Édifices patrimoniaux et archéologie - Ville de Québec et région

Comme on peut le constater la notion de patrimoine est plutôt élastique et dans certains cas vraiment approximative. L’édifice disparu sans faire de vague sera remplacé par le projet Ludovica LUDOVICA, appartements urbains ajoutera 96 logements dans Saint-Roch en 2027 | Monsaintroch

Ce bâtiment classé du Vieux-Québec intra muros fait face à deux sites historiques de très grande valeur et tout près des remparts. Il constitue une véritable verrue urbaine à cause de son apparence délabrée et la négligence volontaire de la part de son propriétaire.

50 000 $ d’amende pour avoir laissé un bâtiment patrimonial se dégrader

Le bâtiment a été construit entre 1828 et 1850, si l’on se fie au Répertoire du patrimoine bâti de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Philippe Kirouac

Le propriétaire d’un bâtiment patrimonial délabré du Vieux-Québec devra payer une amende de 50 000 $ pour avoir omis de remettre sa propriété en état malgré les efforts répétés des autorités municipales pour l’inciter à remédier à la situation.

Dans un jugement rendu mercredi, la Cour supérieure du Québec a rejeté l’appel intenté par François Béland, propriétaire d’un immeuble de 12 logements occupant les adresses physiques 1 ½ à 3A, rue D’Auteuil et 22 à 28, rue Elgin.

M. Béland estimait que l’amende que la Cour municipale du Québec lui a imposée le 12 mars 2025 était déraisonnable.

Reproches

Il reprochait en outre au juge de première instance d’avoir manqué à son obligation d’apparence d’impartialité, et d’avoir tenu compte de facteurs aggravants ne reposant sur aucune preuve.

La Cour supérieure ne s’est toutefois pas rendue aux arguments du propriétaire. Elle conclut que le juge a eu raison de lui imposer une amende de 50 000 $.

Le propriétaire du bâtiment a été condamné par le passé à des amendes de 1000 $ et 2000 $ pour des infractions similaires.

Photo : Radio-Canada / Philippe Kirouac

Le tribunal rappelle qu’avant l’infraction à l’origine de sa condamnation, qui a été constatée le 8 février 2023, François Béland avait reçu plusieurs avis, recommandations, avertissements et constats d’infraction ainsi qu’un avis de détérioration se rapportant à l’état de son immeuble.

Volonté de dissuader

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Or, c’est précisément pour sévir contre les propriétaires sur lesquels les amendes de faible ampleur n’ont aucun effet que l’Assemblée nationale a légiféré pour porter les amendes maximales à 250 000 $, a fait valoir la Cour.

Depuis 2013, la municipalité avise régulièrement l’appelant d’effectuer certains travaux [et il] n’a rien fait. Les deux amendes antérieures n’ont rien changé. Elles n’ont pas réussi à convaincre l’appelant d’effectuer des démarches pour mettre en ordre son immeuble, peut-on lire dans le jugement.

La Ville de Québec estime que le bâtiment revêt un intérêt patrimonial « exceptionnel ».

Photo : Radio-Canada

Dans son appel, le procureur de M. Béland alléguait que le juge de première instance avait eu tort d’inclure, parmi les facteurs aggravants, l’intensité des nuisances subies par le voisinage, puisque celles-ci n’ont été corroborées par aucun témoin.

“Délabrement généralisé”

La Cour n’est pas de cet avis. Elle relève que la jurisprudence a reconnu que pour certaines nuisances, telles que celles de nature visuelle, le témoignage d’un témoin ou d’un tiers n’est pas requis. Des photos peuvent suffire à établir la preuve

L’ensemble des photos du bâtiment de l’appelant démontrent un état de délabrement généralisé, ce qui a permis au juge de conclure qu’effectivement, il s’agissait d’une nuisance visuelle.
Une citation de Extrait du jugement de la Cour supérieure du Québec

Le procureur de François Béland remettait également en question l’impartialité du juge de première instance, lui reprochant notamment d’avoir parlé d’expropriation dans le passage suivant de sa décision :

“Le défendeur entend demeurer passif et laisser l’immeuble se détériorer jusqu’à ce que la Ville de Québec soit dans l’obligation de l’exproprier afin d’éviter la démolition d’un bâtiment patrimonial.”
La Cour supérieure fait cependant remarquer que c’est le procureur de M. Béland qui a le premier parlé d’expropriation lors de la présentation de sa preuve. Et ce n’est qu’à la suite de cette évocation que le juge y a fait allusion à son tour.

