J’ai pris la ligne verte pendant et après le déluge et tout s’est bien passé (entre Atwater et Beaudry en tout cas).
Je ne vois vraiment pas comment il y a un lien ici ? Les demis sous-sols sont exposés aux inondations sur plusieurs faces. Si le sols autour n’absorbe plus l’eau, elle va se diriger vers le vide le plus proche.
Le métro ne l’est pas, ce sont des tunnels sous la terre, pas en tranchées. Les seuls endroits à risques sont les entrées comme Square-Victoria ou la station Frontenac où l’on entend en permanence de l’eau qui coule. Si le sol est gorgé d’eau ça va être dispersé avant d’attendre les tunnels.
Les endroits à risques sont les infrastructures routières en tranchées ou sous le niveau du sol. On pourra jamais s’en passer ou juste les remplacer. On peut améliorer les pompes et le drainage.
Entrevue au Téléjournal
Comment prévenir des inondations importantes dans les villes? L’avis d’un expert
Pourquoi le réseau d’égout déborde à Montréal lorsqu’il y a des pluies diluviennes? Quels aménagements peut-on mettre en place pour prévenir des inondations majeures?
L’animateur Sébastien Bovet a reçu en entrevue Jean-Luc Martel, professeur au Département de génie de la construction à l’École de technologie supérieure (ETS).
Ajout : dans La Presse : comparaison par heure entre les pluies diluviennes de dimanche et Debby
La Ville de Montréal dispose d’un réseau de 51 pluviomètres, qui lui permettent de mesurer l’intensité des précipitations s’abattant sur la métropole. Huit d’entre eux ont mesuré des pointes de 150 mm/h à certains moments. Et 29 autres ont atteint des pointes de 100 mm/h, explique Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville de Montréal.
Aucun pluviomètre n’avait dépassé la pointe de 100 mm/h en intensité pour la pluie du 9 août 2024.
NYC y a goûté aussi
New York City subway, streets flood after intense rains
Intense rainfall over New York caused severe flooding in the city on Monday, sending water gushing into a subway train platform, as authorities issued several flash flood warnings across the New York City metropolitan area.
“God forbid if someone slips and falls in this [water], you’d have to amputate your whole skin,” one New York commuter said.
Strong winds lashed the city accompanied by heavy rains as a Special Marine Warning was issued.
New Jersey Gov. Phil Murphy declared a state of emergency due to the intense rainfall.
Un parc éponge, ça aide mais à quel point est-ce la solution? L’ensemble des parcs éponges construit ou en voie d’être achevés à Montréal ont une capacité d’environ 3,4M de litres. C’est peu non? Par exemple, Laval construit actuellement un bassin de rétention d’une capacité à lui seul de 15M de litres.
Les parcs éponges et saillies drainantes attirent beaucoup d’attention car c’est relativement nouveau dans le paysage Montréalais, mais à ma connaissance il n’y a personne d’impliqué dans ce dossier qui avance sérieusement l’argument que c’est la solution qui va tout régler. Ça ne veut pas dire que ça ne vaut pas la peine.
À mes yeux l’intérêt principal des aménagement drainants est qu’ils permettent à la ville d’augmenter sa résilience aux fortes pluies en pigeant dans des enveloppes budgétaires autres que celle dédiée aux infrastructures souterraines, et ce sans vraiment sacrifier quoi que ce soit au niveau de la qualité des aménagements. Ça ne va pas tout régler tout seul, mais c’est le genre de solution win-win qui mérite d’être célébré, non?
Montréal construit aussi des bassins de rétention. Ce sont des ouvrages assez chers. Celui de Lachine, assez récent, a coûté 45 millions de dollars pour 45 millions de litres.
Mais ce bassin couvre 6 quartiers, un parc éponge a un impact local. Je ne crois pas qu’on puisse comparer leur capacité pour mesurer leur efficacité. Ça n’a pas du tout le même usage. La capacité relativement faible d’un parc peut bien faire la job au niveau local, ce qui est l’effet voulu. Le bassin doit ramasser l’eau d’une bonne part de la ville.
D’ailleurs, si les inondations sont souvent dans des secteurs précis à cause de cuvettes/etc, j’ai l’impression que ces bassins ne sont pas nécessairement plus LA solution, peu importe leur capacité. Si les collecteurs ne peuvent pas suffire à une pluie diluvienne, ça va inonder avant de se rendre au bassin… Ça prend aussi une absorption locale.
N’oublions pas aussi que Montréal est en train de construire ou de planifier de nouveaux bassins de rétention, notamment à Turcot. On a pas entendu parlé de ces projets dans les derniers jours.
La partie privée devra aussi être de plus en plus résiliente.
Je suis d’accord avec tout ça, c’est juste que la personne à qui je répondais critiquait le fait que Soraya Martinez disait que les parcs éponges n’étaient pas la solution. C’est un petit plus mais ça va prendre quelque chose de plus costaud si on veut régler ou améliorer significativement la situation dans des secteurs précis.
Ça prend plus, mais la base semble être d’augmenter la perméabilité des secteurs avec divers moyens.
