Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Texte de l’AFP publié par le Devoir

Trente-quatre pays membres du Conseil de l’Europe, ainsi que l’Union européenne, l’Australie et le Costa Rica, ont indiqué vendredi vouloir rejoindre le futur tribunal spécial pour l’Ukraine, destiné à juger l’invasion russe de ce pays.

« Les États ont franchi une étape décisive vers la mise en place concrète du Tribunal spécial et la reconnaissance des responsabilités pour l’agression contre l’Ukraine », s’est félicité dans un communiqué le secrétaire général de l’organisation paneuropéenne basée à Strasbourg, Alain Berset.

« Le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche », a-t-il ajouté.

Réuni vendredi à Chisinau (Moldavie), le comité des ministres du Conseil de l’Europe — qui regroupe les chefs de la diplomatie des États membres — a approuvé une résolution posant les bases du « comité de direction » du futur tribunal.

Le principe de cette nouvelle instance avait été lancé l’an dernier par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait signé un accord en ce sens avec le Conseil de l’Europe, vigie des droits de la personne sur le continent comptant 46 membres, dont l’Ukraine.
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Il semblerait qu’avec les discussions avec l’Europe, l’Iran contournerait la politique américaine, sans avoir à négocier des concessions sur le nucléaire. Le gouvernement américain pourrait se retrouver isolé dans le processus face à un fait accompli, tout en perdant une partie importante de son pouvoir de pression sur Téhéran. Par ailleurs ce serait un échec insupportable pour Trump dans une guerre pratiquement perdue d’avance.

Détroit d’Ormuz/ L’Iran discute avec des pays européens

(Téhéran) La télévision d’État iranienne a affirmé samedi que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d’obtenir des autorisations pour franchir le détroit d’Ormuz, voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

« Après le passage de navires en provenance de pays d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd’hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a annoncé la télévision d’État sans préciser les noms de ces pays.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Dans la matinée, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a indiqué que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans le détroit d’Ormuz, qui serait bientôt opérationnel.

« Dans ce processus, seuls les navires commerciaux et les parties coopérant avec l’Iran en bénéficieront », a-t-il souligné, ajoutant que « les frais nécessaires seront perçus pour les services spécialisés ».

« La voie restera fermée aux opérateurs du projet dit de “liberté” », a-t-il affirmé, en référence à une opération militaire américaine temporaire visant à guider les navires commerciaux bloqués dans le détroit.

Les États-Unis maintiennent leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Jeudi, l’Iran avait déjà annoncé que ses forces navales avaient autorisé le passage de « plus de 30 navires » chinois dans le détroit d’Ormuz.

La Chine est le principal importateur de pétrole iranien.

Totalement ahurissant et révoltant et certainement inconstitutionnel. C’est de l’absolutisme du domaine de The Queen can do no wrong. Sovereign immunity - Wikipedia

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C’est sûr que j’ai bien plus confiance à l’Europe pour négocier en vue d’une sortie de crise dans la guerre russe contre l’Ukraine. De toute façon on ne peut plus faire confiance à Trump dont la toxicité pourrit tout ce qu’il touche.

L’Allemagne exhorte l’UE à proposer à l’Ukraine un statut de membre associé

Le chancelier allemand Friedrich Merz souhaite que l’Union européenne (UE) envisage d’offrir le statut de « membre associé » à l’Ukraine et qu’elle redonne un nouvel élan aux négociations visant à mettre fin à plus de quatre ans de guerre avec la Russie, selon une lettre consultée jeudi par l’Associated Press.

Sa lettre, adressée aux hauts responsables de l’UE, intervient alors que les 27 pays membres envisagent d’entamer leurs propres négociations avec le président russe Vladimir Poutine, les pourparlers menés par les États-Unis étant dans l’impasse, alors que l’attention de Washington est mobilisée par la guerre en Iran.

Comme proposé par M. Merz, l’Ukraine pourrait participer aux réunions de l’UE, mais sans droit de vote, et deviendrait également membre associé sans droit de vote au sein du puissant bras exécutif de l’Union, la Commission européenne, ainsi qu’au Parlement européen.

Il a insisté sur le fait que cela “ne serait pas une adhésion symbolique” et “irait bien au-delà” de l’accord d’association qui régit actuellement les relations entre l’UE et l’Ukraine. M. Merz a proposé un “mécanisme de retour en arrière” au cas où des glissements seraient observés quant aux normes démocratiques en Ukraine.

