Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Pendant que tout se concentre sur le niveau international, sur le niveau local, en Iran, le régime durcit encore plus la répression sur sa population locale en accélérant les exécutions publiques de potentiels opposants au régime des Mollahs. Mais aussi, les Gardiens de la Révolution accélère le recrutement d’enfants-soldats pour aller sur le front:

Selon les résultats partiels, avec 60 % des voix dépouillées, le parti d’opposition hongrois Tisza devrait remporter 135 sièges au Parlement, qui en compte 199, a indiqué dimanche l’Office national des élections (NVI).

Le premier ministre sortant de la Hongrie, Viktor Orban, a reconnu sa défaite, mettant ainsi fin à un règne de 16 ans au pouvoir d’une puissante figure de la droite populiste européenne, à la fois allié de Donald Trump et de Vladimir Poutine.

Le parti Fidesz de M. Orban obtiendrait 57 sièges selon les résultats actuels.

Dans la foulée de sa défaite, après 16 ans au pouvoir, Viktor Orban a déclaré que la défaite était « douloureuse », mais que lui et son parti continueraient de servir le pays dans les rangs de l’opposition.

« Ce soir, le cœur de l’Europe bat plus fort en Hongrie », a lancé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur X.
[…]

Orban a concédé la victoire à Magyar !

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Ce n’est pas seulement la Hongrie qui gagne dans cette élection, mais aussi l’Europe et l’Ukraine. Car rien n’empêche maintenant l’aide de 90 milliards destinée à Kiev pour sa défense. Ainsi ça va déjà un peu mieux dans le monde…

Élections en Hongrie Viktor Orban reconnaît sa défaite « douloureuse »

(Budapest) Le premier ministre sortant de la Hongrie, Viktor Orban, a reconnu sa défaite, mettant ainsi fin à un règne de 16 ans au pouvoir d’une puissante figure de la droite populiste européenne, à la fois allié de Donald Trump et de Vladimir Poutine.

Après avoir qualifié les résultats de « douloureux », M. Orban a tenu à féliciter les vainqueurs devant ses partisans rassemblés à Budapest. « Nous continuerons de servir la nation hongroise et notre mère patrie en étant dans l’opposition. »

Les résultats préliminaires annonçaient une déroute pour le parti de M. Orban.

Après le dépouillement de 93 % des bulletins, l’opposition menée par Peter Magyar avait obtenu 53 % des suffrages exprimés, contre 37 % pour le Fidesz, la formation de Viktor Orban. Le parti que M. Magyar dirige, Tisza, pourrait remporter 94 des 106 districts électoraux du pays.

« Nous avons libéré la Hongrie », a lancé Peter Magyar.

PHOTO FERENC ISZA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le chef de l’opposition hongroise Peter Magyar

« Merci Hongrie ! » s’est exclamé M. Magyar sur X. Des milliers de ses partisans ont célébré la victoire sur les rives du Danube, à Budapest.

Selon le Bureau national des élections, le taux de participation à 18 h 30, s’élevait à plus de 77 %. Il s’agit d’un record dans l’histoire postcommuniste de la Hongrie.

Cette défaite pourrait marquer d’une pierre blanche l’histoire européenne. Viktor Orban était l’un de plus grands opposants à l’Union européenne.

« La Hongrie a choisi l’Europe », s’est réjouie dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X. « Ce soir, le cœur de l’Europe bat un peu plus vite en Hongrie », a estimé la dirigeante de l’exécutif européen après la défaite du premier ministre sortant Viktor Orban, estimant que par ce vote, « un pays a repris son chemin européen ».

(…)

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C’est bête, mais on connaît le responsable… Celui qui vient de décider de bloquer le détroit d’Ormuz pour empêcher l’Iran de bloquer le détroit d’Ormuz !

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Donald Trump annonce un blocus du détroit d’Ormuz

Les ports iraniens du détroit d’Ormuz seront bloqués par la marine américaine, a annoncé Washington. Donald Trump fait pression sur l’Iran depuis des semaines pour que Téhéran ouvre cette voie navigable par où passe près de 20 % du pétrole mondial.

Le blocus entrera en vigueur dès demain matin. C’est une décision du président américain qui survient alors que son administration a été incapable de conclure un accord sur un cessez-le-feu durable avec l’Iran, hier au Pakistan.

