, M. Slack, lui, doutait de la pertinence du projet Laurentia.

Dans un courriel, l’expert a souligné que les promoteurs n’avaient pas été en mesure d’identifier clairement les marchés potentiels pour Laurentia et d’expliquer comment le projet serait complémentaire aux installations portuaires situées à Montréal.

En ce qui a trait à la métropole, le sort du projet Contrecœur, qui propose la construction d’un terminal pour manutentionner annuellement 1,15 million de conteneurs EVP afin de doubler la capacité de l’Administration portuaire de Montréal, est également entre les mains des autorités fédérales.

Les promoteurs ont obtenu le feu vert du gouvernement fédéral, mais la problématique concerne le chevalier cuivré, une espèce menacée de disparition. En mai dernier, le gouvernement Trudeau a protégé une partie de l’habitat de ce poisson, qui est partiellement chevauché par le chantier.

L’enjeu, pour le Port de Montréal, est de tenter d’obtenir un permis de Pêches et Océans Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Celle-ci ne prévoit que trois exceptions pour intervenir dans un habitat essentiel désigné officiellement. Ce processus pourrait s’échelonner sur de nombreuses semaines, voire des mois.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-06-29/port-de-quebec/ottawa-dit-non-au-projet-de-terminal-portuaire-laurentia.php

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Est-ce que le tramway survivra le départ de Labeaume :thinking:

Élections municipales: cinq candidats à la mairie pour séduire Québec
Stéphanie Martin et Taïeb Moalla | Journal de Québec| Publié le 17 septembre 2021 à 10:27
Quebec Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

La campagne électorale municipale est lancée aujourd’hui. Cinq partis sont sur les rangs et mettent de l’avant un candidat à la mairie et 21 candidats aux postes de conseillers municipaux. D’ici le scrutin du 7 novembre, ils tenteront de convaincre les 411 000 électeurs de Québec qu’ils ont ce qu’il faut pour diriger la Ville, après 14 ans de règne de Régis Labeaume. Voici un portrait des forces en présence.

Marie-Josée Savard

47 ANS

QuebecPhoto Stevens LeBlanc
-Diplômée au certificat en psychologie de l’Université Laval

-Gestionnaire et franchisée dans le domaine alimentaire et propriétaire d’un commerce de détail à Place Québec

-Conseillère municipale et membre de l’exécutif entre 2009 et 2013 et entre 2017 et 2021

-Mère de deux enfants

-Aucun colistier

Parti : Équipe Marie-Josée Savard

21 candidats : 12 hommes, 9 femmes

TROIS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

Limiter l’augmentation des taxes à l’inflation avec possibilité de fixer un plafond
Animer la ville pour la relance post-pandémique des secteurs événementiels et touristiques, s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre.
Réalisation du tramway, en utilisant cette occasion pour repenser l’aménagement de la ville
Bruno Marchand

48 ANS

QuebecPhoto d’archives, Stevens LeBlanc
-Diplômé en philosophie de l’Université Laval

-Ancien président-directeur général de Centraide Québec Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent

-Père de deux enfants

-Colistier/ère : Son identité n’a pas encore été dévoilée

Parti : Québec forte et fière

21 candidats : 13 femmes, 8 hommes

TROIS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

Revitaliser les artères commerciales et dynamiser les quartiers
Créer un guichet unique sur la mobilité qui réunit tous les moyens de transport ; paiement à l’usage
Limiter les hausses de taxes à l’inflation et étudier la taxation à paliers pour le non-résidentiel
Jean-François Gosselin

46 ANS

QuebecPhoto d’archives, Stevens LeBlanc
-Diplômé au MBA du Rensselaer Polytechnic Institute de New York

-Ancien directeur administratif de l’entreprise familiale Amis-Maux

-Chef de l’opposition depuis 2017, ancien député adéquiste en 2007 et 2008

-Père de cinq enfants

-Colistière : Manouchka Blanchet, dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux à Beauport