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont réitéré le mois dernier que des négociations officielles d’adhésion devaient être ouvertes sans sursis avec l’Ukraine, tout comme M. Merz, qui a lui aussi appelé à lancer le processus.

Retards et obstacles

Une voie de négociation européenne

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Une caricature signée Côté fait la une du journal Le Monde

Une caricature signée Côté fait la une du Monde

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Texte de l’AFP publié par Radio-Canada

Après des semaines de négociations, les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) n’ont une nouvelle fois pas réussi à s’entendre sur les priorités pour les années à venir, malgré les craintes d’une nouvelle course à l’arme atomique.

Après de multiples révisions d’un projet de déclaration déjà jugée faible au départ par les partisans du désarmement, le président de la 11e conférence d’examen de ce traité considéré comme une pierre angulaire de la non-prolifération a jeté l’éponge, renonçant à présenter le texte à l’adoption.

« J’ai présenté quatre versions du projet de document final, toutes révisées méticuleusement en suivant les souhaits des États parties », a déclaré le Vietnamien Do Hung Viet, exprimant sa profonde déception.
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Depuis que Trump occupe la présidence américaine, les trois super puissances nucléaires sont maintenant dirigées par des dictateurs qui ont de surcroit chacun un droit de véto à l’ONU. Il n’y aura donc aucune avancée notable dans ce domaine, puisque chacun veut protéger son arsenal et sa liberté d’en disposer sans rendre de compte à personne.

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La Chine a beaucoup moins (~300-400) d’ogives nucléaires que les deux autres que sont la Russie et les USA (~5000-6000) et est beaucoup plus proche de pays comme la France où la Grande Bretagne (~200-300).

Avec l’augmentation des instabilités, j’ai dû mal à croire que l’on va voir une baisse du nombres d’ogives nucléaires sur la planète. Tout un tas de pays à la marge des grands blocs (comme l’Iran) vont vouloir s’en procurer au plus vite pour éviter d’être déstabilisé dans le futur.

Mais la Chine est entrée dans la course qu’elle accélère pour contrebalancer l’énorme capacité américaine. Tandis que la Russie possède le plus imposant arsenal et continue à intensifier ses propres capacités.

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Cest vrai, même si pour l’instant, la puissance de la Chine repose sur son commerce extérieur et sa capacité à exporter et n’a aucun intérêt à utilisé sa puissance militaire. (En dehors de la question taïwanaise). Contrairement aux USA qui a une grosse partie de son économie qui repose sur la fabrication et l’exportation d’armement, et qui est une puissance sur le déclin. Malheureusement, on sait que ce genre de situation, finit rarement par autre chose qu’un conflit armé…

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La Presse à Taïwan Pourquoi on ne peut plus se passer d’une petite île

Taïwan et vous

Il n’y a personne d’irremplaçable, dit-on. Si c’est ce que vous croyez, c’est parce que vous n’avez jamais mis les pieds à Taïwan. Le monde entier dépend des semi-conducteurs produits dans cette île devenue indispensable. Notre chroniqueur en revient avec la recette de ce succès remarquable. Mais aussi, dans la foulée de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, avec des craintes pour l’avenir de l’économie mondiale. Un dossier d’Alexandre Sirois et d’Edouard Plante-Fréchette

Miin Wu est peut-être l’un des plus célèbres patrons de la tech à Taïwan, mais il est affable et charmant.

On le rencontre dans l’édifice lumineux qui abrite le siège social de son entreprise, au beau milieu d’une salle d’exposition où se trouvent divers appareils qui fonctionnent à l’aide des puces de Macronix. Après l’entrevue, sans prévenir, il nous en offre une visite guidée personnalisée.

Importance capitale

D’ailleurs, lorsqu’on lui demande ce qui cesserait de fonctionner au Canada ou ailleurs si ses usines s’arrêtaient pendant une semaine, la réponse n’a rien de rassurant.

« Tout », lance-t-il avec sa voix grave et rocailleuse si caractéristique.

Car aujourd’hui, quel que soit le système que vous développez, tout doit être « intelligent ». Si je ne peux plus livrer, le monde entier s’arrête. Le Canada s’arrête. L’Amérique s’arrête.

