Changements climatiques et transition écologique

Texte de la Presse canadienne* dans La Presse

Projets d’adaptation climatique | Ottawa annonce une enveloppe de 34 millions

Le gouvernement fédéral annonce un financement de 34 millions pour 141 projets de résilience aux changements climatiques dans 128 collectivités de partout au pays.

La ministre fédérale de l’Environnement, Julie Dabrusin, en a fait l’annonce à Halifax mercredi matin.

Au Québec, le territoire de Kanesatake bénéficiera de 1 million pour la mise en place de solutions en vue de réduire les inondations.
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Oubliez les records au thermomètre. Le vrai drame de l’été 2026 est humain, il se lit dans le regard de citoyens dont la vie a basculé.

Ceux qui pleurent un proche décédé à cause des canicules en France. Ceux qui ont vu leur maison partir en fumée dans les incendies au Canada ou en Europe. Ceux qui cultivent la terre et qui ne peuvent pas le faire, faute d’eau.

Des trajectoires de vie déviées de force par les effets du climat.

Au Canada, plus de 4 millions d’hectares de forêt ont été dévorés par les flammes depuis le début de 2026, l’équivalent de la superficie de la Suisse. À Summerland, dans la vallée de l’Okanagan, les résidents réintègrent à peine leur communauté, après plusieurs jours d’évacuation forcée. Ils y retrouvent les stigmates du brasier : 150 maisons et bâtiments calcinés ou endommagés.

À titre d’exemple, selon ces chercheurs, les dérèglements du climat causés par les activités humaines ont multiplié par deux les chances que les incendies extrêmes de l’été 2026 au Canada se reproduisent.

Même si les Québécois ont été relativement épargnés par l’été infernal qui a ravagé une partie du Canada et l’Europe, ils n’ont pas échappé au choc des images.
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El Niño : ce phénomène climatique qui inquiète les scientifiques

Le monde entier doit se préparer pour le phénomène climatique El Niño, qui pourrait être « le plus intense » jamais observé depuis plus d’un siècle, selon l’agence britannique de météorologie, le Met Office. 2027 pourrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée et la Terre pourrait aussi connaître des sécheresses, des inondations et des tempêtes plus intenses.

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Donc ce El nino augure très mal pour les mois à venir. Il pourrait servir d’appel de réveil brutal pour certains pays qui vivent déjà des changements climatiques brusques dans leur environnement et météo locale. Pourtant jamais les grandes économies de la planète n’auront été aussi indifférentes aux prévisions alarmantes, puisqu’elles continuent à accélérer leurs émissions carbones pour faire toujours de plus en plus de profits. À noter que le Canada fait partie de ces pays grands responsables de la détérioration de l’environnement planétaire. Ce qui ne peut conduire qu’à de grands bouleversements politiques et sociaux si on n’y prend pas garde. :enraged_face:

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Les océans ont enregistré samedi un record de température moyenne

(Brest) La température des eaux de surface des océans mondiaux a atteint 21,1 °C en moyenne samedi, un record absolu sur une journée, sous l’effet du réchauffement climatique et du développement du phénomène El Niño, a annoncé l’observatoire européen Copernicus lundi.

Ce record de température dépasse celui établi en mars 2024, à 21,09 °C, alors que le phénomène climatique El Niño de cette année pourrait être le plus important jamais connu, selon des scientifiques.

Ce phénomène climatique naturel, qui revient tous les deux à sept ans, s’ajoute à une tendance de fond de réchauffement des océans, dû à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel, remarque Copernicus dans un communiqué, car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », à la fin de l’été dans l’hémisphère Sud, où se trouvent les plus grandes étendues océaniques.

« Ce record est un nouveau signe évident d’un océan soumis à un stress croissant », a souligné Samantha Burgess, une responsable de Copernicus, citée dans le communiqué.

« À mesure que les températures océaniques continuent d’augmenter, les risques pour les écosystèmes marins et les communautés côtières s’accroissent également », souligne-t-elle.

La hausse des températures océaniques augmente également le risque de phénomènes météorologiques extrêmes, rappelle Copernicus. Un océan plus chaud apporte davantage de chaleur et d’humidité à l’atmosphère, ce qui peut intensifier les précipitations et les tempêtes.