“Le procureur de l’appelant ne peut aujourd’hui reprocher au juge de parler d’expropriation, c’est lui qui a introduit cette notion. Cette réflexion n’a rien à voir avec son impartialité ou son apparence d’impartialité”, tranche le tribunal.

François Béland ayant échoué à démontrer une erreur en droit du juge et à soulever un doute quant à l’impartialité du juge, la Cour supérieure a décidé de rejeter son appel.

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Six millions de plus pour l’amélioration du parc des Moulins de Charlesbourg

Le parc des Moulins, en été. (Photo d’archives)

Photo : Crédit : Ville de Québec

La Commission de la Capitale-Nationale (CCNQ) investit six millions de dollars pour mettre en valeur le parc des Moulins, dans le secteur de Charlesbourg, d’ici 2030.

Une somme de 9 M $ avait déjà été débloquée par le gouvernement du Québec pour le maintien d’actif du parc de 29 hectares situé sur l’ancien site du zoo de Charlesbourg. Les 6 M $ de dollars additionnels proviennent du fond de mise en valeur de la CCNQ.

Le député de Charlesbourg Jonatan Julien introduit le plan de mise en valeur du parc des Moulins.

Photo : Radio-Canada

Le projet de réaménagement représente un investissement total de 15M $. Il vise la mise en valeur du passé du site, son patrimoine industriel et la présence d’un jardin zoologique, entre 1940 et 2006.

On avait un site sans vision. On a investi près de 230 millions à la fin de ces investissements-là sur le site de l’ancien zoo, a rappelé le député de Charlesbourg, Jonathan Julien, citant la construction de deux écoles sur les lieux.

Parmi les travaux déjà en cours, on compte la réfection du mur d’enceinte de l’entrée du parc, de même que la naturalisation des berges de la rivière du Berger.

Environ 70 arbres ont été abattus dans le cadre du chantier, 80 arbres et 780 arbustes seront replantés pour compenser, assure la CCNQ.

Réaménagement de trois maisons historiques

Ces six millions supplémentaires permettront aussi le réaménagement des maisons ancestrales Cayouette, Bernard et Brassard, toutes situées dans le parc.

La maison Brassard, dans le parc des Moulins, sera réaménagée dans le cadre des travaux.

Photo : Crédit : Ville de Québec

Les travaux doivent s’échelonner de l’automne 2026 jusqu’en 2028. Certaines maisons, à terme, pourraient accueillir des expositions. La CCNQ procèdera aussi à l’amélioration des sentiers du parc à partir de l’automne 2026.

D’ici 2030, le parc des Moulins accueillera un parcours d’art public et la création d’un jardin nourricier en partenariat avec le Centre de service scolaire des Premières seigneuries.

Des vestiges d’anciens moulins seront aussi restaurés, dont les moulins Douville, Plamondon, des Jésuites, des Houde et le site de la fabrique d’allumettes.

Le parc restera accessible le temps des travaux, mais certains secteurs pourraient être inaccessibles temporairement le temps que les chantiers soient complétés.

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Deux immeubles patrimoniaux évacués à Saint-Roch et Saint-Sauveur

La Ville de Québec a ordonné mercredi l’évacuation de deux immeubles résidentiels classés patrimoniaux situés à Saint-Roch et Saint-Sauveur. Les deux bâtiments, qui appartiennent au même propriétaire, ont fait l’objet d’inspections successives après des signalements d’inspecteurs municipaux, menant à des constats de détérioration structurelle.

Les logements du 616 à 622, rue Saint-François Est, dans Saint-Roch bien que vacants ont reçu un ordre d’évacuation en raisons de plusieurs constats de détérioration structurelle

Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin

Deux interventions liées dans la même journée

Une première intervention a été déclenchée en matinée au 616 à 622, rue Saint-François Est, dans Saint-Roch. En cours de journée, une seconde inspection a été réalisée au 452 à 456, rue Signaï, dans Saint-Sauveur.

