Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Et tout ça de la part du meilleur candidat au prix Nobel de la paix !!!

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Ce qui montre la profonde incohérence du personnage, l’absence de contrôle de ses émotions et l’apparence grandissante de démence, ses provocations gratuites et ses actions brutales et irréfléchies, son manque total de jugement et son incroyable incompétence à diriger les USA.

À chaque jour qui passe les États-Unies s’enfoncent de plus en plus dans le chaos, avec des dommages économiques et politiques à l’interne comme à l’étranger qui seront extrêmement couteux à réparer à tous les égards.

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Entrevue avec le général Dominique Trinquand, spécialiste des relations internationales, sur Le Figaro, concernant la robustesse du régime des Mollah qui ne veut surtout pas se montrer faible, surtout face à une population iranienne qui voulait du changement, et le nouvel ultimatum donné par Trump pour débloquer le détroit d’Ormuz:

POTUS47 prouve encore une fois qu’il est TACO (Trump always chickens out)

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Taco Tuesday!

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D’après ce que je comprends le cessez le feu est une initiative du Pakistan et ce n’est pas confirmé si l’Iran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz.

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Voici le ressac des déclarations irresponsables de Trump et de son gouvernement.

Des experts s’inquiètent d’une possible frappe nucléaire américaine contre l’Iran

Rarement une publication du président des États-Unis n’aura soulevé autant de craintes sur la possibilité d’une attaque nucléaire contre l’Iran. « Une civilisation entière va mourir ce soir », a lancé Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social. « Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas. »

Le président américain a donné jusqu’à 20 h (HAE), ce soir, à l’Iran pour débloquer la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, voie cruciale pour l’approvisionnement pétrolier de la planète. Téhéran impose un blocus sur le passage maritime dans ce détroit depuis le début de la guerre américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

J’espère que la réponse [des Iraniens] sera favorable, a pour sa part déclaré un peu plus tard le vice-président J.D. Vance, lors d’une conférence à Budapest. Ils doivent savoir que nous disposons d’outils que nous n’avons pas encore décidé d’utiliser. Le président peut décider de les utiliser, et il le fera si les Iraniens ne changent pas de comportement, a-t-il encore asséné.

Même si la Maison-Blanche a démenti que le vice-président ait laissé entendre que le président Trump pourrait utiliser l’arme atomique, ces dernières déclarations émanant des plus hautes sphères de l’administration américaine donnent froid dans le dos, selon de nombreux experts.

Si la déclaration de Donald Trump est une manœuvre de négociation, c’est obscène, a commenté sur X Ali Vaez, spécialiste de l’Iran rattaché à l’International Crisis Group (ICG). Si c’est une déclaration d’intention, c’est de la pure folie. Et si le but est de gagner les cœurs et les esprits, c’est exceptionnel.

Le président Trump pourrait tenter d’anéantir une civilisation entière, il pourrait utiliser des armes nucléaires tactiques [ou] parvenir à un accord avec l’Iran, écrit pour sa part Robert Malley, ancien émissaire spécial de l’administration américaine pour l’Iran.

Mais le simple fait que cette discussion ait lieu est une pure folie, ajoute-t-il.

L’une des critiques les plus virulentes est venue du Prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradei. Il a fustigé le président des États-Unis, mais aussi la communauté internationale pour son silence face à la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Il n’y a pas de mots! C’est tout simplement incroyable! Mais surtout, qu’est-il arrivé à la soi-disant communauté internationale, y compris à l’Occident dit civilisé?!

Une citation de Mohamed El-Baradei, Prix Nobel de la paix et ancien patron de l’AIEA

Il y a un fou à la Maison-Blanche qui prétend qu’une civilisation entière mourra ce soir, a ajouté M. El-Baradei sur X. Je m’en remets à Dieu, car Il est le meilleur des protecteurs!

Les propos du président américain ont également fait réagir plusieurs personnalités politiques à Washington.

