Changements climatiques et transition écologique

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Changements climatiques

Bienvenue dans le futur

Le pire reste à venir

L’été actuel n’a rien d’exceptionnel, malgré la multiplication des évènements climatiques extrêmes au Québec, ailleurs au Canada, et en France.

« C’est notre nouvelle réalité », lance Ryan Ness, directeur de la recherche en adaptation à l’Institut climatique du Canada, une organisation de recherche sur les politiques climatiques.

Et le pire reste à venir, prévient-il.

« On n’a pas encore vu les impacts climatiques de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) du passé, explique-t-il. Il y a un délai entre les émissions et les effets sur le climat. »

La trajectoire actuelle des émissions mondiales de GES suggère que la température moyenne planétaire augmentera de 2,5 °C dans les prochaines décennies, soit 1 °C de plus que le réchauffement déjà enregistré, relève-t-il, pointant que les effets deviendront encore plus extrêmes qu’aujourd’hui.

Il y aura plus de chaleur, plus de canicules, plus d’incendies de forêt, plus de pluies intenses, plus de sécheresses.

Ryan Ness, directeur de la recherche en adaptation à l’Institut climatique du Canada

« C’est une réalité avec laquelle on va devoir apprendre à vivre, c’est pour ça qu’on parle beaucoup d’adaptation aux changements climatiques », ajoute Marie-Emmanuelle Bossé, spécialiste en mobilisation et transfert de connaissances des changements climatiques chez Ouranos, un consortium québécois de recherche sur le climat.

Les 11 dernières années ont été les 11 plus chaudes jamais enregistrées, rapportait plus tôt cette année l’Organisation météorologique mondiale, liée aux Nations unies1.

Conséquences médicales et économiques

Mesures insuffisantes

(…)

Un été détraqué

Les catastrophes provoquées par les changements climatiques se multiplient depuis le début de l’été, du Québec aux Territoires du Nord-Ouest, en passant par les États-Unis et la France.

Les Français cuisent… encore

La France est entrée lundi dans une nouvelle canicule. Sa troisième en un mois et demi. Elle devrait durer une douzaine de jours, avec des températures atteignant 38 °C dans la région parisienne, et jusqu’à 42 °C dans le sud du pays. Ce nouvel épisode de chaleur est provoqué par un anticyclone au large du Portugal, qui attire de l’air chaud en provenance du Sahara et le retient au-dessus de l’Europe. Cet anticyclone aurait été « pratiquement impossible il y a quelques décennies à peine », a statué une analyse du réseau scientifique international World Weather Attribution, l’attribuant incontestablement aux émissions provenant des combustibles fossiles. Et le phénomène naturel El Niño, particulièrement intense cette année, n’est même pas en cause dans cette vague de chaleur, précisent les scientifiques.

La quête de climatiseurs et de ventilateurs a même tourné à la violence quand une grande chaîne de magasins a annoncé des soldes ; de nombreuses vidéos montrant des gens se bousculant et s’arrachant les appareils des mains ont inondé les réseaux sociaux, au début du mois, lors de la précédente canicule.

L’intense chaleur et l’absence de pluie ont anéanti de nombreuses récoltes, en France, où les champs jaunis se multiplient. Quant aux plantes qui survivent, leurs grains sont souvent plus petits, ce qui réduira davantage la productivité. C’est d’ailleurs déjà le temps de la moisson, avec au moins trois semaines d’avance. Et les récoltes sont interdites l’après-midi dans certaines régions en raison du risque élevé que la machinerie agricole déclenche des incendies.

Dans les élevages, la mortalité des animaux est en hausse, à cause de la chaleur, et l’alimentation pourrait se raréfier avec les récoltes perdues. « C’est une chaîne de conséquences qui peuvent se répercuter jusqu’à l’assiette des consommateurs », que ce soit par la baisse de la qualité des produits ou la hausse de leur coût, prévient Marie-Emmanuelle Bossé, du consortium Ouranos. Ces conditions ont aussi attisé d’importants incendies de forêt, notamment dans les Pyrénées, où la troisième étape du Tour de France s’est même déroulée sans public, lundi, pour ne pas nuire aux pompiers.