Parti : Québec 21

21 candidats (dont deux seront annoncés aujourd’hui) : 12 hommes, 9 femmes

TROIS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

Construction du projet VALSE, un métro léger de 13,5 km, entre Sainte-Foy et la colline Parlementaire, et d’un trambus de 4,5 km au coût de 2,925 G$
Exposer de nouvelles idées pour la relance économique et redonner des pouvoirs aux arrondissements
Gel des taxes résidentielles et commerciales lors des deux premières années du mandat électoral
Jean Rousseau

60 ANS

Quebecphoto d’archives, Stevens LeBlanc
-Diplômé au doctorat en chimie de la State University of New York

-Entrepreneur en biotechnologie

-Conseiller municipal depuis 2017

-Père de trois enfants

-Colistier : David Johnson dans Cap-aux-Diamants

Parti : Démocratie Québec

13 candidats (dont 4 seront annoncés aujourd’hui) : 9 hommes, 4 femmes

8 candidatures à venir

TROIS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

Limiter les hausses de taxes à l’inflation, implanter une taxation par paliers pour les commerces de proximité
Politique de l’arbre qui vise à verdir les quartiers et à réduire l’abattage
Un réseau de transport régional qui inclut un troisième lien réservé exclusivement à un métro sous-fluvial
Jackie Smith

39 ANS

Jackie Smith Transition Québec 9 sept 2021Photo d’archives, Dominique Lelièvre
-Diplômée de la faculté de droit de l’Université Laval

-Militante et analyste d’affaires

-Mère d’un enfant

-Colistière : Madeleine Cloutier, dans Limoilou

Parti : Transition Québec

21 candidats : 11 femmes, 9 hommes, une personne non binaire

TROIS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS

Gratuité dans le transport en commun
Obligation d’inclure 20 % de logements sociaux dans tout projet immobilier de cinq logements et plus
Modulation de la taxation des citoyens et des entreprises en fonction de leur empreinte sur l’environnement
Qu’est-ce qu’un colistier ?
Si un chef de parti perd la course à la mairie, il lui reste tout de même une possibilité de siéger comme conseiller municipal. Pour ça, il faut impérativement que son colistier remporte l’élection dans son district. Advenant ce scénario, le colistier cède immédiatement sa place de conseiller municipal à son chef. Sur les cinq candidats à la mairie, seule Marie-Josée Savard, cheffe d’Équipe Savard, a choisi de ne pas avoir de colistier.

Le scrutin municipal de Québec en chiffres
Scrutin le dimanche 7 novembre et vote par anticipation les 30 et 31 octobre

-Il faut élire un maire (ou une mairesse) et 21 conseillers municipaux

-Date limite pour dépôt de candidatures : 1er octobre à 16 h 30

-Il y a 21 districts répartis dans six arrondissements

-Environ 411 000 électeurs inscrits sur la liste électorale

-165 lieux de vote ouverts sur l’ensemble du territoire de Québec le jour du scrutin en plus de certaines résidences pour personnes âgées

-Budget électoral de 6,1 millions $ comprenant le remboursement des dépenses électorales (4,2 millions $ en 2017)

-En 2017, le taux de participation a été de 50,9 %

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Un métro pour Lévis semble excessif, mais c’est une des seules raisons que j’aime les campagnes; fantasy transit propositions and map galore!

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No comments !! :face_with_raised_eyebrow:

Tunnel Québec-Lévis : l’étude d’impact environnemental est lancée!

NOUVELLES FOURNIES PAR Cabinet du ministre des Transports | Sept 28, 2021, 16:45 ET

QUÉBEC, le 28 sept. 2021 /CNW Telbec/ - Le projet du tunnel reliant les villes de Québec et Lévis franchit une étape supplémentaire en vue de sa réalisation avec le début de l’étude d’impact sur l’environnement. Le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, M. François Bonnardel, confirme que le mandat de près de 2 M$ a été octroyé au consortium SNCL-Englobe : Étude Enviro 3ieme lien à la suite de l’appel d’offres publié en mai dernier.

Rappelons que ce jalon, essentiel à toute réalisation de projet majeur d’infrastructure publique, comprend une analyse de l’ensemble des dimensions environnementales à prendre en compte dans une perspective de développement durable. Cet exercice rigoureux permettra d’évaluer l’incidence du projet sur son environnement ainsi que d’identifier des pistes d’optimisation, le cas échéant.