Les dirigeants démocrates ont exhorté le Congrès, à majorité républicaine, à exercer ses pouvoirs constitutionnels après les menaces existentielles proférées par Donald Trump à l’endroit de l’Iran.

Le pouvoir de déclarer la guerre revient au Congrès. Le camp républicain a cependant quasi unanimement rejeté les résolutions qui visaient à limiter l’attaque militaire du président Trump contre Téhéran.

Le Congrès doit immédiatement mettre fin à cette guerre irresponsable en Iran qui n'était pas nécessaire avant que Donald Trump ne nous entraîne dans la Troisième Guerre mondiale.
Une citation de Une citation deHakeem Jeffries, leader de la minorité démocrate à la Chambre des représentants

Son homologue au Sénat, Chuck Schumer, a estimé que la menace d’annihilation de l’Iran proférée par le chef de file républicain était le fait d’une “personne profondément dérangée”.

La sénatrice démocrate Patty Murray a, quant à elle, qualifié les déclarations du président de “divagations d’un taré assoiffé de sang”. “Menacer d’anéantir une civilisation entière va au-delà du répugnant. Ce n’est pas ce que le peuple américain veut”, a-t-elle déclaré sur X, exhortant les élus républicains au Congrès à voter avec les démocrates pour mettre fin à la guerre.

L’ex-députée trumpiste Marjorie Taylor Greene, devenue une fervente critique du président, a également condamné son message sur Truth Social. “Aucune bombe n’est tombée sur l’Amérique. Nous ne pouvons pas tuer une civilisation entière. C’est diabolique et de la folie”, a déclaré cette figure ultraconservatrice, qui s’oppose fortement à la guerre contre l’Iran.

Avec les informations de Agence France-Presse

Trump la girouette!

Depuis le début de ce conflit, ça ne cesse d’être le jour et la nuit avec ses déclarations!

Quoique, je suis curieux de savoir quel genre d’attente il y a eu pour que l’Iran laisse finalement passer des navires sous la supervision de son armée. Il semble qu’il y avait déjà des signes que l’Iran laissaient graduellement passer des navires (autres que “alliés”) bien avant l’annonce de ce cessez-le-feu.

Article publié il y a 16 heures:

Détroit d’Ormuz : reprise fragile du trafic sous forte incertitude

Pölös Zsófia
Pölös Zsófia
7.04.2026

> Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a atteint son niveau le plus élevé depuis plusieurs semaines, selon une analyse de Bloomberg fondée sur des données de suivi des navires. Cette reprise intervient toutefois dans un contexte d’incertitude extrême, avec le mardi 7 avril qui pourrait constituer une échéance décisive.

Les données de Bloomberg indiquent que le détroit d’Ormuz ne fonctionne plus au niveau de quasi-paralysie observé après l’escalade du conflit. Cela ne signifie pas pour autant un retour à une circulation maritime normale.

Reuters rapportait le 3 avril que plusieurs navires omanais, français et japonais ont pu franchir le détroit, après que l’Iran a commencé à autoriser le passage de navires jugés « amicaux » ou non liés aux États-Unis ou à Israël. Il s’agit donc d’une réouverture partielle et sélective, et non d’un rétablissement de la liberté de navigation.

Pendant ce temps, un autre ami du POTUS47 s’agite

Texte de l’AFP repris par Radio-Canada

La Corée du Nord a tiré « plusieurs missiles balistiques non-identifiés » mercredi, selon l’armée sud-coréenne, qui a rapporté un lancement similaire survenu la veille.

L’armée a dit avoir détecté dans la matinée plusieurs missiles balistiques non identifiés tirés depuis la région de Wonsan en Corée du Nord, vers la mer de l’Est, en référence au nom coréen de la mer du Japon. Ils ont volé sur environ 240 kilomètres.