Les forêts canadiennes brûlent…

… et des inondations frappent le Québec

Les États-Unis étouffent

(…)

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Canicules en Europe

Des scientifiques à l’assaut des incendies de forêt

Attablé à midi devant des spaghettis à la cafétéria du centre de recherche où il travaille, à Ispra, en Italie, le groupe finit par discuter des taux de combustion, de la canicule, de la sécheresse. Ailleurs, on parlerait peut-être des plans pour la fin de semaine ; ici, on discute du stress hydrique du feuillage.

M. Sedano et ses 11 collègues forment l’Équipe des incendies de forêt à la Gestion des risques de catastrophe du Centre commun de recherche de la Commission européenne. Ces scientifiques ont une mission : empêcher l’Europe de brûler. Les pompiers éteignent les flammes avec des lances d’incendie, eux le font avec des données.

Des rives azurées du lac Majeur, dans les Alpes italiennes, ils gèrent le Système européen d’information sur les incendies de forêt, qui agrège des informations provenant de satellites lancés par l’UE et divers pays, de modèles météorologiques et d’analyses d’experts pour suivre les incendies. Ils doivent aussi prédire où ils pourraient se déclarer ou s’aggraver.

Depuis 20 ans, leurs cartes, prévisions et outils de suivi des incendies sont devenus indispensables à la stratégie centralisée de lutte contre les incendies en Europe. Ces passionnés de la dynamique du feu constituent la première ligne de défense du continent, où les brasiers deviennent plus fréquents, destructeurs et dangereux.

Chaque État combat les incendies à l’intérieur de ses frontières, mais l’UE coordonne les interventions communes en dépêchant sapeurs, avions et hélicoptères supplémentaires selon les besoins.

Une équipe de pompiers devrait-elle rester en Grèce ou se déplacer à Chypre ? Les prévisions et les données de l’équipe aident les responsables à prendre des décisions éclairées.

Chaque jeudi à 10 h, de la mi-juin à la mi-octobre, un membre de l’équipe de M. Sedano joint en téléconférence ses collègues de Bruxelles – des intervenants et experts en incendie des 27 pays de l’UE – pour analyser la météo et l’évolution des incendies en cours.

Sommet historique

(…)

Climate change warping infrastructure throughout Canadian cities

Some Canadian roads are buckling under the stress of the extreme heat worsened by global warming.

An Ontario highway, Highway 402, northeast of Windsor, had to be shut down last week because extreme heat caused it to buckle and expand for the second straight year in a row – while one of Ontario’s key transit services, GO Transit, said it will have to slow down its trains in extreme heat because of the risk of tracks buckling.

These are just a couple of examples of cities having to react to mitigate or repair damage caused by climate change, unless they begin investing into climate-proofing their infrastructure, say climate experts.

“The level of heat that we’re now seeing and the frequency at which we see temperatures … are beyond what infrastructure was designed for,” said Ryan Ness, director of adaptation at the Canadian Climate Institute, in an interview with CTV News Saturday.

“Steel, concrete, asphalt are expanding and contracting more often than they used to. They’re reaching temperatures they’re not designed for, which leads to either catastrophic damage like the heaving we’ve seen on Highway 402 or longer-term chronic damage: rotting potholes, degrading bridges that need maintenance more often.”
[…]

En français sur le site de Noovo

Éditorial de Brian Myles

Les reculs environnementaux se poursuivent à Québec malgré le changement de garde incarné par la nouvelle première ministre, Christine Fréchette. Depuis la réélection de Donald Trump et le déclenchement de sa guerre tarifaire, tous les prétextes sont bons pour justifier l’abandon du courage politique dans la lutte contre les changements climatiques, que ce soit au Canada des pipelines ou au Québec du troisième lien.

La semaine dernière, L e Devoir révélait que la nouvelle réglementation québécoise sur la vente de véhicules zéro émission (VZE) entraînerait une réduction de 40 % des ambitions du gouvernement du Québec en matière d’électrification du parc automobile. Révélation est un bien grand mot : nous ne faisons que rapporter les conclusions d’une analyse d’impact réglementaire publiée récemment par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Encore ces damnés experts, comme dirait l’autre. Ou pire : des damnés experts ET fonctionnaires.
[…]

C’est la démonstration que la CAQ déguisée est toujours la CAQ originale avec les mêmes tares environnementales, qui ont considérablement fait reculer le Québec durant ses deux mandats. D’ailleurs quand un parti s’accroche désespérément à ses vieilles promesses comme programme électorale, il est temps de s’en débarrasser et faire table rase de ces incompétents.