Le commandement central des États-Unis (CENTCOM) déclare un blocus naval des ports iraniens, et ce, dès lundi 10 h (HAE), détaillant les modalités de la menace formulée par le président Donald Trump plus tôt dimanche.

Le blocus sera appliqué de manière impartiale à l’encontre des navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniennes.

— CENTCOM

« Les forces du CENTCOM n’entraveront pas la liberté de navigation des navires transitant par le détroit d’Ormuz à destination et en provenance de ports non iraniens, précise-t-on, des informations supplémentaires seront communiquées aux marins du secteur […] avant le début du blocus. »
[…]

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J’ai hâte de voir s’il y aura un pétrolier Chinois qui passera le détroit une fois ce blocus-au-carré activé, et si oui, ce que les Américains vont faire…

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Mais quel est ce raisonnement?

On a beau détester Trump et reconnaître que le désordre mondiale dans lequel nous sommes avec l’explosion des prix de l’énergie est en grande partie sa responsabilité. Mais il faut imputer la responsabilité à qui cela revient réellement.

Durant la guerre Iran-Iraq dans les années 1980, est-ce qu’on a accusé la responsabilité à Saddam Hussein si le régime des Mollahs en Iran avait décidé d’envoyer plus de 500 000 enfants-soldats sur le front contre les soldats irakiens? Même à les sacrifier comme chair à canon pour déminer des sites?

Ou encore, durant la Seconde Guerre Mondiale, a-t-on accusé les alliés (France, Grande-Bretagne et États-Unis) d’être responsables si l’Allemagne Nazie a envoyé des millions de juifs dans des camps d’extermination à cause de l’humiliation subit après la Première Guerre Mondiale et le traité de Versaille?

À un moment donné la haine de Trump finit par faire perdre la tête tellement qu’on ne devient plus du tout lucide… À ce rythme-là, je pourrais aussi dire que c’est la faute de Trump si j’ai des problèmes aux toilettes, et non parce-que je ne mange pas suffisamment de fibres et de légumes…

C’est toujours plus facile de dire que “c’est la faute à l’autre à côté” que d’assumer sa propre responsabilité.

Et d’ailleurs, en parlant d’imputabilité, est-ce que quelqu’un pourrait expliquer pourquoi l’Iran est permise de superviser les organes de défense des droits de l’homme, en ayant des démocracies dont le Canada, qui ont appuyé sa nomination au Comité du programme et de la coordination de l’ONU, organe qui définit les politiques relatives aux droits des femmes, aux droits humains, au désarmement et à la prévention du terrorisme? Près de 3 mois après avoir réprimer dans le sang les manifestants et opposants du régime?

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Vraiment ? Tu veux comparer la seconde guerre mondiale, où l’Allemagne est l’instigateur, la guerre Irak—Iran, où l’Irak est l’instigateur avec la guerre actuelle en Iran, où Trump est l’instigateur ?
Faut-il vraiment te rappeler que c’est Trump qui a parti cette guerre, avec Israël ?
Que de son aveu propre dès le début, pour but de justement libérer le peuple iranien de cette tyrannie ? Que dès la première journée, il a tué ceux qu’il pressentait pour remplacer l’ayatollah !?

Donald Trump‘s plans for regime change in Iran have gone pear-shaped.

The president told reporters on Tuesday that his administration’s preferred successors to the late Iranian Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei were killed in recent airstrikes on Iran. In a press conference at the White House, Trump openly worried that the attack on Iran would be for naught.

“The worst case would be we do this and then somebody takes over who’s as bad as the previous person, right? That could happen. We don’t want that to happen,” he said. “You go through this and in five years you realize you put somebody in who is no better.”

When asked who he would pick to lead the country, Trump admitted that his administration’s top candidates in the Iranian government had been killed.

Trump’s foreign policy has no rules

“Most of the people we had in mind are dead,” he said. Now, we have another group. They may be dead also, based on reports. So I guess you have a third wave coming in. Pretty sure we’re not going to know anybody.”

