Économie

Réalisation d’un contrat de la Défense nationale Investissement Québec appuie Chantier Davie

PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL

D’une valeur initiale de 500 millions, le contrat de cinq ans de la Défense nationale vise la réalisation d’un vaste réaménagement à mi-vie des trois frégates de patrouille de la Marine royale canadienne.

(Lévis) Investissement Québec appuie Chantier Davie Canada pour la réalisation d’un contrat de la Défense nationale en lui versant une contribution financière sous la forme d’un cautionnement d’un montant maximal de 8 millions.

Publié le 26 octobre 2020 à 9h05 https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-10-26/realisation-d-un-contrat-de-la-defense-nationale/investissement-quebec-appuie-chantier-davie.php

La Presse Canadienne

Cette caution offrira une garantie financière exigée par le gouvernement fédéral pour l’exécution de travaux de maintenance de la première frégate NCSM St-John’s dans le cadre d’une entente initiale de 500 millions visant l’entretien de trois frégates de la Défense nationale.

Ce contrat permettra de consolider plusieurs centaines d’emplois bien rémunérés, précise-t-on dans un communiqué du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

« Ces travaux de maintenance de frégates canadiennes témoignent de la reconnaissance de l’expertise québécoise en construction navale », a déclaré le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon par communiqué.

« Notre industrie navale est maintenant prête à devenir un pilier de la reprise économique et de la croissance future du Québec », a de son côté affirmé le président et chef de la direction de Chantier Davie Canada, James Davies.

D’une valeur initiale de 500 millions, le contrat de cinq ans de la Défense nationale vise la réalisation d’un vaste réaménagement à mi-vie des trois frégates de patrouille de la Marine royale canadienne. Il est prévu que la valeur et la durée de ce contrat augmenteront avec l’ajout de nouveaux lots de travaux.

« On va les remplir, les bureaux vacants »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Dans l’immédiat, la situation reste très difficile pour le centre-ville de Montréal.

Le comité consultatif de reprise et de relance économique de la ville de Montréal est optimiste

Publié le 27 octobre 2020 à 6h00 https://www.lapresse.ca/affaires/2020-10-27/centre-ville-de-montreal/on-va-les-remplir-les-bureaux-vacants.php

Antoine TrussartAntoine Trussart
La Presse

Le milieu des affaires montréalais n’est pas inquiet pour l’avenir à long terme du centre-ville, même si pour le moment, il est un « patient aux soins intensifs », selon Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Quatre des membres du comité consultatif de reprise et de relance économique de la ville de Montréal étaient en conversation avec Déborah Cherenfant, porte-parole de la Jeune chambre de commerce du Montréal métropolitain, lors de l’évènement C2 Montréal, lundi. Ils ont discuté de l’avenir du centre-ville, de l’industrie touristique et des possibilités d’une relance verte.

Le centre-ville survivra

Les panélistes ont bon espoir que les entreprises vont recommencer à envoyer leurs employés au centre-ville pour retrouver les avantages du travail en face à face. « Depuis un mois, je n’entends que des dirigeants d’entreprise parler de la frustration d’une certaine perte de productivité au niveau du travail en équipe, a remarqué Michel Leblanc, de la CCMM. On s’en va vers des modèles hybrides où il y aura beaucoup d’insistance sur les rencontres en personne dès que la pandémie va le permettre », a-t-il ajouté.

« Vous pouvez compter sur nous, on va les remplir, les bureaux qui pourraient devenir vacants dans les prochains semestres », a annoncé Stéphane Paquet, président-directeur général de Montréal International.

Dans l’immédiat, la situation reste très difficile pour le centre-ville de Montréal. M. Leblanc demande une bonification des programmes d’aide aux commerçants et « des données beaucoup plus claires de la part de la Santé publique » sur les risques associés aux transports en commun et à la présence d’employés dans les bureaux.

Industrie touristique

« On a décidé d’être la destination qui sortirait la première de la crise. On veut garder la marque de la destination vivante », a annoncé Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal. Si l’année 2020 a été catastrophique pour l’industrie touristique, il prévoit que 2021 sera « une année de transition ».

Dans l’immédiat, « il faut préserver tout le bassin de chambres d’hôtel », selon Philippe Rainville, président-directeur général d’Aéroports de Montréal (ADM), et « faire attention à la déstructuration du produit touristique » à Montréal, selon M. Lalumière.

Les deux hommes appellent à agir pour sauver les restaurants qui font la renommée de la ville afin qu’ils puissent attirer les touristes lorsque ceux-ci seront de retour. M. Rainville affirme également travailler à la préparation d’un test rapide de COVID-19 à administrer à l’aéroport, au départ et à l’arrivée. Il n’a pu préciser de date de mise en place de ce test, qui est actuellement en phase de projet pilote à Calgary.

Questionné par le public sur le sujet de l’éventuelle station du Réseau express métropolitain à l’aéroport, M. Rainville a affirmé « qu’on devrait avoir une solution d’ici la fin de novembre ».

Une relance verte

Les quatre panélistes ont tous mis l’accent sur l’importance d’une relance économique plus verte. À la suite de consultations dans le milieu des affaires, « un élément qui est revenu constamment, c’est l’importance d’avoir une reprise verte et socialement responsable », a affirmé Stéphane Paquet, de Montréal International. Ses propos ont eu un écho chez Mme Cherenfant, animatrice de la conférence, qui s’est dite rassurée que cette volonté soit partagée par différentes générations de gens d’affaires de Montréal.

« Si on ne fait pas une relance verte, on va se dire : quelle occasion manquée », a souligné Michel Leblanc, de la CCMM. « Il faut profiter des opportunités qui se dégagent de cette période de pivot », a-t-il ajouté. Il donne pour exemples la chance pour l’industrie aéronautique de développer un avion vert et la mise en service d’un corridor ferroviaire à haute vitesse entre Québec et Windsor.

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L’économie du Québec finira l’année sur les genoux

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Le PIB québécois reculera de 6,7 % cette année, prévoit le Conference Board du Canada, dans la version préliminaire de ses prévisions pour les provinces publiée mercredi.

Le Québec est la province canadienne dont l’économie souffrira le plus de la pandémie cette année, à l’exception de l’Alberta, qui s’enfonce dans la crise pétrolière.

Publié le 19 novembre 2020 à 7h00

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Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Le PIB québécois reculera de 6,7 % cette année, prévoit le Conference Board du Canada, dans la version préliminaire de ses prévisions pour les provinces publiée mercredi.

La gravité de la deuxième vague du coronavirus qui frappe le Québec replongera probablement l’économie en terrain négatif au troisième trimestre. « Au début, on pensait que le Québec pourrait s’en sortir plus vite, mais avec les nouvelles fermetures imposées cet automne, ça va être plus difficile », explique l’économiste en chef du Conference Board, Pedro Antunes.

Le Québec risque de connaître une reprise dite en K, où certains secteurs reprendront rapidement le terrain perdu alors que d’autres continueront de décliner, comme le tourisme, l’hébergement, le transport et la restauration. Entre mai et septembre, l’économie québécoise a regagné beaucoup d’emplois, mais cet élan a été stoppé en octobre, et le taux de chômage s’est remis à augmenter.

À 6,7 %, le recul de l’économie québécoise est pire que celui de l’Ontario (- 6,4 %) et plus grand que la moyenne canadienne (- 6,6 %). Il n’y que l’Alberta, qui vit sa troisième récession depuis 2015, qui fait pire avec une baisse prévue de son PIB de 7,7 % cette année.

Du jamais-vu

Partout au Canada, la pandémie se traduit en statistiques encore jamais vues, même pour ceux qui, comme Pedro Antunes, font des prévisions économiques depuis 30 ans. Même dans l’hypothèse qu’un vaccin sera offert en juin prochain, l’économie canadienne mettra du temps à reprendre pleinement le terrain perdu, et le taux de chômage devrait rester plus élevé jusqu’en 2023, prévoit le Conference Board.

Au Québec, le rythme de la reprise sera aussi influencé par l’état de santé de l’économie américaine. De ce côté, avec l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 et en l’absence d’un nouveau plan d’aide pour les consommateurs américains, c’est plutôt inquiétant, selon Pedro Antunes.

L’économiste en chef du Conference Board s’inquiète aussi pour le secteur aérospatial du Québec, dont les souffrances sont loin d’achever. « Ça ne va pas bien du tout, dit-il. Il faut d’abord que le tourisme revienne et après, il faut aussi que les commandes d’avions reprennent. »

Une fois le choc de 2020 encaissé, l’économie québécoise devrait croître au rythme de 4,1 % en 2021, même si la plupart des restrictions sanitaires demeureront en place, prévoit le Conference Board.