Miin Wu, président de Macronix

Les systèmes « intelligents » dont on ne peut plus se passer ont besoin de semi-conducteurs. Et Taïwan en est le champion mondial. Notre dépendance à cette île de 23 millions d’habitants, deux fois plus petite que le Nouveau-Brunswick, est aussi flagrante qu’elle est sidérante.

« Les constructeurs automobiles, le médical, l’industriel… Si Taïwan a un problème, c’est presque toute l’économie mondiale qui s’arrête. J’ai dit à un journaliste américain un jour : “Si quelque chose arrive à Taïwan, l’économie mondiale reculera de 20 ans” », ajoute Miin Wu.

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Le secret du succès (et l’identité d’une nation)

Le cerveau de la révolution taïwanaise des semi-conducteurs est un centre de recherche – l’un des plus réputés sur la planète. Il se trouve au beau milieu du parc scientifique de Hsinchu, là où sont regroupées la majorité des entreprises taïwanaises de ce secteur de pointe.

Ici, comme dans les bureaux et les usines des sociétés qui produisent des puces, n’entre pas qui veut !

Les chauffeurs de taxi le savent, d’ailleurs. Ils vous déposent à une guérite où on vous demande vos pièces d’identité et on vérifie que vous avez bel et bien un rendez-vous. Vous remontez ensuite dans le véhicule, une barrière s’ouvre et vous roulez encore pendant 600 mètres avant d’arriver à destination.

Car ce qui se cache derrière ce périmètre de sécurité digne d’une centrale nucléaire, c’est presque une ville au grand complet. Il y a ici 90 édifices, où se trouvent des laboratoires et des bureaux où travaillent 8000 employés.

Survie de la nation

La décision de se lancer dans les semi-conducteurs était intimement liée au destin et à la survie de notre nation.

Hsiao Chu-Chen

« Sur le moment, vous vous dites simplement que vous faites quelque chose qui sera peut-être pour le bien de tous ; vous travaillez dur, vous faites votre boulot, et c’est tout, ajoute celui qui a aussi été président de l’ITRI pendant une dizaine d’années. Pourtant, avec le recul, après 50 ans, c’est devenu un véritable miracle. Nous n’aurions jamais osé rêver, alors, d’un tel miracle. »

Ce miracle est, aujourd’hui plus que jamais auparavant, éclatant. C’est une évidence. Mais il est aussi, aujourd’hui plus que jamais auparavant, menacé.

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Des menaces, un bouclier, une poudrière

Au premier abord, Elliott Fan, professeur d’économie à l’Université nationale de Taïwan, n’a pas l’air d’un homme inquiet.

Il boit son café tranquillement dans une tasse de l’Université de Toronto, où il a obtenu sa maîtrise et son doctorat. Il parle d’un ton posé, prenant soin de décrypter les enjeux et les défis de l’industrie taïwanaise des semi-conducteurs avec un souci du détail évident. À l’écouter, on se surprend à penser qu’on voudrait l’avoir comme professeur.

Mais lorsqu’on lui demande quel serait l’impact sur l’économie mondiale d’un éventuel conflit entre la Chine et Taïwan, il sonne l’alarme.

« Ce serait dévastateur », lance-t-il.

« La valeur boursière de TSMC [le numéro un mondial des semi-conducteurs, dont les principales usines sont à Taïwan] est de 2000 milliards. Elle vient tout juste de franchir ce cap », signale-t-il.

Et les plus grandes entreprises aux États-Unis et dans le monde sont toutes des clientes de TSMC. Vous pouvez donc imaginer la suite !

Elliott Fan, professeur d’économie à l’Université nationale de Taïwan

Un conflit entre la Chine et Taïwan serait dévastateur pour l’économie mondiale en général, mais aussi pour le développement de l’intelligence artificielle en particulier, précise l’économiste. Car les géants de l’IA dépendent de la puissance de calcul des puces sophistiquées produites à Taïwan.

« Bien sûr, l’histoire du développement de cette industrie [des semi-conducteurs] et de cette technologie remonte à plusieurs décennies. Mais la situation est maintenant tout à fait unique, car Taïwan produit désormais plus de 60 % des semi-conducteurs mondiaux et 90 % des puces les plus avancées. »

Vues chinoises sur Taïwan

La Chine veut dominer le monde. Elle a besoin de conquérir Taïwan. De prendre possession de nos savoir-faire et, après, d’établir une base navale militaire à l’est de Taïwan pour pouvoir défier l’armée américaine dans le Pacifique.

