Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Le président ne peut pas quitter l’OTAN seul. Il doit avoir le support du Congrès. Il s’enligne sur une autre déclaration qui serait illégale, et bloquée par un juge (on serait à combien de ces revers?).

Bien entendu, ce serait un signal fort de la fiabilité inexistante des Américains comme alliés, peu importe qu’ils soient dans l’alliance ou non.

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Citation de Jim Himes, membre démocrate du Congrès américain, à Face the Nation - CBS, dimanche dernier :

Iranians are getting billions of dollars to sell their oil to the Chinese, so that they can buy drones from the Russians. We’re letting the Russians sell oil, so that they can get dollars to attack the Ukrainians and use those dollars to help attack our troops. I mean, you just couldn’t make this stuff up in a Hollywood script.

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Trump aura réussi à détruire en moins d’un an de seconde présidence la crédibilité des USA, autant au niveau des alliés traditionnels, que de ses ennemis, pareil pour les affaires internes du pays. Pour le moment impossible de voir clairement les éventuelles conséquences négatives qui en résulteront, mais on peut d’ores et déjà croire qu’elles seront durables et ruineuses.

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Congress approves starting wars too but that hasn’t stopped Trump.

We have to accept Trump will do anything even if it’s fully illegal. There’s so much insider trading happening currently which is illegal but no one seems to care enough. People are making millions on people dying

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Le plan des fils de Trump était de prendre la technologie développée en Ukraine pour leur nouvelle compagnie de drones (aucun risque de conflit d’intérêt ici /s) pour les revendre aux pays du Golfe.

Ils sont furieux que l’Ukraine soit allé directement faire des ententes.

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En plus de ça, la charte de l’OTAN dit qu’il faut donner un pré avis de 1 an pour se retirer. Le seul exemple est la France (temporairement) dans les années 60 (c’est pour ça que le siège social est déménagé de Paris à Bruxelles). De plus cet avis doit être donnée aux USA car personne à l’époque n’a jamais pensé que ce serait eux qui se retireraient.

Je pense que l’industrie militaire des USA ne sera pas contente si M. Trump se retire de l’OTAN. Je vois mal les pays européens et le Canada continuer de faire affaire avec les compagnies étatsuniennes.

En plus du fait que le gouvernement des USA veut prendre $750M payé par l’Europe pour de l’armement à l’Ukraine pour son propre armement.

https://www.euronews.com/2026/03/26/pentagon-mulls-redirecting-ukraine-military-aid-to-middle-east-reports-claim

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Résumé de son discours à la nation :roll_eyes:

Par l’AFP

Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs dans la guerre contre l’Iran, mais qu’ils continueraient de frapper le pays « extrêmement durement » pendant encore deux à trois semaines.

Lors de sa première allocution à la nation depuis les premières heures du conflit il y a un peu plus d’un mois, le président américain a vanté des victoires décisives et écrasantes obtenues par les États-Unis, réaffirmant que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.

Malgré tout, le locataire de la Maison-Blanche a martelé que la fin du conflit n’était pas encore venue.
[…]

ou texte original de la Presse :

Allocution à la nation | Trump vante des « victoires décisives » remportées contre l’Iran

Le président américain Donald Trump a livré un discours quasi victorieux mercredi, assurant que la guerre de plus de plus impopulaire qu’il mène avec Israël contre l’Iran est « en voie d’être terminée ».

ou celui de CBC : Trump says ‘core strategic objectives’ in Iran are near completion, without providing precise timeline

ou le feed en direct de CNN : https://www.cnn.com/2026/04/01/world/live-news/iran-war-us-trump-oil

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Chronique de Laura-Julie Perreault dans la Presse

Vendre une guerre qui n’existe pas

Donald Trump aura mis un mois avant de s’adresser directement aux Américains pour expliquer la guerre qu’il a lancée en Iran avec Israël. Un mois pendant lequel il semble s’être exercé à parler d’une guerre idéale plutôt que de la réalité.

Car dans son discours, le président des États-Unis n’a évoqué que la force incroyable et le génie des forces armées américaines qui ont, en quatre semaines, « décimé l’Iran économiquement et militairement », oblitéré ses forces navales et aériennes ainsi que son programme nucléaire. Un grand cadeau de son pays au reste du monde.

Il n’a pas parlé de tout ce qui fâche. Des objectifs changeants et décriés de ce conflit armé qui coûte 1 milliard de dollars par jour aux contribuables américains et 300 millions aux citoyens israéliens.

Il a à peine évoqué la réplique iranienne, qui a surpris tout le monde, secoué l’ensemble du Moyen-Orient et qui se poursuivait alors qu’il prononçait son discours mercredi.
[…]

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Limitation du vote par correspondance/ Les démocrates demandent à la justice d’invalider le décret de Trump

(Washington) L’opposition démocrate a déposé un recours demandant à la justice américaine d’invalider un décret de Donald Trump qui veut encadrer plus durement le vote par correspondance avant les élections législatives de novembre, selon un document consulté par l’AFP jeudi.

La procédure, révélée par la chaîne CBS, a été engagée devant un tribunal de Washington par les chefs des minorités démocrates au Congrès, Chuck Schumer (Sénat) et Hakeem Jeffries (Chambre), l’association des gouverneurs et le comité directeur national du parti.

Les plaignants estiment que Donald Trump outrepasse ses pouvoirs et viole la Constitution américaine, qui ne confère pas au pouvoir fédéral d’autorité directe sur l’organisation des élections, dévolue aux États.

