Démographie, densité et étalement urbain

Ça me semble une vision pas mal noir et blanc de la chose, bien honnêtement. Comme s’il n’y avait qu’une bonne façon de développer la ville et un seul usage désiré unanimement par tous.

Je ne peux pas nier ce que tu dis, je n’ai pas de donnée à cet effet. Ce que je peux ajouter toutefois, sans vouloir te contredire, c’est que l’implication communautaire à laquelle du fais référence et le sentiment d’appartenance au quartier, etc., ce n’est vraiment pas uniforme. Des comités citoyens, même en grand nombre, ça ne regroupe souvent qu’une infime partie de la population d’un quartier. Il en va de même pour les projets de ruelles verte par exemple, qui sont plus souvent qu’autrement pilotés par une minorité motivée qui fait embarquer avec plus ou moins d’entrain une majorité plutôt nonchalante qui suit. Le désir de s’impliquer pour faire changer les choses, au même titre le le désir de contrôler son environnement, c’est à intensité variable chez tout le monde. Et c’est vraiment pas tout le monde qui a comme idéal d’entretenir un carré d’arbre et de prendre un café avec des voisins en jasant dans une ruelle verte. De dire que ces gens-là devraient être forcées dans le moule de la vie communautaire en duplex pour le bien de la ville, qu’ils peuvent changer, que leur mode de vie n’est pas bénéfique pour la ville, ça me semble un peu absurde.

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Je ne crois pas que ce soit ça le point de Gtmtl, je pense plutôt que de favoriser l’action citoyenne peut mener plus de gens à s’impliquer. Il serait illusoire de croire que 100% de la population s’impliquerait dans l’aménagement de sa ruelle ou de son carré d’arbre, mais avoir un environnement qui favorise ça ça ne peut qu’être bénéfique pour une ville et pour une société

Le trafic est de retour à 80% malgré la troisième vague

Le télétravail pourrait finalement n’avoir qu’un impact limité sur la circulation à long terme, selon des spécialistes

Lundi, 26 avril 2021 01:00MISE À JOUR Lundi, 26 avril 2021 08:14

Après une chute spectaculaire des déplacements sur nos routes au début de la pandémie, l’automobile est en train de reprendre ses droits au Québec. Plus de 80 % du trafic habituel est de retour, malgré le télétravail et la troisième vague.

• À lire aussi: La voiture gagne sur le bus et le métro

Les données acheminées par le ministère des Transports à notre Bureau d’enquête illustrent bien l’impact du confinement imposé aux Québécois depuis que l’urgence sanitaire a été décrétée le 14 mars 2020.

Il y a un an, alors que le Québec venait d’être mis « sur pause », le trafic avait chuté de plus de la moitié. Sur les principaux ponts et axes routiers de la province, les débits journaliers moyens oscillaient alors autour de 40 % par rapport à l’année précédente.

Le phénomène était encore plus frappant loin des grands centres.

Tendance en hausse

Les déplacements ont ensuite remonté partout au Québec, en subissant au passage des variations au gré des mesures annoncées. Le rattrapage est plus lent à la frontière américaine, sans surprise, ainsi que dans la Réserve faunique des Laurentides.

« Il y a eu un impact très fort au début qui s’est réduit petit à petit. Maintenant, on voit un peu une reprise de la circulation », observe Francesco Ciari, enseignant à la Polytechnique de Montréal et expert en planification des transports.

« On est revenu à des niveaux quand même assez proches de ce qu’on avait avant », résume Marie-Hélène Vandersmissen de l’Université Laval, spécialiste en aménagement du territoire.

Les statistiques les plus récentes du MTQ datent du mois de mars 2021 et ne tiennent pas compte du mois d’avril, qui n’est pas encore terminé. À Québec et Lévis, par exemple, il est fort probable que les volumes de déplacement aient de nouveau diminué en avril en raison des mesures spéciales d’urgence et de la fermeture des écoles.

Le télétravail risque de s’essouffler

Bien que les tours de bureaux soient quasi désertes actuellement et que l’intensité des heures de pointe ne soit plus la même, le professeur à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval Jean Dubé souligne l’impact limité du télétravail sur les débits routiers.