Surprise, l’inflation revient

L’inflation a repointé le nez en octobre, avec une hausse de 0,4 %. C’est deux fois plus que ce qu’attendaient les analystes et c’est surprenant compte tenu du ralentissement économique. La hausse d’octobre s’explique notamment par l’augmentation des prix des fruits et légumes frais, ce qui se produit toujours à l’automne. Faut-il s’attendre à une remontée de l’inflation au-dessus de la cible de 2 % de la Banque du Canada et une remontée des taux d’intérêt ? Non, estime l’économiste Jocelyn Paquet, de la Banque Nationale. Le taux d’inflation s’établit actuellement à 0,7 % sur une base annuelle, ce qui est encore très inférieur à la cible des autorités monétaires canadiennes. Il faudra encore quelques mois avant que l’inflation atteigne 1 %, estime de son côté l’économiste de Desjardins Benoit Durocher.https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2020-11-19/l-economie-du-quebec-finira-l-annee-sur-les-genoux.php

Premier Tech veut ajouter 500 emplois sur 5 ans

PHOTO D’ARCHIVES FOURNIE PAR PREMIER TECH

Fondée en 1923, Premier Tech est diversifiée en offrant des solutions technologiques dans les secteurs de l’horticulture, l’agroalimentaire, les équipements industriels ainsi que les technologies environnementales.

Active au chapitre des acquisitions ces dernières années, l’entreprise québécoise Premier Tech souhaite maintenant bonifier sa présence à Rivière-du-Loup, où se trouve son siège social, en y investissant 251 millions, ce qui se traduira par l’ajout de 500 emplois sur cinq ans.

Publié le 26 novembre 2020 à 17h28

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

L’entreprise sera épaulée par Québec, qui lui donne un nouveau coup de pouce financier, soit un prêt sans intérêt de 45 millions. Environ le tiers de cette somme, soit 15 millions, pourrait être pardonnable si des objectifs sont respectés.

Fondée en 1923, Premier Tech est diversifiée en offrant des solutions technologiques dans les secteurs de l’horticulture, l’agroalimentaire, les équipements industriels ainsi que les technologies environnementales. Elle est présente dans 27 pays et compte 4600 travailleurs — dont 1100 se trouvent dans le Bas-Saint-Laurent.

« Le projet a toujours été vu pour se faire ici au Québec », a expliqué son président et chef de la direction, Jean Bélanger, jeudi, dans le cadre d’une conférence de presse à Rivière-du-Loup, aux côtés notamment du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

« La majorité de nos activités de recherche et de développement sont ici. Évidemment, avec l’appui du gouvernement du Québec, on peut y aller plus rapidement. »

Environ 75 % des emplois, dont le salaire annuel est supérieur à 60 000 $, devraient s’ajouter dans le Bas-Saint-Laurent. Des activités seront rapatriées des marchés où Premier Tech a réalisé des acquisitions. L’entreprise compte également investir pour accélérer sa transformation numérique, en recherche et développement ainsi que pour effectuer du démarchage à l’étranger.

Pour M. Fitzgibbon, les ambitions de Premier Tech correspondent exactement aux trois objectifs du gouvernement Legault en matière de développement économique.

« On veut accroître l’innovation, a dit le ministre. Deuxièmement, la transformation numérique, super important. Troisièmement, les exportations. On veut adresser notre balance commerciale. Ce projet respecte les trois aspects. Des projets comme cela, j’en ferais un par semaine. »

Premier Tech a bénéficié du soutien financier de Québec à plus d’une reprise. Depuis 2010, les prêts et subventions octroyés totalisent environ 56 millions, ce qui ne tient pas compte du prêt annoncé jeudi.

En 2012, elle avait obtenu un prêt sans intérêt de 11,2 millions ainsi qu’une subvention de 8,5 millions. Ce dossier s’était retrouvé au cœur de l’actualité. Président du Conseil du trésor dans le gouvernement libéral de Philippe Couillard, Sam Hamad s’était retiré du conseil des ministres dans la foulée de courriels démontrant une intervention de sa part.

M. Bélanger n’était pas en mesure de préciser, lors de la conférence de presse, si tout avait été remboursé.

« Toutes les ententes de prêts remboursables que nous avons eues, on respecte toutes les conditions et on rembourse selon les modalités prévues », a-t-il tenu à préciser.

Au cours de l’exercice qui s’est terminé le 20 février, Premier Tech a généré des revenus de 923,5 millions, en hausse de 4,8 %, tandis que son bénéfice d’exploitation ajusté a progressé de 8,75 % pour s’établir à 84,5 millions. La société génère 42 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis, son plus important marché.

En mars, Premier Tech avait mis la main sur deux sociétés au Québec. Elle avait également réalisé deux prises en France : une en juillet et l’autre en septembre.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-11-26/premier-tech-veut-ajouter-500-emplois-sur-5-ans.php

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La croissance économique de Montréal devrait rebondir en 2021

La croissance économique de Montréal devrait rebondir en 2021
Photo: Josie Desmarais/Métro

Bien que Montréal et les villes avoisinantes aient durement été touchées par la COVID-19, leurs économies respectives ont généralement bien tenu le coup et devraient rebondir en 2021.

C’est ce que révèle une étude sur la relance post-COVID des régions urbaines, dont Montréal, réalisée par des économistes.

Celle-ci est rendue publique dans le cadre de la tournée virtuelle «En Mouvement vers la relance socioéconomique du Québec» organisée conjointement par le Mouvement Desjardins et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Les régions urbaines devraient récupérer à un rythme légèrement plus rapide que celui de la moyenne québécoise, mais inégal selon les régions.

La nature de leur structure économique, axée sur les services, a facilité le télétravail, ce qui a aidé les entreprises à s’adapter rapidement à la nouvelle réalité.

Croissance économique

Selon les conclusions des économistes de Desjardins, la croissance économique du Québec a reculé de 4,8% en 2020.

Ce recul est de 5,5% à Montréal, représentant 8,2 milliards de dollars en valeur économique.

«Ce sont des salaires perdus, des contrats annulés, des fermetures d’entreprises et des projets repoussés», a expliqué le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier.

De plus, l’achalandage au centre-ville a baissé de 92% depuis le début de la pandémie.

Cependant, la croissance économique de la métropole en 2021 devrait être légèrement supérieure à celle de la province.

En effet, la moyenne québécoise de la croissance économique en 2021 devrait se situer autour de 6,3% contre 6,8% pour Montréal.

Toutefois, le rebond anticipé de l’économie en 2021 pourrait être révisé si la deuxième vague de la pandémie entraînait la mise en place de mesures sanitaires plus contraignantes. Cela représente le risque le plus important à l’heure actuelle au scénario de prévisions.

Pas inquiet pour la relance

Somme toute, Guy Cormier se veut rassurant concernant la relance de Montréal.

«Ça ne prendra pas grand temps pour avoir une dynamique extrêmement stimulante à Montréal, pense-t-il. C’est probablement l’une des seules grandes métropoles en Amérique du Nord qui pourra se relever très rapidement.»

D’ailleurs, M. Cormier n’a «aucun doute» sur l’avenir du centre-ville. «On va toujours avoir besoin d’un endroit où il va y avoir une concentration de talents, de capitaux, de savoir et de cultures. On ne peut pas se passer de zone d’effervescence de créativité», a-t-il fait valoir.

Cependant, Guy Cormier indique qu’il faut «protéger» Montréal parce que la ville génère la moitié de l’économie du Québec.

«Ce que ça veut dire, c’est que c’est la moitié des revenus fiscaux aussi, a-t-il précisé. Quand il y a 8,2 milliards de dollars de valeur économique qui s’envolent en un court laps de temps, c’est clair que ça met de la pression sur les taxes et les impôts récoltés par le gouvernement du Québec.»
La croissance économique de Montréal devrait rebondir en 2021 (journalmetro.com)

Le chômage continue à baisser au Québec

PHOTO GALIT RODAN, ARCHIVES BLOOMBERG

Le taux de chômage a baissé de 0,5 point au Québec en novembre, pour s’établir à 7,2 %.

Publié le 4 décembre 2020 à 9h15

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Pierre-André Normandin Pierre-André Normandin
La Presse

La province se trouve ainsi nettement sous la moyenne canadienne. Le taux de chômage au Canada s’est en effet établi à 8,5 % en novembre, en baisse de 0,4 point par rapport au mois précédent. En Ontario, 9,1 % des travailleurs sont présentement au chômage et 11,1 % en Alberta.

À l’échelle du Québec, le chômage a baissé de 1,1 point dans la grande région de Montréal, pour s’établir à 8,5 %. À Québec, le taux de chômage a aussi diminué de 0,2 point, pour se chiffrer à 4,3 %.https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2020-12-04/le-chomage-continue-a-baisser-au-quebec.php

Investissements étrangers : Montréal attire, même en pleine pandémie

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

L’année 2019 avait constitué un record pour Montréal International en matière d’investissements étrangers. L’année 2020 devrait se terminer avec une récolte supérieure.

La pandémie n’aura à peu près pas ralenti la capacité de Montréal d’attirer des investissements étrangers. Montréal International, qui a été désignée mercredi meilleure agence du genre au monde pour la deuxième fois en deux mois, prévoit d’arrêter son compteur entre 2,2 et 2,4 milliards de dollars pour 2020.

Publié le 17 décembre 2020 à 8h00

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Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Après l’International Economic Development Council (IEDC) en octobre dernier, c’est FDI Intelligence, une division du prestigieux Financial Times, qui a décerné mercredi à Montréal International le titre d’agence de promotion de l’investissement de l’année.