« Les inspecteurs en bâtiment nous ont signalé mercredi matin la première intervention sur Saint-François et dans l’après-midi sur Signaï », explique Alexandre Lajoie, officier médias au Service de protection contre l’incendie.

Il précise que les deux immeubles étant associés au même propriétaire, la vérification du second bâtiment s’inscrivait dans une démarche de précaution élargie. Dans les deux cas, des signes d’affaissement ont été observés, menant à une recommandation d’ingénieur et à l’émission d’ordonnances.

Deux personnes évacuées

La situation différait toutefois d’un immeuble à l’autre. Le bâtiment de la rue Saint-François, qui compte trois logements, n’était pas occupé au moment de l’intervention, ce qui a influencé la nature des mesures prises sur place.

« Les logements sur Saint-François n’étaient pas occupés, c’est comme si le bâtiment était vacant et laissé un peu à l’abandon, donc il n’y a pas eu d’évacuation même s’il y a eu une ordonnance à ce propos; c’était surtout pour interdire l’accès au bâtiment », explique Alexandre Lajoie.

En revanche, deux logements étaient occupés dans l’immeuble de la rue Signaï.

« Il y avait deux logements occupés […] donc dans ce cas on a dû évacuer les résidents », précise-t-il.

Les personnes concernées ont été prises en charge par la Croix-Rouge.

Selon les données du rôle d’évaluation foncière de la Ville de Québec, l’immeuble de la rue Signaï était auparavant la propriété de Claude Marin, décédé en août dernier. Celui de la rue Saint-François est quant à lui inscrit au nom de Nicolas Marin, qui assure désormais la gestion des deux bâtiments. Les autorités n’émettent toutefois aucun commentaire sur cette situation et concentrent leurs interventions sur les enjeux de sécurité.

Le bâtiment abritant les logements 452 et 456 de la rue Signaï ont eux aussi dû être évacués
Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin

Des états extérieurs contrastés

Plus de détails

Sur le terrain, l’immeuble de la rue Saint-François présente des signes visibles de dégradation. Un périmètre grillagé a été installé pour en interdire l’accès. La maçonnerie montre des traces d’effritement et une fenêtre du deuxième étage est endommagée, témoignant d’un état général de désuétude.

À l’inverse, le bâtiment de la rue Signaï apparaît, de l’extérieur, en meilleur état. Les problèmes identifiés concernent toutefois la structure interne, notamment un gonflement de la fondation en pierre de moellon, un indice pouvant signaler une instabilité.

Des démarches encadrées et complexes

Les autorités rappellent que l’évacuation s’inscrit dans une procédure préventive bien définie.

« D’abord on émet une ordonnance d’évacuation, ensuite on impose des conditions pour que les bâtiments puissent être réintégrés », explique Alexandre Lajoie.

Ces conditions incluent généralement la production d’un rapport d’ingénieur confirmant la sécurité des structures.

« Le propriétaire doit faire ses démarches et rendre le bâtiment conforme », ajoute-t-il, précisant que le suivi sera assuré par les inspecteurs municipaux et les services de prévention incendie.

Le statut patrimonial des immeubles ajoute toutefois un niveau de complexité. Les travaux de réparation ou de rénovation doivent respecter des exigences particulières, ce qui peut allonger les délais nécessaires avant une éventuelle réintégration.

Pour l’heure, aucune échéance n’a été avancée quant à la suite du dossier.

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Un hôtel de ville bientôt dans un «bijou» patrimonial

Le maire de Château-Richer est convaincu: le choix le plus rentable pour son administration et ses citoyens est de déménager l’hôtel de ville dans un site patrimonial. «Tout le monde va être gagnant», soutient Gino Pouliot.

«C’est l’occasion de mettre en valeur un des bijoux de notre noyau villageois, et de revitaliser le cœur de notre village», lance le maire Pouliot, lors de la visite du Soleil.