« Les déplacements ont diminué mais peut-être pas de manière aussi importante qu’on aurait pu le croire. Même en tenant compte du télétravail, on est déjà à environ 80 % partout en ce moment. Ce n’est pas parce que tu “télétravailles” que demain matin, tu ne prends plus ta voiture et que tu ne sors plus de chez vous. »

M. Dubé évoque aussi l’effet pervers de la « demande induite », phénomène bien connu dans la littérature scientifique.

« Quand ça circule mieux, ça accélère les déplacements puis les gens décident d’opter pour la voiture, mais si tout le monde fait ça, ça va créer un bouchon à un moment donné. »

Mario Polèse, professeur émérite à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), invite aussi à la prudence concernant l’effet du télétravail à plus long terme.

« On ne sait pas encore si ça va sensiblement diminuer la congestion. Il faut faire très attention avant de sauter aux conclusions. Il y a une espèce de ressac contre le télétravail. Les gens commencent à trouver ça dur de ne plus voir les collègues. Le télétravail à 100 %, ça n’existera presque pas, on va plutôt voir des solutions hybrides. On s’en reparle dans un an ! »

VERS UN RETOUR À LA NORMALITÉ

Pont Honoré-Mercier

  • Situation actuelle : 78 %
  • Le creux de vague : 41 %

A50 à Grenville

  • Situation actuelle : 88 %
  • Le creux de vague : 27 %

Frontière américaine (A55)

  • Situation actuelle : 74 %
  • Le creux de vague : 37 %

Autoroute Décarie

  • Situation actuelle : 91 %
  • Le creux de vague : 53 %

Autoroute métropolitaine à l’Acadie

  • Situation actuelle : 85 %
  • Le creux de vague : 55 %

A20 à Sainte-Julie

  • Situation actuelle : 81 %
  • Le creux de vague : 41 %

Pont Médéric-Martin (A15)

  • Situation actuelle : 87 %
  • Le creux de vague : 41 %

Autoroute Félix-Leclerc (1re Avenue)

  • Situation actuelle : 87 %
  • Le creux de vague : 41 %

Autoroute Laurentienne (boul. Jean-Talon)

  • Situation actuelle : 79 %
  • Le creux de vague : 43 %

Réserve faunique des Laurentides (R175)

  • Situation actuelle : 65 %
  • Le creux de vague : 20 %

A20 à L’Isle-Verte

  • Situation actuelle : 83 %
  • Le creux de vague : 31 %

Pont Pierre-Laporte (A73)

  • Situation actuelle : 80 %
  • Le creux de vague : 38 %

Pont Charles-De Gaulle (A40)

UN SOMMET L’ÉTÉ DERNIER DANS L’EST

Les déplacements ont atteint un niveau record en plein été, l’an dernier, dans des régions comme le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, prises d’assaut par les vacanciers.

Les nouveaux cas de COVID-19 étaient alors quasi inexistants et les Québécois avaient pu bénéficier d’un relâchement significatif des mesures, entre la première et la deuxième vague.

« Pour juillet, vous avez plus de 100 % [des niveaux habituels] à la fois à L’Isle-Verte et dans la Réserve faunique des Laurentides. Les gens ne sont pas allés en vacances aux États-Unis, ils sont restés au Québec », souligne le professeur émérite de l’INRS, Mario Polèse, expert en économie urbaine.

MÉTHODOLOGIE

La situation actuelle correspond au volume de circulation du mois de mars 2021 (débit journalier moyen) par rapport à un mois de mars type avant la pandémie.

  • Par exemple, sur le pont Médéric-Martin (qui relie Montréal et Laval), il y a actuellement 87 % de la circulation par rapport à la normale.
  • Le creux de vague correspond généralement à la situation en avril 2020, le premier mois complet où les mesures de confinement les plus strictes ont été en vigueur.

Source: https://www.journaldemontreal.com/2021/04/26/lautomobile-reprend-ses-droits-malgre-la-troisieme-vague

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Je pense que ça peut également être expliqué par le fait que ceux qui utilisaient auparavant le transport en commun utilisent désormais plus l’auto, que ce soit pour éviter d’être trop près d’autres personnes ou simplement car c’est moins économique d’acheter une carte OPUS à tous les mois alors qu’ils ne vont au bureau que 2-3 jours par semaine.