« Un prix comme celui-là, c’est un étalon important pour nous, explique le PDG de Montréal International, Stéphane Paquet. Il n’existe pas de concurrent auquel je peux me mesurer directement en parts de marché, par exemple. »

Ce type de reconnaissance, accordé après l’analyse du dossier de 55 agences, est donc ce qui valide la qualité du travail.

J’en ai deux en deux mois qui arrivent à la même conclusion, c’est comme si on avait gagné les championnats du monde et les Jeux olympiques coup sur coup.

Stéphane Paquet, PDG de Montréal International

L’année 2019 avait constitué un record pour Montréal International, avec 2,64 milliards d’investissements étrangers attirés. L’année 2020 devrait se terminer avec une récolte de 2,2 à 2,4 milliards.

« Il n’y a pas si longtemps, une année normale chez Montréal International, c’était de 30 à 50 projets, précise M. Paquet. L’an passé, on en a eu 89 et cette année, on devrait en avoir plus. »

Rebond estival

Plus encourageant encore, l’organisme assure ne pas avoir vidé son pipeline de projets, qui s’échelonnent sur 15 à 18 mois en moyenne. M. Paquet estime que 2021 s’amorcera dans des conditions similaires à 2020, sinon meilleures.

« En avril ou mai, j’étais plutôt inquiet, admet M. Paquet. Mais dès juin ou juillet, le monde s’était adapté. Les gens oublient que Montréal était sur une lancée avant la pandémie, nous étions la ville dont la croissance était la plus forte. Et la pandémie a frappé tout le monde. Si ça avait été seulement nous, ça aurait été un gros problème, mais c’était partout. Après quelques mois, les entreprises ont recommencé à investir et Montréal était toujours là. »

La stratégie de l’organisme est de miser particulièrement sur les secteurs où elle estime disposer d’une masse critique, dont l’intelligence artificielle, les jeux vidéo, l’aéronautique, les sciences de la vie, les centres de données et l’agroalimentaire.

« Une usine de caoutchouc, c’est bien, s’ils m’appellent on va les accompagner, mais on ne mettra pas nos efforts là-dessus », résume M. Paquet.

N’y a-t-il pas un risque que ces efforts fassent surchauffer ces secteurs généralement perçus comme étant en pénurie de main-d’œuvre ? Des entrepreneurs l’ont déjà reproché à l’organisme, notamment dans le secteur des technologies.

« Dans ce secteur, les salaires croissent, mais pas tant qu’ailleurs en Amérique du Nord, note M. Paquet. S’il y avait vraiment une pénurie, on verrait les salaires faire des bonds de 10 000 $ ou 20 000 $. Je ne dis pas que ça n’arrive pas de façon anecdotique, mais globalement, ce n’est pas ce qu’on voit. Globalement, la hausse des salaires n’est pas aussi impressionnante qu’ailleurs. »https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2020-12-17/investissements-etrangers-montreal-attire-meme-en-pleine-pandemie.php

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Le chômage recule à 6,7 % au Québec

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Le taux de chômage au Québec est le plus faible au Canada. Il a reculé de 0,5 point en décembre pour s’établir à 6,7 %, selon les données rapportées vendredi par Statistique Canada.

Publié le 8 janvier 2021 à 8h44 Mis à jour à 9h07

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Pierre-André Normandin Pierre-André Normandin
La Presse

C’est nettement en deçà de la moyenne canadienne qui s’est établie à 8,6 %, stable par rapport à novembre.

Ailleurs au pays, la Colombie-Britannique affiche un taux de chômage stable à 7,2 %. En Ontario, le nombre de personnes à la recherche d’un emploi a augmenté de 0,4 point, pour s’établir à 9,5 %. L’Alberta affiche quant à elle un chômage stable à 11,0 %.

Le Grand Montréal n’a pas échappé à l’embellie de l’emploi. Le taux de chômage s’est établi à 7,7 %, en baisse de 0,7 point. C’est légèrement supérieur à la région de Vancouver (7,0 %), mais nettement inférieur à celle de Toronto (10,8 %).

L’économie canadienne a perdu 63 000 emplois en décembre, une première baisse depuis avril dans un contexte de resserrement des restrictions de santé publique pour ralentir la résurgence de la pandémie de COVID-19.

L’emploi à temps plein en décembre a augmenté de 36 500, mais il y a eu une perte de 99 000 emplois à temps partiel.

Statistique Canada a également noté que le nombre total d’heures travaillées avait diminué pour la première fois depuis avril, avec un recul de 0,3 % en décembre.

Selon la société de données financières Refinitiv, les économistes s’attendaient en moyenne à une perte de 27 500 emplois pour décembre. Ils prévoyaient aussi un taux de chômage de 8,6 %.

- Avec La Presse Canadienne
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-01-08/le-chomage-recule-a-6-7-au-quebec.php

À 6.7% c’est une tendance qui se poursuit et qui est tout à l’honneur de l’État du Québec. À noter que la pénurie se poursuit dans certains secteurs névralgiques et qu’il faudra bien qu’on y réponde efficacement. Parce que notre succès économique en dépend et n’en serait que plus éclatant.

À ce propos il faudra aller chercher de précieux immigrants bien ciblés afin de combler les carences dans les grands centres comme en régions. N’oublions pas en passant que le meilleur facteur de rétention des nouveaux arrivants est l’emploi, l’emploi et encore l’emploi.

C’est la recette qui a assuré le succès économique et démographique de l’Ontario. Nous nous devons de l’appliquer à notre tour, dans un objectif d’enrichissement collectif et de mieux-être social.

Converium Capital : un nouveau fonds d’investissement à Montréal

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Aaron Stern, ancien étudiant de McGill, lance un nouveau fond d’investissement à Montréal.

Après une quinzaine d’années à New York, où il a appris le fonctionnement de Wall Street, le Montréalais Aaron Stern est de retour dans la métropole pour lancer un fonds d’investissement (hedge fund) au centre-ville de Montréal.

Publié le 21 janvier 2021 à 7h00

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Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

« Mon rêve d’adolescent était de travailler dans le monde de l’investissement », raconte cet ancien étudiant de l’Université McGill aujourd’hui âgé de 36 ans.

« J’ai quitté Montréal après l’université pour aller chercher le savoir-faire de Wall Street. J’ai toujours souhaité créer une firme d’investissement ici à Montréal. C’est très excitant », dit le financier né à Montréal.

Il a installé les bureaux de Converium Capital au 1250, boulevard René-Lévesque, près de la gare Windsor et du Centre Bell. Son style d’investisseur est contrarian, c’est-à-dire qu’il aime aller à contresens. Il s’intéresse beaucoup aux entreprises ignorées par le marché parce qu’elles peuvent par exemple être en difficulté, devoir redresser leur bilan ou procéder à une restructuration.

Je me suis aperçu que si je m’intéressais à des entreprises qui procèdent à des changements ou qui ont des épreuves à surmonter, il y a peu de concurrence autour de moi, et s’il y a peu de concurrence, c’est plus facile de saisir des occasions et de réaliser du rendement. J’ai passé ma carrière à faire ce genre de choses et à jouer un rôle déterminant, en offrant des conseils ou en trouvant des experts pour aider.

Aaron Stern

Le nom de Converium est d’ailleurs un clin d’œil à un investissement passé dans un assureur suisse qui portait ce nom et traversait une période difficile. « J’avais investi dans l’entreprise, qui s’est par la suite redressée. Ça s’est avéré un bon placement. J’aimais le nom, alors j’ai décidé de l’utiliser », explique-t-il avec le sourire.

Aaron Stern précise que les occasions d’investissement proviendront d’un peu partout dans le monde et que Converium n’investira pas uniquement dans des entreprises inscrites en Bourse, mais aussi dans des entreprises privées et même dans la dette gouvernementale.

Il soutient que Converium sera prêt à réaliser ses premiers investissements au début du mois d’avril. Il espère à ce moment avoir un demi-milliard de dollars US en capitaux à investir. À ce jour, selon la publication spécialisée Hedge Fund Alert, Converium aurait récolté plus de 125 millions de dollars américains.

L’argent personnel d’Aaron Stern et de ses partenaires compose une partie de l’argent amassé jusqu’ici. Converium compte déjà une dizaine d’employés, dont cinq sont d’anciens étudiants de McGill.

Un de ses partenaires est Michael Rapps, ex-président du conseil de Supremex – fournisseur montréalais d’enveloppes et de produits d’emballage – et ex-PDG de Clarke, un conglomérat diversifié de Halifax.

Avant de fonder Converium, Aaron Stern a travaillé une dizaine d’années chez Fir Tree Partners, firme d’investissement new-yorkaise où il était associé. « J’étais responsable de la stratégie d’investissement dans des entreprises en difficulté à l’extérieur des États-Unis. »

À son sommet, l’actif sous gestion s’élevait à 13 milliards US chez Fir Tree, et Aaron Stern dit qu’il gérait des milliards. « J’ai développé un réseau de contacts dans différentes industries pour m’appuyer. »

Parmi ses plus grands investissements à contresens, il mentionne des investissements dans la dette de banques européennes comme Dexia et Anglo Irish durant la crise financière. Il affirme aussi avoir été un des premiers investisseurs institutionnels à investir dans des obligations de la Grèce en 2012 après la restructuration, aidant ainsi, dit-il, à stabiliser le pays.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-01-21/converium-capital-un-nouveau-fonds-d-investissement-a-montreal.php

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Avec cet article et bien d’autres, on voit bien que ce n’est pas le talent ni le dynamisme qui manque au Québec. Il faut seulement apprendre à mieux canaliser nos forces; les soutenir par du capital de risque énergique; encourager le maillage et le mentorat; sans oublier une éducation de qualité dans tous les domaines et bien sûr insister sur la recherche et développement, formule indispensable pour l’innovation sous toutes ses formes.