Ce bâtiment qu’il considère comme un «bijou» est le vieux couvent de Château-Richer, qui est situé sur l’avenue Royale. L’immeuble a été cité comme patrimonial par la municipalité en 2008 et est implanté sur un site archéologique, classé par le ministère de la Culture et des Communications en 2015.



De 1907 jusqu’au début des années 60, le couvent a servi d’école pour les enfants de la communauté. Des cours pour adultes y seront ensuite donnés jusqu’en 1972. Au début des années 2000, le bâtiment est restauré et le site fait l’objet de fouilles archéologiques. (Frédéric Matte/Le Soleil)

L’immeuble construit en 1907 appartient au Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré. Le musée Aux Trois Couvents, qui occupe la majeure partie du bâtiment, a fermé ses portes en juin 2025, à la suite de certaines difficultés rencontrées par l’organisme.

Depuis la fermeture du musée, les quatre étages de l’immeuble et tous les artéfacts historiques qu’ils contiennent accumulent la poussière. Seuls les locaux du Centre de Généalogie, des Archives et des Biens culturels sont toujours actifs.

Un dollar

Dans une optique de «saine gestion municipale», et pour la pérennité du bâtiment patrimonial et du lieu culturel, Château-Richer envisage d’acquérir le bâtiment et d’aménager les bureaux de ses cols blancs dans le vieux couvent. Il s’agit de l’option la plus «rentable», selon le maire Pouliot.

Ainsi, l’immeuble devrait être acquis par la Ville dans les prochaines semaines pour la somme symbolique de un dollar. M. Pouliot préfère décrire la transaction comme un «transfert de propriété», entre l’organisme culturel et la Ville, plutôt qu’une vente classique.

La dernière étape à franchir pour que la transaction puisse être effectuée est le vote du conseil municipal, le 11 mai prochain. Le maire Pouliot assure que tous les conseillers autour de la table sont favorables au projet.

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Lorsque l’aménagement de la douzaine de bureaux tout neufs sera effectué au quatrième étage, la municipalité entend collaborer avec le Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré pour réhabiliter l’espace muséal dans le reste du bâtiment. L’organisme pourra ainsi relancer ses activités sans avoir à supporter la charge financière de l’immeuble.

Le maire Pouliot fait visiter au Soleil le quatrième étage du vieux couvent, qui devrait éventuellement accueillir les nouveaux bureaux de l’hôtel de ville. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Des millions économisés

Le point de départ de cette réflexion est la nécessité de mettre aux normes la caserne de pompiers, qui est située dans le même bâtiment que l’actuel hôtel de ville. La construction d’une nouvelle caserne demanderait des investissements de 6 à 13 millions de dollars, selon Château-Richer.

En contrepartie, la mise aux normes de la caserne actuelle, le déménagement des bureaux de l’hôtel de ville ainsi que les frais d’entretien du vieux couvent sont estimés à 2,8 millions, soit un montant largement inférieur au prix d’une nouvelle caserne, affirme le maire Pouliot.



La caserne de pompiers pourra être mise aux normes et disposer de nouveaux équipements essentiels aux pompiers, qui seront aménagés dans les espaces laissés vacants par l’actuel hôtel de ville. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Rapport d’inspection à l’appui, l’élu souligne que les réparations qui doivent être faites sur le bâtiment ancestral sont «mineures et esthétiques». Quelques travaux de maçonnerie, une réfection du clocher, ainsi que le remplacement de la galerie arrière sont les principaux travaux à effectuer.

Ces travaux sont évalués à 659 000 $, selon le maire. Son administration s’est dotée de subventions gouvernementales à la hauteur de 419 000 $. Les contribuables devraient payer «seulement» 240 000 $ pour les travaux, se réjouit M. Pouliot.

Les frais annuels quant à l’occupation du bâtiment sont estimés à 33 000 $ par année. Avec l’acquisition du bâtiment, la municipalité prendra également en charge le remboursement d’une marge de crédit de 50 000 $ contractée par le musée.

Le coût d’aménagement de nouveaux bureaux s’élève à 1,2 million de dollars. De l’autre côté, la mise aux normes de la caserne et la transformation des anciens locaux municipaux devraient coûter 937 000 $.