Ils ne demandent pas a aller plus haut sur Sainte-Catherine mais plutôt sur René-Levesque et labas ca ne dérange personne. On parle de 80m, rien d’incroyable.

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Et cette demande la a été refusée?

Pas de stats pour les voies et ponts vers le centre-ville depuis la rive-sud. J’ai l’impression que c’est encore plutôt bas le traffic dans ces axes.

Ça vaut ce que ça vaut, mais ce matin en allant à Longueuil le pont Jacques-Cartier était complètement bloqué en direction Montréal.

Je pense que c’est en cours d’évaluation mais on sait que l’OCPM recommande de la refuser et de plutôt plafonner les hauteur à 45m dans le secteur.

C’est de manière très très générale. La plupart des villes et centre-ville européens n’ont pas de portes sur rue; et je ne pense pas que l’activité commerciale, de soir comme de jour, en soit moins florissante. Et je pense que c’est la même chose dans les villes d’Asie Pacifique.

En politique municipal on le sent, entre autres quand on accompagne en porte à porte. La différence est frappante. De Plex en Plex, les gens sont au courant, ont des questions, des enjeux qui leur tiennent à coeur. La porte d’à côté, une conciergerie de 6 étages, plusieurs ne savent même pas qu’il y a une campagne électorale. Évidement, il y a d’autres raisons à ça, mais le mode d’habité compte pour beaucoup.

Alors là je ne suis pas d’accord du tout. Ayant été un des maudits français ayant vécu quelques années sur le plateau, cette affirmation m’apparait être extrêmement biaisée.

Abstention par quartier aux élections de 2017:
https://ledevoir.carto.com/builder/b7ecc56c-4ca2-4fc3-9e0e-eda97a6d7ef7/embed

Quid de St-Michel, Parc-Ex, HoMa, Nord et Est de Rosemont, Verdun, LaSalle?

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On parle ici de la réalité nord-américaine.
Je n’ai jamais comparé à l’Europe ou l’Asie, où la réalité est bien différente.
Entre autres en lien avec la taille des appartements qui force davantage les gens à sortir.
Même si on s’en rapproche de plus en plus, ce n’est pas encore comparable.
Il y a une énorme quantité d’autres facteurs. Je ne crois pas que ce soit nécessaire de comparer.

Pourtant, votre carte prouve précisément mon point.

Très forte participation dans les quartiers à Plex
Très très faible participation dans les tours du centre-ville et de Griffintown.

On ne peut pas avoir exemple plus clair.

Et comme j’ai pris la peine de le dire, il y a d’autres facteurs, comme les taux de pauvreté et d’éducation.

Je ne vois pas en quoi ça prouve votre point. Voici une capture d’écran qui montre que les différents taux de participation et on voit par exemple que l’Ile Bizard très banlieusarde fait mieux que des quartiers centraux composés de plex.

Ensuite qu’est ce qui vous permet de dire « très peu dans les tours de Griffintown et du centre-ville » ? La carte n’est aucunement aussi précise que cela. Sinon on voit que la différence entre le Plateau et Ville-Marie c’est juste 6%. Donc quand vous dites très forte participation dans un cas et très faible dans l’autre je me demande d’où ça vient.

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Attention de ne pas trop surestimer certaines variables, ou d’attribuer de causalité là où il n’y en aurait pas. Ça peut mener à des généralisations douteuses, des portraits idéalisés, et une perte de nuance.

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Soit pour mon premier point, même si je pense que vous sous-estimez grandement la taille des appartements européens: tout n’est pas comme Paris ou Londres. La taille moyenne des appartements d’Amsterdam est sensiblement similaire à ceux de Montréal par exemple.

Ville-Marie n’élit pas de maire d’arrondissement, ca peut aussi fortement jouer pour un désaveu des potentiels électeurs.