Fabriquer au Québec, voilà tout un chantier !

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LAPRESSE

Le thermostat de Hilo, filiale d’Hydro-Québec, est fabriqué chez Stelpro à l’usine de Shawinigan.

Le premier ministre François Legault s’est donné l’objectif de rapatrier une partie de la production de biens faits en Chine. C’est tout un chantier ! Après 50 ans de mondialisation, les chaînes d’approvisionnement des fabricants se sont complexifiées afin d’offrir aux consommateurs un plus grand nombre de produits au meilleur prix possible. Le Québec sait encore fabriquer, mais les produits qui peuvent afficher 100 % de contenu local sont rares. Nous avons examiné trois produits courants pour en connaître la vraie nature.

Publié le 23 janvier 2021 à 6h00

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Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Un sofa, cinq ingrédients

PHOTO FOURNIE PAR MEUBLES RE-NO

Le sofa de Meubles Re No est fait pour durer.

La recette est la même depuis 60 ans. Meubles Re No fabrique des fauteuils, des sofas et des causeuses de qualité avec le même ingrédient de base : une main-d’œuvre expérimentée. « Le secret, c’est la main-d’œuvre », révèle Christian Massicotte, dont le grand-père a jeté les bases de l’entreprise en fabriquant des pupitres d’écoliers en bois.

L’atelier, magasin et salle d’exposition installés à l’ombre du Stade olympique perpétue cette activité ancienne et encore pas mal artisanale, malgré l’évolution des outils et de la technologie.

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Faire un sofa ou une causeuse, ça prend plusieurs autres ingrédients. D’abord du bois. « De l’érable massif », précise Christian Massicotte, qui fait affaire avec le même fournisseur depuis des lustres. Puis, des sangles pour l’assise, de la mousse ou des plumes pour le rembourrage et du tissu de recouvrement.

Les sangles et le tissu de recouvrement ne se trouvent pas au Québec, indique M. Massicotte. Ni le cuir pour ceux qui en veulent. « Le meilleur cuir vient de Suède, et le tissu le moins cher vient de Turquie. »

Des plans jusqu’à la finition, la causeuse standard la plus vendue chez Re No nécessitera 75 opérations différentes. Son prix de vente : environ 3000 $.

En tenant compte seulement des composantes, le contenu local de la causeuse la plus demandée chez Re No tourne autour de 70 %. « Mais la main-d’œuvre explique 60 % du coût d’un sofa », précise Christian Massicotte, qui n’est pas gêné d’affirmer que le contenu local des meubles fabriqués sur la rue Charlemagne varie entre 80 et 90 %. Ils coûtent plus cher que chez IKEA, mais ils sont de meilleure qualité et vont durer plus longtemps, assure-t-il.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Christian Massicotte dans son atelier près du Stade olympique

Ça nous arrive de recouvrir des meubles fabriqués ici il y a 30 ans. Ça vaut la peine parce que la base et l’assise sont comme neuves.

Christian Massicotte

Les fabricants québécois

Le nombre de fabricants de meubles a diminué au Québec en raison de la concurrence des pays où la main-d’œuvre est moins chère, mais ceux qui restent se portent très bien, affirme Gilles Pelletier, président-directeur général de l’Association des fabricants de meubles du Québec, qui compte 200 membres.

Ils tirent leur épingle du jeu autant dans le haut de gamme que dans le prêt-à-assembler, ajoute-t-il.

Pour s’afficher comme un fabricant de meubles québécois, il n’y a pas de contenu local minimal. Il n’y a pas de règle en ce qui concerne le contenu minimal. « Il n’y a pas de critères officiels, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura jamais. »

Une capacité qui s’atrophie

Au Québec, comme ailleurs dans les pays industrialisés, la capacité de fabrication diminue depuis plus de 50 ans. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance à la baisse. Un de ceux-là est l’augmentation de la demande pour les services et la délocalisation des activités manufacturières vers les pays où le coût de la main-d’œuvre est plus bas.

Le secteur manufacturier est un moteur de croissance puissant pour l’économie, en raison des investissements, des emplois et des exportations qu’il génère. Si plusieurs pays ont pu maintenir et accroitre leur capacité manufacturière, comme l’Allemagne, celle du Québec poursuit son déclin. Il y a 20 ans, le secteur manufacturier québécois comptait encore pour 23,6 % du produit intérieur brut (PIB), soit le total des biens et services produits dans la province. Cette part est actuellement de quelque 13 %.

Un puzzle de 84 pièces

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Le thermostat de Hilo, filiale d’Hydro-Québec, est fabriqué chez Stelpro à l’usine de Shawinigan.

Il y a très exactement 84 pièces qui entrent dans la fabrication d’un thermostat intelligent comme celui que propose Hilo, filiale d’Hydro-Québec.

L’outil qui sert à gérer la consommation d’électricité est fabriqué par Stelpro à son usine de Shawinigan. Il est vendu sous la marque Hilo, commercialisée par Hydro-Québec, et le sera bientôt avec la marque de Stelpro, Allia.

De ces 84 pièces, 28 % proviennent du Québec, explique Stéphane Lettre, directeur du marketing stratégique de Stelpro. Ce contenu québécois est composé, par exemple, de moulages de plastique et de carton d’emballage.

Les composantes électroniques qui sont au cœur du thermostat sont toutes importées d’Asie. Ce sont des diodes, des résistances et autres pièces électroniques qu’on ne peut pas trouver ici.

On tente le plus possible de s’approvisionner localement.

Stéphane Lettre

Les composantes importées représentent 72 % des 84 pièces qui, une fois assemblées, deviennent un thermostat intelligent. Stelpro appose pourtant un « fait au Québec » sur ses produits.

« La valeur ajoutée localement représente 57 % du prix du produit », explique Stéphane Lettre. Et ça ne tient pas compte du design réalisé ici par Stelpro, ajoute-t-il.

Le thermostat intelligent de Stelpro se vend autour de 100 $.

« Fait au Canada »

Stelpro appose la mention « Fait au Canada » sur les produits qui sortent de ses deux usines, à Shawinigan et à Saint-Bruno-de-Montarville. Depuis 35 ans, l’entreprise qui fabrique des appareils est devenue un leader dans son secteur en Amérique du Nord. Stelpro compte parmi ses concurrents des géants comme Honeywell, qui assemble ses produits dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère, comme le Mexique ou la Chine.

« Nos produits sont vendus à des prix compétitifs par rapport aux concurrents », assure Stéphane Lettre, directeur du marketing stratégique de Stelpro.

Il n’existe pas de règles précises pour pouvoir s’afficher comme fabricant local. Selon le Bureau de la concurrence du Canada, il faut que 51 % des coûts directs de production aient été engagés au Canada pour qu’un produit puisse porter l’étiquette « Fait au Canada ».

Le dernier des fabricants

PHOTO CHARLES-DAVID ROBITAILLE, FOURNIE PAR DEVINCI

Les cadres des vélos Devinci sont soudés et peints dans les ateliers de Chicoutimi.

Quand Devinci a vu le jour au Saguenay il y a 30 ans, les vélos faits au Québec étaient déjà peu nombreux et leurs fabricants survivaient grâce aux tarifs douaniers qui les protégeaient de la concurrence étrangère. Ils sont tous disparus aujourd’hui, à part Devinci, le dernier des fabricants.

Avec le temps, l’entreprise de Félix Gauthier a grossi et ses vélos roulent maintenant sur les routes du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Ils sont une centaine d’employés à faire vivre la marque.

« Ce n’est pas facile, mais on essaie de garder un équilibre entre mettre le plus de contenu local dans nos vélos et garder nos prix concurrentiels », résume Francis Morin, son directeur général.

Pour y arriver, l’entreprise doit investir dans la recherche-développement et dans l’automatisation. C’est un combat permanent.

Le dernier-né de la famille, un vélo d’hiver nommé Minus, est un bon exemple de ce qu’il est possible de faire au Québec. Son cadre est fait d’aluminium, un métal produit localement au Saguenay, mais qui doit faire un détour par l’Asie pour revenir sous forme de tubes hydroformés, qu’on ne fabrique pas ici.

Les cadres sont soudés et peints dans les ateliers de Devinci à Chicoutimi, ceux-là mêmes où ont été fabriqués les BIXI.

Un vélo est un produit d’une grande complexité. Il y a plus de 100 composantes qui entrent dans la fabrication du Minus, précise David Régnier-Bourque, directeur du développement des affaires chez Devinci. Ce sont des dérailleurs, des pneus, des freins et des boulons qui sont tous, sans exception, fabriqués en Asie. Toutes ces composantes ont été choisies et fabriquées selon les spécifications de Devinci.