Plusieurs heures plus tard, elle a annoncé que la Corée du Nord avait tiré un autre missile balistique, en direction de la mer de l’Est, sans donner de détails.
[…]

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Voilà pourquoi on ne peut pas faire confiance au gouvernement Trump qui s’allie à un autre dictateur et qui s’immisce à contre courant dans la politique libérale européenne. Cela en plus augure très mal pour la résolution du conflit Russie-Ukraine. Vivement la déchéance des Républicains aux USA qui ont tout faux en matière de politique internationale.

J.D. Vance en Hongrie pour soutenir Viktor Orban avant les législatives de dimanche

(Budapest) Le vice-président américain J.D. Vance a vanté mardi les mérites du premier ministre hongrois Viktor Orban face à ce qu’il a dénoncé comme des interférences de Bruxelles, à quelques jours d’élections législatives pour lesquelles le dirigeant nationaliste est en mauvaise posture.

Selon M. Vance, la campagne électorale en Hongrie constitue « l’un des pires exemples d’interférence jamais vu », et les « bureaucrates de Bruxelles » ont essayé de « détruire l’économie » de ce pays d’Europe centrale « parce qu’ils détestent ce gars [Orban] », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe à Budapest avec le dirigeant nationaliste hongrois.

« Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J’encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose », a-t-il poursuivi tout en décrivant Viktor Orban comme un « partenaire important et constructif pour la paix » en Ukraine.

La Commission européenne a réagi en soulignant construire avec les États membres « une Europe plus forte et plus indépendante », par la voix de son porte-parole Thomas Regnier.

En fin d’après-midi, lors d’un rassemblement devant 2000 à 3000 personnes, J.D. Vance a donné la parole à Donald Trump, joint au téléphone. Ce dernier, dont l’intervention a été accueillie par les cris enthousiastes du public, a loué le « bon travail » réalisé par le premier ministre hongrois. « J’aime ce Viktor, j’aime la Hongrie », a-t-il ajouté.

« C’est enthousiasmant qu’il soit venu, et je suis heureuse que les relations hungaro-américaines aient atteint un si bon niveau », a réagi Eszter Molnar, une avocate de 39 ans, venue écouter J.D. Vance.

Adorjan Somogyi, un étudiant de 18 ans, estime que c’est « important d’avoir de bonnes relations avec les États-Unis », mais que la venue de Vance ne changera pas grand-chose au résultat des législatives. « Au mieux, il pourra peut-être rallier un ou deux électeurs indécis au camp d’Orban ».

L’administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu’avec son idéologie.

« Je suis ici en raison de la coopération morale entre nos deux pays. Parce que ce que les États-Unis et la Hongrie représentent ensemble, sous la direction de Viktor et sous la direction du président Trump, c’est la défense de la civilisation occidentale », a-t-il dit mardi aux côtés de Viktor Orban.

J.D. Vance est, au sein de l’administration américaine, l’un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l’un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe.

Ce dernier a déclaré pour sa part avoir évoqué avec son interlocuteur les « grandes questions auxquelles la civilisation occidentale est confrontée », telles que « la migration, l’idéologie du genre, la politique familiale et la sécurité mondiale ».

Le secrétaire d’État Marco Rubio s’était lui aussi rendu mi-février à Budapest, pour y souhaiter le « succès » de son allié hongrois.

Viktor Orban est particulièrement proche de l’administration américaine, notamment en raison de sa politique anti-migrants. Il s’est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride.

(…)

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Il était temps que les Démocrates commencent à faire quelque chose (ou en parler)

texte de l’Associated Press repris par le Devoir

Les menaces du président américain Donald Trump de rayer l’Iran de la carte ont mis fin à la retenue dont les démocrates avaient généralement fait preuve quant à la question d’une possible destitution.

Par dizaines, les démocrates se sont exprimés pour dire que M. Trump ne devrait plus occuper ses fonctions à la Maison-Blanche, que ce soit par le biais d’une procédure de destitution ou du 25e amendement, qui permet au vice-président et au Cabinet de déclarer qu’un président n’est plus en mesure d’exercer ses fonctions.