La carte montre bien des zones tout aussi denses en triplex à plus fortes proportions d’abstention, c’est pour cela que je ne pense pas que ce soit un argument valide. Villeray a un taux d’abstention plus fort que RdP par exemple. Comme le mentionne @OusmaneB, les différences ne sont que de quelques points de pourcentage: les résidents du Plateau se sont déplacés aux urnes en proportion 14% plus importante que ceux du Sud-Ouest. Ca ne me parait pas incroyable ni surprenant, surtout quand on réalise que les électeurs de PM se sont bien plus manifesté aux dernières élections qu’attendu. La situation d’Ahuntsic est intéressante, car à moins que je me trompe, il y a largement plus de maisons de ville, parfois divises, que de plex. Le bâti ressemble plus à celui de LaSalle que du Plateau; et pourtant les profils d’abstention sont passablement différents.

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Je le répète encore une fois, il y a de nombreuses raisons qui expliquent la variation de l’intérêt envers la politique d’un secteur à l’autre.

La forme d’habitation en est une parmi de très très nombreuses autres.

Impossible donc de se baser sur une seule carte et une seule source d’information pour prouver ou invalider ce point.

Surtout que je n’ai jamais parlé de taux de participation mais bien de niveau d’intérêt, d’implication.

On peut très bien ne pas du tout s’intéresser à la politique et quand même sortir le jour du vote par principe, par devoir.
Tout comme plusieurs sont très intéressés par la politique mais ne votent pas pour des convictions qui leur sont propre.

Aussi, mon exemple était plutôt à l’intérieur d’un même quartier, sur une même rue.

Bref, je crois qu’il faut rester dans la nuance, rien n’est tranché au couteau.
Mais je comprends la réticence,
Ma liste de points sont précisément des sujets dont on discute rarement à l’extérieur des écoles et des groupes de recherche, puisqu’ils sont difficiles à quantifier, à démontrer, à expliquer.

Ce ne sont pas des arguments, mais bien des pistes de réflexions.
Quand il est question de densité, les discussions tournent souvent autour des chiffres,
Les chiffres sont importants, mais il y a aussi plusieurs facteurs très humains qui méritent une attention.

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L’après-pandémie La relance des villes passe par les écoquartiers, plaide un collectif

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Le Technopôle Angus, écoquartier à Montréal

Durement éprouvés par la pandémie, les centres-villes et autres « cœurs de collectivités » doivent être un des piliers de la relance qui s’annonce, plaide un collectif québécois de leaders économiques et sociaux, à la veille d’un forum sur la question. Parmi ses propositions : miser sur les écoquartiers.

Publié le 10 mai 2021 à 5h00

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Jean-Thomas Léveillé
La Presse

« Y’é tombé une bombe su’a rue Principale », chantait le regretté Dédé Fortin, sur le premier album des Colocs.

C’était à l’époque pour illustrer l’impact de la construction d’un centre commercial, mais presque 30 ans plus tard, bien des collectivités ont l’impression que la pandémie a eu le même effet sur leurs rues principales et leurs centres-villes, dont la revitalisation devrait être un moteur de la relance économique post-pandémie, croit le G15+.

Ce collectif québécois de leaders économiques et sociaux (voir encadré) appelle, entre autres propositions, à aider les municipalités, grandes et petites, à mettre en place des écoquartiers, à l’image de ceux de la Pointe-aux-Lièvres et D’Estimauville, à Québec, ou du Technopôle Angus, à Montréal.

PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE QUÉBEC

L’écoquartier D’Estimauville, à Québec

Ce type d’aménagement crée des milieux de vie « favorables à la santé et à l’épanouissement de leurs habitants », estime le collectif.

La pandémie est venue accentuer la dévitalisation qu’évoque la chanson écrite par Dédé Fortin et Nicole Bélanger, conséquence du mode de développement des années 1970 et 1980 qui misait sur la voiture et l’étalement urbain, estime Jeanne Robin, directrice principale de l’organisme Vivre en Ville, membre du G15+.

Les Colocs étaient assez précurseurs, la chanson met directement le doigt sur le bobo.

Jeanne Robin, de Vivre en Ville

« Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour empêcher cette dévitalisation-là, et nous, on pense que la conception d’écoquartiers est vraiment un moyen assez évident, assez simple, de ramener de la population aux abords des cœurs de collectivités », explique l’urbaniste de formation.