Les pièces de ce puzzle sont ensuite assemblées, et le produit final est mis dans une boîte pour être acheminé aux détaillants. Le prix de vente du premier vélo d’hiver produit au Québec : 1559 $. La part du contenu local est précisément de 73,7 %, a calculé l’entreprise.

On compétitionne avec les vélos faits en Asie, c’est notre plus grand accomplissement.

Francis Morin

Au moins 51 % de contenu local

Comme c’est le cas pour la plupart des autres produits manufacturiers, les vélos doivent avoir au moins 51 % de contenu local pour pouvoir porter l’étiquette « Fait au Canada ». C’est la norme du Bureau de la concurrence.

Ce n’est pas assez réglementé et pas toujours respecté, déplore Devinci. « Chez nos concurrents, il y en a qui se targuent de fabriquer localement alors que ce n’est pas le cas », dit David Régnier-Bourque, directeur du développement des affaires chez Devinci.

L’entreprise saguenéenne a choisi la transparence. Tous ses vélos sont identifiés selon leur origine : ils portent la mention « Fabriqué à la main au Canada », « Conçu et assemblé au Canada », ou « Conçu au Canada », selon le cas.
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-01-23/fabriquer-au-quebec-voila-tout-un-chantier.php

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Tournages étrangers Le Québec espère une année record

PHOTO GETTY IMAGES

L’année 2021 s’annonce faste en tournages étrangers à Montréal.

Montréal est confiné depuis le début de l’année pour lutter contre la COVID-19. Et pourtant, l’année 2021 s’annonce faste en tournages étrangers dans les studios de MELS et de MTL Grandé situés dans la métropole. Au point que le Québec pourrait connaître la meilleure année de son histoire en tournages étrangers, selon les premières estimations du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ).

Publié le 4 février 2021 à 6h00

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Vincent Brousseau-Pouliot Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse

« Nous avons le potentiel d’avoir une année de 400 millions [de dollars en 2021], ce qui n’est jamais arrivé. On n’est jamais [complètement] à l’abri, mais nos protocoles sanitaires fonctionnent. Le reste de l’Amérique le voit et le comprend bien. S’il n’y a pas d’incident supplémentaire et si les variants ne viennent pas changer la donne, on pourrait briser le plafond de 400 millions », dit Pierre Moreau, PDG du BCTQ, l’organisme responsable des tournages étrangers et de l’industrie des effets visuels au Québec.

Le record de dépenses en tournages hollywoodiens et étrangers au Québec : 399 millions en 2002-2003.

Malgré la COVID-19, Pierre Moreau a plusieurs raisons d’être optimiste pour 2021. Premièrement, il n’y a pas eu d’éclosion de coronavirus dans les studios de cinéma au Québec depuis la reprise des tournages étrangers en septembre, notamment en raison de protocoles sanitaires très stricts. Et deuxièmement, après un automne presque à pleine capacité, Montréal continue d’attirer beaucoup de projets de tournages étrangers en ce début d’année 2021.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Pierre Moreau, PDG du BCTQ

La ville est d’ailleurs sur le point de s’entendre pour accueillir une mégaproduction hollywoodienne qui pourrait dépenser jusqu’à 200 millions de dollars au Québec en 2021. Si le contrat est signé dans les prochaines semaines, c’est le genre de tournage qui pèse lourd dans la balance à la fin de l’année. « Je suis extrêmement optimiste, dit Pierre Moreau. Ça s’annonce bien. » Le tournage en question commencerait au printemps.

Plusieurs tournages étrangers sont à Montréal depuis le début de l’année. L’équipe de la superproduction hollywoodienne Moonfall, du réalisateur Roland Emmerich, continue de travailler après avoir vu son tournage interrompu par la COVID-19 en 2020. Moonfall aura dépensé plus de 100 millions de dollars au Québec en deux ans. Les séries télé américaines Republic of Sarah, The Bold Type et The Moodys tournent aussi à Montréal actuellement. « Un peu comme l’an dernier [en 2020], on a eu un super départ », dit Pierre Moreau.

189 millions en six mois en 2020

En 2020, les tournages étrangers ont dépensé 189 millions au Québec, selon les chiffres du BCTQ. L’année précédente, sans coronavirus, ils avaient dépensé 360 millions. Par contre, ce montant de 189 millions en 2020 a été dépensé en six mois puisque tout a été arrêté à cause de la COVID-19 de mars à la fin d’août. À ce rythme, on parle d’environ 380 millions sur une année complète, soit davantage qu’en 2019 et sensiblement le même volume de contrats qu’en 2017 (383 millions) et en 2018 (378 millions).

Les producteurs étrangers reçoivent un crédit d’impôt provincial de 20 % pour les tournages étrangers. Pour l’année 2020, ce crédit d’impôt devrait donc coûter environ 37,8 millions au trésor public québécois.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

L’un des studios MELS à Montréal

390 millions en effets visuels

Comme les tournages étrangers, l’industrie québécoise des effets visuels a aussi vu son chiffre d’affaires diminuer l’an dernier en raison de la COVID-19. D’un sommet de 622 millions en 2019, il est passé à 390 millions en 2020.

L’explication est simple : les contrats d’effets visuels proviennent pour la plupart des studios de cinéma et de la télévision. Si les tournages arrêtent, les contrats arrêtent eux aussi par la suite. « Les pipelines étaient pleins jusqu’à l’été [2020]. Là, ils connaissent un automne difficile, et un hiver plus difficile. La reprise est lente. Mais à compter de septembre 2021, les pipelines sont à nouveau remplis », dit Pierre Moreau. Avec un peu de chance, à la fois sur les plans sanitaire et économique, l’industrie québécoise des effets visuels pourrait générer un chiffre d’affaires supérieur à 600 millions en 2021.

Environ 390 millions de dollars de contrats en une année, c’est davantage que ce que l’industrie québécoise des effets visuels a réalisé en 2017 (262 millions). Avant la pandémie et depuis 2017, le chiffre d’affaires des effets visuels au Québec montait en flèche. En 2023, le BCTQ a comme objectif que l’industrie québécoise des effets visuels décroche des contrats totalisant 750 millions.

Les producteurs étrangers reçoivent un crédit d’impôt provincial de 36 % pour leurs dépenses en effets visuels effectuées au Québec. Pour l’année 2020, ce crédit d’impôt devrait donc coûter environ 140,4 millions au Trésor public québécois.

L’an dernier, les entreprises québécoises ont aussi réalisé pour 159 millions de dollars de contrats de films d’animation, comparativement à 193 millions en contrats en 2019.

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Ottawa investit 2,2 millions dans le manufacturier intelligent

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Un des programmes du CNIMI est la mise en place d’une usine intelligente modèle dont pourront s’inspirer les entreprises manufacturières pour réaliser leur transformation vers le manufacturier 4.0, aussi appelé manufacturier intelligent.

Le gouvernement fédéral annoncera ce mercredi un investissement de 2,2 millions dans le Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNIMI), qui vise à aider les entreprises manufacturières québécoises à devenir plus « intelligentes » et ainsi augmenter leur productivité et leur compétitivité à l’international. Le centre doit ouvrir ses portes à Drummondville en 2022.

Publié le 10 février 2021 à 6h00

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Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

« Le [CNIMI] vient faire office de vitrine technologique. Les PME qui pensent à investir en manufacturier intelligent pourront voir à quoi ça ressemble, une usine intelligente », explique Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ).

D’abord annoncé en 2019, le CNIMI est le résultat d’une collaboration entre le campus de Drummondville de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et le cégep de Drummondville. En octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé une subvention de 19 millions de dollars pour sa réalisation.

« Drummondville est vraiment une plaque tournante du manufacturier au Québec, et ce nouveau centre va servir à inspirer les entrepreneurs à voir de quoi a l’air l’usine du futur », lance Mélanie Joly, ministre fédérale du Développement économique.

Usine 4.0

Un des programmes du CNIMI est la mise en place d’une usine intelligente modèle dont pourront s’inspirer les entreprises manufacturières pour réaliser leur transformation vers le manufacturier 4.0, aussi appelé manufacturier intelligent.

Une usine 4.0 est une usine connectée. Chaque élément de la chaîne de production doit communiquer avec tous les autres éléments et être capable de s’adapter à différentes situations. Il s’agit d’un grand saut technologique à réaliser pour bien des entreprises manufacturières québécoises.

La majorité des PME, on n’est pas rendu là. Le secteur manufacturier au Canada et au Québec a beaucoup de retard. Le Canada arrive avant-dernier en investissements en manufacturier intelligent parmi les pays de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], juste devant l’Italie.

Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec

Adopter ces pratiques permettrait à nos PME de « jouer dans la cour des grands », selon Mélanie Joly.

Le CNIMI servira aussi de centre de formation pour des employés spécialisés capables d’opérer ces chaînes de production intelligentes.