Bien que le M. Trump ait finalement renoncé à sa menace et accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, cet épisode a contribué à faire monter les enjeux politiques nationaux d’un conflit qui est loin d’être terminé.
[…]


Pendant ce temps, le Département de la Guerre des USA…

Trump a évité par au moins 4 ou 5 fois la conscription avec de l’argent ou des excuses bidons. :woman_shrugging:t2:

À compter de décembre prochain, l’inscription au service militaire pour les hommes de 18 à 25 ans pourrait devenir automatique aux États-Unis. La majorité des personnes concernées étaient déjà dans l’obligation de s’inscrire au registre du Système de service sélectif (SSS), qui est utilisé si le processus de conscription est déclenché.

« Ce changement transfère la responsabilité de l’inscription des individus au SSS », indique l’agence gouvernementale américaine sur son site web détaillant la proposition de débuter le programme en décembre. Cette dernière vient concrétiser une loi que le président des États-Unis, Donald Trump, a mise en place en décembre dernier.
[…]

La conscription obligatoire et automatique des jeunes hommes de 18 et 25 ans deviendra une épine de plus dans le pied de Trump pour les élections de mi-mandat. Encore davantage avec un président guerrier qui n’hésite pas à ouvrir des conflits à sa guise sans prévenir. Quel jeune voudra alors soumettre sa courte vie et prendre la chance de se retrouver en territoire ennemi pour une guerre offensive que le président américain aurait lui-même initié comme cela se produit actuellement?

Par ailleurs où en est son fameux conseil pour la paix dont Trump s’est accordé lui-même la gestion et qui devait prendre le relais de l’ONU pour pacifier le monde?

Du gros n’importe quoi qui donne raison à tous les pays qui ont refusé systématiquement d’y être représenté. D’ailleurs dans un deuxième temps le refus des membres de l’OTAN d’aider le président dans sa guerre d’Iran, est la démonstration évidente de la déchéance de Trump au niveau international.

Cet homme n’a donc plus aucune crédibilité et a même définitivement perdu le respect de la majorité des nations dans le monde, surtout que des langues commencent à se délier sérieusement face à son gouvernement d’incompétents devenus serviles comme à un chef mafioso.

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Santé de Trump De plus en plus d’élus inquiets, démocrates comme républicains

« Aucun président en pleine possession de ses moyens ne promettrait publiquement d’éradiquer une civilisation entière », a écrit sur X le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy, en réaction à la menace lancée par le président à l’Iran mardi. Il est « devenu fou », a aussi réagi l’ancienne représentante républicaine Marjorie Taylor Greene sur le réseau social dimanche ; le matin de Pâques, Trump menaçait de détruire ponts et centrales électriques en Iran, utilisant le juron « fuckin’ » et terminant par « Allah soit loué ».

Comme d’autres, ils ont demandé au Cabinet d’« invoquer le 25e amendement ». Discours politique avant tout destiné à gagner des points auprès de l’électorat ou réelle inquiétude quant à la santé de Trump ? Peu importe la raison, la procédure n’a à peu près aucune chance d’être lancée dans un avenir rapproché.

« L’idée derrière le 25e amendement n’est pas de donner un moyen de se débarrasser de présidents qu’on n’aime pas : c’est de s’assurer qu’il y a toujours quelqu’un aux commandes », explique Brian Kalt, professeur de droit à l’Université d’État du Michigan, spécialiste de la question.

Cette disposition de la Constitution, adoptée en 1967, prévoit les règles de succession si le président meurt, démissionne ou est incapable de gouverner, temporairement ou à plus long terme. L’élection présidentielle étant à date fixe, l’amendement permet une passation simplifiée des pouvoirs au vice-président, jusqu’au prochain scrutin.