Si le projet de la Ville se déroule comme prévu, les nouveaux bureaux devraient être prêts au début 2027.

Des vestiges de 1653

«On est fiers de ce beau projet-là, c’est un projet porteur pour nos générations futures. C’est un beau legs qu’on va laisser. On a beaucoup de patrimoine et de culture à Château-Richer, et c’est important de montrer l’exemple en tant que municipalité», commente M. Pouliot.



Pour le maire Pouliot, la valorisation du vieux couvent s’inscrit dans une vision à long terme de revitaliser le cœur de sa ville ainsi que l’avenue royale. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Les fouilles archéologiques réalisées sur les lieux entre 1997 et 2010 ont mis au jour la riche histoire du site. Des vestiges d’un moulin construit en 1653, qui a ensuite servi de prison, ont notamment été découverts.

Le couvent actuel est en fait le troisième bâtiment de ce type construit sur ce terrain. La première école avait été érigée sur place en 1694. En 1759, les troupes britanniques séjournent dans le couvent avant d’y mettre le feu.

Les ruines de ce premier immeuble resteront intouchées jusqu’en 1829, alors que commence la construction d’une deuxième école à partir de la maçonnerie toujours présente sur place.

Le rez-de-chaussée de l’espace muséal comporte des sections de plancher vitrées qui permettent d’observer les fondations des premiers bâtiments. (Frédéric Matte/Le Soleil)

À la suite de la découverte de problèmes de salubrité, ce deuxième couvent sera démoli en 1905. Le bâtiment actuel a été construit en 1907 selon les plans de l’architecte Joseph-Georges Bussières.

Le style du bâtiment s’inspire entre autres d’éléments du type Second Empire. D’ailleurs, l’enveloppe extérieure de l’immeuble comporte de nombreuses similitudes avec le Vieux-Couvent de Neuville, bâti en 1877.

D’après le ministère de la Culture, de nombreux emplacements du site archéologique demeurent «inexplorés» et conservent «un important potentiel de recherche».

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Une Semaine du Patrimoine pour aller au-delà des circuits historiques plus connus

Les férus d’histoire, passionnés de patrimoine ou simples curieux d’en apprendre davantage auront de quoi à se mettre sous la dent au cours des prochains jours. La 3e édition de la Semaine du Patrimoine proposera des activités aux quatre coins de la ville de Québec.

Simon Bélanger • 16 mai 2026

Le parc du Moulin-de-l’Hôpital, dans le quartier Saint-Sauveur, sera le point de départ d’une visite le 20 mai, à propos de l’îlot villageois Saint-Vallier Ouest.

Crédit photo: Jean Cazes (archives)

La fin de semaine de trois jours, entraînée par le congé férié de la Journée nationale des Patriotes, marque le coup d’envoi de cette nouvelle édition de la Semaine du Patrimoine.

Jusqu’au 24 mai, des activités d’animation, conférences, spectacles, prestations musicales, démonstrations de savoir-faire traditionnels et ateliers se dérouleront dans tous les arrondissements.

«C’est vraiment comme ça que la programmation est conçue. Pour avoir travaillé à Charlesbourg [au Moulin des Jésuites] pendant des années, le patrimoine de proximité est super important», explique Delphine Delmas, conseillère à la mise en valeur du patrimoine à la Ville de Québec.

Celle-ci est en charge pour une deuxième année de la Semaine du Patrimoine, après avoir fait partie de la programmation la première année, lorsqu’elle travaillait à Charlesbourg.

Mme Delmas explique que les activités proposées s’adressent à toute la famille, et «pas seulement pour des gens avec une connaissance plus pointue».

Le patrimoine, au-delà du bâti

Par ailleurs, même si le réflexe est d’associer le patrimoine aux bâtiments historiques et autres maisons patrimoniales, le terme définit un ensemble beaucoup plus vaste.