On peut aussi comparer « la concurrence d’une nouvelle offre commerciale » qu’évoque la chanson à l’explosion du commerce en ligne, qui a privé depuis le début de la pandémie le commerce de détail d’une partie de son achalandage, observe Jeanne Robin.

Un fonds de 100 millions

Le G15+ propose de créer un fonds, dans lequel le gouvernement verserait 100 millions de dollars par année, pour aider les municipalités à mettre en place des écoquartiers.

L’idée fera d’ailleurs l’objet d’un atelier au forum « Le Québec que nous voulons : solidaire, prospère et vert », qu’organise mardi le G15+, où divers projets en cours de réalisation seront mis de l’avant, comme l’écoquartier Fortissimo, à Drummondville.

IMAGE FOURNIE PAR LA VILLE DE DRUMMONDVILLE

Le projet d’écoquartier Fortissimo, au centre-ville de Drummondville

Le site de l’ancienne usine de textile, situé en plein centre-ville, au bord de la rivière Saint-François, sera transformé en un quartier « à échelle humaine » qui comprendra des habitations mixtes, des commerces, un musée, une place publique et une promenade riveraine.

D’un strict point de vue financier, ce fonds aurait un « effet de levier » qui stimulerait les investissements privés et la relance de l’économie, explique Jeanne Robin, mais surtout, il assurerait que ces investissements permettent de revitaliser les « cœurs de collectivités » et de bâtir des milieux de vie plus résilients.

« En concevant un écoquartier, on permet à de nouveaux habitants de profiter d’une offre déjà disponible et on renforce l’offre de services parce qu’on augmente tout simplement le nombre de personnes qui vont fréquenter le cœur de la ville », résume Jeanne Robin.

Concevoir des écoquartiers, c’est une réponse à plusieurs problèmes.

Jeanne Robin, de Vivre en Ville

Ce type d’aménagement offre aussi une solution au manque de logements abordables et à la pollution liée aux transports, poursuit-elle.

Devenir « la norme »

Le Québec a intérêt à ce que les écoquartiers deviennent « la norme » de l’aménagement des milieux urbains, affirme Jeanne Robin.

« Dans plusieurs villes, il y a eu des industries, elles ont fermé, leurs terrains sont difficiles à utiliser », souligne-t-elle.

Ces cicatrices urbaines revêtent un grand potentiel économique et social pour les villes, bien plus que de nouveaux quartiers périphériques, souvent qualifiés de « dortoirs », dont les résidants continuent parfois d’utiliser les services et les commerces d’une ville tierce.

Mais « tant que la porte est ouverte à l’étalement urbain, on ne peut pas s’attendre à ce que les projets d’écoquartiers se multiplient », prévient Jeanne Robin.

Presque 30 ans après La rue Principale des Colocs, alors que « La coop, le gaz-bar, la caisse pop, le croque-mort/Et le magasin général » souffrent toujours dans bien des communautés, Jeanne Robin demeure néanmoins optimiste.

« Ce qui est encourageant, c’est de voir à quel point on reste attachés à nos rues principales, à nos noyaux villageois, à nos centres-villes, dit-elle. Ça reste l’endroit où l’on se retrouve, l’endroit qu’on présente dans les programmes touristiques. […] C’est impressionnant de voir comme c’est resté fort dans l’idée de la population. »

Une population probablement bien intéressée à ce que sa « grande rue » retrouve « des ti-culs en bicycle, des cousines en visite ».

Qu’est-ce que le G15+ ?

Le G15+ est un collectif composé de leaders économiques et sociaux, du Conseil du patronat du Québec à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en passant par des groupes environnementaux, des urbanistes et des universitaires, qui a été formé en mars 2020 en réponse à l’appel du premier ministre François Legault de réfléchir à la façon dont le Québec pourra rebondir au terme de la crise actuelle.
https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2021-05-10/l-apres-pandemie/la-relance-des-villes-passe-par-les-ecoquartiers-plaide-un-collectif.php

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Il va toutefois faire attention de ne pas perpétuer les même erreurs simplement car on ajoute la mention écoquartier dans le nom du développement.