Sur la chaîne YouTube de Brut

Les vraies solutions d’un ingénieur face aux canicules

Paris pourrait connaître des températures de 50 °C d’ici la fin du siècle. Comment rendre la ville vivable face à ces températures, alors que les 40 °C du mois de juin ont déjà eu des conséquences désastreuses ? Pour le comprendre, nous avons suivi Alexandre Florentin, ingénieur en sécurité climatique et cofondateur de Demain 50°C. Avec lui, on explore les solutions concrètes qui pourraient transformer nos villes : végétalisation, matériaux, îlots de fraîcheur, réseaux de froid, aménagement de l’espace public… et les limites de certaines fausses bonnes idées.

Opinions

Projet de stockage de carbone Pathways/ Une fiction climatique qui coûte cher aux Canadiens

PHOTO TODD KOROL, REUTERS

Projet de capture de carbone en opération à Innisfail, en Alberta

Les réductions promises par le projet Pathways ne compensent même pas les émissions additionnelles de GES générées par l’augmentation de la production pétrolière, explique Johanne Whitmore.

Le protocole d’entente Pathways, signé avec l’Alliance des sables bitumineux1, est présenté comme une avancée climatique. En réalité, il s’agit d’un engagement non contraignant qui vise à accroître la production pétrolière, à augmenter les émissions de GES et à socialiser les coûts des projets de pipeline et de capture du carbone – tout en prétendant offrir une trajectoire climatique crédible. Une telle proposition relève de l’écoblanchiment et d’une impossibilité logique.

Présenter cette stratégie comme une solution climatique revient à entretenir une fiction politique.

Le premier ministre Mark Carney comme la première ministre de l’Alberta Danielle Smith savent que ce discours ne résiste ni aux données scientifiques ni aux impératifs de la transition énergétique.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi l’ex-ministre Steven Guilbeault a démissionné, et pourquoi il est essentiel que les Canadiens dénoncent cette entente.

Les chiffres qui contredisent le discours

(…)

Dans La Presse, culture de fraises et framboises pour ne pas perdre les récoltes lors de grandes pluies.

Changements climatiques | La production de fraises au Québec prend un virage « hors sol »

(Île d’Orléans) Fini, les genoux dans la terre ou le dos plié. Bientôt, la fraise du Québec pourrait être cueillie hors sol, sous un abri de champ, à hauteur d’homme.

« D’ici trois à cinq ans, la moitié des fraises au Québec, ça va être du hors-sol ! »

Guy Pouliot, copropriétaire de la Ferme Onésime Pouliot, lance cette prévision au milieu de ses terres à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. Il désigne de la main ses plants surélevés de fraises, un sourire en coin. Plus de 50 % de ses fraises d’automne poussent maintenant ainsi, et les fraises d’été suivront. « J’y crois fermement », dit-il.

Depuis 2014, M. Pouliot produit l’ensemble de ses framboises en « hors sol », et il a ajouté les fraises à son répertoire en 2022. Les gains sont substantiels : jusqu’à huit fois plus de framboises pour une même surface, et une récolte doublée chez les fraises.

Le concept va comme suit : on élève les plants de fraises avec des structures en métal, on les place en rangées, on les couvre d’un abri et on installe des gouttières ou un système d’irrigation qui fournira eau et engrais.

La curiosité initiale pour le hors-sol, au Québec, venait d’une volonté d’innover pour rivaliser avec d’autres pays malgré les salaires plus élevés des travailleurs. Puis, la météo s’est invitée à la table.

En plus de l’augmentation de la température moyenne, les agriculteurs d’ici doivent désormais composer avec des extrêmes météorologiques qui se multiplient, des épisodes de chaleur, des gels hâtifs ou tardifs, une pression accrue de certains ravageurs et maladies, et une augmentation de l’érosion des sols.
[…]

Ici à Québec le problème est exacerbé par la topographie particulière de la ville. Puisque lors des grandes précipitations, la Haute-Ville déverse ses eaux de surface nécessairement dans la Basse-Ville, densifiant dangereusement la vitesse et la quantité d’eau à absorber. Un défi environnemental monumental qui risque de coûter très cher pour appliquer des solutions durables.

