Aménagements estivaux à Montréal, été 2020

Plan d’intervention pour favoriser la distanciation et les déplacements actifs. https://montreal.ca/articles/les-voies-actives-securitaires-un-plan-de-deplacements-estival

Dans la version papier du journal Le Plateau (disponible ici: https://www.flipsnack.com/metromedia/plateau/full-view.html) on mentionne un achalandage exceptionnel pour la piétonnisation de Mont-Royal. Du 22 juin au 23 aout, il y a un maximum de 22 500 usagers quotidiens. En moyenne, on parle de 12 000 à 16 000. Ce qui est intéressant, c’est que contrairement à l’idée que la piétonnisation perdrait de son intérêt durant l’été une fois la nouveauté passée, Mont-Royal a vu le contraire arriver. Il y avait 100 000 personnes par semaine début juillet, pour finir à 120 000 personnes par semaine en aout. Il reste maintenant à sonder les commerçants et combien de ces gens se sont avérés être une clientèle. Je sais que pour ma part, j’ai dépensé pas mal plus sur Mont-Royal cet été que les 8 dernières années que j’ai habitées dans le quartier.

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Vélo: Valérie Plante émet des regrets sur les «voies actives sécuritaires»

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, reconnaît que la Ville a voulu agir «vite» dans le dossier des voies actives sécuritaires, qui ont soulevé maintes critiques cet été. Elle estime que les citoyens auraient dû être mieux informés au sujet de de ces aménagements.

Métro s’est entretenu avec Mme Plante pour dresser le bilan d’une année pas comme les autres pour la métropole. D’autres extraits de l’entrevue seront diffusés jeudi.

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Des voies actives sécuritaires à deux vitesses

Fort achalandage sur les voies cyclables et piétonnes de Montréal

D’emblée, la mairesse a reconnu que la pandémie a eu pour effet de «bouleverser» les plans de la Ville. Elle a dû, par exemple, retarder de plusieurs mois la présentation de son Plan climat, prêt depuis le printemps dernier, pour se concentrer sur la gestion de la crise sanitaire.

Trop de VAS, reconnaît Mme Plante

Afin de faciliter le respect de la distanciation physique dans l’espace public, Valérie Plante a aussi annoncé le 15 mai son intention de créer 200 km de voies actives sécuritaires (VAS) au cours de l’été.

«On les a mises en place rapidement pour répondre à un besoin de distanciation physique. Ça aussi, ça a pris du temps, de l’énergie, essentiellement pour mobiliser les travailleurs de la Ville, mais aussi des arrondissements», relate Mme Plante.

«S’il y a une ligne directrice dont je suis fière dans cette pandémie-là, c’est que j’ai toujours voulu donner des options aux Montréalais pour ventiler, prendre l’air […] On n’a pas tous une cour arrière. Parfois, on a un petit balcon. À ce moment-là, tout ce qu’on a, ce sont nos parcs, nos espaces verts et notre capacité de se déplacer en vélo en d’en profiter sans avoir peur de se faire frapper. C’est ça qui m’a motivé», ajoute Valérie Plante.

Au cours de l’été, toutefois, ces voies piétonnes et cyclables temporaires ont soulevé de nombreuses critiques, tant de la part de résidents que de commerçants de la métropole. Des arrondissements ont d’ailleurs dû retirer certains aménagements sur leur territoire pour calmer cette grogne populaire.

«Je pense que les voies actives sécuritaires, qu’on a mis en place juste pour l’été, et les voies piétonnes, peut-être qu’on en aurait fait moins. On a été très ambitieux et on a avancé très vite», concède la mairesse de Montréal, lorsque questionnée par Métro sur ce qu’elle aurait fait différemment cette année.