Ça ne s’invente pas un plan tellement improvisé qu’il tue son objectif dès le départ !
Il craignait de se rendre compte que le successeur soit pire dans 5 ans, il l’aura été en 5 jours ! Alors oui, je n’ai aucun mal à dire que Trump est le premier responsable d’être arrivé avec un plan tellement mal planifié que tout a foiré dès le jour 1 et qu’il envenime la situation à chaque jour !

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Trump et son équipe d’amateurs n’ont aucune expérience pertinente de la diplomatie, parce qu’ils croient encore que la force brute et les menaces sont les meilleurs moyens de faire plier leurs adversaires. Une autre démonstration que le président américain n’a aucun plan crédible pour sortir de la guerre. Encore moins après avoir tué les dirigeants iraniens qui étaient nettement moins radicaux que ceux qui les ont maintenant remplacés.

Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie »

(Téhéran) Les États-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région.

Lundi 10 h (heure de l’Est) : c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine.

D’avance, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et menacé ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran.

« Si la sécurité des ports de la République islamique […] est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d’Arabie ne sera en sécurité », a averti le commandement militaire iranien dans un communiqué lu à la télévision.

Après l’accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7 % pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8 % pour le WTI, référence américaine, vers 1 h (heure de l’Est).

Avec le blocus des ports, « on peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.

La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit, qui voit passer en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».

Critiques des alliés

Plus de détails

Mais même du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué.

« Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que Madrid estime qu’il n’a « aucun sens ».

L’Allemagne, elle, ressentira « encore longtemps les conséquences » de la guerre au Moyen-Orient, « même lorsqu’elle sera terminée », a averti le chancelier Friedrich Merz, après avoir annoncé des mesures pour soulager les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix des carburants.

L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers au Pakistan inquiète, après plus de six semaines d’une guerre qui a fait plus de 6000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale.

Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, qui doit expirer le 22 avril, reste incertain : si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à son respect, ni les États-Unis ni l’Iran n’ont évoqué le sujet.

PHOTO ANJUM NAVEED, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Un agent d’entretien nettoie la rue tandis que des policiers se dirigent vers leur véhicule devant un centre de presse situé près du lieu de la rencontre entre responsables américains et iraniens, à Islamabad, au Pakistan, le 12 avril 2026.

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l’échec des discussions.

Donald Trump a mis la faute sur le refus des Iraniens de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.

« S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien », a assuré M. Trump.

Selon l’Iran, un accord était « à deux doigts » d’être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l’un des principaux négociateurs de la République islamique, l’échec est dû au « jusqu’au-boutisme américain ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », jugeant « évident » qu’un accord ne pouvait être obtenu « en une seule session ».

Poursuite des attaques au Liban

PHOTO KAWNAT HAJU, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des bénévoles de la Croix-Rouge libanaise inspectent les dégâts subis par leurs véhicules de secours sur le site d’une frappe de drone israélien qui a visé leur quartier général dans la ville méridionale de Tyr, le 13 avril 2026.

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n’était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu.

Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l’autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine.

« La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban », a affirmé le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lors d’une première visite dans le sud du Liban, dont l’armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth œuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d’Israël.

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La présidente de l’UE veut limiter les pouvoirs de véto des pays dans certains dossier, pour éviter qu’un autre gouvernement national paralyse l’UE comme l’a fait celui d’Orban

European Commission President Ursula von der Leyen waited less than a day after Hungary voted Viktor Orbán out of office to call for the EU to get more power over national governments to force through foreign policy decisions.

Governments should be able to push through EU policies ― on issues that could include sanctions on Russia and funds for Ukraine ― by majority rather than allowing individual nations to wield a veto, she told reporters in Brussels. Under Orbán, Hungary’s prime minister for 16 years, Hungary has often blocked foreign policy decisions.

“Moving to qualified majority voting in foreign policy is an important way to avoid systemic blockages, as we have seen in the past,” she said. She urged governments, which would have to agree to any change, to “use the momentum now.”

Any change would be highly controversial, with even some typically pro-EU countries likely to balk at the prospect of losing control of foreign policy and facing the possibility of having to wave through decisions they oppose.

