Hébergement touristique et Airbnb

Les appels à boycotter le géant américain Airbnb se multiplient, surtout aux États-Unis. Ce mouvement, qui gagne lentement le Québec, dénonce la nomination du cofondateur de la plateforme d’hébergement touristique, Joe Gebbia, au département dirigé par Elon Musk pour démanteler des organismes publics accusés de « gaspillage ».

Le milliardaire qui a cofondé Airbnb en 2008 a commencé vendredi dernier son mandat au département de l’Efficacité gouvernementale (Department of Government Efficiency, DOGE), a rapporté le New York Times . Cette entité, créée par le président Trump, a annoncé l’élimination de milliers de postes dans une série d’organismes montrés du doigt comme étant « corrompus » ou « inutiles ».

3 Likes

Pour rappel, une bonne partie de ces logements “entravés” l’ont été car situés dans des zones inondables. L’IEDM n’est ni scientifique ni éthique, vous pouvez voir les profils des gens dessus pour comprendre…

1 Like

Ville de New Orleans vs Airbnb

Quand un gouvernement ou ville veut qu’Airbnb collabore pour éliminer les annonces illégales d’hébergement touristique, voici ce que ça peut donner en prenant l’exemple de la ville de New Orleans :

Airbnb poursuit la ville de New Orleans après l’adoption de réglementations strictes concernant les locations à court terme. La ville exige que les plateformes comme Airbnb vérifient que les propriétés listées respectent les lois locales, notamment l’obligation pour les propriétaires de vivre sur place et la limite d’une location par pâté de maisons.

Les autorités locales luttent contre la prolifération des locations illégales qui aggravent la crise du logement abordable. Alors que la ville compte environ 1 350 locations à court terme légalement autorisées, plus de 7 000 annonces Airbnb sont actives, révélant des milliers de locations illégales.

Airbnb soutient que ce n’est pas à l’entreprise d’appliquer les politiques municipales et invoque la loi qui protège les plateformes en ligne de la responsabilité du contenu des utilisateurs. La société affirme également que ces règlements portent atteinte aux droits des propriétaires et ne résoudront pas les véritables problèmes de logement.

Face à cette contestation, le président du conseil municipal suggère que si Airbnb refuse toute réglementation, la ville pourrait envisager d’interdire complètement les locations à court terme.

2 Likes

:balance_scale: La Cour suprême de la Colombie-Britannique refuse l’exemption à la règle sur la location à court terme

Voici un résumé de l’article :

La Cour suprême de la Colombie-Britannique a rejeté une demande d’exemption aux nouvelles règles sur les locations à court terme. Une société de gestion immobilière, un propriétaire Airbnb et un groupe de défense des droits de propriété ont tenté d’obtenir le maintien de certaines locations à court terme malgré les nouvelles réglementations provinciales entrées en vigueur en mai 2024.

La Cour a tranché en faveur des règles provinciales, confirmant que seule la résidence principale peut désormais être louée à court terme. La province justifie cette mesure par la nécessité de récupérer environ 16 000 logements retirés du marché locatif traditionnel.

Les plaignants estimaient que ces nouvelles règles équivalaient à une expropriation et entraîneraient des pertes financières. Cependant, le juge a rejeté leur argumentation, estimant qu’il n’y avait pas de base constitutionnelle pour contester la réglementation.

1 Like

Une victoire qui devrait en inspirer d’autres. Face à la concurrence déloyale vis à vis des auberges, hôtels et autres types de logements touristiques traditionnels, il est nécessaire de retourner aux principes de bases de l’hébergement collaboratif.

2 Likes

3 articles

Des immeubles d’Émile Benamor abritent encore des Airbnb illégaux

Deux ans après la mort de sept personnes dans l’incendie criminel de son immeuble patrimonial de la place D’Youville, la location illégale sur Airbnb d’appartements dans des édifices appartenant au propriétaire immobilier Émile Benamor se poursuit.