«Oui, la Ville de Québec est une ville du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle a également trois sites patrimoniaux déclarés sur son territoire. Donc, en plus du Vieux-Québec, on a Sillery, Charlesbourg et Beauport. […] En plus de ces endroits-là, il y a du patrimoine partout, dans tous les arrondissements. On pense au Vieux-Loretteville, à Cap-Rouge, au chemin de la Canardière… Tous ces endroits sont dignes d’intérêt, parce que l’histoire, à un moment donné, a commencé à ces endroits-là», ajoute Delphine Delmas.

La programmation comporte des activités plus traditionnelles, comme des visites de Place Royale ou des plaines d’Abraham. Mais d’autres sortent un peu des circuits guidés habituels.

Par exemple, des guides interprèteront des personnages historiques associés au développement de noyaux villageois. Ces visites s’intéresseront au développement de la rue Saint-Vallier Ouest (Saint-Sauveur), du chemin de la Canardière (Limoilou), du chemin Sainte-Foy (Montcalm), de l’avenue Royale (Beauport), de Cap-Rouge, de Charlesbourg et de Loretteville.

«Ces noyaux villageois, c’est ce qu’on appelle les “parcours-mères”, c’est-à-dire les premières maisons, les premiers villages, qui se sont installés en dehors du Vieux-Québec», complète Mme Delmas.

Histoire d’immigration

Bien souvent, quand on pense à l’histoire du Québec et au déplacement de population, on remonte à l’époque de la colonisation et de la Nouvelle-France. Pourtant, la Ville de Québec a été touchée par différents mouvements migratoires plus récents, au XIXe, au XXe et au XXIe siècle.

Ce sera d’ailleurs le sujets de visites thématiques qui se dérouleront dans Saint-Jean-Baptiste et le Vieux-Limoilou. Dans ces deux secteurs, la programmation était moins garnie lors des premières éditions de la Semaine du Patrimoine.

Par exemple, le 16 mai, un circuit guidé permettra de revenir sur l’accueil de la population irlandaise, de réfugiés chiliens ou de marchands libanais.

«La population issue de l’immigration s’installe et contribue à faire évoluer les quartiers, crée de la mixité. Ces circuits permettent de découvrir comment l’immigration a contribué à construire ces quartiers», termine Delphine Delmas.

Ces visites sont offertes en collaboration avec l’organisme Découvrir ma cité, un organisme spécialisé dans l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, qui offre déjà un parcours guidé dans le Vieux-Québec.

Un salon des artisans immigrants aura aussi lieu le 16 mai à la bibliothèque Gabrielle-Roy, dans le quartier Saint-Roch.

Résumé

Programmation dans nos quartiers et ailleurs

Toutes les activités de la programmation sont gratuites. Certaines sont en accès libre, tandis que la réservation est obligatoire pour d’autres, comme les différentes visites guidées.

Un événement d’envergure conclura la Semaine du Patrimoine. Du 22 au 24 mai se tiendra, dans le Trait-Carré (Charlesbourg), l’événement Lumière sur le patrimoine. Des conférences sur des thématiques aussi variées que l’histoire de l’alimentation, le hip-hop et les projets de construction avortés à Québec succéderont à des spectacles de musique et des ateliers.

Puis, le 22 et le 24 mai, de 20h30 à 21h30, l’église Saint-Charles-Borromée sera illuminée par le spectacle Entre souffle et lumière, qui mélangera musique et projections en arts visuels.

Voici maintenant quelques autres activités dans chacun de nos quartiers.

Limoilou

Montcalm

Saint-Sacrement

Saint-Jean-Baptiste

Saint-Roch

Saint-Sauveur

Vieux-Québec

Ailleurs

La programmation complète est disponible en cliquant ici.

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Un panneau solaire jugé « déraisonnable » dans le Vieux-Québec

Un nouveau module solaire permanent installé aux abords de l’avenue Saint-Denis, dans le Vieux-Québec, suscite de la grogne dans le voisinage. Le reportage de Flavie Sauvageau.

Voir que sur toute la grandeur du terrain de la Citadelle de Québec, c’était le seul endroit possible. Mais quel incompétent en direct du campus Carling à Ottawa à décider cela et à quel point ces fonctionnaires sont déconnectés.