The Commission would move quickly to engage with the incoming Hungarian government once it takes office, noting that incoming Prime Minister Péter Magyar had signaled a clear pro-European direction during the campaign.
[…]

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Une leçon à vraiment retenir afin de faciliter les prises de décisions et éviter les blocages politiques néfastes à l’Union Européenne. Comme la question de l’Ukraine est cruciale pour la sécurité du continent, l’UE ne peut plus se fier sur le support des USA, qui ont perdu toute leur crédibilité en la matière depuis Trump. Finalement l’UE n’en sera que plus forte en fin de processus et nettement plus indépendante des superpuissances, puisqu’elle est elle-même une superpuissance en affirmation.

Pour rappel, ce que vous aviez répondu à mon post plus haut et pour mise en contexte:

Et votre réponse à mon post:

Votre réponse insinuait que c’était Trump qui était responsable de l’accélération de la répression contre la population iranienne, des exécutions et de l’envoi d’enfants-soldats. Alors que la réalité sur le terrain c’est le régime des Mollahs qui donne les ordres et effectue la répression et les exécutions et qui engagent des enfants-soldats.

Trump est l’instigateur de la guerre actuelle oui. Mais selon votre réponse et la logique qui était sous-entendue dedans, si Trump l’instigateur est responsable des actions du régime des Mollahs avec les exécutions en Iran et les enfants-soldats, alors selon cette même logique, Saddam Hussein, qui était aussi l’instigateur de la guerre Iran-Irak, est aussi responsable des actions du régime des Mollahs à l’époque qui a décidé de sacrifier ses enfants au front plutôt que de les protéger. Or c’est une logique qui est complètement tordue…

Cependant, si voulez parler de l’improvisation de son plan de guerre, oui, c’est complètement le bordel actuellement. Mais il y a une limite aux responsabilités de chacun.

Si il y a bien quelque chose que l’histoire nous enseigne, c’est qu’on ne libère pas un peuple en le bombardant. Et que ce genre de guerre, même si du propre aveu de l’administration américaine ils n’en n’ont rien à faire du peuple iranien, ne fait que renforcer le pouvoir en place et lui permet aussi de rallier de nombreuses personnes à sa cause.

D’autant qu’au bout d’un moment, il faut cesser de crier au loup, surtout quand le loup est en partie le résultat des déstabilisations anglo-americaine du pays suite au renversement du président Mossadegh élu démocratiquement et à l’instauration du régime dictatorial du Shah.

Déjà là, les USA voulaient défendre leurs intérêts pétroliers suite à la volonté du peuple iranien de nationaliser le pétrole.

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C’est le fruit de l’impérialisme (pas seulement américain) qui s’est manifesté à toutes les époques de l’histoire humaine. La différence aujourd’hui tient davantage des moyens beaucoup plus destructeurs et l’action illégale de certains États, qui contournent la justice internationale et ne respectent plus les Organisations des Nations unies. Pourtant ces organismes ont été créés à la fin de la seconde grande guerre pour justement éviter ce genre de dérapage sévère. Des leçons volontairement oubliées, particulièrement par les grandes puissances.

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Déjà avant, ces institutions étaient une farce. Je recommande d’ailleurs sur le sujet l’excellent documentaire soundtrack to a coup d’état qui retrace les arrangements faits par les USA à l’ONU pour renverser le gouvernement (démocratiquement élu) Lumumba et s’assurer du contrôle de certains minerais et diamants au Congo.

Texte de l’AFP publié par les Affaires

«Aucun pays n’a le droit» de bloquer le détroit d’Ormuz, selon l’ONU

Londres — Le chef de l’agence maritime de l’ONU a déclaré lundi qu’aucun pays n’avait légalement le droit de bloquer la navigation dans le détroit d’Ormuz, une route commerciale paralysée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran.

«Conformément au droit international, aucun pays n’a le droit d’interdire le droit de passage inoffensif ou la liberté de navigation dans les détroits internationaux utilisés pour le transit international», a déclaré le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, lors d’une conférence de presse.

Les États-Unis ont annoncé débuter lundi un blocus des ports iraniens situés dans le détroit et ses environs, dont les forces iraniennes contrôlent l’accès depuis que la guerre a éclaté avec les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février.

Le secrétaire général de l’OMI a néanmoins minimisé la portée d’un tel blocage américain sur le trafic maritime international, car, au vu «du très petit nombre de navires qui ont réussi à transiter, un blocus supplémentaire ne va pas aggraver la situation de manière très perceptible».
[…]

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Je vais mettre mon grain de sel. Quoi que je n’approuve pas trop les actes du personnage Trump. Pour le Venezuela il a fait une bonne chose d’avoir dégommé Maduro.

