Ilot Crowley - 8 étages

Projet situé à proximité du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de la gare et de la station de métro Vendôme. Le projet nécessite la démolition de 10 immeubles résidentiels.

Informations

Nom: Ilot Crowley
Emplacement: 1020-1080 boulevard Décarie
Hauteur: 8 étages
Architecte:
Promoteur: Pur Immobilia
Début et fin de la construction:
Autres informations:

Sources des informations:

Développement de l'ilôt


DÉMOLITION - 1020-1022 Boulevard Décarie (4 immeubles)

Adresses :

  • 1020-1022 Boulevard Décarie
  • 1024-1026 Boulevard Décarie
  • 1028-1030 Boulevard Décarie
  • 1032-1034 Boulevard Décarie

Année de construction : 1925

DÉMOLITION - 1040 Boulevard Décarie

Année de construction : 1937

DÉMOLITION - 1052- 1060 Boulevard Décarie (2 immeubles)

Adresses :

  • 1052-1054 Boulevard Décarie
  • 1058-1060 Boulevard Décarie

Année de construction : 1920

DÉMOLITION - 1070 Boulevard Décarie

Année de construction : 1933

image

DÉMOLITION - 1078-1082 Boulevard Décarie

Année de construction : 1926

DÉMOLITION - 5310-5314 Avenue Crowley

Année de construction : 1926

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Ça me parait complète fou de démolir autant de bâtiment. J’attire votre attention sur cette partie de l’entête.

En fait, l’arrondissement a changé le zonage et il faut s’attendre à ce que tout l’ilot soit démoli. On se croirait il y a 60 ans.

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C’est vraiment beaucoup de démolition! Je n’ai pas souvenir d’un projet récent qui en fait autant, ça fait 10 édifices?

Je crois que ça démontre quand même qu’il est difficile de faire tout un montage de terrain pour « densifier » une trame de plex, ça demande beaucoup de terrains et d’édifices, et dans ce cas-ci je trouve dommage de ne pas utiliser l’opportunité de proposer un projet qui respecte la trame actuelle en la conservant, tout en densifiant autour. Ça pourrait être un exemple pour le reste de la ville d’une densification qui respecte nos plex. Mais là, démolir 10 édifices de même, ça ne passerait pas à beaucoup d’endroit…

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Absolument absurde de démolir autant. C’est du gaspillage pur et simple. À 200m, il y a un stationnement à ciel ouvert qui sert juste à vendre des chars. Même taille de terrain à peu près. Lui, il va rester un océan d’asphalte. C’est absurde.

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Le nombre de gens qui vont se retrouver à la rue…:pensive:

Les bâtiments sont actuellement inoccupés et barricadés depuis 2 ans, et juste à les voir, certains ont manqués d’entretien pendant des décennies et sont probablement irrécupérables.
(screenshot de google street view, on le voyait aussi en octobre 2020)

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C’est une autre chose ça: laisser pourrir des édifices pour justifier la démolition plus tard. Dans une optique de développement durable, la ville devrait avoir des pouvoirs contre cela.

En plus, ça fait que le quartier à l’air d’un dépotoir le temps que le promoteur accouche de son projet immobilier.

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Le projet est également hautement problématique par la suppression aussi soudaine du pans de tissus montréalais et de son échelle typique qui subsiste à peine dans ce secteur. On augmente la déconnexion entre les milieux bâtis en remplaçant le grain de la ville par ce genre de masse. Si au moins une stratégie à la “Esplanade Cartier” avait été mise de l’avant, on pourrait minimalement voir une ville qui évolue, pas une ville qui s’efface.

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Totalement d’accord, sauf que la ville n’a pas énormément de pouvoir côté légal. Elle devrait pouvoir utilisé son droit de préemption sur les bâtiments abandonnés pour les rénovés et les transformés en logements sociaux.

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En fait, l’arrondissement est derrière le changement au plan d’urbanisme (en 2013) qui permet ce type de développement. Il est tout à fait responsable de ce qu’on voit ici.

La page Réalisons Montréal sur l’îlot Crowley est assez claire là dessus, avec volumétrie souhaitée et études de Provencher_Roy et Lemay.

En complément seulement, c’est le promoteur qui a vidé et barricadé les immeubles il y a deux ans (et probablement laissé décrépir depuis).

AJOUT
Pour surveiller les dossiers de démolition de CDN-NDG depuis quelques années, je suis certain que le promoteur n’a toujours pas obtenu l’aval du Comité de démolition. Je constate également que bien que le Plan d’urbanisme permette depuis 2013 10 étages sur le site, le règlement local n’a pas été changé.

Toutefois, l’un des critères pour autoriser une démolition (selon les arrondissements, mais c’est souvent le cas) est l’impossibilité de réutilisation des immeubles. J’ignore la liberté que prendra le Comité sur cette question, parce que si le plan d’urbanisme permet 10 étages et que le règlement local ne permet que 3, la décision est imprévisible.

Il faut également prendre en considération que l’administration locale a changée depuis 2013 et 2021 (dernière consultation sur le développement de l’îlot).

À suivre.

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C’est malheureusement un scénario classique où le propriétaire laisse crouler ses logements pour ensuite les déclarer perte totale et en demander la démolition après coup. En attendant le dossier semble assez obscure et on ne connait pas trop les intentions de l’arrondissement. Donc histoire à suivre…

Justement, dans ce cas-ci il n’y a plus du tout de ce type de bâtiment dans ce secteur, tout a changé autour. Et on aura beau faire tous les efforts possible, il n’y a pas vraiment moyen de relier cet ilot au reste du secteur puisqu’il est physiquement séparé par le chemin de fer et l’autoroute, avec une falaise sur l’autre côté. Il n’y a pas de dialogue avec l’hôpital en face, ni aucune complémentarité entre les deux. En plus de ça, plus de la moitié de la rue est occupée par des garages/laves-autos. Dans la mesure où tous ces garages seront éventuellement détruits pour faire place à des bâtiments neufs, à quel moment quelques bâtiments préservés pour conserver le tissu urbain deviennent tout simplement des artefacts mésadaptés au lieu présent?

Certes, il y a probablement une façon d’atteindre l’objectif du 10 étage proposé par la ville dans ce secteur en proposant un projet qui rappelle de façon plus efficace le cadre bâti, mais je vois mal comment on pourrait le faire sans démolir ces bâtiments. Même dans une vision de développement durable, on est gagnant de démolir un certain nombre de logements pour en construire 10 fois plus, surtout quand au final ces nouvelles habitations risquent d’offrir une bien meilleure qualité de vie à leur résident et auront une densité résidentielle qui pourra alors soutenir une certaine offre commerciale de proximité.

L’autre question à se poser, c’est qui a cru bon de conserver au moment de la construction de l’autoroute une seule toute petite rue résidentielle entre l’autoroute et une gare de triage? Et pourquoi insiste-t-on encore pour y construire aujourd’hui du résidentiel? Parce que même si la gare de triage est devenu un hôpital, la qualité de vie pour un habitant de cet ilot est particulièrement mauvaise…

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