Refus…

Pas une destitution…

Partisanerie

Dans le paysage actuel, le 25e amendement est plus souvent soulevé par des membres du parti adverse. Les républicains, Trump en tête, avaient aussi demandé aux démocrates d’intervenir quand le président Joe Biden apparaissait de plus en plus diminué.

Les anciens partisans de Trump ayant demandé le recours au 25e amendement, comme Tucker Carlson, Alex Jones et Marjorie Taylor Greene, sont déjà en colère contre l’administration pour la guerre en Iran.

Mais des personnes du domaine médical ont aussi soulevé des inquiétudes.

Le Dr Vin Gupta, analyste médical pour MS Now, a écrit cette semaine que le président « présente tous les signes d’une démence ».

La Maison-Blanche a nié les rumeurs sur de graves problèmes de santé du président, liés non seulement à ses déclarations outrageuses, mais aussi à différents problèmes physiques apparents – des ecchymoses sur ses mains, mal cachées par du maquillage, de l’enflure aux chevilles.

(…)

Trump s’en prend violemment à d’anciens partisans opposés à la guerre en Iran

Plusieurs reportages/articles sur les élections en Hongrie

BUDAPEST, Hongrie – Comment expliquer une telle visite? Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, debout, main dans la main avec Viktor Orban devant des milliers de partisans à Budapest à quelques jours d’une élection, considérée comme la plus importante en Hongrie depuis la chute du communisme en 1990.

« Je ne dirai pas au peuple hongrois comment il doit voter », déclare le vice-président des États-Unis.

Mais c’est tout comme.
[…]

Il surgit sur la scène, devant une marée de drapeaux hongrois, acclamé par la foule âgée. « Viktor, Viktor ! », « Vive le Fidesz ! ». Aussitôt, il dégaine sa ritournelle, d’un ton grave, celui d’une voix éraillée de fin de campagne : « Les Européens veulent la guerre… Si vous me faites confiance, je refuserai de nous y entraîner ! » Ainsi s’achève en ce vendredi 10 avril le marathon électoral de Viktor Orbán, à Székesfehérvár, petite ville de la Hongrie à une heure de Budapest, dans un avant-dernier rassemblement. L’occasion pour le premier ministre hongrois, chantre de l’extrême droite du Vieux Continent, de répéter ses « succès », à commencer par le fait d’avoir bloqué l’aide européenne de 90 milliards d’euros destinée à Kiev.

Mais dans l’assemblée de sympathisants du Fidesz, son parti nationaliste-conservateur, au pouvoir depuis 2010, point de triomphalisme prématuré. Une fébrilité règne. « Ce sera difficile dimanche, c’est pour ça qu’on est venus ici », avoue József Zsovák, la soixantaine, électeur fidèle du « meilleur dirigeant que la Hongrie ait pu avoir ». Plus loin, Erika Ptyok, 25 ans, regrette le fait d’une « jeunesse qui vote beaucoup pour l’opposition, mais seulement sous le coup de la mode : elle a oublié ce qu’était la vie dure avant Orbán ».
[…]

Hungarians speak to the Guardian before decisive election

Voters will head to the polls on Sunday in what is seen as Europe’s most consequential election of the year. The Guardian’s Jakub Krupa speaks to Hungarians in Budapest before the vote

Why Orbán’s Grip on Hungary Is Slipping

As a sputtering Hungarian economy and mounting scandals fuel the rise of his first credible challenger in years, Viktor Orbán’s 16-year grip on power faces a high-stakes reckoning in the April 12 general election.

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La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

11 avril 2026 à 04h00

Reportage de Libération

Orbán, Le Pen… Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite

A quelques jours des élections législatives hongroises le 12 avril, Viktor Orbán joue sa survie politique. Son opposant, Péter Magyar le dépasse de peu dans les sondages et pourrait bien le détrôner. Alors, quand s’est tenue la CPAC Hongrie le 21 mars, une édition décentralisée de la convention conservatrice américaine, l’actuel Premier ministre a tout donné : il a réuni la quasi-totalité des figures internationales d’extrême droite, Javier Milei, président argentin, Benyamin Nétanyahou, Premier ministre israélien, et évidemment son grand ami Donald Trump.