Le Venezuela s’en porte beaucoup mieux.

La vice-presidente Delcy Rodríguez ancienne bras droit de Maduro semble faire beaucoup de réforme et a liberer beaucoup de prisonniers.

Peut être le fait d’avoir ñ Marco Rubio comme secretaire d’état aide beaucoup dans ce cas.

Renouer des liens diplomatiques avec le Venezuela enlever des sanctions ne peut pas nuire.

Est ce que le même partern peut arriver avec Cuba. ???

Désolé mais non. Si on approuve ce genre manœuvres parfaitement illégales aux yeux du droit international, on perd toute légitimité à critiquer les actions illégales russes en Ukraine par exemple.
Si des actions doivent être menée contre un gouvernement, c’est à l’onu que cela doit se décider.

En plus, c’est étrange de considérer que le Vénézuela se “porte mieux” alors que les volontés du peuple vénézuélien n’était en aucun cas un objectif du gouvernement américain lors de l’enlèvement de maduro.

Si la situation s’est stabilisée au Vénézuela, c’est uniquement à cause de la levée de certaines sanctions unilatérales (et illégales encore une fois) américaines… (comme à Cuba par ailleurs)

Il va falloir un jour cesser de justifier des actions comme celle là, c’est aux peuples de ces pays là de décider ce qu’elles doivent faire, pas à Washington. Si de l’aide doit venir de l’extérieur, cela doit se faire dans le cadre du droit international.

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Il est certains que c’est rendu tendance de blâmer tous les maux dans le monde sur les américains. J’ai moi-même mes critiques après la politique américaine, surtout lorsqu’ils ont lourdement critiqué le renversement du pouvoir des Frères Musulmans en Égypte en 2013 après un nouveau soulèvement populaire contre leur emprise autoritaire grandissante et leur monopolisation du pouvoir, dont l’objectif était d’établir un Calife, et ce sous prétexte que ce renversement “n’était pas démocratique”. Mais comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises, la majorité de la population égyptienne préfère encore plus un régime sous le contrôle des militaires qu’un régime islamiste (ils doivent choisir entre la pire ou la moins pire des options, contrairement à ici au Québec où on a 5 partis politiques). La raison pour laquelle la population avait voté en faveur des Frères Musulmans lors de la première réelle élection démocratique en 2012 (seulement 52%) est parce-qu’elle était fatiguée du règne de Moubarak et voyait l’autre candidat (Ahmed Shafik) comme trop proche du régime précédent. Il a fallut seulement une année pour que la population égyptienne regrette son vote.

Mais revenons à l’Iran, car on omet ici un fait: si l’Ayatollah Khomeini a pu revenir en Iran et établir son régime islamiste après le départ du Shah en 1979, un régime encore pire que celui du Shah, c’est aussi en partie dû aux pays occidentaux et à nos intellectuels. C’est d’ailleurs expliqué dans cette entrevue avec Emmanuel Razavi que j’avais posté plus haut:

Rappelons que l’Ayatollah Khomeini avait trouvé refuge en France avant 1979. L’Ayatollah avait d’ailleurs le support de plusieurs partis de la gauche française, notamment de l’ancien président français François Mitterand, croyant naïvement à ses discours de libertés et de démocratie. Même plusieurs intellectuels et philosophes tels que Michel Foucault, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir furent séduits par l’Ayatollah, le voyant comme “un homme saint” et “un grand opposant à l’impérialisme occidental et américain”. Ils critiquaient donc une forme d’impérialisme (l’impérialisme occidental et américain), pour finalement en supporter une autre forme encore pire. Ironique n’est-ce pas? Même Jimmy Carter, l’ancien président américain, avait lâché le Shah pour Khomeini.