Refoulements à répétition: la Ville blâme les changements climatiques

La Ville de Québec pointe du doigt les épisodes météo «extrêmes» pour justifier que son réseau d’égout peine à suivre la cadence et déborde lors de pluies diluviennes.

Pour expliquer les refoulements d’égouts survenus dans les dernières années, la Ville de Québec blâme les changements climatiques.

«Ces dernières années, nous avons connu des épisodes de pluie particulièrement intenses, avec de fortes quantités tombées en peu de temps», explique le porte-parole municipal François Moisan.

Vendredi, Le Soleil rapportait les témoignages de citoyens de la basse-ville de Québec, victimes de refoulements successifs qui surviennent presque toujours en été, lors de ces fortes pluies. Devant de coûteux dégâts dans leur propriété, ils réclament à la Ville de Québec d’agir pour y remédier.

L’administration municipale confirme qu’en dehors des quartiers centraux, «plusieurs secteurs» de la ville sont touchés par des débordements similaires.

À lire aussi


En Basse-Ville, leurs maisons inondées à répétition

Depuis 2023, près de 600 réclamations de propriétaires pour des refoulements d’égout ont été enregistrées. La Ville ne dit cependant pas combien d’entre elles ont été acceptées et ont mené à un dédommagement.

Incompatibles

Déjà la question de l’adaptation climatique et des infrastructures souterraines est sur toutes les lèvres et Québec ne s’attend pas à ce que la situation aille en s’améliorant dans les années à venir.

«Avec les changements climatiques, il faut s’attendre à l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des évènements extrêmes.»
— François Moisan, porte-parole de la Ville de Québec

Or, les réseaux d’égouts actuels sont incompatibles avec les pluies «extrêmes» et n’ont pas été conçus de sorte à les gérer, pointe M. Moisan, qui assure que chaque épisode de refoulement est analysé afin de déterminer «les causes et les gestes à poser si possible».

«La Ville analyse et travaille à réduire les impacts, mais les ressources financières et l’espace disponible demeurent limités», prévient-on.

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Incendies de forêt/ Le sol et la tourbe sont des sources majeures d’émissions de carbone

La majeure partie du carbone émis lors des incendies de forêt record de 2023 au Canada ne provenait pas de la combustion d’arbres, mais de la tourbe et du sol.

C’est ce que révèle une nouvelle étude qui met en garde contre le fait que les réchauffements climatiques rendent les vastes gisements souterrains de carbone du pays de plus en plus vulnérables aux incendies.

L’étude indique qu’elle estime, pour la première fois, qu’environ 76 % de ces émissions provenaient de la combustion de la tourbe et du sol, le reste provenant des arbres et d’autres végétaux de surface.

À mesure que les incendies de forêt gagnent en ampleur et en intensité, le carbone stocké depuis longtemps dans les tourbières et les sols pourrait devenir une source croissante d’émissions de gaz à effet de serre, met en garde l’étude, contribuant ainsi à un cercle vicieux dans lequel le réchauffement climatique alimente les incendies et où les incendies alimentent à leur tour un réchauffement accru.

« Le Canada stockant environ un cinquième du carbone organique du sol à l’échelle mondiale, ces résultats soulignent la vulnérabilité croissante des stocks de carbone des sols du Nord face à l’intensification des incendies de forêt, ce qui amplifie les risques de rétroaction climatique », mentionne l’étude, publiée lundi dans la revue Geophysical Research Letters.

Ces conclusions interviennent alors que le Canada est confronté à une nouvelle saison 2026 d’incendies de forêt particulièrement intenses. Des incendies d’une ampleur historique en Ontario s’étendent vers les basses terres de la baie d’Hudson, riches en carbone, qui constituent le deuxième plus grand complexe tourbeux au monde.

Ces incendies ont suscité les critiques du président américain, Donald Trump, qui a imputé la fumée transfrontalière à la gestion forestière du Canada et s’est servi de cette question pour menacer d’imposer de nouveaux droits de douane.

Mais le coauteur Alemu Gonsamo, chercheur à l’Université McMaster, affirme que ces résultats mènent à une conclusion différente.

Étant donné qu’une grande partie de ce qui brûle se trouve sous terre, une meilleure gestion des forêts ne résoudra pas nécessairement le problème fondamental. Seules des réductions radicales des émissions mondiales le peuvent, a-t-il prévenu.