Le décret « restreint drastiquement la capacité des Américains à voter par correspondance, empiétant sur l’autorité traditionnelle des États », font-ils valoir dans un document de 64 pages dénonçant un « exercice illégal du pouvoir qui doit être invalidé ».

Le vote par correspondance est de longue date dans le collimateur du président Trump. Celui-ci répète à l’envi que cette pratique, largement développée aux États-Unis depuis la pandémie de COVID-19, est responsable de fraudes, une affirmation qui n’a jamais été étayée par des preuves.

Le président américain s’insurge depuis des années contre un système électoral supposément en sa défaveur et n’a lui-même jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 face à Joe Biden.

La Cour suprême américaine a débattu mi-mars du recours au vote par correspondance, et notamment de l’acceptabilité des bulletins reçus après le jour du scrutin, mais portant un cachet de la poste daté, au plus tard, du jour du vote.

La Cour devrait statuer d’ici le terme de sa session annuelle, fin juin, et sa décision pourrait donc s’appliquer dès les élections de mi-mandat, en novembre 2026.

Concernant ce conflit en Iran, on parle des conséquences économiques mondiales sur l’arrêt du traffic maritime dans le détroit d’Ormuz avec la possibilité que l’autre détroit de Bab al-Mandab, qui permet d’accéder à la mer rouge et au canal de Suez en Égypte, d’être aussi bloqué par les milices Houtis au Yémen soutenues par l’Iran.

Les conséquences vont se faire sentir non seulement sur le prix de l’énergie et le coût de l’essence à la pompe (ce matin, j’ai circulé à Longueuil et j’ai vu le prix atteindre 2$/litre pour l’ordinaire, même situation qu’après le début du conflit en Ukraine en 2022), mais aussi sur toutes les chaînes d’approvisionnement pour les autres matières dérivées du pétrole: on parle notamment de l’hélium qui sert aussi à l’industrie des hautes technologies telles que la fabrication des micro-processeurs à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon et en Chine. Donc augmentation des prix ou pénuries pour les appareils électroniques dépendants des micro-processeurs tels que les ordinateurs, les téléphones cellulaires et les voitures. On parle aussi des engrais chimiques dérivés du pétrole qui servent à l’agriculture mondiale. Si ce conflit s’enlise avec les blocages des détroits, on pourrrait assister à des pénuries d’engrais et à une augmentation des prix de l’alimentation, voir même des pénuries pour l’alimentation mondiale.

Ça se sont les conséquences mondiales.

Mais on parle moins des conséquences internes en Iran sur son économie qui était déjà à terre avant le conflit. Sur ce reportage ci-dessous de LCI, on apprend que le fait que l’Iran et les Gardiens de la Révolution aient décidés unilatéralement de bloquer le détroit d’Ormuz et de bombarder les installations pétrolières des autres pays du Golfe nuit aussi à sa propre économie puisque l’Iran ne peut pas non plus exporter son propre pétrole à d’autres pays autres que des pays qu’elle considère “amis” comme la Chine. Le président actuel de l’Iran (à ne pas confondre avec le guide suprême, dont on ne sait pas encore s’il est encore en vie ou dans quel état il est), Masoud Pezeshkian, parle de “3 semaines” avant d’assister à l’effondrement total de l’économie iranienne et souhaite pouvoir ouvrir la porte à des négociations. Cependant, tels que cité dans ce reportage, ceci est en train de mettre en lumière les divisions internes au sein du pouvoir iranien entre d’une part les Gardiens de la Révolution qui ne veulent pas négocier ou faire de concession, et d’autre part le gouvernement en place avec son président qui semblent vouloir éviter un effondrement total de leur économie.

Mais penser que le gouvernement iranien avec ses ministres et son président peuvent faire des concessions et arrêter le blocage du détroit d’Ormuz est mal comprendre comment ce régime fonctionne car il semble s’être abrité contre une possible division ou mutinerie au sein de son appareil gouvernemental: car ceux qui tiennent le vrai pouvoir sont le Guide Suprême (l’Ayatollah) et les Gardiens de la Révolution. On l’a vu depuis le début du mois, ce régime semble s’être préparé depuis 47 ans à résister aux pressions tant internes qu’externes pour protéger à tout prix son pouvoir avec des plans A, B, C et D. Et ceci n’est pas le seul signe de dissension au sein du pouvoir iranien: il y a 3-4 semaines, le président Masoud Pezeshkian s’était excusé au départ pour avoir bombardé les autres pays arabes du Golfe tels que montré dans cette vidéo de la chaîne Al-Jazerra. Mais il semble que les Gardiens de la Révolution lui ont demandé de retirer ces excuses plus tard et ont continué les bombardements sur les autres pays voisins après. On peut aussi apprendre que l’inflation dans le pays est en train d’exploser (le gouvernement est en train de distribuer de nouveaux billets d’argent pour le rial iranien) en bloquant partiellement ou pratiquement en totalité l’exportation de son pétrole, mais aussi en bloquant toute communication avec le monde extérieur en coupant les réseaux d’internet et téléphoniques, ayant des conséquences sur ses autres industries et services du pays.