Suite à l’ascension au pouvoir de Khomeini, il n’a pas fallut longtemps que certaines libertés prises pour aquises en Iran, même sous le Shah, soient restreintes, et que plusieurs groupes qui avaient supporté le renversement du Shah se révoltent:

  • Les femmes iraniennes qui avaient supporté la révolution contre le Shah ont tout de suite manifesté contre les restrictions imposées par l’Ayatollah scandant des slogans comme: “Nous n’avons pas fait de révolution pour reculer.” Mais comme dans tout régime totalitaire, pour faire taire les voix dissidentes et instaurer leur pouvoir, on fait appel aux “gangs”, à la peur, l’intimidation et la violence, comme démontré dans ces reportages de l’époque:

https://www.cbc.ca/radio/ideas/iran-women-protests-1979-revolution-1.6605982

Ce qui s’est passé en Iran, lorsque les occidentaux, intellectuels et progressistes avaient appuyés Khomeini contre le Shah (sous prétention de la lutte contre la dictature et l’impérialisme), est étrangement similaire à ce qui se passait en Égypte en 2013 (bien que le scénario ne se soit pas poursuivi jusqu’au bout) lorsque l’ancienne administration américaine sous Obama voulait condamner le coup d’état militaire supporté par le soulèvement populaire en Égypte contre les Frères Musulmans, sous pretexte qu’on devrait accepter un régime islamiste en Égypte, même s’il a été élu démocratiquement et qu’il veut monopoliser le pouvoir. Désolé, mais la réalité est que durant ce règne des islamistes en Égypte avant que les militaires reviennent au pouvoir, des membres de ma famille vivant encore là-bas, ne pouvait plus sortir de leur maison et marcher dans la rue sans se faire harcelés ou agressés sous prétexte qu’ils appartenaient à une autre minorité religieuse. Si c’est ça l’idée d’une démocratie, alors les gens préfèrent encore plus une forme “soft” d’autoritarisme qui permet de préserver la paix sociale et la sécurité, même si c’est loin d’être idéal…

Et d’ailleurs, l’ironie de cette histoire est que ceci a créé un froid entre les États-Unis et l’Égypte, puisque l’administration précédente de Barack Obama avait décidé de revoir leur aide financière et militaire à l’Égypte, poussant le pays à se rapprocher plus de la Russie et de la Chine. À preuve, la dernière fois qu’un membre de ma famille s’est rendu en Égypte, il avait remarqué qu’il y avait beaucoup plus de touristes russes et chinois, que de touristes occidentaux comme auparavant. La Chine était devenue aussi le principal bailleur de fonds pour l’Égypte afin que le régime du Maréchal Sissi puisse financer ses projets d’infrastructures pharaoniques. La Chine était aussi devenu le principal fournisseur de l’Égypte pour ses équipements militaires et de hautes technologies telles que les satellites, alors que c’était auparavant les États-Unis, mais aussi les systèmes de surveillance avancés des citoyens afin de prévenir toutes manifestations ou révoltes populaires comme en 2011 et 2013 pour ne plus avoir à subir de situations chaotiques sous pretexte de “la lutte pour la démocratie”.

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Merci d’éviter de faire dévier le débat. C’est pas une question de “tendance” que de constater que les USA (et leurs alliés) ont déstabilisés l’iran depuis des décennies, et qu’ils continuent à le faire en ce moment même. Alors je veux bien que tu me parles de Sartre, mais cessons de prétendre que la guerre qui a lieu en ce moment n’est pas le résultat d’une attaque parfaitement illégale américaine sur un territoire souverain. D’autant que les relations s’étaient apaisées il y a quelques années avec l’accord sur le nucléaire et que c’était trump lui même qui y avait mis fin.

Si le sort du peuple iranien t’importait réellement, tu devrais être, comme moi, consterné par le fait que le gouvernement américain peut bombarder des écoles, tuer des civils , et en plus dans une guerre perdue d’avance qui ne fait que renforcer le gouvernement iranien. Gouvernement iranien qui par ailleurs va récolter des milliards avec le blocage qu’ils ont instaurés dans le détroit d’Ormuz. (on parle de 2 millions de dollars par bateau)

Edit : ah oui, et j’oubliais, désolé de l’évoquer, mais la france en terme de politiques impérialistes se placent pas mal dans le haut du chapeau. Donc si ton point c’est de faire de la politicaillerie en me parlant de la “gauche française”, désolé mais c’est pas moi qui vais les défendre. C’est un pays qui, encore aujourd’hui, produit une monnaie coloniale qui lui permet d’imposer sa politique monétaire sur une dizaine de pays.

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