Un enjeu de communication

Entre les mois de mai et d’octobre, l’ombudsman de Montréal, Nadine Mailloux, a traité plus de 300 plaintes reliées à divers aménagements mis en place par la Ville au cours de l’été, incluant les VAS et le Réseau express vélo. Dans un rapport publié au début du mois de décembre, Mme Mailloux affirme que la Ville aurait dû mieux informer les citoyens sur ces projets pour calmer leurs inquiétudes.

«Les gens se demandaient pourquoi il y avait maintenant une piste cyclable devant chez eux, alors que nous, on savait que c’était temporaire», relève Mme Plante, qui affirme avoir «beaucoup lu» le rapport de l’ombudsman, dont elle a tiré des leçons.

«Ce qu’elle critique et qu’elle remet en question [l’ombudsman], c’est toute la question des communications. On a voulu aller vite. On a voulu être ambitieux. Ça a créé des irritants», constate la mairesse. Elle reconnaît ainsi que la communication de la Ville sur ces aménagements a été «déficiente» cet été.

Appelée à réagir, l’opposition officielle à l’hôtel de ville en a profité pour revenir à la charge.

«Cette saga [des VAS] est un réel fiasco. Mme Plante a voulu imposer des pistes cyclables à travers la Ville sans faire la moindre consultation avec les citoyens et les commerçants», déplore le chef intérimaire d’Ensemble Montréal, Lionel Perez. Ce dernier estime que la mairesse a «utilisé la pandémie» pour justifier la mise en place des VAS.

Des plans bousculés

La crise sanitaire a bouleversé plus largement les plans de la métropole. Elle a notamment forcé la création de nombreux refuges d’urgence pour les sans-abri dans la métropole. La Ville souhaitait ainsi compenser la réduction de la capacité dans les refuges traditionnels, tout en répondant à l’augmentation des besoins en itinérance dans le contexte de la pandémie.

«À ce moment-là, on n’avait pas les ressources de Québec, mais on a dit: « On y va quand même, on avance ». Donc, c’est sûr que ça vient bousculer les plans», évoque la mairesse. La situation financière de la Ville a d’ailleurs durement écopé de la pandémie.

Cela n’a toutefois pas empêché la Ville de compléter l’essentiel de son plan de match en 2020, assure la mairesse, qui a finalement présenté son Plan climat il y a deux semaines. Le règlement pour une métropole mixte en matière d’habitation – communément appelé 20/20/20 – a aussi été adopté par les élus du conseil municipal récemment. Il entrera officiellement en vigueur le 1er avril.

«Ce sont les deux gros morceaux qu’on voulait sortir», explique la chef de Projet Montréal, dans un appel vidéo.

«C’était important pour nous que les grands projets de notre administration, on les fasse avant 2021. Parce qu’après, on peut être taxés de les présenter pendant une année électorale.» -Valérie Plante, mairesse de Montréalhttps://journalmetro.com/actualites/montreal/2591112/velo-pietons-valerie-plante-regrets-voies-actives-securitaires/

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Je pense aussi que c’est facile de faire des critiques sur des mesures lancées très vite, dans un contexte inconnu. Et peu importe ce qu’on a fait à Montréal cet été, ça a fonctionné. Les cas à Montréal ont chuté plus qu’ailleurs dans la province, les rues étaient ouvertes, nos artères commerciales avaient des générateurs d’achalandage. C’est bien vrai que la communication a fait défaut, mais c’est une chose à revoir en général dans la ville je pense, urgence pandémique ou non.

Je donne une médaille à Perez pour nous sortir que la pandémie était le prétexte pour créer les VAS. Bien oui effectivement, il a 100% raison, parce que la santé publique recommande la distanciation physique et on sortait le monde du TEC. Comment comprendre une chose mais en faire le blâme en même temps.

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Perez et l’opposition en général jouent leur rôle de critiques, ce qui ne veut pas dire qu’ils ont toujours raison. Quant à l’administration municipale, elle est plus souvent qu’à son tour sur la corde raide. Parce qu’il faut souvent qu’elle agisse dans l’urgence, étant donné le peu de temps pour mettre en place des mesures estivales, qui favoriseront l’activité physique sur le territoire urbain.