« Il n’y a pas d’autre alternative que de réduire les émissions de gaz à effet de serre », a souligné M. Gonsamo, professeur associé à l’Université McMaster, qui étudie la manière dont les écosystèmes forestiers réagissent aux changements climatiques.

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Quand ce ne sont pas des échecs, ce sont des annulations ou des retards. La CAQ est incapable de respecter ses échéanciers et ce sont toujours les villes et les citoyens qui sont ignorés ou mal servis.

La publication de la nouvelle carte des zones inondables reportée par Québec

La nouvelle a pris la CMM par surprise, car « toutes les conditions sont réunies pour maintenir l’échéance », affirme-t-elle par communiqué. La mise à jour de la cartographie des zones inondables est une mesure promise depuis plusieurs années par le gouvernement pour améliorer la résilience des municipalités face aux changements climatiques. Cette cartographie est « essentielle pour permettre aux municipalités de passer de la connaissance du risque à la mise en œuvre de mesures de résilience [aux inondations] », explique la CMM.

Le premier lot de cartes, qui devait paraître samedi, couvre les secteurs situés aux abords de la rivière des Mille-Îles, de la rivière des Prairies, du lac des Deux Montagnes, du lac Saint-Louis, du fleuve Saint-Laurent, de la rivière Saint-Régis et de la rivière Saint-Pierre.

Dans ce secteur, 11 municipalités attendent de faire reconnaître leurs ouvrages de protection contre les inondations. Le report de la publication aurait pour effet de retarder les études, et les interventions nécessaires à l’obtention de cette reconnaissance, dénonce la CMM.

Le ministère de l’Environnement, responsable du dossier, n’aurait pas donné de raison claire pour reporter indéfiniment la publication de cette carte, selon Denis Martin, maire de la Ville de Deux-Montagnes et membre du comité exécutif de la CMM. Le ministère aurait évoqué « des raisons hors de leur contrôle » auprès de la CMM.

Le cabinet de la ministre de l’Environnement, Pascale Déry, a affirmé à La Presse que « le gouvernement demeure engagé à faire avancer le dossier ». La décision de reporter la publication de la carte aurait été prise pour « s’assurer que toutes les conditions soient réunies » pour la mise en œuvre du projet, explique-t-il, sans vouloir préciser la teneur des « choses [qu’il reste] à ficeler ».

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Je te gage qu’ils ont peur pour leur élection

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C’est clair que la CAQ en tant que gouvernement populiste, est prête à ignorer la sécurité de la population, si cela risque de lui faire perdre des votes au prochaines élections. :-1:

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La Capitale

Refoulements à répétition: la Ville blâme les changements climatiques

La Ville de Québec pointe du doigt les épisodes météo «extrêmes» pour justifier que son réseau d’égout peine à suivre la cadence et déborde lors de pluies diluviennes.

Pour expliquer les refoulements d’égouts survenus dans les dernières années, la Ville de Québec blâme les changements climatiques.

«Ces dernières années, nous avons connu des épisodes de pluie particulièrement intenses, avec de fortes quantités tombées en peu de temps», explique le porte-parole municipal François Moisan.

Vendredi, Le Soleil rapportait les témoignages de citoyens de la basse-ville de Québec, victimes de refoulements successifs qui surviennent presque toujours en été, lors de ces fortes pluies. Devant de coûteux dégâts dans leur propriété, ils réclament à la Ville de Québec d’agir pour y remédier.

L’administration municipale confirme qu’en dehors des quartiers centraux, «plusieurs secteurs» de la ville sont touchés par des débordements similaires.

Depuis 2023, près de 600 réclamations de propriétaires pour des refoulements d’égout ont été enregistrées. La Ville ne dit cependant pas combien d’entre elles ont été acceptées et ont mené à un dédommagement.

Incompatibles

Déjà la question de l’adaptation climatique et des infrastructures souterraines est sur toutes les lèvres et Québec ne s’attend pas à ce que la situation aille en s’améliorant dans les années à venir.

«Avec les changements climatiques, il faut s’attendre à l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des évènements extrêmes.»