Martinez avait visiblement doublement tort, en disant que les parcs éponges ne servent à rien (c’est une part de la solution) et en proposant de doubler la capacité des collecteurs (tous les experts que j’ai entendu dans les médias ont rejeté cette idée).
Au tour de Québec de subir une trombe d’eau avec des dommages un peu partout dans la région. Il faut dire qu’a cause de la topographie de la ville, les grandes pentes entre la haute et la basse-ville créent de puissants torrents qui submergent très rapidement les parties basses.
Mon secteur est particulièrement touché et à 11h30 en rentrant chez moi en revenant du centre commercial en voiture, il y avait une profonde marre d’eau qui dépassait le bas de mes portes. Un moment j’ai cru que mon moteur allait étouffer, mais je m’en suis finalement bien sorti en appuyant sur l’accélérateur. D’ailleurs je venais de monter la Pente Douce transformée en rivière tout en bas derrière la falaise de mon quartier (Montcalm).
Au moment où j’écris un nouvel orage sévit dans la capitale.
Résumé
Après le déluge à Québec, des questions lourdes de conséquences
Par Philippe Chabot, Le Soleil
21 juillet 2025 à 04h08
Les pluies diluviennes ravivent un débat persistant après chaque inondation: faut-il en finir avec les sous-sols ? (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Quand l’eau a commencé à s’infiltrer dans son sous-sol, Claire Beaulieu n’a rien pu faire. Comme elle, de nombreux résidents de la grande région de Québec ont vu leur maison être inondée après des pluies diluviennes. Alors que les sinistrés tentent de remettre de l’ordre dans leur vie, des questions restent en suspens.
Jeudi, Le Soleil vous rapportait l’histoire de Claire Beaulieu, une résidente du chemin du Foulon contrainte de quitter sa maison à bord d’un bateau pneumatique. Son sous-sol a été complètement inondé, et la plupart de ses biens s’y sont retrouvés endommagés ou emportés par l’eau.
Ce malheureux incident ravive un débat persistant après chaque inondation: faut-il en finir avec les sous-sols ?
Bernard Deschamps, doctorant en sciences de l’environnement à l’UQAM et créateur du Fonds d’assurance des municipalités du Québec, affirme d’entrée de jeu qu’environ 80 % des indemnités versées lors d’inondation sont attribuables à des dommages aux sous-sols.
«Il y a de plus en plus de sous-sols au Québec, et ceux-ci renferment aujourd’hui des biens de plus grande valeur, comme des cinémas maison et des chambres d’enfants. Ce qui fait que les coûts des dommages causés par l’eau grimpent rapidement», explique-t-il, en rappelant qu’à l’origine, les caves servaient surtout à entreposer du charbon et des provisions.
Environ 80 % des indemnités versées lors d’inondation sont attribuables à des dommages aux sous-sols. (Steve Jolicoeur/Archives, Collaboration spéciale)
Les résultats de ses recherches indiquent qu’un sous-sol entièrement aménagé représente le quatrième facteur le plus significatif contribuant aux dommages liés aux inondations résidentielles au Canada.
Ce facteur est devancé par la distance du bâtiment par rapport à un cours d’eau, par le débit, le courant et la vitesse de la montée des eaux ainsi que par le temps de réaction pour la réduction des dommages.
Pour limiter les dégâts, Bernard Deschamps nous pointe vers deux organismes, Architecture Sans Frontières Québec et Centre Intact d’adaptation au climat, qui fournissent des outils pour construire des sous-sols plus résilients.
«Mais ces conseils ne sont pas intégrés dans le Code national du bâtiment. Comme ce n’est pas obligatoire, l’assureur paie le minimum et le propriétaire ne va pas payer 15 à 20 % plus cher pour améliorer son sort», laisse tomber M. Deschamps.
L’an dernier, le sous-sol de son ami a été ravagé par une inondation. Pourtant, il l’a refait exactement comme avant. Avec un plancher de bois flottant et une salle de cinéma au même endroit, parce que c’est ce que remboursait sa police d’assurance.
Qui doit payer la facture?
L’argent, justement, soulève une autre question cruciale après un dégât d’eau causé par une pluie torrentielle: qui doit en assumer les coûts? Les citoyens qui n’habitent pas en zone inondable? Les municipalités? Les gouvernements? Ou encore les entreprises polluantes?
«Plus le temps avance, plus on va se poser ces questions, puisque la science nous dit que les dommages des changements climatiques ne vont qu’augmenter», dit Julien Beaulieu, avocat et chercheur en politique environnementale à l’Imperial College de Londres.
Plus le climat se réchauffe, plus l’atmosphère contient de l’humidité et comme c’est une loi exponentielle, cela veut donc dire que les probabilités d’intensité de précipitations seront plus importantes, comme les citoyens de Québec et de Lévis ont pu le vivre jeudi dernier.