Sécheresse extrême Le Panama et le Salvador sonnent l’alerte face à El Niño

(Panama) Le Panama et le Salvador se sont déclarés en état d’alerte mardi face au phénomène climatique El Niño, annoncé comme record et qui a déjà contraint à réduire le trafic du canal de Panama.

El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, entraînant un climat plus chaud et sec dans certains endroits, et plus frais et humide dans d’autres, et provoquant des évènements climatiques extrêmes.

Il s’ajoute au réchauffement climatique d’origine humaine et pourrait contribuer selon des experts à faire de 2027 l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Dans ce contexte, la ministre de l’Intérieur panaméenne Dinoska Montalvo a annoncé mardi l’instauration de l’état d’urgence pour « être prêts à affronter ce qui pourrait arriver ».

La semaine dernière, l’Autorité du canal de Panama avait déjà annoncé que du fait du manque d’eau, la voie interocéanique allait réduire à compter du 3 septembre son trafic de 36 à 34 transits par jour, puis à 32 à partir de mi-septembre. Environ 5 % du commerce maritime mondial transite par ce canal long de 80 kilomètres.

Plus au nord, le Salvador a lui aussi déclaré mardi l’alerte maximum face à El Niño, qui provoque une sécheresse généralisée alors que 14 records de températures ont été battus en août, selon les autorités environnementales.

« Une alerte rouge est déclarée en raison d’une sécheresse météorologique et agricole sur tout le territoire national », a écrit la Protection civile sur X.

Cette mesure prévoit, entre autres, la surveillance des ressources en eau et des cultures, l’identification des localités en situation d’urgence et le renforcement de la surveillance épidémiologique, précise cette autorité.

L’absence de précipitations au Salvador a entraîné une baisse du niveau des sources d’eau et la perte de récoltes : selon l’Association de la Chambre salvadorienne des petits et moyens producteurs agricoles, la première récolte de céréales de base devrait connaître au total une perte d’environ 20 % de la production.

Précédemment, le ministère de l’Agriculture avait annoncé une aide alimentaire pour des foyers d’agriculteurs victimes de la sécheresse.

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Dans La Presse

Limiter le dépassement climatique | « La meilleure des options qui restent »

C’est maintenant inévitable : le réchauffement climatique dépassera 1,5 degré Celsius. Limiter la durée et l’importance de ce dépassement est « la meilleure des options qui restent », indique un nouveau rapport des Nations unies. Aperçu.

Progrès insuffisants

Malgré les progrès dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’humanité ne parviendra pas à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 °C, conclut le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans un rapport intitulé Limiter le dépassement, publié ce mercredi. Le sujet faisait déjà consensus dans la communauté scientifique, mais « c’est la première fois qu’une grande organisation le formalise », observe le climatologue Alain Bourque, directeur général du consortium québécois de recherche sur le climat Ouranos. « Ça aurait été pire sans l’Accord de Paris, sans les différents engagements, mais on n’atteint pas l’objectif », ajoute-t-il. Le seuil de 1,5 °C a déjà été franchi sur une base annuelle en 2024 et le sera définitivement dans les prochaines années, prévoit le PNUE.
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Texte de l’AFP

Les Nations unies ont présenté mercredi les moyens permettant de contenir le réchauffement climatique mondial une fois le seuil très symbolique de +1,5°C franchi, dans un rapport inédit qui a suscité les critiques d’associations.

L’an dernier, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait déjà admis — tout comme d’autres scientifiques — que le dépassement de la barre des 1,5°C était inévitable, mais c’est la première fois qu’une agence des Nations unies explore les moyens de limiter les dégâts une fois cet objectif climatique dépassé.

Les scientifiques s’accordent à dire qu’un réchauffement supérieur à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle présente de graves risques, et près de 200 pays se sont engagés en 2015 à Paris à tenter de maintenir la hausse de la température mondiale à ce seuil le plus ambitieux.

