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Pourquoi les États-Unis soutiennent-ils le yen ?

Le yen a récemment atteint son niveau le plus faible par rapport au dollar américain depuis 1985. Ce n’est pas seulement un problème japonais. C’est aussi un problème américain.

Le Trésor américain a pris la semaine dernière une mesure rare en soutenant le yen, soulignant l’importance mondiale de la devise japonaise et les problèmes qu’elle peut causer au-delà des frontières. Les liens économiques et financiers entre les États-Unis et le Japon sont très serrés. La grande quantité de bons du Trésor, d’actions et d’autres actifs américains détenus au Japon – pour près de 3000 milliards de dollars américains – signifie que la tourmente au Japon peut se répercuter sur les marchés américains et au-delà.

Des liens financiers étroits

L’intervention américaine ajoute son poids à l’effort des autorités japonaises, qui ont déjà tenté de stimuler le yen à coups de milliards de dollars cette année. L’insuccès de cet effort pourrait obliger le Japon à vendre une partie importante de ses bons du Trésor pour financer d’autres interventions. Le Japon est le plus grand détenteur étranger de bons du Trésor (pour plus de 1100 milliards de dollars).

En vendant des bons du Trésor, le Japon pourrait faire baisser leur prix, ce qui pourrait augmenter le coût d’emprunt du gouvernement américain. Déjà, le rendement des bons du Trésor grimpe depuis quelques semaines, poussé par des préoccupations sur l’inflation. La semaine dernière, le rendement des obligations américaines à 30 ans a atteint son niveau le plus élevé depuis 2007.

Les mouvements du yen influencent aussi le won sud-coréen et d’autres devises asiatiques. Ainsi, soutenir le yen peut réduire le risque que d’autres pays d’Asie sous pression doivent vendre leurs réserves en dollars pour soutenir leur monnaie.

Un yen faible face au dollar américain peut nuire aux exportateurs américains en rendant leurs produits plus chers pour les acheteurs étrangers. Cela avantage les exportateurs japonais face à la concurrence américaine. L’an dernier, les États-Unis ont importé pour 146 milliards de dollars américains du Japon et y ont exporté pour 82 milliards, selon les données officielles américaines.

Le poids de la dette

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À force d’improviser et sans stratégie, Trump ne peut que mentir sur sa guerre avec l’Iran qui lui coute très cher en financement et en munitions.

Conflit au Moyen-Orient Trump récuse une pénurie d’armements et fustige les médias

(Washington) Donald Trump a assuré jeudi que les États-Unis conservaient des stocks « énormes » d’armements, vitupérant contre des informations de presse selon lesquelles une pénurie l’aurait incité à renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran ces derniers jours.

« Les États-Unis disposent de quantités énormes de “munitions” […] De plus, d’importantes quantités sont fabriquées et acheminées aux États-Unis en fonction des besoins », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Dénonçant des affirmations « traîtresses », il a ajouté sur un ton menaçant que les personnes à leur source « sont en train d’être traquées » en vue de poursuites. « De longues peines de prison seront requises », a-t-il écrit.

Plusieurs médias, en particulier CNN et le Washington Post, ont fait état ces derniers jours de pénuries de missiles guidés à longue portée et d’intercepteurs de défense anti-aérienne affectant la stratégie de Donald Trump face à l’Iran.

Selon CNN, l’armée américaine aurait « épuisé à près de 80 % » le stock d’intercepteurs pour son système de défense THAAD.

Le Washington Post affirme que Donald Trump a laissé « éclater sa frustration » la semaine passée au sujet des pénuries et « exigé des explications » de son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, « sur les raisons pour lesquelles il avait apparemment été induit en erreur ».

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, et son homologue du Pentagone, Sean Parnell, ont dénoncé mercredi soir une « fake news ».

D’après le Washington Post, les pénuries ont pour partie contribué au revirement samedi du président américain, qui avait écrit « suspendre toute attaque » sur demande de Téhéran alors que les États-Unis étaient « prêts à frapper […] à des niveaux jamais vus depuis la Seconde guerre mondiale ».

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