École À Pas de Géants - 3 étages

Projet d’école pour enfants souffrant de troubles du spectre de l’autisme (TSA) situé dans le Technopole Angus.

Informations

Nom : École À Pas de Géants

Emplacement : Rue Molson, Technopole Angus
Hauteur : 3 éta****ges
Architecte(s) : Provencher Roy
Promoteur(s) : Société de Développement Angus
Début et fin de la construction : 2021 / 2023
Autres informations :

  • École pour enfants souffrant de troubles du spectre de l’autisme (TSA)
  • Un centre de ressources communautaires
  • Un centre d’éducation et de formation aux adultes
  • Un centre de recherche et d’innovation.
  • 150 enfants et jeunes adultes (5 à 21 ans) seront accueillis pour une formation primaire et secondaire

Source(s) : Centre d'autisme À pas de géant | Société de développement Angus

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Absolument superbe. Toutes les nouvelles écoles devraient ressembler à ça.

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J

louisleonardo a dit : Absolument superbe. Toutes les nouvelles écoles devraient ressembler à ça.

Je suis d’accord, il faut que l’architecture soit accueillante pour les écoles comme pour tous les autres projets publics et privés. Comme ce sont des infrastructures publiques, elles donnent aussi le ton au quartier et peuvent inciter un engouement pour l’amélioration visuelle des autres projets dans les environs. Encore une fois l’esthétisme est une forme d’enrichissement collectif qu’on ne doit jamais négliger, parce que c’est l’aspect développement durable en matière de paysages urbains.

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louisleonardo a dit : Absolument superbe. Toutes les nouvelles écoles devraient ressembler à ça.

L’agrandissement d’une école primaire de Sainte-Catherine a été réalisée l’année dernière et le résultat est vraiment magnifique (en tous cas, par rapport à la monstruosité qu’il y avait avant. La nouvelle génération d’écoles va être un réel bonheur.

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Wow. Assez incroyable qui se fait dans le quartier Angus.

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31 AOÛT 2021

15 M$ de Québec pour le futur centre À pas de géant

Le gouvernement du Québec a annoncé l’octroi d’une aide financière de 15 millions de dollars pour la construction du centre d’autisme À pas de géant à Angus. Cette aide permettra de renforcer l’expertise et les services offerts à la communauté autiste québécoise.

Andrée Dallaire, coprésidente de la campagne de financement du centre, s’en réjouit : «Dès nos premières discussions avec le gouvernement du Québec, notre projet et ses impacts positifs sur la communauté ont été reconnus. Ce partenariat nous permet de nous rapprocher de notre objectif. Nous n’aurions pu y arriver sans ce soutien. »

Le nouveau centre, dont l’ouverture est prévue en septembre 2023, permettra d’améliorer l’offre de services tout en accueillant davantage d’élèves. En effet, le centre pourra accueillir près de 70 élèves supplémentaires, dont une quarantaine de jeunes adultes.

« Nous avons été particulièrement touchés par le courage, l’amour et la résilience des familles. Nous sommes heureux que le centre À pas de géant fasse la promotion de la neurodiversité dans notre communauté. L’engagement et l’innovation sociale sont des valeurs qui nous guident depuis 25 ans. Nous sommes fiers de faire partie de ce projet, qui démontre clairement que nous pouvons développer des milieux de vie inclusifs pour tous et toutes. » a précisé Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la SDA.

Rappelons que l’objectif du centre est de créer un véritable milieu de vie pour plus de 150 enfants et jeunes adultes qui recevront une formation primaire et secondaire ainsi qu’un accompagnement qui ira bien au-delà des heures normales d’école. On y retrouvera:

  • L’école À pas de géant;
  • Le centre de ressources communautaires;
  • Le centre d’éducation et de formation aux adultes;
  • Le centre de recherche et d’innovation.

Photo : Ulysse Lemerise

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Texte intégral

Le Centre À Pas de Géant : une architecture axée sur les besoins particuliers

4 novembre 2021
Par Maude Ferland

Le futur Centre d’autisme À Pas de Géant, du maître d’œuvre Société de développement Angus (SDA), sera le premier du genre au monde. Un épicentre vocationnel multidisciplinaire voué exclusivement à la scolarisation d’élèves âgés de 4 à 21 ans, à la recherche et au communautariat, qui devrait ouvrir ses portes en 2023. Incursion dans un fascinant jeu de volumétrie et de compartimentation, où l’architecture mise sur la perception du monde.

Ce bâtiment bien particulier prendra forme sur le site du Technopôle Angus, à Montréal. Tout en courbe vu de l’extérieur, le futur édifice annonce déjà une infrastructure bien prometteuse. Construction hautement spécialisée, le bâtiment à venir sera à la fine pointe des connaissances sur le trouble du spectre de l’autisme.