François Wu, vice-ministre taïwanais des Affaires étrangères

Épée de Damoclès…

L’importance stratégique des usines de semi-conducteurs pour Taïwan ne fait toutefois pas de doute. À commencer par celles de TSMC, entreprise qu’on surnomme même « la montagne sacrée qui protège la nation ».

« C’est une réalité. Si nous n’étions pas aussi connectés au monde, est-ce que les autres pays se soucieraient autant de notre sécurité face aux menaces militaires chinoises ? », lance la documentariste Hsiao Chu-Chen, qui a longuement enquêté sur l’industrie des semi-conducteurs.

« Porter le poids d’être l’usine du monde est épuisant, affirme-t-elle. Mais c’est notre seule option. »

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Analyse/ Conflit au Moyen-Orient : l’art de l’entente incomplète

(Washington) L’accord provisoire avec l’Iran annoncé au cours du week-end par l’administration Trump n’est pas un accord de paix. Ce n’est pas un accord sur le nucléaire. Ce n’est pas non plus un accord sur les missiles.

Ces accords pourraient encore voir le jour. Peut-être dans quelques mois, bien qu’un haut responsable américain ait déclaré qu’aucun délai n’avait été convenu pour les négociations sur le nucléaire. Ou peut-être bien plus tard, si l’on en croit l’histoire des négociations avec l’Iran. Mais pour l’instant, l’accord de principe annoncé dimanche par un responsable américain pourrait prolonger le cessez-le-feu et permettre de rouvrir le détroit d’Ormuz, mettant ainsi fin à la plus grave perturbation énergétique de l’ère moderne.

Loin d’une « capitulation inconditionnelle »

Mais pour un président qui avait déclaré il y a seulement 11 semaines qu’« il n’y aurait pas d’accord avec l’Iran, sauf en cas de CAPITULATION INCONDITIONNELLE », l’accord qu’il a annoncé au cours du week-end était bien loin de cela. Et son ton était nettement différent.

Pourtant, M. Trump a essentiellement cédé à la demande iranienne de repousser les questions les plus épineuses à plus tard, tout en réussissant apparemment à forcer les Iraniens à mettre fin, au moins temporairement, à leur emprise sur les voies navigables les plus vitales du monde.

Doutes

Parmi ces « perdants » figuraient des membres éminents du parti de Trump. Les faucons républicains sur l’Iran ont déclaré qu’il avait cédé à la pression et n’avait pas terminé le travail. Parmi les critiques les plus virulents, le sénateur Roger Wicker, républicain du Mississippi et président de la commission des forces armées du Sénat, avait averti que « tout ce qui avait été accompli par l’opération Epic Fury serait réduit à néant ! »

Les négociateurs de longue date qui s’étaient opposés aux frappes avaient eux aussi des doutes.

« C’est ce qui arrive lorsqu’une “guerre de choix” mal conçue se transforme en une “paix” de nécessité hautement imparfaite », a lancé dimanche Aaron David Miller, ancien négociateur au Moyen-Orient, aujourd’hui au Carnegie Endowment for International Peace.

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La rage de Bruce Springsteen contre la machine Trump

PHOTO EVAN AGOSTINI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Bruce Springsteen, entouré de Jake Clemons et d’Anthony Almonte, le 11 mai dernier sur la scène du Madison Square Garden

Le samedi 16 mai dernier, Bruce Springsteen a présenté au Madison Square Garden un des spectacles à haute teneur politique de sa tournée Land of Hope and Dreams. Notre journaliste raconte une soirée d’exultation, mais surtout de colère.

Les « Bruuuuuuce » pleuvent dans le Madison Square Garden et celui à qui ils s’adressent se laisse à peine deviner dans la pénombre. Puis sa voix, grave dans tous les sens du terme, emplit le plus célèbre des arénas.

Pourquoi sommes-nous ici ce soir ? Réponse sans équivoque du Boss : « L’Amérique que j’aime, l’Amérique sur laquelle j’écris depuis 50 ans, qui a été un phare d’espoir et de liberté pour le monde entier, est actuellement entre les mains d’une administration corrompue, incompétente, raciste, insouciante et traîtresse. »

Mais encore ?

Ce soir, nous vous invitons à choisir l’espoir plutôt que la peur, la démocratie plutôt que l’autoritarisme, l’état de droit plutôt que l’anarchie, l’éthique plutôt que la corruption débridée, la résistance plutôt que la complaisance, l’unité plutôt que la division et la paix plutôt que la GUERRE !