Citation

« L’étude d’impact sur l’environnement qui s’amorce aujourd’hui constitue une étape fondamentale du projet. Chaque enjeu répertorié sera minutieusement analysé afin de développer le meilleur projet possible. Votre gouvernement y veillera. »

François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie

Faits saillants

  • Le projet vise à relier les centres-villes de Québec et Lévis par un tunnel d’une longueur d’environ 8 kilomètres construit entre l’autoroute Jean-Lesage (20), à la hauteur de la route Monseigneur-Bourget, et l’autoroute Laurentienne (973), à la hauteur du boulevard Wilfrid-Hamel.
    • Le tunnel comportera trois voies par direction. Ces voies seront superposées.
    • Une gestion dynamique des voies sera mise en place pour permettre d’adapter, au besoin, leur attribution.
    • L’une des trois voies sera destinée au transport en commun. Deux stations souterraines, deux terminus et plusieurs stations en surface seront aménagés
  • Le projet est assujetti à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement prévue au Règlement relatif à l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement. Celle-ci se poursuivra jusqu’en 2025.
  • Le tunnel Québec-Lévis est un composant du Réseau express de la Capitale, la vision gouvernementale du transport collectif pour la région métropolitaine de Québec.

Selon M. Gosselin, on pourrait envisager de construire deux petits tunnels : un consacré au transport en commun, entre les deux centres-villes, et un autre pour les voitures, à l’est.

Son “troisième lien” est le bon: seulement pour du transport en commun. Mais le 4e, non.

Je le dis et le répète, Québec et Lévis ont besoin d’une “Ligne Jaune”.

Un tramway partant du secteur UQAR/Centre des Congrès, plongeant sous terre près des Galeries Chagnon. On pourrait faire un geste architectural fort et rare en le faisant sortir par le roc de la falaise, au sud de la gare fluviale, traverser le fleuve en pont, et rejoindre la falaise sous la Citadelle. Par la suite, il se connecterait à la station Colline Parlementaire (sa “Berri-UQAM”) avec le projet actuel de tramway, suiverait le même tracé jusqu’au Chemin de la Croix-Rouge, avant de se diriger vers le centre Vidéotron et Expo-Cité

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Je suis tombé sur ce plan de mobilité du parti Transition Québec pour les élections de la Ville de Québec. C’est largement inspiré du REV et je trouve ça franchement intéressant.

Capture d’écran, le 2021-10-14 à 13.56.41
Phase 1

  • Axe Haute-Ville, reliant la Colline Parlementaire à la tête des ponts en passant par l’Université Laval (environ 8,5 km)
  • Axe Nord-Sud du centre-ville, reliant la Colline Parlementaire à Charlesbourg jusqu’au terminus de la Faune en passant par Limoilou (environ 11,9 km)
  • Axe Basse-Ville, continuant la piste cyclable existante sur Versant-Nord pour la relier au Vieux-port en passant par St-Sauveur et St-Roch (environ 11,5 km)
  • Axe Nord-Sud de la Pente-Douce, connectant le Corridor des Cheminots à la Haute-Ville (environ 8,7 km)
  • Axe Beauport, reliant Limoilou, Maizerets et Beauport jusqu’aux Chutes Montmorency avec une branche se rendant directement à la baie de Beauport (environ 10,2 km)

Capture d’écran, le 2021-10-14 à 13.57.04
Phase 2

  • Axe Est-Ouest des Rivières, reliant Des Saules, Vanier, Lairet et Maizerets (environ 11,0 km)
  • Carré de la couronne Nord, reliant en circuit le terminus de la Faune, St-Émile, Loretteville, Neufchâtel, Lebourgneuf et le Trait-Carré (environ 19,6 km)
  • Boucle Pointe de Sainte-Foy, reliant en circuit la tête des ponts, Cap-Rouge et le boulevard du Versant-Nord (environ 8,5 km)
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Après Transition Québec, voici la proposition de Démocratie Québec. Le REV fait vraiment des petits!


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