A mon avis mieux vaut en faire trop quitte à s’ajuster, que pas assez et priver la population d’une mobilité nécessaire, afin de compenser les nombreuses restrictions et fermetures à cause des mesures sanitaires généralisées.

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Les aménagements estivaux auront au moins eu l’effet de nous confirmer, ou infirmer, les endroits les plus propices ou ce genre de projet est possible, notamment sur l’avenue Mont-Royal qui fut un succès plus qu’éclatant. Par contre, sur la rue Notre-Dame Ouest ce ne fut pas le même succès. Ce qui veut dire qu’on en sait désormais davantage sur les possibilités de ces deux rues, par exemple.

En fait ils n’ont même pas essayé de faire une rue piétonne (ou semi-piétonne, je ne me souviens plus) sur Notre-Dame, le projet a avorté il me semble, après la plainte de Joe Beef?

Je suis tombé sur cet article du Journal Métro:

« Si la majorité des commerces ont perdu des ventes en 2020, le recul moyen par établissement était de 19 % sur les artères piétonnisées et de 30 % sur celles non réaménagées. Le bilan sur la rue Saint-Laurent est particulièrement négatif (‐42,0 %), ce qui a un impact significatif sur le portrait des artères non aménagées.»
Les artères piétonnisées à l’étude sont Ontario, Mont-Royal et Wellington, l’artère réaménagée est Villeray et les artères sans aménagement sont Saint-Laurent et Fleury.

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Je ne veux pas faire le rabat-joie…

L’échantillon des artères non aménagées est de 2: Saint-Laurent et Fleury, pour une moyenne de 30% de ventes en moins. Saint-Laurent est à 42%, donc mathématiquement Fleury est à 18%, ce qui est moins que la moyenne des 3 rues réaménagées. Ça c’est ce qui m’a interloqué juste en lisant l’extrait proposé.

Et après avoir lu l’article, ce point est mentionné noir sur blanc.

Si les données transmises par la firme Segma Recherche semblent encourageantes, Luc Rabouin martèle que l’étude est préliminaire et que la Ville veut enrichir le portrait afin d’arriver à des conclusions plus solides.

Il note que le bilan particulièrement négatif de la rue Saint-Laurent pourrait fausser le portrait.

«Saint-Laurent contribue beaucoup à jouer sur les moyennes, constate M. Rabouin. Si on prend juste Fleury, c’est -18 %, donc c’est plus ou moins comparable avec Wellington en termes de baisse de chiffre d’affaires.»

M. Rabouin ajoute néanmoins que l’étude démontre «qu’il n’y a pas eu de catastrophes causées par la piétonnisation.»

Et enfin:

L’étude démontre également que le niveau de satisfaction moyen des commerçants à l’égard de la piétonnisation est relativement faible.

«L’enjeu principal, c’est que l’année dernière on a eu peu de temps pour planifier et on n’avait pas de moyens», précise M. Rabouin.

Le maire du Plateau-Mont-Royal croit que les choses seront différentes cette année avec la mise en place du programme de soutien à la piétonnisation, au coût de 4 M$. Quatorze projets ont été soumis, selon M. Rabouin.

«Les gens sont mobilisés, on a du temps pour planifier et on a des ressources financières. On pense que ça va aider beaucoup à augmenter le taux de satisfaction.»

L’un des critères pour bénéficier de ce soutien financier est de recevoir l’appui d’une majorité de commerçants de l’artère concernée, preuve à l’appui.

Donc bon, même à ce stade-ci, ce n’est pas aussi rose que l’extrait cité.

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Ça m’apprendra à lire en diagonal et ne pas vraiment analysé ce que j’ai lu… :upside_down_face:
Merci de me remettre à ma place (pas ma meilleure journée en termes d’exactitude de ce que je publie aujourd’hui).