« La formation, c’est un élément essentiel au succès de la transformation de ces entreprises, explique Mme Proulx. Quand on parle de transformation numérique, on n’a pas toujours les compétences à l’interne. Ça peut devenir un frein à l’investissement si un entrepreneur ne sait pas s’il a les compétences pour réaliser son projet. »

13 millions pour le manufacturier québécois

Cette semaine, le gouvernement fédéral fait des annonces totalisant un peu plus de 13 millions de dollars en prêts sans intérêt afin d’aider les entreprises manufacturières québécoises à opérer une transition vers le manufacturier intelligent.

« Ce qu’on veut faire, c’est aider le secteur à être compétitif au niveau mondial, explique Mélanie Joly. Pour ce faire, on a besoin d’aider les entreprises à continuer à prendre des risques pour se transformer et améliorer leurs usines. »

Les 23 entreprises manufacturières aidées cette semaine sont situées dans 12 régions de la province.

« Une aide financière comme celle-là, ça donne le coup de pouce pour aller de l’avant, commente Véronique Proulx. Il y a des entreprises qui avaient des projets sur la table qui les ont mis de côté. Une aide financière comme celle-là permet d’augmenter la productivité et la compétitivité et être prêts pour la relance. »
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-02-10/ottawa-investit-2-2-millions-dans-le-manufacturier-intelligent.php

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Gros contrat pour Nova Bus à Chicago

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Les châssis proviendront de l’usine de Saint-François-du-Lac, dans le Centre-du-Québec, ce qui permettra d’assurer le maintien de 300 emplois.

(Montréal) Nova Bus pourrait livrer jusqu’à 600 autobus à l’exploitant des transports publics de la ville de Chicago dans le cadre de l’un des plus importants contrats décrochés par l’entreprise aux États-Unis — et qui aura des retombées en sol québécois.

Publié le 11 février 2021 à 16h19

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

La Chicago Transit Authority (CTA) a donné le feu vert, jeudi, à un contrat pour 100 autobus au diesel propre, ce qui s’accompagne d’options pour 500 autres unités.

La valeur du contrat pourrait atteindre environ 430 millions CAN. La partie ferme est estimée à environ 63 millions CAN.

Ces autobus viendront remplacer les modèles Nova 6400 achetés entre 2000 et 2002.

« Au cours des deux prochaines années, près de 70 % de notre parc aura dépassé sa durée de vie utile, ce qui entraînera une baisse de la fiabilité et une augmentation des coûts d’exploitation et de maintenance », a souligné le président de la CTA, Dorval Carter, dans un communiqué.

Si l’assemblage final des autobus s’effectuera à l’usine de Plattsburgh, dans l’État de New York, en raison des exigences en matière de contenu local aux États-Unis, le Québec ne sera pas en reste.

Les châssis proviendront de l’usine de Saint-François-du-Lac, dans le Centre-du-Québec, ce qui permettra d’assurer le maintien de 300 emplois alors que la pandémie de COVID-19 a été source d’incertitude.

« Nous n’avions pas observé de ralentissement au début de la pandémie de COVID-19, mais au fil du temps, certains appels d’offres ont été retardés, tout comme l’octroi de certains contrats », a souligné la vice-présidente aux affaires publiques chez Nova Bus, Emmanuelle Toussaint, au cours d’un entretien téléphonique.

La production débutera vers la fin de l’année et les premières livraisons sont prévues pour le début de 2022.

Mme Toussaint a ajouté que Chicago « était un client de longue date pour Nova Bus », qui a livré plus de 900 autobus au cours des dernières années.

À la fin janvier, Nova Bus, une filiale du Groupe Volvo, avait également obtenu un contrat pour 15 autobus électriques avec le responsable du réseau de transport à Vancouver, TransLink.

Au Québec, Nova Bus compte également une usine à Saint-Eustache, en banlieue nord de Montréal.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-02-11/gros-contrat-pour-nova-bus-a-chicago.php

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Investissements étrangers Montréal maintient son attractivité malgré la pandémie

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Le président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet.

Malgré une année compliquée par la fermeture des frontières et la pandémie, les investissements étrangers dans la métropole ont atteint 2,2 milliards de dollars en 2020, entraînant la création de plus de 8000 emplois, selon Montréal International.

Publié le 22 février 2021 à 14h14 Mis à jour à 14h51

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Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

« Le Grand Montréal a réussi à maintenir son niveau d’attractivité économique sur la scène internationale » malgré la pandémie, se félicite Jean Laurin, président du conseil de Montréal International (MI), lors d’une conférence de presse lundi midi.

Lors du dévoilement de ses résultats, l’organisme a annoncé avoir accompagné 90 projets, soit un de plus que l’année précédente, qui ont représenté des investissements de 2,2 milliards de dollars, en baisse de 15 % par rapport à 2019.

Stéphane Paquet, PDG de MI, estime qu’il s’agit d’une « performance remarquable », lorsqu’on la compare aux prévisions de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, qui estimait que les investissements étrangers connaitraient une baisse de 35 % en 2020, peut-on lire dans le communiqué de MI.

Montréal International table sur une reprise mondiale de la croissance pour 2021. Se basant sur des chiffres du Conference Board du Canada, un groupe de réflexion, MI prévoit une croissance du PIB de la métropole de 5,43 %, soit le chiffre le plus élevé parmi les grandes villes canadiennes.

« On a 150 dossiers qu’on pourrait qualifier de très actifs » dans le pipeline de projets, a commenté Stéphane Paquet en conférence de presse lundi. « Il reste beaucoup d’incertitudes, mais on est confiants », a-t-il ajouté.

Les 90 projets accompagnés en 2020 ont mené à la création de plus de 8000 emplois à un salaire moyen de près de 84 000 $, estime l’organisme.

Montréal International a également présidé, avec les gouvernements du Québec et du Canada, à la création du Centre d’expertise internationale de Montréal pour l’avancement de l’intelligence artificielle (CEIMIA), qui doit travailler « au développement responsable d’une IA fondée sur les principes essentiels d’éthique, de droits de la personne, d’inclusion, de diversité, d’innovation et de croissance économique », selon le communiqué de MI.

Les restrictions de voyage ont affecté davantage les missions de recrutement à l’étranger de MI alors que ses efforts ont mené à l’embauche de 772 travailleurs qualifiés, dont 237 infirmières et 189 enseignants, en baisse de 31 % par rapport à 2019.

Pour compenser l’impossibilité de rencontres en personne, Montréal International a également mis sur pied le site web talentmontreal.com qui vise à informer les travailleurs qualifiés qui désirent s’installer dans la région métropolitaine.

L’organisme Montréal International est responsable de faire la promotion du Grand Montréal auprès d’entreprises et d’investisseurs étrangers, d’organisations internationales, de travailleurs qualifiés et d’étudiants internationaux. Il est financé par le secteur privé ainsi que les trois paliers de gouvernement.
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-02-22/investissements-etrangers/montreal-maintient-son-attractivite-malgre-la-pandemie.php

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Le taux de chômage recule à 6,4 % au Québec

PHOTO FRÉDÉRIC MATTE, LE SOLEIL

L’emploi a commencé à se redresser dans les secteurs les plus touchés par les restrictions, comme l’hébergement et la restauration, mais n’a pas varié dans le secteur des loisirs et de la culture.

(Ottawa) Le Québec a récupéré 113 000 emplois en février, ce qui a permis au taux de chômage de reculer de 2,4 % pour s’établir à 6,4 %.

Publié le 12 mars 2021 à 8h53

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Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Il s’agit du taux le plus bas au Canada et le plus bas depuis février 2020, selon Statistique Canada, qui publie vendredi le portrait du marché de l’emploi du mois de février.

La hausse de l’emploi au Québec est attribuable au travail à temps partiel et c’est le commerce de détail qui a le plus contribué à la hausse.

La levée partielle des restrictions sanitaires à compter du 8 février se reflète dans le marché du travail partout au Canada. L’emploi a augmenté de 1,4 % au pays en février, et le taux de chômage s’établit maintenant à 8,2 %, son plus bas niveau depuis le début de la crise, en mars 2020.

L’emploi a commencé à se redresser dans les secteurs les plus touchés par les restrictions, comme l’hébergement et la restauration, mais n’a pas varié dans le secteur des loisirs et de la culture.

Le taux de chômage national a reculé à 8,2 %, son niveau le plus faible depuis mars 2020, au début de la pandémie de COVID-19. Il s’était établi à 9,4 % en janvier.

Selon Statistique Canada, le taux de chômage aurait été de 10,7 % en février si elle avait tenu compte des Canadiens qui voulaient travailler, mais qui ne cherchaient pas d’emploi.

Les économistes s’attendaient en moyenne à la création de 75 000 emplois et à un taux de chômage de 9,2 %, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

600 000 emplois de moins qu’avant la pandémie

L’économiste Royce Mendes, de la Banque CIBC, a noté que le redressement rapide du nombre d’emplois rappelait la première vague de la pandémie, lorsque l’emploi a rebondi beaucoup plus rapidement que prévu alors que l’économie commençait à rouvrir.

Cependant, le marché du travail a encore une longue route à parcourir avant de renouer avec son niveau d’avant la COVID-19, a-t-il ajouté dans une note à ses clients.

Avec ses gains du mois dernier, l’économie canadienne compte maintenant 599 100 emplois de moins qu’en février 2020, soit avant la pandémie, ce qui représente un recul de 3,1 %.

