Belle-Dame - 8 étages

Développement résidentiel comprenant 119 logements, situé dans le quartier Symbiocité et dans le grand parc de conservation du Grand Boisé.

Informations

Nom: Belle-Dame
Emplacement: À l’angle de l’avenue de la Belle-Dame et de la rue du Vice-Roy
Hauteur: 8 étages
Architecte:
Promoteur: Développements Montarville inc. (DMI Construction)
Début et fin de la construction: 2021 / 2022
Autres informations:

  • 119 logements

Sources des informations: https://belledamesymbiocite.com/
Autres images:

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Ce sera au coin sud-ouest de l’intersection, là où il reste encore les vestiges du boisé?

Chaque fois que je vais dans ce quartier j’ai le gout de pleurer, c’est un bel exemple de développement où la densité est utilisé comme argument de vente « pro-environnement », alors que c’est de l’étalement urbain orienté automobile pur et dur.

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Le site que tu montres serait destiné à recevoir une école, selon le plan du quartier. Aucune idée si elle est toujours prévue, mais l’aréna a bien été construit.

Progression-Lap-4mars2020

Le projet est plutôt situé à l’entrée, vers l’autoroute.

AJOUT Et pour le plaisir (ou pas), le même site en 2008:

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Merci! Je n’avais pas vu que la rue Vice-Roy fait un croissant. Je déteste ce genre de rue précisément pour cette raison.

J’ai retrouvé cet article datant du 4 mars 2020 qui mentionnait que la construction aurait du débuter au printemps 2020, mais il n’y a toujours aucun travaux, la pandémie aurait retardé la construction?
Projet résidentiel sur la rue du Vice-Roi : la construction devrait débuter au printemps - Le Reflet

Voici aussi un autre article datant d’il y a un peu plus d’un an.
Un bâtiment résidentiel de 119 logements sera construit dans Symbiocité - Le Reflet

20 mars 2021, projet en construction

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25 avril 2021, le RDC est en train d’être coulé.

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Quel gâchis, j’imagine que c’est le triste sort qui attend l’ensemble des espaces verts à l’intérieur de la boucle de l’A-30.

Bien que le PMAD permette au moins de parer (partiellement) à ce que ces erreurs urbanistiques ne se dédoublent pas à l’extérieur du périmètre formé par l’autoroute, je ne peux que déplorer la construction, en l’an de grâce 2021, de quartiers auto-centriques de si piètre qualité sur un espace vert (et probablement plusieurs milieux humides) alors que ce ne sont pas les pieds carrés à redévelopper qui manquent dans le reste de la Prairie.

Quant au projet, il est à l’image du quartier. Cette densité (d’apparat d’ailleurs, en raison de la surabondance de stationnement de surface) mériterait pourtant de se trouver au cœur de la municipalité, et non pas (littéralement) à la sortie d’un échangeur autoroutier.

Merci encore @Fleurdelys pour les mises à jour.

Je viens de rendre disponibles deux fils de projet complété dans le même secteur. Puisqu’on en discutait, je me disais qu’il serait intéressant de les connaitre.

On pourrait faire mieux, mais en terme de développement en banlieue ça ma semble plus un exemple intéressant qu’une erreur. C’est un quartier de maisons en rangée de taille assez modeste et de condos à 4 étages, avec un noyau de services de proximité, une école, un aréna et une résidence de personnes âgées. En plus, le centre d’achat est très près (en espérant un accès amélioré bientôt). On peut se demander pourquoi là et pourquoi sur un milieu écologiquement sensible, certes, mais en terme de forme je ne vois pas en quoi c’est un désastre.

De part la faible emprise au sol des bâtiments, la grande taille des lots et l’énorme espace accordé à l’automobile en surface, l’ensemble du quartier me fait davantage penser à cette “fausse densité” que l’on voit se multiplier dans les alentours de la CMM, et qui donne une densité nette à peine supérieure à celle de maisons unifamiliales, mais qui paraît dans un premier temps plus vertueuse car on y compte 4 ou 5 étages et même des immeubles de taille assez importante comme celui dont il est ici question.

Or, il n’en est rien, la densité demeure insuffisante pour supporter une mixité un tant soit peu intéressante, il y a énormément d’espace résiduel sous-utilisé (en plus d’avoir du stationnement sur rue, comme si les 2 cases par logement ne suffisaient pas!), aucun lieu civique extérieur de qualité et enfin, la localisation des quelques services et équipements que l’on y retrouve directement à la sortie de l’autoroute font en sorte qu’il n’y a pas d’illusion à avoir ici sur l’accessibilité de ceux-ci par d’autres modes que l’automobile.