Bref: il semble que tous les ingrédients soient là pour un effondrement du régime des Mollah. Mais encore une fois, ceci est mal comprendre les régimes autoritaires et totalitaire: contrairement à nos sociétés libres et démocratiques où on se plaindrait à la moindre hausse du coût de la vie et on voterait massivement contre le gouvernement pour le renverser, historiquement des régimes totalitaires et autoritaires comme celui de l’Iran en ont rien à faire des caprices de leur population car ils tiendront au pouvoir quitte à sacrifier et à affamer leur propre population. Et même si l’armée iranienne n’était plus payée, comme ce fût le cas avec le régime de Bachar-Al-Assad en Syrie juste avant son effondrement en fin 2024.), et que celle-ci puisse se révolter, les Gardiens de la Révolution sont encore là pour tenir à carreau l’armée iranienne régulière, comme expliqué ici. Et on voit l’emprise des Gardiens de la Révolution sur l’armée en tentant de recruter cette fois des enfants soldats aussi jeunes que 12 ans. Mais ceci n’est pas la première fois que le régime iranien recrute des enfants soldats, car ils l’ont déjà fait durant la guerre Iran-Iraq durant les années 1980.

Et il semble que c’est sur cela que le régime des Mollahs et les Gardiens de la Révolution comptent dessus pour maintenir leur pouvoir: les sociétés libres et démocratiques comme en Europe, au Canada, au Japon, aux États-Unis, en Australie, en Corée du Sud, Taîwan, etc, ont une faiblesse car leurs populations pourront manifester leur mécontentement fasse aux hausses vertigineuses du coût de la vie et demander la fin du conflit. Tandis qu’en Iran, si la population se révolte, comme on l’a vu en janvier et février dernier, elle se fera massacrer dans le sang.

Chacun se tient par la barbichette dans ce bras de fer afin de savoir qui va céder le premier afin de réouvrir l’économie mondiale. Mais si je devais mettre mon argent à parier sur qui va gagner ce bras de fer, je le mettrais sur le régime iranien qui a une plus grande flexibilité à maintenir la pression sur le Monde tout en sacrifiant sa propre économie et sa propre population (et non, pour ceux qui ne comprendraient pas, lorsque je dis que je parierais sur le régime iranien, ceci n’est pas une admiration du régime des Mollah en Iran).

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Pam Bondi a été renvoyée par le POTUS47

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Limogeage de Pam Bondi/ La « loyauté » totale n’a pas suffi

Jamais un procureur général n’était allé aussi loin pour politiser la justice fédérale que Pam Bondi. Jamais dans l’ère moderne un président américain n’avait eu à sa portée un département de la Justice aussi soumis à ses volontés politiques.

Mais même « ça » n’était pas assez pour Donald Trump.

Le bilan de Pam Bondi, en seulement 14 mois, est lourd.

Congédiement de 230 procureurs liés à des dossiers contre Donald Trump. Démission de 6000 employés qui refusaient d’obéir à des ordres illégaux – sur 115 000 employés, dont 10 000 avocats.
Dépôt d’accusations contre des ennemis politiques de Donald Trump, malgré l’insuffisance de preuve et à la suite de pressions du président.
Démantèlement de l’unité anticorruption et de la division des droits civiques.
Retrait des accusations de corruption contre Eric Adams, alors maire de New York, qui promettait de collaborer avec la police de l’immigration.

Pam Bondi n’a pratiquement jamais dit non à Donald Trump. C’est pourtant le devoir d’un procureur général : rappeler où est tracée la ligne au-delà de laquelle l’action du gouvernement ou du président est hors la loi.

Cela a valu à son bureau plusieurs humiliations devant les tribunaux. Les accusations contre l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’État de New York ont été rejetées sans même qu’on se rende au procès. Des procureurs choisis par l’administration pour leur complaisance ont été sortis de dossiers majeurs pour avoir été nommés de manière irrégulière. Etc.

Tout cela aurait pu justifier le congédiement d’un procureur général. Mais c’était fait à la demande et pour le bon plaisir du président.

Ces illégalités, cette politisation de la justice, loin de motiver son renvoi, sont ce qui a permis à Pam Bondi de demeurer en poste si longtemps.

Pourquoi donc Donald Trump a-t-il décidé de larguer la plus servile de ses procureurs généraux ?

On avance sa gestion erratique du dossier Epstein, qui continue d’embêter Donald Trump. Mais aussi le fait que malgré tout ce qu’elle a fait, Trump trouve qu’elle n’a pas « livré » suffisamment d’accusations contre ses ennemis.

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Pam Bondi était sans doute une des rares ministres dans son administration à posséder des qualifications sérieuses pour remplir sa fonction. Elle est procureure de carrière et a été responsable de dossiers très médiatisés. Cela l’a amenée à commenter régulièrement des affaires judiciaires à Fox.

Le Parti républicain l’a recrutée comme candidate au poste de procureure générale de Floride – car oui, c’est un poste électif en Floride.

C’est là qu’elle s’est rapprochée de Trump, qui n’était pas encore président. Sous Bondi, la Floride n’a pas suivi les autres États qui ont poursuivi Trump pour la fraude que constituait son « université » bidon. Curieux hasard, Bondi avait reçu pour sa campagne un don de 25 000 $ de la « Fondation Trump » (une autre organisation bidon). Sans qu’elle le sache, c’était un terrain d’entraînement pour son travail à Washington.

Elle a ensuite fait partie des avocats du président lors de ses procès en destitution. Puis elle a rejoint Susie Wiles, maintenant directrice de cabinet de Trump, dans une firme de lobbyisme qui l’a rendue très riche.