Plus le climat se réchauffe, plus l’atmosphère contient de l’humidité. Cela veut donc dire que les probabilités d’intensité de précipitations seront plus importantes, comme les citoyens de Lévis ont pu le vivre jeudi dernier. (Archives, Alex Bernier)
«Mais qui est responsable? Les compagnies industrielles qui extraient du pétrole et du charbon depuis 200 ans? Les individus qui achètent ces produits, et qui sont responsables à la hauteur de la propre empreinte carbone, avec leurs déplacements en voiture depuis 50 ans et leur voyage à Cancún? Est-ce que ce sont les États qui n’ont pas mis en branle des politiques plus restrictives?» énonce l’avocat.
Par contre, il n’existe pas de réponse meilleure que les autres, affirme M. Beaulieu.
Actuellement, ceux qui subissent les inondations paient deux fois. D’abord à travers une hausse de leur assurance. Et même lorsque l’État intervient — le fédéral a investi 6,6 milliards depuis 2015 pour s’adapter aux changements climatiques — c’est encore le contribuable qui finance, rappelle Julien Beaulieu.
Il existe toutefois une autre voie pour les sinistrés: celle des recours judiciaires. Par exemple, le Péruvien Saúl Luciano Lliuya a intenté une poursuite contre le géant allemand de l’énergie RWE, qu’il tient responsable des changements climatiques ayant provoqué la fonte des glaciers menaçant sa maison.
«Ce genre de cas n’a pas eu beaucoup de succès devant les tribunaux», admet l’avocat. «Mais la science s’est affinée et elle permet de plus en plus de déterminer si, par exemple, les pluies qu’on a eues récemment au Québec ont été causées par les changements climatiques.»
Les chercheurs comparent deux modèles: l’un estime la probabilité qu’un tel événement se produise en l’absence de changements climatiques, l’autre évalue cette probabilité dans le contexte actuel, avec les changements climatiques.
«Ces nouvelles études n’ont pas vraiment été testées devant les tribunaux. Il faudra voir si ce type de dossier fonctionne et si les juges peuvent conclure que, n’eussent été les émissions d’une compagnie pétrolière, cet événement ne se serait pas produit», avance Julien Beaulieu.
Ce dernier croit cependant que le gouvernement québécois pourrait faciliter la poursuite dans ce cas-ci, comme il l’a fait avec les compagnies de tabac par le passé.
«J’aurais pu fumer toute ma vie et attraper le cancer du poumon. Mais j’aurais aussi pu ne pas fumer et l’attraper tout de même. Le tabac rend ça plus probable, mais on ne peut le tenir entièrement responsable hors de tout doute. Dans le même sens, le gouvernement pourrait donc poursuivre les compagnies polluantes, pour éviter de dépenser l’argent des citoyens», propose M. Beaulieu.
«Les Villes peuvent faire plus», mais…
De son côté, Bernard Deschamps pousse l’hypothèse que les Villes devraient contribuer davantage au remboursement des dégâts causés par les inondations, afin de les inciter à agir en amont pour réduire les risques.
«Si les municipalités payent, elles vont être obligées de faire un arbitrage entre le développement immobilier sur leur territoire […] et la considération des risques d’inondation», lance-t-il.
Il a proposé son idée à des élus municipaux, mais il a reçu un oui «très mitigé». On lui a répondu qu’il y avait déjà tellement d’autres priorités, que les municipalités paient déjà beaucoup et qu’elles manquent de ressources pour en faire davantage.
Une réponse à laquelle il s’attendait.
«C’est comme si tu demandais aux gens de payer plus cher leur prime d’assurance pour les inciter à faire plus attention. La plupart répondront non», donne en exemple M. Deschamps.
Il convient que la solution qu’il propose semble simple, mais que les autres problématiques de la société placent les municipalités devant un dilemme: où investir l’argent?
«C’est un choix qu’elles devront faire», glisse-t-il. «Mais les dommages causés par les changements climatiques semblent s’aggraver, alors peut-être que cela deviendra une priorité.»
Une rue fermée par la pluie abondante
Par Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil
25 juillet 2025 à 07h13|
Mis à jour le25 juillet 2025 à 07h15
Vendredi matin, le SPVQ surveille plusieurs rues à risque d’être fermées par des débordements d’eau. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Un tronçon de la 3e avenue est fermé dans le secteur de Charlesbourg en raison d’un débordement d’eau.
Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) surveille plusieurs secteurs de la ville où des rues pourraient être fermées en raison de la pluie abondante.
Depuis environ 6 h 30, la 3e avenue Ouest est fermée entre la 41e rue et la 46e rue, dans le secteur de Charlesbourg. À cet endroit, la 3e avenue Ouest passe sous l’autoroute 40.
La semaine dernière, plusieurs rues ont été inondées dans le secteur du boulevard Champlain et dans le secteur de la Pente-Douce. Les quantités d’eau importantes ont nécessité l’évacuation de résidents et des réparations à la chaussée.
2025-07-26 @ 1h00
Selon les données les plus récentes, Montréal est actuellement en tête des grandes villes mondiales pour la mauvaise qualité de l’air, une situation directement liée aux feux de forêt actifs dans l’Ouest canadien.