Bruce Springsteen lors de son concert du 16 mai dernier

J’étais bien sûr au courant de la teneur politique de ce spectacle, et pourtant, la véhémence de sa charge m’a quand même saisi. Si la vraie droiture d’un homme se mesure dans les gestes qu’il fait lorsqu’il n’a rien à en gagner, celle de mon Patron n’aura jamais été aussi éblouissante que ce samedi-là.

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Bande de Gaza/ Le « Conseil de paix » de Trump ne disposerait d’aucun financement

(Washington) Le « Conseil de paix » créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza est empêtré dans des problèmes juridiques et ne dispose d’aucun financement officiel, malgré des promesses atteignant des milliards de dollars, affirme le Financial Times.

Créé de toutes pièces en janvier par le président américain, censé le diriger personnellement y compris lorsqu’il aura quitté la Maison-Blanche, le Conseil n’a pas reçu le moindre dollar, selon le quotidien, citant quatre sources proches du dossier.

Plutôt que d’utiliser le fonds administré par la Banque mondiale et approuvé par l’ONU, le conseil a reçu des dons directement sur un compte à la banque JPMorgan, a déclaré le porte-parole du conseil.

Et « aucun dispositif de transparence indépendant n’est en place », précise le FT.

Trump a imaginé ce comité pour le petit territoire côtier palestinien, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis. Le ticket d’entrée est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Mais les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des États-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d’attirer son attention.

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Une trentaine d’avions de chasse suédois s’ajouteront à la flotte de l’Ukraine

La Suède va vendre jusqu’à 20 avions de chasse Gripen E/F à l’Ukraine, financés par des fonds européens, et lui donner 16 autres d’un modèle plus ancien, le Gripen C/D, a annoncé le gouvernement suédois.

Les premiers Gripen C/D devraient être donnés l’an prochain et le modèle le plus récent devrait être livré à partir de 2030, a précisé le premier ministre Ulf Kristersson lors d’une conférence de presse avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

De son côté, l’Ukraine prévoit un financement de 2,5 milliards d’euros pour l’achat des avions de chasse fabriqués par le groupe suédois de défense Saab, selon le communiqué suédois.

C’est une décision historique pour la Suède, qui renforce de manière significative la défense aérienne de l’Ukraine.

Une citation de Ulf Kristersson, premier ministre de la Suède

Les deux pays avaient signé en octobre 2025 une lettre d’intention avec pour objectif l’achat par Kiev de 100 à 150 avions Gripen E.

Nous espérons être en mesure d’assurer le financement de l’ensemble des 150 appareils, a dit M. Zelensky.

La Suède avait suspendu en 2024 son projet d’envoyer des avions de combat en Ukraine après que les pays partenaires eurent demandé que la priorité soit donnée aux F-16 américains.

La Suède est un solide soutien de l’Ukraine et, avec l’accord sur les Gripen, évalue son soutien militaire à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’invasion russe en 2022.

D’autres soutiens à venir?

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C’est reparti… avec l’attitude hyper toxique de Trump et le gouvernement voyou de l’Iran. Deux entités qui ne respectent aucune loi et dont la confiance est à zéro de part et d’autre.

Les États-Unis et l’Iran s’attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les États-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu entre les deux pays, après des frappes américaines en Iran qui ont entraîné des représailles militaires iraniennes.

Ces attaques portent un nouveau coup aux négociations indirectes qui patinent déjà pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine contre l’Iran. D’autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie “à ce stade” des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump.

L’Iran a également rappelé qu’un cessez-le-feu au Liban, autre front du conflit où son allié, le Hezbollah, est combattu par Israël, était “une condition essentielle à tout accord”, selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

Washington et Téhéran s’étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l’Iran suivies d’une attaque contre le Koweït.

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L’énervé au Sud a trouvé une autre raison d’imposer de nouveaux tarifs douaniers :roll_eyes:

Texte de l’AFP publié par Radio-Canada

Les États-Unis ont proposé mardi d’imposer des droits de douane additionnels à 60 pays, dont le Canada, le Mexique, la Chine, l’Union européenne, le Japon et l’Inde au motif qu’elles combattraient insuffisamment l’importation de biens issus du travail forcé.