Trump, en 2024, avait bien fait comprendre qu’il ne voulait plus de procureur général comme ceux qu’il avait eus dans son premier mandat, c’est-à-dire des gens qui disaient parfois « non, monsieur le président, c’est illégal, on ne peut pas faire ça ».

Comme Jeff Sessions, qui s’était récusé de l’enquête sur l’influence de la Russie, car il aurait été en conflit d’intérêts. Ou Bill Barr, qui n’a jamais voulu dire que l’élection présidentielle de 2020 avait été « volée ».

Pam Bondi, elle, l’a dit et redit. Elle a eu la prudence de ne pas l’écrire dans une procédure, comme d’autres avocats qui ont été radiés de divers barreaux pour fausse déclaration devant la Cour. Mais elle a passé des heures à la télé pour répandre le mensonge de la fausse fraude électorale.

C’était une « loyale ».

On devine que le prochain candidat devra signer un test de loyauté avec son sang. Car la vengeance du président n’a pas été accomplie.

Le hic pour Trump, c’est que cette nomination doit être confirmée par le Sénat.

La majorité républicaine est mince : 53 contre 47 démocrates. Nous sommes en année électorale et la grogne commence à se faire entendre. Trump ne peut pas compter sur l’appui automatique de 100 % de « ses » sénateurs. Il n’est pas acquis que n’importe quel zouave puisse réussir le test.

L’autre élément à considérer, c’est que la présidence Trump n’est pas éternelle. Si elle s’enfonce encore davantage dans la corruption à ciel ouvert et les illégalités, ceux qui y ont contribué activement, ceux qui ont signé les avis juridiques bidon, bref, les complices, pourraient devoir rendre des comptes.

Cela pourrait se produire beaucoup plus vite qu’on le croit. Si la Chambre des représentants redevient démocrate, ce qui est probable, si le Sénat fait de même, ce qui n’est pas totalement impossible, les prochaines années pourraient être particulièrement houleuses.

Le « jour du châtiment » promis par Donald Trump ne sera peut-être pas celui de ses fantasmes.

Chaque menace de Trump d’abandonner l’OTAN l’affaiblit

Les doutes quant à la volonté des États-Unis de venir en aide aux alliés de l’OTAN augmentent à chaque attaque verbale de Donald Trump. Les Européens envisagent une alliance sans Washington.

Depuis sa réélection, Donald Trump a maintes fois menacé de quitter l’OTAN. Mercredi, il l’a fait de nouveau, frustré que les nations européennes aient refusé de se joindre à la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Mais plus il dénigre l’OTAN et menace de l’abandonner, plus il l’affaiblit.

L’alliance créée après la Seconde Guerre mondiale pour dissuader l’Union soviétique et maintenir la paix en Europe est en crise. Certains doutent qu’elle survive. La guerre au Moyen-Orient ravive les doutes sur l’engagement américain envers l’alliance, estime Ivo Daalder, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN.

« On voit mal comment un pays européen pourrait désormais compter sur le fait que les États-Unis viendront à sa défense, dit Ivo Daalder. L’espérer, peut-être. Mais pas compter dessus. »

Dans son discours à la nation mercredi soir, M. Trump n’a pas parlé de l’OTAN, au soulagement des alliés…

Ce dont il est question, ce n’est pas juste vouloir que les États-Unis soient là pour nous ; c’est maintenant le sentiment que les États-Unis ne le pourraient pas même s’ils le voulaient.

Bruno Maçães, ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes du Portugal

Pour l’Europe, a-t-il dit, « ça rend le choix entre l’autonomie et l’Amérique plus tranché chaque mois ».

Nonobstant les humeurs de M. Trump, plusieurs experts peinent à trouver en quoi la destruction de l’alliance profiterait aux États-Unis.

Ainsi, selon Wolfgang Ischinger, ancien ambassadeur de l’Allemagne à > Washington, quitter l’OTAN serait un cadeau à une Russie en pleine militarisation. « Soyons clairs : le départ des troupes américaines d’Europe serait pour la Russie une victoire stratégique. Repousser les États-Unis hors d’Europe est l’objectif stratégique principal du Kremlin depuis l’époque soviétique », a-t-il écrit sur X. « Est-ce que les États-Unis peuvent se permettre que cela arrive ? »

Pour Nicholas Burns, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, se retirer serait « catastrophique pour les États-Unis en tant que puissance mondiale ». Il serait étonné que le Congrès accepte cela, ajoute-t-il.

Cet article a été publié dans le New York Times.

L'article au complet

Chaque menace de Trump d’abandonner l’OTAN l’affaiblit

PHOTO VIRGINIA MAYO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Exercice de l’OTAN sur une base militaire près de Bergen, en Allemagne, le 26 février

Les doutes quant à la volonté des États-Unis de venir en aide aux alliés de l’OTAN augmentent à chaque attaque verbale de Donald Trump. Les Européens envisagent une alliance sans Washington.

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Steven Erlanger The New York Times

Depuis sa réélection, Donald Trump a maintes fois menacé de quitter l’OTAN. Mercredi, il l’a fait de nouveau, frustré que les nations européennes aient refusé de se joindre à la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Mais plus il dénigre l’OTAN et menace de l’abandonner, plus il l’affaiblit.

L’alliance créée après la Seconde Guerre mondiale pour dissuader l’Union soviétique et maintenir la paix en Europe est en crise. Certains doutent qu’elle survive. La guerre au Moyen-Orient ravive les doutes sur l’engagement américain envers l’alliance, estime Ivo Daalder, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN.