Mais le soutien du président américain à cette convention est loin d’être anecdotique. Depuis son investiture, lui et sa galaxie travaillent activement pour tisser des liens entre les extrêmes droites européennes. L’ambition est claire : créer un paradis pour les conservateurs en Europe.

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Il nous manque quelqu’un qui couvre bien l’extrême droite et les Think thanks ici. On est pris avec les mêmes acteurs qu’eux, mais leurs bévues ne sortent jamais dans les nouvelles. Rachel Gilmore fait un peu de couverture.

Après avoir tué les représentants les plus conciliants, les USA ont fini par radicaliser durement le régime, qui n’a plus rien à perdre et tout à gagner en poursuivant la guerre. Trump est totalement nul en affaires internationales et c’est d’abord les USA qui en paieront le prix fort.

Pourparlers au Pakistan/ Pas d’accord entre les États-Unis et l’Iran

(Islamabad) Les États-Unis et l’Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé ce dimanche (heure locale) le vice-président américain J.D. Vance, qui rentre aux États-Unis après avoir fait, selon lui, une « offre finale et la meilleure possible » à l’Iran.

« Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a déclaré M. Vance lors d’une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi.

« Je pense que c’est une mauvaise nouvelle pour l’Iran bien plus que pour les États-Unis d’Amérique », a-t-il considéré.

Le vice-président américain a déploré l’absence de « promesse ferme » de Téhéran pour un abandon de son programme d’armement nucléaire, exigence clé du président Donald Trump depuis le déclenchement le 28 février de cette guerre qui a fait des milliers de morts et ébranlé l’économie mondiale.
« Nous repartons d’ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire. Nous verrons si les Iraniens l’acceptent », a-t-il ajouté, avant de remonter dans son avion et de quitter le Pakistan.

L’Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux « demandes déraisonnables » des États-Unis, selon la télévision d’État iranienne. Plus tôt, des médias iraniens avaient accusé la partie américaine d’avoir formulé des demandes « excessives » au sujet du détroit d’Ormuz.

Téhéran a toutefois semblé vouloir minimiser l’échec des négociations, un porte-parole gouvernemental assurant que personne ne s’attendait à ce qu’un accord intervienne dès les premières négociations et que les contacts par l’intermédiaire du Pakistan allaient se poursuivre.

Menées sous la médiation du Pakistan, ces discussions, qui ont duré 21 heures, étaient à un niveau sans précédent entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979.

Après un cessez-le-feu de deux semaines accepté mercredi, elles visaient à trouver un accord de trêve durable.

Le Pakistan a exhorté dimanche les États-Unis et l’Iran à continuer à respecter leur cessez-le-feu, malgré l’échec de leurs négociations de paix.

« Il est impératif que les parties continuent à respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu », a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar.

Côté américain, J.D. Vance était accompagné par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump. L’Iran était notamment représenté par l’influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à la tête d’une délégation de quelque 70 personnes.

Avant l’annonce de l’échec des pourparlers, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait indiqué sur X que les discussions portaient sur « le détroit d’Ormuz, la question nucléaire, les réparations de guerre, la levée des sanctions et la fin complète de la guerre contre l’Iran et dans la région ».

Le vice-président américain a laissé entendre qu’il accordait encore du temps à l’Iran pour examiner l’offre des États-Unis.

Le détroit d’Ormuz « balayé »

Résumé

« Le fait est simplement que nous avons besoin d’un engagement formel de leur part, selon lequel ils ne chercheront pas à se doter d’une arme nucléaire et ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d’en fabriquer une rapidement », a déclaré M. Vance. « La question est simple : voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer d’arme nucléaire – pas seulement aujourd’hui, pas seulement dans deux ans, mais à long terme ? Nous n’avons pas encore vu cela. Nous espérons le voir », a-t-il poursuivi.