Cette proposition, non définitive, est la conclusion d’enquêtes ouvertes en mars par l’administration Trump, en invoquant une loi sur le commerce datant de 1974 afin de trouver une voie légale pour rétablir les surtaxes douanières annulées en février par la Cour suprême.

Le représentant américain au commerce (USTR), Jamieson Greer, propose d’imposer des droits de 12,5 % à environ 45 pays ayant, selon ses services, échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé, selon les conclusions consultées par l’AFP.

Pour les économies disposant d’une telle interdiction, mais dont les efforts pour l’appliquer sont jugés insuffisants — le Canada, l’Équateur, l’UE, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan —, l’administration propose d’imposer un taux réduit à 10 %. Idem pour le Royaume-Uni, dont l’interdiction est jugée partielle.

Les biens canadiens et mexicains conformes à l’accord de libre-échange nord-américain (ACEUM) en seraient également exemptés.
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Où en est la guerre en Ukraine?

Des frappes survenues ces derniers jours pourraient laisser présager une culmination de l’offensive russe en Ukraine, après plus de quatre ans d’invasion. Mais la réplique ukrainienne, qui ne s’est pas fait attendre, prouve que ce conflit est loin de s’enliser.

Le vent commence même à tourner, puisque les attaques de l’Ukraine gagnent en efficacité.

Les données de l’Institute for the Study of War (ISW) démontrent que les Russes progressent beaucoup moins rapidement que l’an dernier.

Alors que la Russie s’emparait en moyenne de 13,2 km² de territoire ukrainien par jour en 2025, le rythme est passé à environ 7 km² par jour lors des trois premiers mois de 2026. Depuis avril, ce rythme a glissé sous la barre des 3 km².

Qui plus est, l’Ukraine réussit maintenant à récupérer des territoires, si bien qu’elle en reprend plus qu’elle n’en perd, pour la première fois depuis 2023.

Les drones ukrainiens, puissants soldats des cieux

Ce revirement de situation s’explique en grande partie par la grande efficacité des drones ukrainiens.

Selon George Barros, directeur de l’innovation et des pratiques de sources ouvertes à l’ISW, un nouveau drone, le Hornet, est venu changer la donne pratiquement du jour au lendemain, dans les dernières semaines.

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Conçu par une entreprise américaine dirigée par un ancien PDG de Google, le Hornet s’appuie sur l’intelligence artificielle et Starlink pour déterminer de manière autonome des cibles russes. Il est en mesure de se rendre jusqu’à 120 kilomètres de la ligne de front et peut déjouer efficacement le brouillage électronique.

Ces nouveaux aéronefs sans pilote à bord permettent non seulement aux opérateurs ukrainiens de rester plus loin de la ligne de front, mais ces derniers sont également devenus très habiles à cibler et à frapper efficacement les Russes.

De nouveaux drones de conception américaine, semblables à celui dans la photo, permettent aux soldats ukrainiens d’attaquer plus efficacement. (Photo d’archives)

Photo : Getty Images / Nikoletta Stoyanova

Cette domination permet en conséquence aux attaques ukrainiennes d’être plus efficaces.

Il n’est pas exagéré de dire qu’il y a huit semaines, si vous étiez un camionneur de logistique russe à une centaine de kilomètres de la ligne de front près de la Crimée ou des villes occupées de Marioupol ou de Berdiansk, vous étiez en sécurité, illustre George Barros.

Ce n’est plus le cas. La menace a été quasi immédiate. La chaîne logistique russe est désormais en difficulté, indique-t-il.

Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, précise que l’Ukraine produit d’autres types de drones localement et que ceux-ci sont également efficaces.

Ils permettent à l’Ukraine de cibler les raffineries et les installations de production de pétrole, diminuant ainsi les capacités de production russe et, par conséquent, les finances de la Russie.

Le militaire ajoute que l’efficacité des drones navals ukrainiens est telle que la Russie n’a plus la capacité de se déployer en mer Noire depuis un bon moment.

Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte a effectué une visite surprise à Kiev mercredi, lors de laquelle il s’est entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Photo : Reuters / Thomas Peter

Autre signe de la dominance ukrainienne dans le combat des drones : l’armée ukrainienne réussit à cibler et à éliminer des opérateurs de drones russes, ainsi que les systèmes de défense aériens et électroniques. Ces frappes stratégiques préparent le terrain pour rendre les attaques ukrainiennes encore plus efficaces.