L’article tombe bien, car hier nous avons ouvert la discussion sur le projet du Faubourg Cousineau, qui se vante d’être un écoquartier en raison de ses techniques de construction, alors que la réalité est que c’est de l’étalement urbain (on dépasse l’autoroute 30), qu’il y a une offre ridicule de transport en commun, une absence d’usage commercial et un développement orienté automobile (il suffit de regarder la quantité de stationnements dans le plan d’ensemble).

J’ai l’impression que c’est un terme qui sera de plus en plus utilisé par les promoteurs pour développer des projets en banlieue, qui ne sont que de l’étalement urbain maquillés.

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J’ai enfin plus d’informations. Le terrain est situé sur le chemin de la Bataille N, près de la rue Mailloux. Le secteur au fond du terrain contient une magnifique prucheraie centenaire avec milieux humides, des amis biologistes m’ont tous dis qu’ils étaient émerveillés par la floraison printanière.

Le promoteur disait vouloir construire 20 maisons en conservant des étangs au fond, mais hier, il a vendu 40 lots.

Selon ma connaissance, la ville aussi ferait des choses pas très correctes, voici le message qu’elle m’a envoyé :

La ville fait des trucs louches aussi. Le délai pour recevoir des documents ou questions au conseil municipal est midi la journée même de la séance. La pétition pour se lot a été refusé le dimanche soir avant la séance du lundi… Ils sont en réaction, n’ont pas vraiment de leviers légaux forts et ont manqué de proaction pour conserver cette prucheraie depuis 20 ans au moins…

J’ajouterais aussi qu’une coupe illégale a été réalisée en avril dernier, dans un secteur où on a déjà recensé des rainettes.

À vendre Ch. de la Bataille N., La Prairie, Québec J5R0K8 - 11653151 REALTOR.ca.pdf (341,5 Ko)

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J’aurais pas pensé que le rang de la Bataille était en zone développable, mais dans le fond si je comprends bien c’est des terrain en bordure du rang, j’imagine que c’est pour ça que ça passe. Je trouve quand même ça inquiétant, c’est un secteur plutôt déstructuré qui est vraiment loin des services (même de ceux de St-Luc). Ça me déçoit de la part de la ville où j’ai grandi.

Le jeudi 20 mai

La Ville de Québec cite en exemple le Mail Cap-Rouge du boulevard de la Chaudière comme transformation de centre commercial réussie, qui pourrait être reproduite. Dans le stationnement, Chartwell a érigé une résidence pour aînés de 360 appartements en 2018, 2019.

20 mai 2021 3h00 Mis à jour à 4h02

La Ville prend en main le développement immobilier des 80 centres commerciaux de la capitale

Baptiste Ricard-Châtelain

Le Soleil

Le conseil municipal de Québec vient de s’accaparer des pouvoirs des arrondissements pour planifier en bloc la transformation des 80 centres commerciaux de la capitale, destinés notamment à accueillir des tours d’habitation et des résidences pour aînés sur leurs stationnements.

D’ailleurs, une annonce est prévue ce jeudi en compagnie du maire de Québec, Régis Labeaume : la première pelletée de terre officielle de Nuvo Quartier, un complexe de 426 logements qui doit pousser sur le lot des Galeries de la Canardière, à l’intersection du boulevard Sainte-Anne et de l’avenue D’Estimauville.

La première phase de ce projet immobilier d’envergure, comptant 126 appartements, devrait être complétée à l’été 2022.

+

UNE SEULE VISION

«Les 80 centres commerciaux du territoire de la ville sont appelés à se transformer en tout ou en partie au cours des prochaines années, notamment avec l’ajout d’immeubles résidentiels de moyenne et de haute densité», lit-on dans un document municipal récemment diffusé. «Une vision d’ensemble des possibilités de réaménagement de ces centres commerciaux est souhaitée.»

Image de la première phase du Nuvo QuartierGaleries de la Canardière

Voilà pourquoi le conseil municipal vient de modifier la réglementation octroyant des pouvoirs aux arrondissements. Pour leur retirer des compétences.

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