Faux certificats, arnaques et compagnie

Les voyageurs qui réservent un hébergement sur Airbnb à Montréal risquent fort de dormir dans un endroit loué illégalement : selon une enquête de La Presse, plus de 500 annonces affichent sur cette plateforme de faux numéros d’enregistrement, et près de 1000 autres semblent être des locations commerciales, alors qu’elles sont enregistrées comme résidences principales.

Pourquoi tant d’hébergements touristiques illégaux ?

Pourquoi les locations touristiques illégales sont-elles si nombreuses, malgré des lois et règlements visant à les limiter ? La Presse a découvert quelques faits troublants au cours de son enquête.

Pas de sanctions pour Airbnb

Pas d’amendes maximales imposées

De longs délais

Pas de vérification des numéros d’enregistrement

Combien d’établissements illégaux ont été fermés ?

1 Like

J’ai envie de dire aux dirigeants d’Airbnb : Cry me a river

L’entreprise aurait pu régler bien des problèmes simplement en validant automatiquement le numéro CITQ!

Le géant Airbnb appelle la Ville de Montréal à « mettre sur pause » les limites strictes de location de logements à court terme qui doivent être approuvées lundi par le conseil municipal. L’entreprise américaine d’hébergement touristique dénonce ce règlement « mal conçu », qui privera les hôtes d’Airbnb de 400 000 visiteurs durant les neuf mois où la location d’une résidence sera interdite.

En entrevue avec Le Devoir, une gestionnaire canadienne de la multinationale de l’hébergement a livré un plaidoyer contre le resserrement des activités d’Airbnb annoncé par l’administration de la mairesse Valérie Plante. La location d’une résidence principale sur les plateformes de location à court terme sera autorisée uniquement durant trois mois, entre le 10 juin et le 10 septembre.

Les propriétaires qui loueront leur résidence à des touristes durant les neuf autres mois de l’année risqueront des amendes de 1000 $ à 2000 $ par jour

3 Likes

Dans les documents pour le Conseil municipal du 17 mars, on voit qu’avec ce nouveau règlement, un permis d’exploitation sera requis pour opérer une résidence de tourisme dans une résidence principale. Ce permis sera au coût de 300 $ et renouvelable annuellement.

Pour obtenir un permis, il faudra se présenter en personne. Le processus sera plus rigoureux, comme l’indique ce passage du règlement :

1 Like

Sur le site Web de la Ville

Le règlement prévoit les aspects suivants :

  • élargir la portée et le contrôle des résidences de tourisme sur l’ensemble des 19 arrondissements;
  • limiter la période de location permise des établissements d’hébergement touristique en résidence principale, la période autorisée étant du 10 juin au 10 septembre inclusivement chaque année. À l’extérieur de cette période, il est interdit de faire la location court terme de votre résidence principale.
  • exiger des documents permettant de valider la résidence principale afin de délivrer un permis d’exploitation de façon annuelle. Ce permis doit être affiché.

Application du règlement

Vous pourriez recevoir un constat d’infraction si vous offrez en location un établissement sans permis hors de la période permise. De 1 000 $ (2 000 $ pour une personne morale) pour une première infraction et 2 000 $ (4 000 $ pour une personne morale) pour toute infraction en récidive.

2 Likes

Dans l’article de La Presse, une citation d’un élu de la Ville de Montréal qui ne plaira pas au gouvernement provincial :

« La Ville de Montréal doit prendre le leadership à ce sujet parce que le gouvernement du Québec ne fait pas sa job. »

Crise du logement | Montréal adopte son règlement pour interdire les Airbnb neuf mois par année | La Presse

2 Likes

Extraits de l’éditorial de Brian Myles dans Le Devoir du 4 février dernier :

L’avis n’est pas partagé de tous, et c’est encore au sein du gouvernement Legault que la mairesse Plante a trouvé ses principaux détracteurs. La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, s’est montrée cinglante en affirmant que l’approche montréalaise aura « l’effet inverse » de l’objectif. Elle craint pour la réputation de Montréal et la vitalité de l’offre touristique. La mairesse « cherche un coupable pour son inaction […] et le grand coupable, c’est l’hébergement de courte durée », a-t-elle déploré.