Le gouvernement fédéral surveille de près le marché du travail et a déjà suggéré qu’il utiliserait les emplois comme un indicateur dans la préparation des mesures de relance qui seront dévoilées dans son budget ce printemps.

De même, la Banque du Canada étudie le marché du travail et a déjà évoqué les effets inégaux des pertes d’emplois dans l’explication qui accompagnait sa décision de maintenir son taux d’intérêt directeur à 0,25 %, plus tôt cette semaine.

Avec La Presse Canadienne
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-03-12/le-taux-de-chomage-recule-a-6-4-au-quebec.php

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Embellie économique en vue pour le Québec

ILLUSTRATION LA PRESSE

(Ottawa, Québec et Montréal) Des programmes sociaux avant-gardistes. Des finances publiques en meilleur état que celles de la majorité des provinces. De l’énergie renouvelable très prisée. Des filières industrielles fortement demandées. Et un voisin américain qui amorce un virage résolument vert. De plus en plus de signes laissent présager de belles années économiques pour le Québec.

Publié le 17 avril 2021 à 6h00

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Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Les astres économiques s’alignent

ILLUSTRATION LA PRESSE

Les astres semblent s’aligner pour que le Québec enregistre des années de croissance économique enviable. L’ambition du premier ministre François Legault de réduire l’écart de richesse entre le Québec et l’Ontario n’apparaît plus comme un projet farfelu et inatteignable.

« Le Québec s’est donné les moyens de réussir dans l’économie du XXIe siècle », affirme sans ambages le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne.

Il crédite l’ancien premier ministre du Québec Robert Bourassa, qui a eu la vision de miser sur la « bougie d’allumage » : l’hydroélectricité. « On n’a peut-être jamais donné tout le crédit qui revient à cet homme qui a pris cette décision il y a 50 ans. Le Québec a fait un choix stratégique, et voilà qu’aujourd’hui, on en retire les dividendes », tranche-t-il.

Si le Québec produit de l’aluminium vert, excelle déjà dans l’électrification des transports avec les Lion et Nova Bus, est déjà un leader dans l’hydrogène vert et suscite l’envie de plusieurs pour ses avancées en intelligence artificielle, il va maintenant profiter des investissements d’Ottawa pour lutter contre les changements climatiques et du virage vert qu’amorcent les États-Unis sous l’administration de Joe Biden, selon le ministre.

« Positionnement extraordinaire »

« Les énergies renouvelables positionnent le Québec d’une façon extraordinaire. Ce choix de M. Bourassa donne aujourd’hui au Québec un avantage comparatif en Amérique du Nord parmi les 50 États américains et les 10 provinces canadiennes », estime M. Champagne, qui croit dur comme fer que le virage vert à Washington, notamment l’électrification des transports, « va être un accélérateur ».

D’autant plus que le Québec possède tous les minéraux rares nécessaires pour fabriquer les batteries des véhicules électriques.

PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

François-Philippe Champagne, ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

Les technologies vertes qu’on a développées chez nous vont trouver un marché, un des plus grands marchés au monde. Ça nous donne un avantage comparatif indéniable.

François-Philippe Champagne, ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

Citant certains passages du livre de Bill Gates (How to Avoid a Climate Disaster), l’énergie renouvelable comme l’hydroélectricité est la seule façon de répondre adéquatement à une augmentation de la demande sans mettre en péril l’avenir de la planète.

Le Québec s’apprête aussi à récolter les fruits de ses politiques sociales avant-gardistes.

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, ne l’a pas inscrit dans son budget pour éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais il prévoit toucher des fonds fédéraux plus importants bientôt.

« Le gouvernement fédéral va sûrement faire quelque chose pour les garderies » dans son budget du 19 avril, affirme-t-il en entrevue. Et comme le Québec a déjà son propre programme, il explique : « On va se retirer [de l’initiative fédérale] avec pleine compensation financière. Donc ça va nous amener de l’argent récurrent. C’est bien ! »

Ce sera bienvenu, surtout au moment où le grand argentier du gouvernement Legault prévoit que les finances publiques ne sortiront pas de la zone rouge avant sept ans.

Combien le Québec pourrait-il toucher ? « La part du Québec là-dedans, c’est 22,6 % de ce que le fédéral va annoncer », répond-il en faisant référence à la proportion de la population québécoise dans celle de l’ensemble du Canada. « Moi, je sais combien ça coûte, un programme de garderies au Québec, et notre réseau, qui n’est pas parfait, ça coûte cher. Ottawa ne pourra pas annoncer un programme national de garderies et mettre 1 milliard là-dedans ! Ça ne serait pas national fort, fort… » Au minimum, on parle de centaines de millions de dollars récurrents qui vont atterrir dans les coffres de Québec.

Assurance médicaments

Le gouvernement Trudeau a aussi promis de créer une assurance médicaments à l’échelle du pays. Là encore, le Québec a son propre régime d’assurance. Il se retirerait du programme fédéral et toucherait une compensation financière.

Dans la mise à jour économique et financière de l’automne dernier, Ottawa s’est engagé à investir entre 70 et 100 milliards en trois ans dans la relance économique.

S’ils choisissent d’investir 75 milliards en trois ans, c’est 25 milliards fois trois. Et là-dedans, il y aura des retombées pour le Québec, c’est indéniable.

Eric Girard, ministre des Finances du Québec

Une autre bonne nouvelle !

On l’a vu lors des deux annonces récentes de François Legault et Justin Trudeau : malgré leurs différends idéologiques, leurs intérêts convergent sur quelques fronts. On peut penser à l’économie verte, au développement des transports collectifs, au déploiement de l’internet haute vitesse. Quand de telles occasions se présentent, les investissements fédéraux viennent alléger la facture de Québec.

Incertitudes sur les transferts en santé

Il n’y a toutefois pas d’engagement ferme de la part d’Ottawa au sujet de la plus importante demande de Québec et des autres provinces : une hausse des transferts en santé.

Dans les coulisses, des travaux sont toutefois en cours. À l’initiative d’Ottawa, le comité des arrangements fiscaux – un groupe permanent qui réunit des sous-ministres du fédéral et des provinces – se penche sur la contribution historique du fédéral au financement des soins de santé et sur la situation financière du fédéral par rapport à celle des provinces.

Les provinces réclament une augmentation de 28 milliards de dollars des transferts en santé (6 milliards pour le Québec), afin de faire passer de 22 % à 35 % la part d’Ottawa dans le financement des dépenses en santé. « Le fédéral contribuait à près de 45 % des coûts » dans le passé, plaide Girard.

Ailleurs au Canada, le Québec fait depuis longtemps l’objet de railleries pour sa dépendance à la péréquation – programme fédéral qui vise à redresser la richesse des provinces pauvres au niveau de la moyenne canadienne. Or, lentement mais sûrement, « le Québec gagne en indépendance », insiste Eric Girard.

La part du Québec dans l’enveloppe de péréquation est en diminution. Elle passera de 66 % à 53 % d’ici 2026-2027. « Ça, ça représente l’amélioration relative du Québec dans la fédération, la lente marche vers la moyenne nationale du PIB par habitant, pour fermer notre écart de richesse. »

La situation économique du Québec s’améliore et, par conséquent, sa capacité fiscale est plus grande par rapport à la moyenne canadienne. Donc, même si le Québec reçoit une somme moins élevée en péréquation, il n’est pas perdant. Il va chercher plus de revenus autonomes en raison d’une meilleure performance économique.

« Nous sommes 22,6 % de la population du Canada, mais seulement 20 % de l’économie canadienne. On voudrait une richesse équivalente à notre poids démographique. Notre importance et notre influence dans la fédération vont être décuplées si l’on y parvient », plaide M. Girard.

De belles années à venir

ILLUSTRATION LA PRESSE

Virage vert d’Ottawa et de Washington

Avec son plan de relance de 100 milliards, le gouvernement Trudeau mise sur une relance verte de l’économie en favorisant l’utilisation de l’énergie propre tout en réduisant la dépendance des Canadiens aux énergies fossiles. Le président américain Joe Biden a annoncé à la fin de mars un plan d’infrastructures, dont 1000 milliards serviront à décarboniser l’économie américaine.

Le Québec, champion de l’énergie renouvelable au pays, est bien placé pour en profiter avec sa filière de spécialistes, de fournisseurs et de manufacturiers actifs dans ce secteur.

Hydro-Québec s’exporte

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LAPRESSE

Après le Vermont et le Massachusetts, Hydro-Québec souhaite vendre son électricité à l’État de New York.

En 2010, sous Jean Charest, le Congrès américain ne voulait même pas reconnaître l’hydroélectricité produite à partir des réservoirs d’eau des grands barrages comme énergie renouvelable. Les temps ont changé. La société d’État a déjà signé un contrat de vente ferme d’électricité avec le Vermont et a conclu une nouvelle entente de vente ferme avec le Massachusetts, semblable à celle qu’elle souhaite conclure avec New York.