D’abord, le hall d’entrée. Prolongement de la cour intérieure et surplombé d’un atrium, il se trouve au coeur même de l’architecture, accueillant des élèves âgés de 4 à 21 ans et possédant des besoins particuliers liés à l’autisme. Car ici, tout a été conçu en fonction des besoins nombreux et très spécifiques des personnes ayant une condition en lien avec le trouble du spectre de l’autisme, qui influence les perceptions et le traitement des informations sensorielles. En fonction de l’hyper ou de l’hyposensibilité sensorielle – qui peut fluctuer parfois même à différents moments de la journée – il a fallu concevoir un milieu hautement adapté… où rien n’est laissé au hasard.

Une conception à pas de géant

Sur la façade nord du bâtiment a été prévu tout le volet éducationnel, sur trois niveaux. L’orientation permet de contrôler un premier stimulus lié à la luminosité. Les espaces communs baignent ainsi dans une lumière directe, tandis que les salles de classe bénéficient d’une luminosité indirecte. Véritables lieux d’enseignement adaptés aux élèves et à la vocation de recherche du Centre, les classes font l’objet d’une conception sur mesure : regroupées au nombre de deux « mini classes », chacune d’entre elles est jumelée à un observatoire. Des zones de répit – qui se veulent des espaces sensoriels neutres – sont adossées aux observatoires. On atteint les « blocs de classe » via un seuil d’entrée commun.

Le centre d’autisme À Pas de Géant a nécessité aux architectes, lors de sa conception, de s’adapter aux besoins particuliers de sa future clientèle. Crédit : Provencher_Roy

La conception personnalisée ne se limite pas qu’aux seuls espaces d’enseignement et de recherche académique, pour ce centre dont la mission est entre autres d’offrir à terme un véritable milieu de vie à ses bénéficiaires. En plus de lieux conscrits propices à l’apprentissage, tous les lieux occupés par les élèves doivent répondre à la mission. L’organisation de l’espace est donc prévue selon une séquence spatiale qui permet le déplacement de l’élève dans un parcours linéaire et prédictible. Commence alors un continuum où l’espace est compartimenté en divers environnements uniques et à échelle variée selon un besoin sensoriel bien précis.

Outre les couleurs et les matériaux judicieusement choisis qui façonnent aussi bien le décor que la perception de l’élève sur le monde qui l’entoure, le plafond à hauteur variable et la gradation de l’acoustique constituent d’autres paramètres de ces environnements. Et puisque tout a été pensé jusque dans les moindres détails, des zones de transition parsèment le parcours et permettent de recalibrer les sens lors du passage d’un environnement chargé de stimulus à un autre.

Des coins ronds… mais que dans le design

« C’est un défi que de les allier », admet Sonia Gagné, architecte chez Provencher_Roy et responsable de la conception du futur Centre d’autisme À Pas de Géant, à propos de la conciliation entre les normes et l’idéalisme de construction. Pour respecter la raison d’être du bâtiment, il faut prendre en considération tous les aspects du trouble du spectre de l’autisme. La proposition d’un édifice arrondi sur sa face d’accueil vise par exemple à donner un caractère « enveloppant » à l’infrastructure, toujours du point de vue et en fonction du ressenti de l’utilisateur vivant avec cette condition.

Sonia Gagné, architecte chez Provencher_Roy et responsable de la conception du futur Centre d’autisme À Pas de Géant. Crédit : Gracieuseté

À l’intérieur, l’architecture évite les configurations classiques en coin et mise sur les surfaces courbes, pour la sécurité des occupants qui présentent une perception altérée de leur environnement. Cette même perception altérée peut aussi poser des problèmes à l’égard des normes ayant trait aux points de sortie, non adaptés à la réalité de certaines personnes autistes. Celles-ci pourraient en effet se retrouver dans une situation potentiellement dangereuse et hors de leur cadre en cas d’évacuation, par exemple.

Alors, comment concilier la réglementation et une adaptabilité nécessaire ? En prévoyant l’intégration d’un système de contrôle et de sécurité par vidéosurveillance. Une conception pensée jusque dans les moindres détails, dont il aura fallu à l’architecte d’expérience plusieurs allers-retours vers la table à dessin pour en faire les plans, selon les commentaires des parents qui portent ce projet à bout de bras depuis ses tout débuts. Car il n’existe pour l’heure aucun guide autre que l’expérience des intervenants de première ligne pour orienter la conception d’une telle infrastructure. Et la proposition actuelle emballe. « Le nouveau Centre d’autisme À Pas de Géant est la clé du futur des services en autisme du Québec », s’exclame Thomas Henderson, directeur général de l’école. Premier épicentre du genre au monde, le Centre d’autisme À Pas de Géant pourrait bien établir les grands principes architecturaux et devenir le guide de référence d’une infrastructure exclusivement destinée à une clientèle atteinte du trouble du spectre de l’autisme.