Tout n’est pas gagné pour l’Ukraine pour autant. Ses systèmes de défense antiaériens comportent également des lacunes, indique le général Trinquand, comme le démontre l’ampleur des dégâts causés par les frappes russes des derniers jours. On voit bien que l’Ukraine manque un peu d’armement antiaérien pour arrêter ces frappes, souligne-t-il.

La Russie perd trop de soldats

Toujours selon l’ISW, la Russie perd maintenant ses soldats plus rapidement qu’elle ne peut en recruter.

George Barros explique que le service militaire n’est pas obligatoire en Russie, et que l’État recrute des troupes moyennant une compensation financière. Ce système montre des signes de faiblesse […] Ça ne fonctionne plus depuis décembre.

Elle [la Russie] ne manque pas forcément d’effectifs dans l’absolu, car son armée reste très importante, précise le général Trinquand. Toutefois, elle manque d’effectifs utilisables sur le front ukrainien et n’arrive pas à renforcer ses dispositifs d’attaque à cause de l’efficacité de la défense ukrainienne.

Bilan des pertes russes et ukrainiennes

Russie : de 350 000 à 500 000 décès, de 700 000 à 860 000 blessés

Ukraine : de 100 000 à 140 000 décès, de 350 000 à 450 000 blessés

Source : Institute for the Study of War

M. Barros ne voit pas le président russe Vladimir Poutine y aller d’un geste comme celui qu’il avait posé en septembre 2022, quand il avait mobilisé 300 000 réservistes, mais il croit tout de même que quelque chose pourrait changer. Selon lui, des réservistes ou même des étudiants d’écoles militaires pourraient être déployés.

L’expert précise qu’à ce stade, la stratégie russe semble défaillante. Depuis trois ans, les Russes s’efforcent de perfectionner leur stratégie de guerre de position et optimisent leurs forces pour pouvoir avancer, mais lentement.

Des militaires russes sur la place Rouge lors du défilé militaire organisé à l’occasion du jour de la Victoire, dans le centre de Moscou, le 9 mai 2026. (Photo d’archives)

Photo : Getty Images / AFP / ALEXANDER ZEMLIANICHENKO

Les Ukrainiens étudient les mouvements russes depuis un moment, ce qui leur a permis de déterminer et de cibler systématiquement leurs vulnérabilités critiques. Cette stratégie est directement à l’origine de leurs succès actuels.

Un geste désespéré de Poutine à venir?

L’ISW souligne un décalage dangereux entre la réalité du terrain et la perception du Kremlin.

M. Poutine n’est pas connecté à la réalité du terrain. Il est tributaire de l’information qu’on veut bien lui donner, et le mensonge est une pratique absolument courante dans le dispositif poutinien.

Une citation de Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU

Alors que la guerre d’usure voulue par Vladimir Poutine bat de l’aile, M. Barros y va d’une mise en garde : Nous devons consacrer beaucoup plus de temps à réfléchir à ce qui se passera lorsque la théorie de la victoire de Poutine sera réfutée.

Vladimir Poutine a accueilli la président de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, au Kremlin, mercredi.

Photo : Getty Images / AFP / RAMIL SITDIKOV

Selon l’expert, M. Poutine devra prendre une décision : soit il mobilisera la population d’une manière à laquelle il n’est politiquement pas très disposé jusqu’à présent, soit il se laissera tenter par une escalade horizontale.

Quoique très peu probable aux yeux de George Barros, cette escalade horizontale pourrait, selon lui, prendre la forme de frappes contre un pays membre de l’OTAN.

Est-ce que le président russe pourrait opter pour un coup d’éclat s’il se sent coincé?

Je ne crois pas trop aux gestes désespérés, affirme le général Trinquand. Chaque fois que le président Poutine évoque l’arme nucléaire ou organise des exercices, c’est en réalité un aveu de faiblesse : cela signifie qu’il n’est pas capable de remporter la guerre comme il le souhaitait.

Par ailleurs, son entourage ne le laissera pas faire un geste qui conduirait au suicide de la Russie.

Pas de fin en vue

Malgré ces derniers rebondissements, les deux experts interrogés sont d’accord sur le fait que la fin de la guerre n’est pas pour demain.

George Barros croit que le conflit pourrait durer encore au moins deux ans. Il voit tout de même une porte de sortie pour Vladimir Poutine, qui s’est vu proposer un cessez-le-feu le long des lignes actuelles, sans concessions territoriales.