Électrification des transports

Si le Canada et les États-Unis cherchent à devenir carboneutres d’ici 2050, ils devront mettre le paquet dans l’électrification des transports, puisque ce secteur compte pour près du quart (23 %) de tous les GES du pays. Québec est prêt à investir jusqu’à 1,4 milliard pour mettre sur pied une industrie de l’électrification axée sur la batterie au lithium, du minerai à la batterie. « Un projet de société », selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Des métaux prisés

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

La mine de nickel Raglan, dans le Nord-du-Québec

Avec la décarbonisation de l’économie, les métaux sont le nouveau pétrole. Les quatre principales substances extraites au Canada et utilisées pour fabriquer des batteries sont le cobalt, le graphite, le lithium et le nickel. Le Québec est la seule province qui produit du lithium et du graphite, et il s’agit du premier fournisseur de cobalt, a affirmé le ministère canadien des Ressources naturelles en 2018. Les véhicules électriques sont gourmands en métaux : 20 kg de cuivre sont nécessaires pour construire un véhicule ordinaire, 40 kg pour un véhicule hybride et environ 80 kg pour un véhicule électrique, selon le site IFP Énergies nouvelles.

Un secteur biomédical plus autonome

Le ministre canadien de l’Industrie, François-Philippe Champagne, s’est donné comme objectif de reconstruire les capacités de biofabrication au Canada afin de réduire sa dépendance à l’étranger. Historiquement, la région montréalaise a servi de point d’ancrage à la recherche et à la fabrication des médicaments d’origine. Il reste de cette période glorieuse une grappe des sciences de la vie, composée de 620 organisations, qui ne demande pas mieux que de prendre des couleurs au gré de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement dans le biomédical.

Amenez-en, des infrastructures

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Québec dépensera 135 milliards en 10 ans pour les infrastructures.

Autant à Québec (135 milliards en 10 ans), à Ottawa (180 milliards sur 12 ans) qu’à Washington (2000 milliards en 8 ans), on mise sur les infrastructures pour relancer l’économie post-COVID-19. Le Québec est bien positionné dans l’ensemble de la filière : ingénieurs (WSP), constructeurs (Pomerleau) et financiers (Caisse et PSP). Même la mal-aimée cimenterie McInnis pourrait finir par profiter de la manne.

Une situation financière résiliente

Les finances publiques du Québec sont en meilleur état que ce qu’on appréhendait au début de la pandémie. Son ratio dette/PIB (45,5 % en 2022) est bien meilleur que celui du voisin ontarien (49,6 % en 2022). Le fédéral est à 55 %.

Malgré les défis que pose le vieillissement de la population sur les dépenses de santé, le Québec a de belles cartes dans son jeu. Parti de loin au chapitre du revenu médian des particuliers, le Québec apparaît maintenant au 5e rang parmi les 10 provinces.

De beaux défis à relever

Vieillissement accéléré

Le Québec vieillit plus vite que l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique, ce qui pose des défis en matière de finances publiques. Qui va payer pour les soins de santé des baby-boomers si la population active décroît au lieu de croître ? La situation est exacerbée par la politique d’immigration restrictive du gouvernement de François Legault. Son slogan « En prendre moins pour en prendre soin » s’est traduit par des délais de 27 mois pour les immigrants économiques qui choisissent le Québec, comparativement à 6 mois ailleurs au Canada.

Protectionnisme américain

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

L’usine de Lion Électrique, à Saint-Jérôme

Joe Biden a beau vouloir investir 2000 milliards dans les infrastructures, il a signé un décret ayant pour effet de durcir les dispositions protectionnistes du Buy American Act. On voit chaque semaine les effets du protectionnisme de nos voisins. Le constructeur d’autobus électriques Lion, de Saint-Jérôme, est financé par Québec pour une usine d’assemblage de blocs-batteries, bien qu’elle entende ouvrir son usine de construction d’autobus aux États-Unis.

Mesures de rétorsion chinoises

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Des travailleurs dans une usine sidérurgique de Lianyungang, dans l’est de la Chine, le 12 février

La Chine a faim de nos métaux, parlez-en aux exploitants de mines de fer. Si les relations géopolitiques entre l’Amérique du Nord et la Chine devaient continuer de se détériorer, le jour n’est plus loin où la Chine se mettra à bouder nos matières premières. L’Australie goûte déjà à cette médecine, qui n’est en rien douce.

L’aérospatiale en plein désarroi

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Les commandes reprennent pour l’A220, développé par Bombardier sous le nom de C Series, mais l’industrie aérospatiale souffre toujours des contrecoups de la pandémie.

On l’a souvent entendu. L’Ontario, c’est l’auto ; le Québec, l’aérospatiale. Or, le principal donneur d’ordres de l’industrie, Bombardier, n’est plus l’ombre de lui-même. Certes, les commandes reprennent enfin pour l’appareil A220, développé par Bombardier sous le nom de C Series, mais est-ce que ce sera suffisant ? La pandémie a mis à mal la filière au grand complet, et le Canada tarde toujours à voler au secours du secteur exsangue.
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-04-17/embellie-economique-en-vue-pour-le-quebec.php

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Laval La Phase Deux du développement de la Cité de la Biotech est lancée

PHOTO FOURNIE PAR LAVAL TECHNOPOLE

Selon la Ville de Laval, la Cité de Biotech a jusqu’ici permis la création de 5500 emplois dans plus de 110 entreprises et institutions opérant dans un rayon de trois kilomètres.

(Laval) La Phase Deux du développement de la Cité de la Biotech est lancée à Laval, avec plus de 100 000 mètres carrés à développer sur les terrains de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Publié le 22 avril 2021 à 6h45

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La Presse Canadienne

Des entreprises du secteur des sciences de la vie pourront s’y installer, principalement dans le domaine des biomédicaments. La Ville de Laval anticipe pour ce développement des investissements de plus de 1 milliard et la création de 7500 nouveaux emplois au cours de la prochaine décennie.

L’expansion permettra de répondre à une forte demande d’espace dans le secteur des biotechnologies qui s’est accentuée depuis l’éclatement de la pandémie de COVID-19.

Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS, croit que la seconde phase de la Cité de la Biotech permettra à ses équipes de multiplier les partenariats en recherche dans des secteurs névralgiques.

La Ville de Laval dispose de deux programmes de crédit de taxes offerts aux propriétaires d’immeubles désirant entreprendre d’importants travaux de construction. Les terrains de la Cité de Biotech sont admissibles à ces programmes.

Selon la Ville de Laval, la Cité de Biotech a jusqu’ici permis la création de 5500 emplois dans plus de 110 entreprises et institutions opérant dans un rayon de trois kilomètres.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-04-22/laval/la-phase-deux-du-developpement-de-la-cite-de-la-biotech-est-lancee.php

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1,8 milliard de moins Baisse surprise du déficit à Québec

PHOTO TIRÉE DE WIKIPÉDIA

L’édifice Gérard-D.-Levesque, à Québec, siège du ministère des Finances

(Québec) Le portrait des finances publiques est subitement un peu moins sombre. Un mois à peine après avoir déposé son budget, Québec annonce que le déficit fond de 15 à 13,3 milliards pour l’exercice financier qui vient de se terminer.

Publié le 30 avril 2021 à 16h24

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Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Dans son rapport mensuel des opérations financières rendu public vendredi, le ministère des Finances explique que « sur la base des plus récents renseignements disponibles, une révision à la hausse de 1,8 milliard de dollars du solde budgétaire est prévisible pour 2020-2021 », année budgétaire qui a pris fin le 31 mars.

Les revenus fiscaux – surtout les impôts des sociétés – ont augmenté de façon plus importante que prévu en début d’année, ce qui a permis au gouvernement d’encaisser 712 millions supplémentaires par rapport à ses prévisions.

La provision mise de côté pour faire face aux imprévus ne sera pas entièrement utilisée, ce qui réduit le déficit de 625 millions.

Enfin, le coup de pouce d’Ottawa de 413 millions pour le déploiement de l’internet haute vitesse dans toutes les régions explique que le trou budgétaire soit moins profond.

Québec ne précise pas l’impact de cette annonce sur l’état des finances publiques pour le présent exercice financier, 2021-2022. Mais il y a de fortes chances que le déficit de 12,3 milliards prévu dans le budget du 25 mars soit révisé à la baisse, lui aussi.

Au cabinet du ministre Eric Girard, on convient que l’impact « pourrait être positif », mais on ajoute que l’heure juste sera donnée seulement au moment de la mise à jour économique de l’automne.

Il ne faut pas oublier que les 6 milliards en cinq ans attendus du fédéral à titre de compensation pour la création d’un programme pancanadien de garderies « va régler une petite partie du problème financier » du gouvernement, comme le disait le premier ministre François Legault le 20 avril. On parle d’un peu moins de 1 milliard la première année et jusqu’à 1,9 milliard d’ici 2025-2026. C’est une autre donnée qui va modifier positivement les prévisions du gouvernement Legault.

Dans son plus récent budget, Québec chiffre à 6,3 milliards son déficit « structurel », celui qui restera après la crise sanitaire. Il a reporté le retour à l’équilibre budgétaire dans sept ans, plutôt que cinq, pour concentrer ses efforts sur la relance de l’économie et le redressement du système de santé.
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-04-30/1-8-milliard-de-moins/baisse-surprise-du-deficit-a-quebec.php

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