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Dans le cadre de mes promenades urbaines à Québec, voici certains clichés du Vieux-Québec pris mardi le 2 juin. Du pur bonheur à arpenter ces rues si belles à voir. C’est souvent une marche de 10 kilomètres dans tous les sens, un plaisir que j’aime renouveler sans jamais m’en lasser.






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Le moulin à scie Bouchard, l’un des derniers témoins du patrimoine industriel de Charlevoix, se retrouve à un moment décisif de son existence. Le bâtiment historique qui servait de décors au téléroman Le temps d’une paix, la télésérie signée par Pierre Gauvreau entre 1980 et 1986, doit être restauré pour survivre.

La nouvelle détentrice des lieux, Danielle Bouchard, fille du dernier propriétaire de la lignée à avoir exploité le moulin, entend consolider le bâtiment qui tire son énergie du harnachement de la rivière Jean-Noël qui le borde. Elle en appelle au public. « Après la mort de mon père en 1986, le moulin a cessé d’être utilisé. On a continué de faire des visites pour des groupes, mais il s’est dégradé. »

Une partie d’un mur menaçait de s’effondrer ; ce mur de pierres vient d’être refait. Des ouvriers s’activent cette semaine à consolider la charpente. Il faut désormais s’attaquer à changer des poutres de soutènement. « Nous avons obtenu une subvention de la MRC de 50 000 $, mais on en a pour pas loin de 200 000 $ rien que pour la première phase des travaux ! » L’ampleur des travaux à réaliser dépasse largement les capacités d’une seule personne, constate-t-elle.
[…]

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Ce moulin appartient à ma bonne amie Danielle Bouchard connue dans mon groupe de randonnées de Charlevoix. Sa famille en est propriétaire depuis des générations. Alors c’est d’abord l’histoire qu’il faut faire mieux connaitre et le patrimoine qu’il faut préserver. Le téléroman le Temps d’une Paix en aura révélé l’existence, mais cela n’aura pas suffit à garantir sa pérennité.

Je compte personnellement contribuer à un don étant un amoureux du patrimoine, mais c’est vraiment les MRC de Charlevoix et le gouvernement du Québec qui devront supporter financièrement ce sauvetage.

Ce moulin est sur le parcours de la rivière Jean-Noël dont la chute principale tout près du village de Saint-Irénée est accessible par un sentier pédestre au terrain des loisirs en haut du village.

Comme je ne trouve pas mes photos de l’endroit voici un aperçu ici;

https://www.alltrails.com/fr/poi/canada/quebec/saint-irenee/chute-de-la-riviere-jean-noel

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J’ai mis cet article dans ce fil puisqu’il est en rapport avec le patrimoine et l’urbanisme.

Ces cicatrices urbaines qui défigurent le paysage de Québec

Inauguré en novembre 1946 et restauré en 1981 pour être mis aux normes de la Ligue nationale de hockey, le Colisée de Québec perd sa vocation en 2015 au profit de son nouveau voisin, le Centre Vidéotron. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

1 DE 2 | Elles font partie du paysage bien malgré nous. Tellement que parfois, on finit par ne plus les voir. Le Soleil vous présente aujourd’hui et demain dix cicatrices urbaines à Québec.

1. Le Colisée tant aimé

2. Le garage Newton du RTC

3. L’école Saint-Louis-de-Gonzague

4. Le Foyer Nazareth

5. Église Saint-Vincent-de-Paul

Résumé

1. Le Colisée tant aimé

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Le Colisée à côté de son successeur, le Centre Vidéotron (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le Colisée de Québec (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le Colisée de Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le Colisée de Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

L’intérieur du Colisée, en 2025 (Frédéric Matte/Le Soleil)

L’intérieur du Colisée, en 2025 (Frédéric Matte/Le Soleil)

AVANT: Inauguré en novembre 1946 et restauré en 1981 pour être mis aux normes de la Ligue nationale de hockey, le Colisée de Québec perd sa vocation en 2015 au profit de son nouveau voisin, le Centre Vidéotron.


À lire aussi


Pas de démolition du Colisée avant 2027

MAINTENANT: la mythique enceinte est devenue un espace d’entreposage. Après plus de dix ans, elle attise encore espoirs et passions des citoyens. Il faudra encore plusieurs mois avant d’en savoir plus sur ce que l’avenir réserve à ce site. En 2025, le maire Bruno Marchand a affirmé que la démolition était la seule option.