— François Moisan, porte-parole de la Ville de Québec

Or, les réseaux d’égouts actuels sont incompatibles avec les pluies «extrêmes» et n’ont pas été conçus de sorte à les gérer, pointe M. Moisan, qui assure que chaque épisode de refoulement est analysé afin de déterminer «les causes et les gestes à poser si possible».

«La Ville analyse et travaille à réduire les impacts, mais les ressources financières et l’espace disponible demeurent limités», prévient-on.

Nouveautés à venir

Résumé

Face à la multiplication des événements comme ceux du 3 juillet dernier, la Ville promet des «nouveautés» à venir «pour appuyer les citoyens».

Après les programmes existants pour les clapets et les pompes de puisard, la Ville planche sur «un nouveau programme pour la gestion durable des eaux de pluie favorisant l’adaptation à la nouvelle réalité de l’intensification des précipitations».

De même, les équipes municipales réfléchissent à «bonifier l’accompagnement des citoyens ayant subi des refoulements malgré la présence de clapet», ajoute M. Moisan.

En attendant, les citoyens sont invités à contacter le 3-1-1 en cas de débordement et à adapter eux-mêmes leur «exposition» et leur «vulnérabilité» aux inondations.



«Chaque propriétaire doit identifier les vulnérabilités potentielles de sa résidence et s’assurer que celle-ci possède les installations requises pour la protéger adéquatement», dit-on.


Nombre de réclamations pour des refoulements d’égouts à Québec

2023 275 (dont 149 pour le 10 juillet)

2024 54

2025 182 (dont 151 pour le 17 juillet)

2026 79 (dont 46 pour le 3 juillet)

Source: Ville de Québec

[…]
En supposant que tous les États de la planète respectent leurs engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement devrait dépasser les 2,8 °C d’ici 2100, voire 2070, a souligné mardi Alain Webster, professeur à l’Université de Sherbrooke, président du Comité consultatif sur les changements climatiques et coprésident du GEA.

« C’est un mauvais scénario qui ne nous conduit pas vers un climat stabilisé », a-t-il prévenu. Surtout, un tel scénario impliquerait une hausse des températures de 4,3 °C dans le sud du Québec et de 6,1 °C dans le nord.

Cela signifierait que les épisodes de chaleur extrême en été seraient plus intenses et plus longs. Il y a une décennie, on comptait une moyenne annuelle de trois journées à plus de 32 °C. On pourrait passer à plus de 20 jours d’ici 2040, puis à près de 50 jours avant la fin du siècle, selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec.
[…]

Dans La Presse

Nouvelles études | Le climat s’emballe plus vite que prévu

Si le rythme de croissance de nos émissions polluantes a ralenti, le réchauffement planétaire, lui, s’est accéléré ces 10 dernières années, confirment plusieurs experts du climat dans deux études récentes. Un paradoxe qui illustre bien les nombreux défis de la lutte contre les changements climatiques.

Plusieurs indices pointaient en effet dans cette direction. Mais de nouvelles études confirment cette tendance. Une étude parue en juin dans la revue Earth System Science Data a conclu qu’entre 2015 et 2025, la planète s’était réchauffée de 0,27 °C, soit une hausse d’au moins 35 % par rapport au rythme précédent de 0,20 °C par décennie observé depuis les années 1970. Cependant, la croissance des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d’origine humaine serait en train de ralentir, signalent les quelque 70 scientifiques signataires de cette étude.
[…]

Les Conservateurs de Poilievre n’aurait pas fait mieux dans ce dossier scandaleux pour les Libéraux. Ce qui annule tous les efforts du pays dans la limitation des émissions carbones. :scream: :scream: :scream:

Environnement

Les lobbyistes de l’industrie fossile ont rencontré le gouvernement Carney 1318 fois

Depuis 1990 au pays, « la production des sables bitumineux a augmenté de plus de 900 % et les émissions ont subi une hausse de plus de 77 Mt d’éq. CO2 », selon l’inventaire officiel de gaz à effet de serre du Canada.

Cette production, et les GES qui y sont associés, ne risque pas de diminuer si on se fie aux intentions du premier ministre Mark Carney qui souhaite que les Canadiens subventionnent un pipeline, dont le cout est estimé entre 35,2 et 43,7 milliards, pour transporter quotidiennement un million de barils de pétrole vers les marchés mondiaux, en passant par la Colombie-Britannique.

(…)

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