Mais la planète devrait dépasser cet objectif d’ici quelques années, et l’attention se porte désormais sur la meilleure façon de minimiser l’intensité et la durée de toute période dite de «dépassement» au-delà de 1,5°C.

Dans un rapport attendu et publié mercredi, le Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) affirme sans équivoque que l’objectif ne sera pas atteint et que «le défi n’est plus d’éviter le dépassement, mais de le gérer».
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Limiter le dépassement climatique/ « La meilleure des options qui restent »

C’est maintenant inévitable : le réchauffement climatique dépassera 1,5 degré Celsius. Limiter la durée et l’importance de ce dépassement est « la meilleure des options qui restent », indique un nouveau rapport des Nations unies. Aperçu.

Progrès insuffisants

Malgré les progrès dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’humanité ne parviendra pas à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 °C, conclut le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans un rapport intitulé Limiter le dépassement, publié ce mercredi. Le sujet faisait déjà consensus dans la communauté scientifique, mais « c’est la première fois qu’une grande organisation le formalise », observe le climatologue Alain Bourque, directeur général du consortium québécois de recherche sur le climat Ouranos. « Ça aurait été pire sans l’Accord de Paris, sans les différents engagements, mais on n’atteint pas l’objectif », ajoute-t-il. Le seuil de 1,5 °C a déjà été franchi sur une base annuelle en 2024 et le sera définitivement dans les prochaines années, prévoit le PNUE.

Presser le pas, et non ralentir

Face à ce dépassement, le monde doit s’efforcer de « repasser sous le seuil de 1,5 °C d’ici la fin du siècle et s’adapter aux conséquences du changement climatique », indique la directrice générale du PNUE, Inger Andersen. Les pays doivent atteindre et dépasser leurs objectifs climatiques, et non pas les atténuer et les reporter, comme le font le Québec et le Canada, avertit le PNUE. « Nous avons besoin d’une volonté politique plus forte », ajoute Mme Andersen. La sortie du rapport du PNUE accentuera la pression sur la communauté internationale, croit Alain Bourque : « Ça va devenir un sujet de discussion à la COP », la conférence annuelle des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en Turquie, en novembre, dit-il.

Rien de positif à 1,5 °C

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Climat canadien /Ottawa publie en sourdine un rapport majeur

Ottawa a dévoilé en catimini sa plus récente évaluation scientifique sur l’état du climat au pays. Or ses conclusions sont inquiétantes : si la tendance se maintient, le Canada fera face à un réchauffement moyen de 5 °C d’ici la fin du siècle.

Comme un rapport du GIEC pour le Canada

Environnement et Changement climatique Canada a dévoilé jeudi en fin de journée le plus récent rapport scientifique qui résume l’état des connaissances sur le climat au pays. Les constats sont sans appel : le Canada s’est déjà réchauffé en moyenne de 2 °C au cours des 75 dernières années et ce réchauffement va s’accélérer en ajoutant 3 °C supplémentaires d’ici la fin du siècle si les politiques climatiques actuelles sont maintenues. « C’est un rapport important. C’est un peu comme un rapport du GIEC, mais pour le Canada seulement », souligne Alain Bourque, directeur d’Ouranos, un consortium de recherche qui a contribué au rapport fédéral. Soulignons que le gouvernement fédéral avait publié un premier rapport du genre en 2019.

Le Canada n’est pas prêt

Selon l’Institut climatique du Canada, le pays n’est pas prêt à faire face à ce qui s’en vient. « Le gouvernement fédéral ne se concentre pas sur les défis les plus importants associés aux changements climatiques », affirme Ryan Ness, directeur de l’adaptation de cette ONG canadienne. Dans le scénario qualifié de plus optimiste, le rapport indique que le Canada pourrait limiter la hausse du réchauffement à 3,5 °C d’ici 2100, mais à condition que le monde atteigne la carboneutralité d’ici 2050. Un scénario jugé de moins en moins probable par de nombreux experts. Le Canada s’éloigne lui aussi de cette promesse phare, juge M. Ness. « On a beaucoup réduit notre possibilité d’atteindre la carboneutralité en 2050 », précise-t-il.