Le pire, c’est que je suis bien d’accord avec vous, c’est très loin d’être le pire exemple de développement urbain dans le grand Montréal, mais nous devrions faire tellement mieux et surtout, nous devrions le faire à de bien meilleurs endroits, en privilégiant, dans 120% des cas, le redéveloppement des aires sous-utilisées dans des secteurs déjà urbanisés et desservis en infras plutôt que dans des milieux sensibles le long d’échangeurs autoroutiers. L’option A, malheureusement, demande des sous et de la discipline, ce que les municipalités de banlieue n’ont pas les moyens d’avoir en grande quantité. Alors, on répète les erreurs du passé, mais un peu plus dense qu’avant…

Malheureusement, l’avenir des terrains au-delà de l’A30 n’est pas protégée, déjà près de Cousineau, il y a un important développement. Dans le coin de La Prairie, le zonage permet en effet de réduire la pression, mais la ville pourrait tout de même changer le zonage (même si j’en doute, ce serait très impopulaire), sauf qu’à mon avis, il nous faut une protection légale pour les boisés de l’autre côté de la 30, un peu une sorte de Greenbelt. Aussi, les quartiers résidentielles résiduels sont zonés « Lots destructurés », un zonage qui pourrait poser problème selon ce que j’ai pu entendre dans les organismes environnementaux.

Tu as raison de dire que c’était des milieux humides, ce boisé qu’on appelle localement « Grand-Boisé » était un boisé humide, qui comportait de nombreux marécages et mares saisonnières. La valeur écologique était grande, c’était un boisé d’âge moyen et qui accueillait des espèces végétales et animales rares, comme l’anémone des bois ou encore les rainettes (on y retrouve également une espèce de fourmi très rare au Québec, de couleur orange !).

De plus, l’impact du développement ne se limite pas au territoire détruit, le drainage et le rabattement de la nappe phréatique ont des conséquences directes sur les marais au nord, sous la ligne d’HQ. Ces derniers ont un rôle environnemental majeur dans la région, étant un excellent habitat pour l’une des dernière métapopulation de rainettes.

Cette densité est surtout devenue l’excuse de l’étalement urbain. Un membre du forum a mentionné que le développement de plus grande densité en banlieue se fait de manière chaotique, ce quartier est un excellent exemple. On a de la densité, on a une mixité de l’offre résidentielle, mais l’offre de transport en commun est encore ridicule et la voiture prime encore, malgré les apparences. Les trottoirs ne sont utilisés que pour les marches quotidienne et les pistes cyclables, que de manière récréative (ce qui est très bien, simplement, elles ne permettent pas de remplacer les déplacements en auto). L’offre commerciale est absente, même s’il y a un centre commercial à proximité, puisque ce dernier est dans un autre quartier, la 104 agissant un peu comme une barrière.

Je vois pas trop ce qui pourrait être fait de plus. Il y a maintenant une piste cyclable qui permet de joindre le quartier avec la 104, mais je doute fortement qu’elle ne soit utilisée pour faire ses courses. Les jeunes seront pas mal les seuls à faire le trajet à pied ou en vélo, mais ceux ayant accès à une auto vont certainement choisir de faire les quelques centaines de mètres en auto.

En bref, le quartier n’est peut-être pas le pire et peut avoir l’air assez bien en apparence, mais dans son contexte local, je trouve que c’est une erreur. Mais bon, je suis conscient de ma partialité.

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Vos explications très pertinentes ne font que renforcer l’impression que j’avais de ce développement, et dont les critiques pourraient hélas s’appliquer à tant d’autres “quartiers” actuellement en construction à la grandeur de la CMM. Je ne pourrais être plus en accord avec votre affirmation voulant que cette “densité est devenue l’excuse de l’étalement urbain”.

En ce sens, j’irais même jusqu’à dire que le concept du TOD, enchâssé dans nos principaux documents de planification métropolitains comme la voie durable de consolidation de la croissance, est probablement la pire chose qui nous soit arrivé, en permettant de légitimiser une constellation de pochettes de densité à la grandeur du territoire métropolitain sans la moindre cohérence pour autant que l’on ait une présence minimale de transport collectif (en l’occurence, une ligne d’autobus exo) qui vient justifier un quartier mal localisé complètement détaché du tissu urbain déjà développé.

Le PMAD aurait dû prôner une vision concentrique de la densité à partir des quelques pôles urbains majeurs et de desserte réellement structurante de transport collectif. Avant que cette erreur ne soit corrigée, je crains que nous perdions ce qu’il nous reste de greenbelt et de ceinture agricole sous les pics d’une densité à la vertu négligeable, pour ne pas dire complètement absente…

[…] le concept du TOD, enchâssé dans nos principaux documents de planification métropolitains comme la voie durable de consolidation de la croissance, est probablement la pire chose qui nous soit arrivé, en permettant de légitimiser une constellation de pochettes de densité à la grandeur du territoire métropolitain sans la moindre cohérence pour autant que l’on ait une présence minimale de transport collectif (en l’occurence, une ligne d’autobus exo) qui vient justifier un quartier mal localisé complètement détaché du tissu urbain déjà développé.

Olivier Roy-Baillargeon en est venu à la même conclusion et a d’ailleurs publié un article à ce sujet:

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Vu sur le Facebook de la Vigile Verte, il avance bien
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24 juin 2021, on est à mi-hauteur.

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15 août 2021, pas la meilleure photo, mais on coule le 7e ou 8e étage.

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