« On voit mal comment un pays européen pourrait désormais compter sur le fait que les États-Unis viendront à sa défense, dit Ivo Daalder. L’espérer, peut-être. Mais pas compter dessus. »

Dans son discours à la nation mercredi soir, M. Trump n’a pas parlé de l’OTAN, au soulagement des alliés.

PHOTO DOUG MILLS, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Donald Trump et des membres de son cabinet lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, le 21 janvier. Menaçant de se retirer de l’Organisation, Trump a décrit l’alliance comme un « tigre de papier » dans une interview publiée dans un journal britannique le 1er avril.

Selon un haut fonctionnaire européen, la plupart des Européens croient que l’article 5, sur l’obligation de défense collective de l’OTAN en cas d’attaque armée contre l’un de ses membres, n’a plus de dents. Les États-Unis apparaissent maintenant comme un acteur du désordre mondial, estime l’officiel, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat étant donné la sensibilité du sujet. Les États-Unis ne sont plus le garant de dernier recours, dit-il.

Jeudi, durant une visite à Séoul, en Corée du Sud, le président français, Emmanuel Macron, a été direct : M. Trump sape l’OTAN avec ses menaces répétées de s’en retirer.

Si on crée chaque jour le doute sur son engagement, on le vide de sa substance.

Emmanuel Macron, président français

La semaine dernière, le secrétaire d’État Marco Rubio a prévenu que les relations avec l’OTAN devraient être réexaminées après la résolution de la guerre en Iran. « Une alliance doit être mutuellement bénéfique. Ça ne peut pas être à sens unique. Espérons que nous pourrons arranger ça. »

« Sans les États-Unis, il n’y a pas d’OTAN », a dit Rubio.

Tout le monde n’en est pas sûr : si les États-Unis sont devenus le centre nerveux et l’ossature de l’alliance, c’est parce que Washington l’a voulu ainsi. Mais l’Europe est loin d’être impuissante et elle a beaucoup augmenté son budget de défense, en réaction tant à l’invasion de l’Ukraine par la Russie qu’aux exigences de Trump, notamment à ses menaces passées de quitter l’alliance à moins que ses membres « paient leur dû ».

Une OTAN sans les États-Unis ?

Même si Washington devait retirer ses 70 000 soldats en Europe, une OTAN européenne serait concevable, disent de hauts responsables européens. Le système de commandement et l’infrastructure de l’OTAN demeurent et les Européens pourraient assumer la plupart des rôles. Il y a eu diverses études sur ce que l’Europe devrait faire pour pouvoir se défendre, en cas d’attaque conventionnelle, sans les États-Unis.

En mai 2025, l’Institut international d’études stratégiques a estimé à 1000 milliards US sur 25 ans le coût d’une OTAN sans les États-Unis. Selon une étude du groupe de réflexion belge Bruegel et de l’Institut d’économie mondiale de Kiel, en Allemagne, l’Europe aurait besoin de 300 000 soldats de plus et d’une augmentation rapide des dépenses militaires d’au moins 290 milliards par année pour dissuader l’agression russe.

Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN pour l’investissement dans la défense, a lui aussi publié une analyse des lacunes européennes à combler si les États-Unis se retirent.

PHOTO NANNA HEITMANN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Soldats des forces spéciales américaines à bord d’un appareil V-22 Osprey durant un exercice de l’OTAN en Hongrie en juin 2019

Des responsables américains ont avancé que les Européens devraient prendre en charge la défense conventionnelle tandis que Washington maintiendrait son parapluie nucléaire.

Le temps presse. Selon la plupart des experts, 2029 sera l’année de tous les dangers. Le général Carsten Breuer, qui dirige l’armée allemande, estime qu’en 2029, la Russie devrait être en mesure de lancer une attaque sérieuse contre l’OTAN. Mais l’Allemagne et les forces de l’OTAN sont capables de réunir les forces nécessaires d’ici là, dit-il.

« Nous [les Européens] n’avons pas besoin d’être aussi bons que les États-Unis, seulement d’être meilleurs que la Russie », a déclaré l’an dernier le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski.

Un parapluie nucléaire européen

Le parapluie nucléaire américain sur l’Europe est irremplaçable et M. Trump a promis plusieurs fois de le maintenir. Mais les nations européennes envisagent d’autres avenues.

La France et le Royaume-Uni, les deux puissances nucléaires en Europe, ainsi que l’Allemagne et la Suède discutent de la façon d’étendre leur parapluie nucléaire pour qu’il se compare au moins au parapluie américain.

La France s’est engagée à augmenter son arsenal nucléaire et le Royaume-Uni promet de recréer une composante aérienne de bombardiers à capacité nucléaire en sus de ses sous-marins nucléaires. Cependant, la dissuasion nucléaire britannique dépend de la technologie américaine, et celle de la France, des intérêts français tels que son président les conçoit.

La nécessité d’être plus autonome a été mise en lumière par la décision de Donald Trump de bombarder l’Iran sans consulter l’Europe, puis d’exiger son aide. Pour plusieurs, comme Bruno Maçães, ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes du Portugal, l’« excursion » américaine a des allures de défaite.

PHOTO NICOLAS TUCAT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle et la moitié de la flotte française sont actuellement déployés près du Moyen-Orient.