Ottawa a abandonné plusieurs politiques climatiques

Le gouvernement libéral de Mark Carney a abandonné plusieurs politiques climatiques déployées au fil des ans par les instances fédérales. Ottawa a notamment écarté la tarification carbone pour les consommateurs, renoncé au projet de plafonner les émissions polluantes du secteur des industries fossiles et suspendu les cibles pour la vente de véhicules électriques. Le fédéral a également admis qu’il n’atteindrait pas ses cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour l’année 2030. Au printemps, le premier ministre canadien a aussi conclu une entente avec l’Alberta pour la construction d’un oléoduc, assortie d’une promesse d’instaurer une usine de captage du carbone à grande échelle, une technologie contestée par bien des experts.

Un rapport en catimini

Le Canada « dans un autre monde »

De nombreux changements irréversibles

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Texte de la Presse canadienne

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Le phragmite progresse avec les changements climatiques

La Ville de Québec décrit le phragmite comme «l’une des espèces envahissantes les plus difficiles à contrôler», rappelant sur son site web qu’il «ne doit jamais être composté ou jeté dans la nature. Il doit être placé dans des sacs à ordures robustes et jeté aux ordures.» (Photo d’archives)

Vous l’avez certainement aperçu au bord des cours d’eau et des fossés routiers : le phragmite exotique, aussi appelé roseau commun, est bien présent au Québec. Si les efforts pour l’éradiquer semblent porter leurs fruits dans certains milieux, sa propagation demeure toutefois en augmentation.

Originaire d’Eurasie, le phragmite est une plante envahissante assez agressive, précise Jérôme Guay, biologiste à la Direction générale de la Capitale-Nationale du ministère des Transports et de la Mobilité durable, en entrevue avec Radio-Canada.

La plante, qui peut atteindre une hauteur de cinq mètres, aurait été introduite au Québec il y a un peu plus d’une centaine d’années, note le biologiste, mais elle est restée assez discrète avant de commencer à se propager dans les années 1960 et 1970.

Dans les 30 dernières années, on voit une grande progression, surtout en termes de volume, dit-il, sans toutefois avancer de données puisqu’aucune gestion précise de la plante n’est effectuée au Québec. La progression augmente à la faveur des changements climatiques, parce que les saisons de croissance de la plante augmentent, ce qui lui permet de prendre de plus en plus de place, d’envahir de plus en plus de milieux sensibles.

En quoi le phragmite est-il dommageable?

C’est que la plante émet des toxines dans le sol qui nuisent aux plantes compétitrices, et qui pourraient, disons, utiliser les ressources qu’elle recherche, explique Jérôme Guay.

Chaque tige produit 300 graines qui sont ensuite dispersées dans l’environnement par le vent ou les cours d’eau. On les retrouve à des distances impressionnantes, [parfois] à 10 kilomètres de la plante d’origine, précise le biologiste.

C’est aussi une plante qui a une reproduction qu’on dit “végétative” qui est très efficace. C’est-à-dire qu’il y a un clone qui peut repousser d’un fragment de plante qui a été abîmé et qui s’est retrouvé, pour une raison ou pour une autre, sur un autre terrain.

Une citation de Jérôme Guay, biologiste à la Direction générale de la Capitale-Nationale du ministère des Transports et de la Mobilité durable

Les abords des autoroutes correspondent exactement à l’habitat de prédilection du phragmite. La plante cherche des milieux ouverts, ensoleillés, peu ombragés. Il lui faut des endroits qui sont drainés, mais qui contiennent une bonne quantité d’eau régulièrement.

Le phragmite arrive également à tolérer les conditions difficiles de bord de route, notamment la présence de sels de déglaçage, ajoute M. Guay.

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Politique américaine

Poursuite : un professeur licencié pour avoir enseigné l’incidence humaine sur le climat?

Un professeur accuse l’administration Trump d’avoir instauré un « climat de peur » dans le milieu universitaire.

Le climatologue Adam Kalkstein affirme avoir été licencié par la prestigieuse académie militaire américaine West Point après avoir protesté contre l’ordre d’arrêter d’enseigner les causes humaines des changements climatiques. Il poursuit l’établissement et trois de ses supérieurs.