2. Le garage Newton du RTC

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Vue aérienne du site (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Vue aérienne du site (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le chantier de construction du garage électrifié Newton a été mis sur pause à la demande du gouvernement du Québec au printemps 2025. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Le chantier de construction du garage électrifié Newton a été mis sur pause à la demande du gouvernement du Québec au printemps 2025. (Caroline Grégoire/Le Soleil)


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À l’arrêt complet: le sort du garage Newton toujours incertain

AVANT: Le Réseau de transport de la Capitale a comme projet la construction d’un garage qui sera dédié à sa flotte d’autobus électriques. Après étude et planification du projet, on passe à l’action en 2023: le site choisi sera celui de l’ancien centre de distribution des magasins Simons sur la rue Newton, dans le parc industriel Frontenac. Mais le gouvernement du Québec met le frein d’urgence sur le projet. La raison? L’augmentation des coûts, le projet passant de 200 à 647 millions en six ans.

MAINTENANT: Radio-Canada nous apprenait le 5 juin que le gouvernement du Québec déplaçait une subvention de 203 millions prévue pour le garage Newton vers le projet de la ligne bleue du Métro de Montréal. Qu’adviendra-t-il du projet du RTC?

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3. L’école Saint-Louis-de-Gonzague

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(Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

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(Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

(Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

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(Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

AVANT: Construit en 1898 sous la gouverne des Sœurs de la Charité de Québec, le bâtiment a servi à éduquer les jeunes esprits pendant plus d’un siècle. En 2010, l’école qui se trouve sur la rue d’Aiguillon, derrière Le Capitole, déménage: l’Académie Saint-Louis en fait alors l’acquisition et la relocalise dans Lebourgneuf.


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Incendie suspect dans une ancienne école du Vieux-Québec

MAINTENANT: En 2023, la Ville se porte acquéreur du bâtiment patrimonial et de son voisin, le Foyer Nazareth, pour une somme d’environ 8,3 millions. L’objectif de cette transaction? Créer près de 150 nouveaux logements et éviter, selon les dires du maire Bruno Marchand, que le Vieux-Québec devienne un «Walt Disney en carton». Le 11 mai dernier, un incendie s’est déclaré dans l’édifice. Une enquête est en cours.

4. Le Foyer Nazareth

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(Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

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AVANT: Quand le patrimoine militaire et religieux se rencontre: la première vocation de l’édifice construit en 1868 est l’hébergement de militaires britanniques mariés. Une fois ceux-ci partis, ce sera au tour des Sœurs de la Charité d’occuper l’édifice et d’y poursuivre des œuvres sociales. Dans un premier temps, on y fonde un orphelinat pour garçons. Par la suite, on y créera l’Hospice Nazareth, qui finalement deviendra le Foyer Nazareth. Celui-ci sera opéré jusqu’en 2011, année où le CHU de Québec en devient le propriétaire.


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MAINTENANT: Tout comme sa voisine, l’École Saint-Louis-de-Gonzague, nous attendons toujours des détails sur l’avenir de cet édifice patrimonial.



5. Église Saint-Vincent-de-Paul

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AVANT: Le site au coin de la côte d’Abraham et de l’autoroute Laurentienne a été le théâtre de décennies de spéculations et d’érosion du patrimoine de la ville. Le Patro a été détruit dans les années 1970, et la façade de l’église, dernier souvenir, a été démantelée en 2010. Le terrain est resté vacant depuis.


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MAINTENANT: Après presque 40 ans sans vocation, l’îlot Saint-Vincent-de-Paul revivra bientôt, alors qu’un projet de 151 logements sociaux, évalué à 55 millions, a été annoncé en avril. Le début de la construction projeté au printemps 2027, pour une livraison vers la fin 2028 ou au début 2029.

À lire demain: La suite de notre dossier.

On aura vu pire comme verrues urbaines…

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Je pensais cela moi aussi. Tout est en effet une question de point de vue, disons que Québec a probablement les plus belles verrues urbaines des grandes villes du pays.

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