Le général Trinquand, lui, croit qu’un cessez-le-feu pourrait possiblement entrer en vigueur à l’automne si les Russes continuent de piétiner, notamment parce que l’économie russe va mal et que la population en ressent les effets.

Si j’ai bien cerné la façon de penser de Poutine, je ne pense pas qu’il soit disposé à accepter des concessions, et je m’attends à ce qu’il veuille poursuivre la guerre.

Une citation de George Barros, directeur de l’innovation et des pratiques de sources ouvertes à l’ISW

Reste à voir, également, le niveau d’implication des États-Unis.

Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a indiqué, il y a quelques jours, que les États-Unis étaient prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la fin de cette guerre, disant espérer que l’occasion d’y mettre fin se présentera prochainement.

Toutefois, comme le général Trinquand le souligne, l’administration américaine bat au rythme de son président. Et sans victoire décisive à l’horizon en Iran, Donald Trump pourrait se tourner vers l’Ukraine pour essayer de remporter quelque chose avant les élections de mi-mandat.

Les frappes des derniers jours à Saint-Pétersbourg, à Kiev et à Dnipro démontrent bien que le conflit n’est pas fini. C’est compétitif et ça ne s’enlise pas, illustre George Barros.

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Il y a beaucoup de desinformation avec la guerre en Ukraine.

On amplifie le nombre de morts chez les soldats russes et on oublie de dire que beaucoup de soldats ukrainiens perdent aussi la vie.

Bref la guerre n’est bonne pour personnes a part l’industrie de l’armement.

Pour me faire une idée impartial du conflit en Ukraine je consulte le site de Live Universal Awareness Map.

Liveuamap.com

C’est un site créer par deux programmeurs Ukrainiens Rodion Rozhkovsky et Alexander bil’chenko et ils sont neutres. Disent les vrais faits dans la mesure du possible.

Non seulement ce site analyse la guerre en Ukraine maís aussi au Yemen, Soudan, Syrie, Israel , Liban, Irán, Lybie etc…

Avec des cartes qui donne les lieus ou se trouve les béligérents et les attaques qui ont lieu et gain de territoire etc …

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La suffocation de l’économie cubaine tient bien plus de l’impérialisme primaire qui n’augure rien de bon pour le peuple de l’ile sous l’éventuelle emprise de Trump. Risque de retour à la situation qui prévalait avant la révolution sous Batista. Fulgencio Batista — Wikipédia :grimacing:

Les sanctions américaines forcent un exil de masse des entreprises étrangères à Cuba

L’ultimatum américain lancé aux entreprises internationales qui brassaient des affaires à Cuba est arrivé à échéance samedi, les forçant à un exil massif de l’île soumise à politique de pression maximale par la Maison-Blanche.

Mardi, les États-Unis avaient donné jusqu’au 5 juin à toutes les compagnies au monde pour cesser de faire affaire avec les entreprises cubaines et son gouvernement.

L’administration Trump a accentué cette semaine ses sanctions contre le Groupe d’administration d’entreprises (Gaesa), un conglomérat sous le contrôle de l’armée cubaine qui gère de nombreuses entreprises à Cuba dans plusieurs secteurs clés.

À partir d’aujourd’hui, les entreprises faisant affaire avec Gaesa peuvent aussi faire l’objet de sanctions américaines, ce qui a en poussé plusieurs à quitter l’île.

Conséquences : les paiements par cartes de crédit sont désormais suspendus sur l’île, un coup dur pour une industrie du tourisme déjà en proie à de grandes difficultés. Hier, Air Canada et Sunwing ont tous les deux annoncé qu’ils suspendaient leurs vols vers Cuba pour une durée indéterminée.

De plus, de nombreuses chaînes d’hôtels ont annoncé une fermeture partielle ou totale de leurs établissements. C’est notamment le cas de l’entreprise canadienne Blue Diamond, qui a annoncé la fermeture de ses 62 hôtels sur l’île.

Ces nouvelles sanctions ont aussi mené aux décisions de CMA CGM et de Hapag-Lloyd de suspendre temporairement les livraisons de frets vers Cuba. Cela pourrait rendre l’importation de divers produits, notamment pour les besoins essentiels, encore plus complexe, et mener à des pénuries encore plus importantes.

Une pression américaine suffocante

(…)

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