Adam Kalkstein enseigne depuis 17 ans la climatologie au Département de géographie de West Point, la plus vieille académie militaire des États-Unis. Il devra déposer la craie et la brosse à tableau de sa salle de cours pour une dernière fois en décembre prochain, après avoir été remercié.

Il croit que la raison de son licenciement est son opposition aux ordres que les causes humaines des changements climatiques ne doivent pas être incluses dans le curriculum, affirme son avocat, Michael Sussman, en entrevue à Radio-Canada.

Dans une poursuite déposée dans l’État de New York, le professeur soutient que son droit à la liberté d’expression, protégé par le premier amendement de la constitution américaine, a été bafoué.

Une longue saga

Les débuts de cette affaire remontent à mars 2025, explique Michael Sussman. C’est à ce moment que son client aurait été mis au courant d’une nouvelle politique de l’administration Trump exigeant que l’enseignement des causes humaines des changements climatiques – dites anthropogènes – soit retiré du curriculum de West Point et de toutes les académies militaires.

Après avoir appris que son poste de professeur serait supprimé, Adam Kalkstein se serait entendu avec l’école pour continuer à enseigner de manière contractuelle, jusqu’à ce qu’il épuise les fonds de recherche à son nom, affirme son avocat en entrevue à Radio-Canada.

À la rentrée suivante, le professeur, qui était le seul à enseigner les changements climatiques à cette académie militaire, aurait reçu l’ordre d’appliquer la politique de l’administration Trump.

Après avoir obtempéré, non sans d’abord s’y opposer, il aurait pris la parole dans une rencontre du Département de géographie en novembre 2025, à laquelle participait le doyen de l’époque, Shane R. Reeves, pour dénoncer la situation.

Je suis censé être un éducateur et un scientifique qui soutient les valeurs de l’armée, mais en ce moment, je suis un menteur et un escroc, aurait-il déclaré à son supérieur, selon la poursuite déposée le 24 août dernier.

Il aurait aussi dit qu’enseigner le climat sans mentionner l’incidence humaine serait comme enseigner le droit sans pouvoir mentionner la Constitution.

Le ton aurait alors monté, toujours selon son avocat.

Le doyen a dit : “Qui est le commandant en chef [NDLR, Donald Trump]? Nous suivons les ordres du commandant en chef!” Puis, il a fait comprendre à mon client que la science n’était pas importante.

Une citation de Michael Sussman, avocat d’Adam Kalkstein

Un climat de peur?

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Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde

(Paris) La chaleur a atteint des niveaux jamais vus en août sur la planète, a constaté jeudi le service météorologique européen Copernicus, avec le mois le plus chaud jamais mesuré à l’échelle du globe et le pire été pour l’Europe occidentale.

« Le mois d’août 2026 a été un mois remarquable dans l’histoire du climat mondial », a commenté Samantha Burgess, scientifique au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), citée dans un rapport mensuel de Copernicus dressant ces conclusions jeudi.

« Les humains n’ont pas connu des températures aussi élevées qu’aujourd’hui depuis, selon toute vraisemblance, au moins 100 000 ans », a-t-elle ajouté, interrogée par l’AFP.

De New York à Tokyo, en passant par Rome et New Delhi, l’été 2026 a été marqué par des températures extrêmes partout dans l’hémisphère Nord, bouleversant la vie quotidienne des livreurs à vélo, des ouvriers sur les chantiers, des vacanciers sur les plages, ou simplement des personnes vulnérables chez elles.

16,96 °C

Avec 16,96 °C de température moyenne de l’air, août 2026 est le mois le plus chaud jamais mesuré, tous mois confondus, a calculé Copernicus, dont les données remontent à 1940.

À la deuxième place figure juillet 2023 avec 16,95 °C. Copernicus précise à l’AFP qu’il place les deux « ex aequo », en raison de la marge très fine séparant ces deux mesures.

La période allant de juin à août est aussi considérée comme la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle du globe, à égalité avec 2024, précise Copernicus au lendemain de l’annonce par l’agence météorologique américaine de l’été le plus chaud enregistré en plus de 130 ans de relevés dans le pays.

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L’Europe en surchauffe…

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