Si J.D. Vance a placé la question du nucléaire au cœur de l’échec des discussions, il n’a pas fait mention explicitement du détroit d’Ormuz lors de sa conférence de presse.

Ce passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe est de facto bloqué depuis le début du conflit par l’Iran, avec des conséquences en cascade sur l’économie mondiale, entre pénuries et hausses de prix.

L’armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit d’Ormuz dans une opération préalable à son déminage. « On balaye le détroit », a renchéri Donald Trump, auprès de la presse.

L’Iran a rejeté les affirmations américaines, tandis que les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont averti tôt ce dimanche qu’ils agiraient avec « sévérité » contre les navires militaires transitant par le détroit.

« La marine des Gardiens de la Révolution dispose de l’autorité totale pour gérer intelligemment le détroit d’Ormuz », a averti leur commandement naval, samedi, selon la télévision d’État

« Cela m’est égal » si un accord est conclu ou non avec l’Iran, avait également affirmé samedi Donald Trump, alors que les discussions étaient encore en cours au Pakistan. « Nous les avons vaincus militairement », avait-il assuré.

Plus de 2000 morts au Liban

PHOTO KAWNAT HAJU, AGENCE FRANCE-PRESSE

De la fumée s’élève après des frappes israéliennes au Liban.

En six semaines de conflit, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a soutenu que le Liban, où il combat le Hezbollah, n’était pas inclus dans l’accord.

Au total, les autorités libanaises ont dit samedi avoir dénombré 2020 morts et 6436 blessés depuis le 2 mars.

Samedi, des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont tué 18 personnes au total, selon le ministère de la Santé, tandis que l’armée israélienne a annoncé avoir frappé, au cours des dernières 24 heures, plus de 200 cibles du Hezbollah.

Mercredi, Israël avait mené au Liban les frappes les plus meurtrières de cette guerre, avec au moins 357 morts en une journée, selon un dernier bilan.

Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, rejetés par le Hezbollah.

Le premier ministre d’Israël, Benyamin Nétanyahou, a dit samedi soir vouloir un accord de paix « qui tiendra pour des générations ».

Guerre en Ukraine/ Assaillie par les drones russes, Kyiv ouvre sa défense aux entreprises privées

(Kyiv) Des entreprises dotées de mitrailleuses : face aux centaines de drones russes lancés quotidiennement sur l’Ukraine, Kyiv a ouvert sa défense aérienne à des sociétés privées pour qu’elles assurent leur propre sécurité, soulageant ainsi l’armée, dit dans un entretien à l’AFP un haut responsable militaire ukrainien.

« L’idée est de permettre à des entreprises […] de se protéger contre les attaques aériennes à leurs propres frais et à l’aide de leurs propres employés », explique Iouriï Myronenko, 48 ans, inspecteur général du ministère de la Défense et principal initiateur de ce projet qui a déjà permis d’abattre des drones russes.

Depuis son invasion de l’Ukraine en 2022, la Russie utilise massivement des drones Shahed à longue portée, de conception iranienne, mais désormais produits en masse en Russie.

Peu coûteux, mais dévastateurs, ces appareils ciblent zones résidentielles et infrastructures essentielles, parfois à des centaines de kilomètres du front.

L’attaque la plus vaste depuis 2022 s’est déroulée fin mars, impliquant, outre des missiles, près de 1000 drones lancés en 24 heures.

Assez efficace, le système de défense aérienne ukrainien, qui inclut notamment des milliers d’équipes mobiles antidrones, ne suffit pourtant pas pour couvrir l’ensemble du pays.

D’où l’idée du ministère de la Défense : renforcer l’armée avec des acteurs privés-entreprises énergétiques, elles-mêmes fréquemment ciblées par les frappes russes, groupes logistiques ou sécuritaires…

À ce jour, 16 sociétés ont déjà obtenu les autorisations nécessaires et « plusieurs » d’entre elles ont déjà commencé à opérer, relève le lieutenant-colonel Myronenko, lui-même ex-commandant d’une unité de drones.