« Ça va donner une grosse poussée à l’Europe », dit-il.

Ce dont il est question, ce n’est pas juste vouloir que les États-Unis soient là pour nous ; c’est maintenant le sentiment que les États-Unis ne le pourraient pas même s’ils le voulaient.

Bruno Maçães, ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes du Portugal

Pour l’Europe, a-t-il dit, « ça rend le choix entre l’autonomie et l’Amérique plus tranché chaque mois ».

Nonobstant les humeurs de M. Trump, plusieurs experts peinent à trouver en quoi la destruction de l’alliance profiterait aux États-Unis.

Ainsi, selon Wolfgang Ischinger, ancien ambassadeur de l’Allemagne à Washington, quitter l’OTAN serait un cadeau à une Russie en pleine militarisation. « Soyons clairs : le départ des troupes américaines d’Europe serait pour la Russie une victoire stratégique. Repousser les États-Unis hors d’Europe est l’objectif stratégique principal du Kremlin depuis l’époque soviétique », a-t-il écrit sur X. « Est-ce que les États-Unis peuvent se permettre que cela arrive ? »

Pour Nicholas Burns, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, se retirer serait « catastrophique pour les États-Unis en tant que puissance mondiale ». Il serait étonné que le Congrès accepte cela, ajoute-t-il.

Cet article a été publié dans le New York Times.

Lisez la version originale (en anglais ; abonnement requis)

Il ne fait aucun doute que cet épisode dont la perte de l’avion américain reste à confirmer officiellement, nuira grandement à la vision du peuple américain vis à vis de cette guerre ruineuse et perçue comme inutile. Tandis que la détention des pilotes mettrait beaucoup de pression sur Trump qui en sera tenu responsable. Un constat d’échec non négligeable pour le tout puissant président républicain…

L’Iran affirme avoir abattu un avion américain

(Téhéran) Un avion de combat américain a été abattu en Iran et des opérations sont en cours vendredi pour retrouver le pilote, selon des médias iraniens et américains, dans un premier revers de ce type depuis le début fin février de la guerre déclenchée par des bombardements américano-israéliens.

Contacté par l’AFP à ce sujet, le commandement militaire des États-Unis pour le Moyen-Orient (CENTCOM) n’a pas répondu dans l’immédiat.

L’antenne de la télévision d’État iranienne dans la région de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad (Sud-Ouest) a diffusé des images de ce qu’elle a présenté comme l’épave de l’appareil abattu, la police annonçant une récompense à qui livrera ses occupants.

CAPTURE D’ÉCRAN D’UNE VIDÉO PUBLIÉE PAR L’AGENCE FRANCE-PRESSE

Une chaîne affiliée à la télévision d’État iranienne a diffusé des images de débris qu’elle présente comme l’épave d’un avion de chasse américain abattu.

« Si vous capturez le ou les pilotes ennemis vivants et les remettez à la police et aux forces armées, vous recevrez une généreuse récompense », a déclaré la journaliste.

L’agence de presse Fars a annoncé elle une opération en cours « pour retrouver le pilote ».

Plus d’un mois après le début de l’offensive américano-israélienne le 28 février, il s’agit de la première perte connue d’un avion sur le sol iranien, signe que la République islamique dispose encore de capacités antiaériennes malgré des semaines d’intenses bombardements.

(…)

Plateformes chinoises à bas prix

Seule à taxer, la France complètement contournée

(Roissy) L’entrepôt, continuellement survolé par les avions qui décollent de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, est vide. Le tsunami de 200 000 paquets qui déferlait ici chaque jour, surtout en provenance de Chine, n’est plus qu’un souvenir.

En cause : une nouvelle taxe de 2 euros instaurée par l’État français sur les petits colis et entrée en vigueur début mars. Du jour au lendemain, les chaînes logistiques qui livrent les produits de Temu, Shein et Alibaba, entre autres, se sont tournées vers la Belgique et les Pays-Bas pour faire atterrir leurs avions. Des camions font le reste du trajet.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-04-04/plateformes-chinoises-a-bas-prix/seule-a-taxer-la-france-completement-contournee.php

Fascinant article. Le genre de problème difficile à régler dans son tout, et qui rappelle la problématique autour des entrepôts Amazon que la province a eu.

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Mon constat est que la démence de Trump devient de plus en plus évidente et dangereuse. Au moins un sénateur démocrate le pense aussi…

Menaces envers l’Iran à Pâques Un message injurieux de Donald Trump suscite la controverse

(Washington) Pas de répit à Pâques pour Donald Trump et sa rhétorique outrancière : le président américain a publié dimanche un message particulièrement injurieux et truffé d’obscénités à l’adresse de l’Iran, s’attirant en retour des critiques d’élus aux États-Unis.

« Ouvrez le Putain de Detroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer — VOUS ALLEZ VOIR ! Gloire à Allah. »

Si Donald Trump est habitué à ne pas prendre des pincettes dans son discours de tous les jours, le message du locataire de la Maison-Blanche sur sa plateforme Truth Social a fait hausser plus d’un sourcil, particulièrement en ce dimanche pascal.

CAPTURE D’ÉCRAN DU COMPTE TRUTH SOCIAL DE DONALD TRUMP

« Joyeuse Pâques aux États-Unis. Pendant que vous partez à l’église pour célébrer avec vos amis et votre famille, le président des États-Unis déblatère comme un détraqué sur les réseaux sociaux », a asséné le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

« Il menace de commettre de potentiels crimes de guerre et d’aliéner nos alliés. Il est comme ça, mais ça ne représente pas qui nous sommes. Notre pays mérite bien mieux », a-t-il ajouté sur X.

