À Québec on plante actuellement l’orme Triumph Orme hybride ‘Triumph’ | Ulmus 'Triumph' | Triumph Elm – Les Arbres de la Vallée
JARDINIER PARESSEUX / Le jardinier paresseux puise dans ses vastes connaissances les réponses à vos questions sur le jardin, le potager, la pelouse, la flore et la faune. Cette semaine, il explore les arbres à planter en prévision des changements climatiques annoncés au cours du prochain siècle.
QUESTION Avant de remplacer des arbres abattus, j’aimerais avoir la liste de ceux qui pourraient vivre plus d’un siècle malgré les changements climatiques. Avec une hausse planétaire de la température de 3°C, quelles espèces de plantes et d’arbres ont encore de bonnes chances de survivre chez nous?
RÉPONSE Difficile de savoir avec certitude comment un arbre planté aujourd’hui réagira aux conditions qu’il rencontrera dans 50 ans ou dans 100 ans. Les recherches sur l’adaptation des arbres aux changements climatiques sont toujours en cours et prennent forcément du temps.
On ne peut donc pas dresser une liste d’arbres «garantis» pour 2126. On peut toutefois faire des choix qui augmentent leurs chances de traverser les prochaines décennies.
Un arbre urbain peut-il vivre 100 ans?
De nombreux arbres centenaires dans nos villes prouvent qu’il leur est possible de vivre jusqu’à 100 ans.
Toutefois, il faut distinguer la longévité potentielle d’une espèce de sa durée de vie réelle en milieu urbain. Le compactage du sol, le manque d’espace racinaire, les sels de déglaçage, la pollution, les blessures, les travaux, la sécheresse et la chaleur peuvent raccourcir sa vie.
Une méta-analyse de 11 études sur les arbres de rue estimait d’ailleurs leur espérance de vie à seulement 19 à 28 ans. La mortalité est particulièrement importante durant les premières années suivant la plantation.
Une fois qu’ils sont bien établis, leurs perspectives s’améliorent, heureusement. Certains peuvent vivre de nombreuses décennies, voire dépasser le siècle.
Du Québec au Texas
Un climat plus chaud ne signifie pas la disparition des grands froids. Nos arbres subiront encore des froids extrêmes, mais aussi des redoux hivernaux, des sécheresses, des vagues de chaleur, des pluies intenses et des sols temporairement détrempés.
Nous aurons donc encore besoin d’arbres rustiques, mais aussi «flexibles», capables de tolérer une grande variété de conditions.
Une piste consisterait à regarder les arbres qui poussent déjà au Québec, mais dont l’aire naturelle s’étend loin vers le sud. Le chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa) et le micocoulier occidental (Celtis occidentalis), mentionnés dans ma chronique précédente, en sont de bons exemples. Leur territoire atteint même le sud des États-Unis.
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Alors, comment choisir?
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