Intercepteurs

Dans la région de Kharkiv (Nord-Est), située près de la ligne de front, une société, dont le nom n’a pas été dévoilé, a abattu plusieurs drones russes à l’aide de mitrailleuses lourdes montées sur des tourelles téléopérées.

« Abattre 95 % des cibles »

Plus de détails

« Nous sommes les premiers au monde à avoir mis en place un système » permettant à des acteurs privés d’« abattre des cibles aériennes très difficiles », assure le responsable.

« Les premières interceptions ont eu lieu il y a deux semaines », dit-il.

Dans la région de Kharkiv (Nord-Est), située près de la ligne de front, une société, dont le nom n’a pas été dévoilé, a abattu plusieurs drones russes à l’aide de mitrailleuses lourdes montées sur des tourelles téléopérées.

Après la publication d’un communiqué à ce sujet par le ministère de la Défense, « des dizaines » d’autres groupes ont contacté les autorités pour se renseigner, assure M. Myronenko.

PHOTO TETIANA DZHAFAROVA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Dans un centre d’entraînement opéré par une société privée dans le cadre de ce projet, l’AFP a vu des aspirants opérateurs de drones apprendre à piloter des engins sur des ordinateurs et simulateurs.

« Nous n’espérons pas que la défense aérienne privée résolve tous nos problèmes », concède-t-il, mais « abattre un, deux ou cinq Shaheds, c’est déjà une aide ».

Dans un centre d’entraînement opéré par une société privée dans le cadre de ce projet, l’AFP a vu des aspirants opérateurs de drones apprendre à piloter des engins sur des ordinateurs et simulateurs.

Les sociétés intéressées doivent se soumettre à des contrôles spéciaux, notamment pour exclure toute affiliation avec la Russie avant de pouvoir s’acheter des armes et former leurs employés.

Et surtout intégrer la coordination avec l’armée de l’air, élément clé de ce dispositif sophistiqué qui gère des milliers d’équipes antiaériennes en temps réel.

Un logiciel spécialisé permet de voir « comment et où les équipes travaillent, qui a abattu quoi, quelle nouvelle cible apparaît… », décrit Iouriï Myronenko.

Pour lui, ce sont les intercepteurs de drones – des engins censés les abattre en vol – qui sont l’avenir de cette défense aérienne privée.

Sous la pression des attaques incessantes, l’Ukraine a déjà développé une cinquantaine de modèles d’intercepteurs, un domaine qui n’existait même pas il y a un an.

« Abattre 95 % des cibles »

La concurrence acharnée pousse les fabricants à en améliorer rapidement l’efficacité tout en réduisant le coût, parfois à moins de 1000 dollars par unité, ce qui les rend « abordables », estime M. Myronenko.

À terme, les groupes privés pourraient même obtenir des armes leur permettant d’abattre des missiles de croisière, par exemple des systèmes sol-air portables, que la Russie utilise fréquemment contre l’Ukraine, estime-t-il.

« Nous ne mettons pas de limite sur les moyens de défense qu’ils peuvent s’acheter » afin d’assurer un maximum de flexibilité face à une guerre qui change « tous les trois ou six mois », souligne le responsable.

Dans le viseur : atteindre l’objectif principal fixé par le nouveau ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov pour cette année : « détecter 100 % des cibles aériennes », drones et missiles confondus, et en « abattre 95 % » contre environ 80 % actuellement.

Un projet « absolument réaliste », soutient Iouriï Myronenko, au vu de l’explosion de la production d’intercepteurs livrés par « dizaines de milliers » à l’armée chaque mois.

« Nous devons montrer clairement [à la Russie] que la terreur de notre population, de nos infrastructures civiles, ne l’aidera aucunement. »

Péter Magyar serait en avance aux élections hongroises

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