« Bomber le torse »

Pour le sénateur démocrate Chris Murphy, l’attitude du président est « complètement et totalement démente ».

L’élu du Connecticut, ardent détracteur de la guerre menée contre l’Iran, a lancé : « Si j’étais dans l’administration de Trump, je passerais Pâques à appeler des avocats en droit constitutionnel à propos du 25e amendement », qui prévoit un transfert du pouvoir si le président se trouve en incapacité de gouverner, notamment en cas de maladie.

Également élu démocrate au Sénat, Tim Kaine a lui rappelé que ce type de message n’était pas le premier de la part de Donald Trump depuis le début de la guerre, et n’était pas limité au président.

Les bombarder pour les “ramener à l’âge de pierre”, les insulter, le secrétaire [à la Défense] Hegseth qui dit : “la mort venue d’en haut, pas de quartier, on va ignorer les règles stupides de combat”. Tout ça, c’est embarrassant et puéril, et ce sont des gens qui essaient de bomber le torse, quand ce que nous observons réellement de la part de l’administration Trump dans cette guerre, c’est l’absence d’un plan, l’absence d’un raisonnement clair.

Tim Kaine, élu démocrate au Sénat, en entrevue avec la chaîne NBC

« Arrêter de vénérer le président »

La suite

Les condamnations n’ont d’ailleurs pas été limitées aux démocrates. Marjorie Taylor Greene, ex-représentante trumpiste au Congrès devenue depuis quelques mois une fervente critique de Donald Trump, a fustigé les propos du président dimanche.

« Le matin de Pâques, voici ce que le président Trump a posté. Tous ceux qui se revendiquent chrétiens dans son administration devraient se mettre à genoux, demander pardon à Dieu, arrêter de vénérer le président, et s’interposer devant la folie de Trump », a déclaré cette figure ultraconservatrice sur X.

PHOTO ELIZABETH FRANTZ, ARCHIVES REUTERS

Marjorie Taylor Greene, ex-représentante républicaine de la Géorgie

« Le président n’est pas un chrétien, et ses mots et actes ne devraient pas être soutenus par des chrétiens », a ajouté cette opposante aux interventions militaires des États-Unis à l’étranger.

D’autres se sont réjouis en revanche du message de Donald Trump, comme Laura Loomer, une influenceuse conservatrice qui s’est décrite par le passé comme une « fière islamophobe » et qui s’entretient régulièrement avec le président.

« J’ai voté pour ça », s’est-elle réjouie sur X, exhortant à « bombarder les djihadistes pour les ramener à l’âge de pierre, là où leur mentalité vit de manière permanente ».

« Trump a dit qu’il allait bombarder leurs infrastructures en Iran, et ensuite il a dit : “ Gloire à Allah ”. Le jour de Pâques. Génial. Tout simplement génial », a-t-elle ajouté.

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Le pilote américain de l’avion abattu en Iran a été retrouvé et secouru par les forces américaines. Article du journal Le Monde:

Ce que l’on sait de l’opération de sauvetage spectaculaire d’un aviateur américain en Iran

L’opération de sauvetage du second pilote, blessé et caché dans une crevasse montagneuse, a mobilisé des centaines de soldats des forces spéciales et d’autres militaires, des dizaines d’avions de combat américains et des hélicoptères, selon le « New York Times ».

Donald Trump a annoncé dimanche 5 avril le sauvetage spectaculaire d’un aviateur américain dont l’appareil a été abattu en Iran et qui serait « gravement blessé », tandis que Téhéran affirme que l’opération a été « déjouée ».

D’après le New York Times, le sauvetage de cet officier a été l’aboutissement d’une course contre la montre de deux jours entre les forces américaines et iraniennes pour atteindre le militaire blessé. Cette opération d’envergure a mobilisé des centaines de soldats des forces spéciales et d’autres militaires, des dizaines d’avions de combat américains, des hélicoptères, ainsi que des capacités de renseignement cybernétiques et spatiales.

La couverture du magazine The Economist

On peut lire la revue avec un compte de la BAnQ sur Press Reader : The Economist (North America) — 4 Apr 2026 | Press Reader

Version archivée : http://archive.today/wZQGm

How China hopes to win from the war

Never interrupt your enemy when he is making a mistake

GOING TO WAR against Iran promised to change the Middle East by weakening a villainous regime and thwarting its nuclear ambitions. To its most bullish supporters, the war would also change the world by cowing an ascendant China. It would show how America’s control over the flow of oil leaves China vulnerable. And it would boost deterrence by contrasting America’s military supremacy with China’s reluctance or inability to save its friends.

A month into the fighting, this logic still seems misguided and hubristic. Certainly, that is the way it looks from Beijing. The Economist has been speaking to diplomats, advisers, scholars, experts and current and former officials in China. Almost all of them see the war as a grave American error. China has stood aside, they say, because its leaders understand the maxim attributed to Napoleon Bonaparte, supposedly uttered as his foes were abandoning high ground at Austerlitz: “Never interrupt your enemy when he is making a mistake.”