C’est un refrain connu avec le gouvernement caquiste. Les élus municipaux qui n’adhèrent pas à sa vision politique s’exposent à de dures critiques, surtout quand ils ont la fâcheuse manie de répudier eux-mêmes l’action de Québec, comme le fait avec une certaine régularité la mairesse Plante.

Montréal serre la vis à Airbnb | Le Devoir

Parmi un groupe d’une quarantaine de personnes ayant reçu des constats d’infraction, on est rendu à près d’un million en amendes pour des établissements qui sont tous légaux.

Philippe Hamel, président de MonsieurChalets

De nombreux hôtels et auberges modestes sont également touchés, ce qui a incité l’Association hôtellerie du Québec à déposer une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour demander au gouvernement de « recentrer l’application de la Loi sur l’hébergement touristique en ciblant les véritables acteurs de l’hébergement illégal ».

« L’application actuelle de la loi est trop stricte, elle entraîne des inspections excessives et des sanctions disproportionnées pour des établissements exemplaires », martèle la PDG de l’Association, Véronyque Tremblay, qui évoque des centaines de cas du genre.

Ces pénalités injustes affaiblissent une industrie déjà fragilisée et vont à l’encontre de l’objectif initial de la loi, qui est de combattre l’hébergement illégal.

Véronyque Tremblay, PDG de l’Association hôtellerie du Québec

1 Like

Le règlement entre en vigueur quand? Tout de suite?

J’imagine que c’est quelque jours après l’adoption au conseil municipal, le temps que la mairesse signe les papiers.

La date est probablement écrite dans le sommaire décisionnel

Bon j’ai appris qu’il faut que chaque arrondissement harmonise leur réglementation pour que ce soit applicable

Donc, ça devrait être fait aux différentes séances de conseil d’avril

1 Like

Do you know if it affects existing bookings? Or only future ones, essentially fading out the existing Airbnb’s that were already booked.

Extrait d’un article du Devoir du 18 mars intitulé « Montréal adopte son règlement qui limite les Airbnb à trois mois par année » :

Pour laisser les hôtes honorer leurs réservations actuelles, les locations à court terme restent autorisées jusqu’au 10 juin prochain, mais à compter de cette date, l’offre sera permise uniquement pour une période de trois mois par année, du 10 juin au 10 septembre.

3 Likes

ok, donc techniquement c’est le 10 septembre qu’on commencera à voir les effets.

Pour info, mon neveu étudiant qui se cherchait un appart, a trouvé de quoi dans le quartier des gares pour 8 mois, du 1er septembre au 30 mai. Le prix est assez raisonnable pour le quartier, mais surtout pour la qualité du logement presque flambant neuf : studio tout inclus (5 électros) incluant chauffage, électricité et internet pour 1200$/mois.

Le résultat? Il a libéré une chambre dans le Campus1, qu’un autre étudiant va prendre, qui va libérer probablement un appart quelque part, etc.

Je vous mettrais au courant concernant mon voisin qui a payé un prix fou pour le duplex et a mis les gens dehors pour en faire un AirBnB, en disant que c’est sa résidence principale (je l’ai vu en septembre faire des rénos pendant 3-4 semaines et puis plus jamais revu…). Stay tuned.

1 Like

En fait, le niveau de risque d’exploiter une résidence de tourisme commerciale sous le couvert d’une « résidence principale » va considérablement augmenter dès le 10 juin, car il y a l’obligation d’afficher le nouveau permis municipal à la vue du public. Pour obtenir ce permis, les exigences en matière de documents sont maintenant beaucoup plus strictes qu’auparavant et les demandes doivent être déposées en personne, car il est plus gênant de se présenter plusieurs fois pour une résidence principale et parce qu’un document papier est plus difficile à falsifier qu’un document électronique.

1 Like

Le plus ironique c’est que c’est la Ville de Montréal qui prend les moyens légaux pour mettre de l’ordre dans l’hébergement touristique. Tandis que le gouvernement Legault s’empêtre dans ses propres règlements et pénalise des entreprises légales plutôt que les responsables qui continuent dans l’illégalité a exploiter leur commerce impunément.

La CAQ :no_entry_sign:

1 Like