Construit sur un site de 6 028 mètres carrés et comportant trois niveaux, le futur Centre d’autisme À Pas de Géant abritera une école d’enseignement préscolaire, scolaire et secondaire, un centre de formation pour adultes, un centre de ressources et un centre de recherche portant sur le trouble du spectre de l’autisme. Évalué à 51,4 millions de dollars, le Centre poursuit sa campagne de financement afin que les travaux puissent commencer en janvier 2022, pour une ouverture en septembre 2023.

ÉQUIPE DE RÉALISATION

  • Développeur et propriétaire du terrain : Société de Développement Angus
  • Propriétaire : Giant Steps Montreal
  • Gestionnaire : Gestion Proaxis
  • Architecture : Provencher_Roy
  • Ingénierie mécanique et électrique : Pageau Morel
  • Ingénierie civile : Marchand Houle
  • Ingénierie structure : L2C
  • Entrepreneur : Pomerleau
  • Architecture de paysage : Grace‐Kells Consultant + Provencher Roy
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Plus que 7 millions $ à réunir: première pelletée de terre pour le Centre d’autisme À pas de géant

Guillaume Picard | Agence QMI | Publié le 13 décembre 2021 à 13:33


Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le premier Centre d’autisme À pas de géant va ouvrir ses portes en 2023 au Technopôle Augus, à Montréal, mais il reste 7 millions $ à amasser auprès de la communauté et du fédéral afin de boucler le montage financier estimé à plus de 50 millions $.

Une première pelletée de terre symbolique a eu lieu lundi en présence de plusieurs invités, dont Charles Lafortune, qui, par le biais de la fondation Autiste & majeur, mise sur pied avec sa conjointe Sophie Prégent, soutient ce projet. Leur fils Mathis, qui est autiste et qui célèbre son 20e anniversaire de naissance ce mois-ci, inspire d’ailleurs l’engagement du couple. Mathis a fréquenté l’école À pas de géant dès l’âge de 3 ans.


Photo Agence QMI, Joël Lemay

«Pour Sophie et moi, ainsi que la plupart des parents d’enfants autistes, l’une de nos plus grandes préoccupations est de savoir ce qui se passera lorsque nous serons partis. Un centre comme À pas de Géant, qui contribuera à renforcer l’autonomie de chacun et à avoir une place dans la communauté, que ce soit dans des programmes de jour ou en emploi, est quelque chose que nous souhaitons pour notre Mathis», a dit Charles Lafortune, dans un communiqué.

La Fondation Autiste & majeur aimerait soutenir financièrement les prochains centres À pas de géant, notamment un qui pourrait être aménagé à Québec.

Pour ce qui est du premier, qui sera situé sur la rue Molson, dans le Vieux-Rosemont, il réunira sous un même toit l’école À pas de géant, un centre d’éducation et d’emploi des adultes, un centre de ressources, un centre communautaire ainsi qu’un centre de recherche et d’innovation. Plus d’une centaine d’élèves, d’enseignants et de membres du personnel y convergeront chaque semaine.

«À pas de géant fournit un environnement d’apprentissage où la diversité et les forces uniques de chacun sont célébrées. Aujourd’hui, cette première pelletée de terre nous rappelle que nous serons bientôt en mesure de faire plus et de faire mieux pour permettre aux personnes autistes de développer leur plein potentiel», a indiqué le directeur général de l’école À Pas de géant, Thomas Henderson.


Photo Agence QMI, Joël Lemay

Quelque 86 % des personnes autistes sont actuellement sans emploi ou sous-employées. «Il existe un argumentaire commercial clair en faveur de l’embauche de personnes autistes. Il ne s’agit pas d’une question de charité ou de responsabilité sociale, mais plutôt de créer une main-d’œuvre plus diversifiée avec des employés différents, loyaux, productifs et qui ont le souci du détail», a complété le chef de projet – Initiatives de soutien à l’emploi de l’école À pas de géant, Andre Pereira.

Encore des pas financiers à faire

Le gouvernement du Québec s’est engagé à verser 15 millions $ pour financer le projet montréalais, qui nécessite un investissement global de plus de 50 millions $. À ce jour, environ 44 millions $ ont été réunis, si bien qu’il reste 7 millions $ à trouver, notamment par le biais de la campagne de financement Faites un pas de géant et auprès du gouvernement fédéral.

Les travaux d’excavation du centre doivent se mettre en branle d’ici la fin de l’année en vue d’une livraison du bâtiment de 66 500 pieds carrés dans environ 18 mois. Afin d’être adapté aux besoins sensoriels et perceptifs spécifiques des personnes autistes, on a fait appel à l’expertise du cabinet d’architectes Provencher Roy. On a ainsi veillé à chaque petit détail en ce qui a trait à l’organisation des espaces, au choix des matériaux et au type d’éclairage.

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En construction!

2022-01-02

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