Many Chinese say the war will accelerate America’s decline. They see American aggression as a validation of President Xi Jinping’s focus on security over economic growth. And they expect peace, when it comes, to create opportunities for China to exploit. Only in the background is there anxiety—and the hint of a possible Chinese miscalculation.
[…]

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Entrevue complète sortie il y a 2 semaines entre Stephan Bureau et Emmanuel Razavi, journaliste franco-iranien, qui a enquêté depuis de nombreuses années sur le régime des Mollahs en Iran, sur les familles des dirigeants qui vivent en occident, avec des fortunes qui ont été déplacées de l’Iran vers les pays occidentaux:

Et en parlant de familles de dirigeants iraniens qui vivent en Occident, hier, ou avant-hier, on apprenait que la nièce et la petite-nièce du défunt général iranien Qassem Soleimani (tué en 2020 lors de la première administration Trump), vivaient aux États-Unis profitant de toutes les libertés offertes aux femmes (sans contraintes de mal porter le hijab contrairement aux femmes iraniennes vivant en Iran qui se feraient battre à mort comme Mahsa Amini) et surfant sur le luxe et le mode de vie à “l’américaine”, comme on peut le voir dans les images de la version anglaise de la chaîne de nouvelles arabe AlArabiya, pendant qu’elles continuaient à supporter “la lutte contre le Grand Satan”.

C’est certainement la forme la plus groteste d’hypocrisie…

Le président Trump démontre que son immoralité n’a pas de limite… il a de fait rabaissé les USA au niveau de pays paria, dont les conséquences négatives à tous les niveaux sont déjà incalculables.

Donald Trump et l’Iran/ Du bluff au crime de guerre

La question se pose plusieurs fois par jour : faut-il s’énerver à chaque publication de Donald Trump ou hausser les épaules en disant : c’est seulement du bluff ?

Après tout, selon sa propre théorie des négociations, exposée dans The Art of the Deal, il faut utiliser tous les leviers au maximum, faire pression jusqu’à la dernière minute, et quand tout semble conclu, menacer de tout casser pour soutirer plus d’avantages.

Quand il dit qu’il va détruire l’Iran, ses ponts, ses usines d’électricité si les « fous furieux » ne signent pas une entente sur le « tabarnac de détroit d’Ormuz », il faut donc peut-être y voir l’expression subtile de sa technique de négociation.

(Je fais ici une parenthèse pour refuser la traduction française de « fuckin’ » par « putain », qui ne rend pas la vulgarité du mot « fuck » dans une communication officielle. Je crois qu’au Québec, une traduction honnête, qui rend compte vraiment du niveau de violence du langage public du président des États-Unis, doit puiser dans notre répertoire de « sacres ».)

D’autant que des négociations ont lieu par l’intermédiaire du Pakistan. Lui-même dit qu’elles sont « significatives. »

Ce serait purement tactique, en somme ?

Sauf qu’il ne s’agit pas d’un deal d’immeuble à Manhattan. Il s’agit d’une menace de commettre des crimes de guerre, émanant de l’homme à la tête de la plus puissante armée du monde. Dans le droit international humanitaire, même la menace d’attaques contre des installations civiles est une infraction.

Bien entendu que les États-Unis peuvent raser le pays. Déjà, officiellement, 13 000 attaques ont eu lieu en Iran depuis un mois. Entre 1400 et 2000 civils sont morts.

Mais est-on vraiment rendu au point où l’armée américaine obéirait à un ordre aussi manifestement criminel ? Qui la mettrait sur le même pied moral que la Russie ?

Pas seulement face au droit international ; face à la loi américaine.

Pendant ce temps, Pete Hegseth…

Résumé

Pendant ce temps, Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, ne parle que de la force de frappe, jamais de la justification légale des actions. Il invoque la Bible, par contre.

Il a procédé à une vaste purge dans les hauts rangs de l’armée, y compris en dégommant le chef de l’armée, la semaine dernière. Autant la Justice a été politisée sous Trump II, autant les forces armées, toujours scrupuleusement apolitiques, sont en train d’être remodelées.

Alors, pour revenir à ma question du début, oui, je trouve qu’il faut s’énerver quand le président des États-Unis parle comme un chef de gang et menace de commettre des crimes aussi graves.

On est loin des frappes punitives limitées contre un régime sanguinaire ou de « l’excursion » décrite aux premiers jours.

On notera que Trump utilise aussi des expressions guerrières d’il y a 2000 ans, comme lundi : « Au vainqueur le butin ». Donald Trump justifiait ainsi que, comme au Venezuela, les États-Unis voudront leur part du pétrole en Iran.

En attendant que l’échéance survienne, ce mardi à 20 h, ce qui saute aux yeux est que la Maison-Blanche veut en finir au plus coupant avec cette guerre largement impopulaire, qui fait augmenter le prix de l’essence.

Mais comment ? À partir de l’atteinte de quel objectif exactement ? Après deux jours, il criait victoire… Mais il y est encore.

La semaine dernière, Trump disait que les nouveaux dirigeants sont beaucoup plus raisonnables. Maintenant, il les traite de cinglés et de bâtards.

Les États-Unis ont déjà pensé gagner d’autres guerres simplement par l’utilisation de leur force incomparable, comme au Viêtnam. Ça n’a pas suffi.

S’ils détruisent le pays comme le président menace de le faire, la réputation des États-Unis serait aussi ravagée.

Mais ça, Donald Trump n’en a cure ni dans le commerce ni dans les alliances militaires. Le pouvoir, dit-il, c’est la peur, et ce qui compte, c’est le pouvoir, maintenant.

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